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« Je me disais que tout ça ne sentait pas bon du tout, et en même temps, une douce chaleur m’envahit, comme d’agréables fourmillements dans tout le corps.

Puis j’entendis le moteur d’une voiture. Je me penchai sur le côté et aperçus une magnifique Chevrolet du feu de Dieu se garer juste derrière le van noir, un modèle Camaro flambant neuf, couleur gris métallisé. Elle était suivie d’un autre van noir et brillant, plus récent, plus grand et certainement plus cher.

La portière s’ouvrit et Hawk émergea de la Camaro. Il portait lui aussi des lunettes de soleil modèle aviateur, encore plus géniales que la Camaro, et pourtant, cette voiture envoyait du lourd. Un groupe de types musclés jaillirent du van noir ; le commando entier portait des pantalons cargo et des t-shirts moulants à manches longues.

Hawk braqua ses lunettes de soleil vers nous.

Oh non.

J’avais tort. Ça, ça ne sentait pas bon, mais alors pas bon du tout. Envolés, cette douce chaleur et ces agréables fourmillements.

C’est alors que j’entendis une portière claquer de l’autre côté de la rue. Je tournai la tête vers la droite, et remarquai un véhicule de police avec des gyrophares bleu et rouge sur le tableau de bord, mais pas sur le toit. Je vis aussi l’inspecteur Mitch Lawson s’avancer vers moi, avec ses lunettes de soleil cerclées de cuivre, super classe.

Hyper, méga, extra oh non !

Le baro-beaux-mecs s’affola au milieu de tous ces mecs canons qui fondaient de toute part sur moi, ma voiture et Tack.

Bon sang, qu’est-ce que j’avais bien fait de me boucler les cheveux !

Tack se tourna vers eux, mais ne bougea pas.

Et maintenant, qu’étais-je censée faire ?

J’optai pour jouer la fille cool. Seul problème : je n’étais pas une fille cool.

Hawk arriva le premier. Il ne me quitta pas des yeux et s’arrêta à quelques pas de moi.

– Chérie, annonça-t-il en guise de bonjour.

Sa voix était proche d’un grognement. Manifestement, il n’était pas de très bonne humeur ce matin.

– Salut, répondis-je.

Lawson arriva à son tour ; il contourna Hawk pour m’avoir bien dans son champ de vision, balaya Tack du regard, les lèvres pincées, avant de poser à son tour les yeux sur moi.

– Bonjour Gwendolyn, dit-il, ignorant Hawk et Tack.

– Euh, bonjour, répondis-je.

– Bien dormi ? demanda-t-il.

– Pas franchement, répondis-je avec sincérité.

– Je connais un bon remède pour ça, commenta Tack.

Deux paires de lunettes se braquèrent sur lui, et je les imitai. Tack avait croisé les bras sur sa poitrine et il arborait un grand sourire.

Merde.

Manifestement, à ce stade, Hawk avait eu sa dose.

J’en étais sûre parce qu’il désigna tour à tour Tack et Lawson en ordonnant :

– Toi… toi… discussion.

C’étais sans doute la seule personne au monde en mesure de s’adresser ainsi à ces deux hommes et d’en sortir vivant.

Il recula, Tack et Lawson lui emboîtèrent le pas. Je refermai ma portière et m’apprêtai à faire de même. Hawk se dirigeait vers ma pelouse avec Tack et Lawson, mais se retourna en entendant le claquement.

– Chérie, reste où tu es.

Je clignai des yeux derrière mes lunettes de soleil.

Puis je perdis mon calme.

– Je ne suis pas un chien ! hurlai-je, furieuse.

Il se trouvait à plusieurs mètres de moi. Pourtant, en un clin d’œil, je me retrouvai plaquée contre ma voiture.

– Tu restes ici, sinon je te trimbale moi-même jusqu’à ma bagnole et je te menotte au volant. A toi de voir. T’as deux secondes pour décider.

C’était bien ce que je pensais. Il n’était manifestement pas de très bonne humeur ce matin.

– Il y a un policier juste là. Je ne pense pas qu’il apprécie beaucoup que tu me menottes au volant de ta voiture, déclarai-je.

– Lawson me connaît, Tack aussi. Crois-moi, Bouton de rose, si je dois prendre les mesures qui s’imposent pour m’occuper de ma femme, personne ici ne lèvera le petit doigt pour t’aider.

J’avais du mal à le croire sur parole, mais le ton de sa voix me dissuada de pousser le bouchon un peu plus loin. L’atmosphère était déjà suffisamment tendue comme ça. Inutile d’y ajouter une guerre motards contre commando au milieu de ma pelouse, avec en prime, Lawson appelant les renforts policiers.

J’abandonnai donc, non sans insolence.

– Tu viens de perdre deux places sur le baro-beaux-mecs, l’informai-je d’un ton hautain.

– J’en mourrai pas, rétorqua-t-il avant de tourner les talons. »

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No more of your boys at my back.”

“Gwen.”

“No, Hawk,” I denied, made a decision and then proclaimed, “I’m buying a gun.”

He burst out laughing at my words, no hesitation, like they were beyond hilarious and I glared at him. “I’m not joking.”

He controlled his laughter and stated, “Babe, you want a gun, I’ll give you one but you won’t be let loose on the unsuspecting population of Denver until I train you how to use it and you get comfortable with it, so no gun.”

“I don’t need your permission to buy a gun, Hawk.”

“Yeah you do, Gwen, seein’ as you’re livin’ in Badass World now.”

“Well, I’m taking a vacation from Badass World and visiting Zip’s Gun Emporium,” I shot back

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« — La vache, Cam, comment se fait-il que tu en saches autant sur lui ?

— Est-ce que j’ai oublié de préciser qu’il est canon ? répliqua-t-elle. Ce n’est pas parce que je suis avec Leo que je n’ai pas l’œil, et crois-moi, je sais reconnaître un mec canon.

Très juste, elle avait l’œil. Elle s’exerçait depuis longtemps à reconnaître les mecs canons et elle y mettait tant d’application qu’elle était parvenue à un niveau professionnel d’expertise des types canons.

— Je n’ai pas le temps de réfléchir à ça maintenant, j’ai du travail, expliquai-je. Il y a tout un commando dans mon salon en train d’installer un système de sécurité. Hawk a humilié Troy devant Tracy et le commando en question. Ma sœur s’est fourrée dans de belles emmerdes, qui ont commencé à rejaillir sur ma vie. Et en plus de ça, Tack a aussi fait part de ses intentions ce matin, ce qui a donné lieu à un Sommet Officiel des Gros Balèzes au milieu de ma pelouse. Je ne suis pas au courant de tous les détails, mais je sais qu’à l’issue de cette réunion, Lawson et Tack sont partis, et d’après ce que tu viens de me dire, j’en déduis que c’est pour mieux revenir. Je sais aussi que j’ai vu Hawk trois fois à la lumière du jour et que lors d’une de ces fois, il m’a apporté des nouilles de chez J’s Noodles pour mon déjeuner. Du coup, j’imagine qu’il se croit en tête de la course.

— Il t’a apporté des nouilles de chez J’s Noodles ?

— Oui.

— Mais comment peut-il être au courant pour toi et chez J’s Noodles ?

— Cam, je te l’ai déjà dit hier, ce type sait tout sur moi ! Non mais, rends-toi compte, il sait absolument tout sur moi. Et il m’a avoué lui-même qu’il me suivait, ou qu’il demandait à ses gars de me suivre et de lui faire des rapports. C’est du délire !

— Mais pourquoi fait-il ça ? »

— C’est ce que je lui ai demandé, et il a juste répondu « Chérie ». D’ailleurs, c’est sa réponse à la plupart de mes questions. C’est aussi comme ça qu’il réagit quand je m’énerve contre lui.

— C’est vrai que Mitch est un peu renfrogné parfois, mais je ne pense pas que sa réponse à une question directe serait « Chérie ». 

Pour l’amour du ciel !

— Je n’ai pas le temps de penser à Mitch, je suis incapable de réfléchir à quoi que ce soit, dis-je. Il faut vraiment que je travaille et toute cette histoire m’a pas mal remuée.

— Et moi, je te dis que tu as besoin de réfléchir au MI. Quand j’ai appris qu’un dénommé Hawk avait déclaré que tu lui appartenais hier soir, j’ai posé quelques questions autour de moi. Et crois-moi, après ce que j’ai découvert, tu ferais mieux de couper les ponts.

Oh bon sang. Ça ne sentait pas bon.

— Je n’ai pas envie d’en savoir davantage sur lui non plus. Après un an et demi, j’en apprends beaucoup en peu de temps, et crois-moi, plus je discute avec Hawk, plus la menace de me voir devenir le premier spécimen connu d’explosion crânienne spontanée se précise.

— Tu ne l’aimes pas ?

— Je n’ai absolument pas le temps d’entrer dans les détails de mes sentiments complexes pour Hawk. Il me reste trois heures pour abattre l’équivalent de dix heures de travail. Et ensuite, je dois me pointer chez mes parents pour dîner. Ils savent que Ginger a de gros ennuis, et même s’ils l’ont déshéritée, elle reste tout de même leur fille, et elle reste ma sœur, et ils vont certainement s’inquiéter. Je le sais, parce que toute cette histoire, ça craint, j’aimerais pouvoir tirer un trait dessus, mais je m’inquiète quand même. Il faut que je me motive pour y faire face. Je fais les choses étape par étape, à mon rythme.

Silence, encore.

— Tu n’as pas l’air en forme.

Je fermai les yeux et laissai ma tête retomber sur mon bureau.

Pourquoi est-ce que personne ne faisait attention à moi ?

— C’était quoi ce bruit ? Tu t’es cogné la tête sur ton bureau ? demanda la voix de Cam dans mon oreille. 

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« Je descendis du capot pour me poster face à lui.

— Je viens d’ajouter la raison numéro trois cent soixante-douze sur ma liste intitulée « Pourquoi tout est carrément terminé entre nous », annonçai-je.

— On a déjà eu cette conversation deux fois, j’ai pas envie de recommencer, répliqua Hawk, ses lunettes de soleil rivées aux miennes. Hier soir, mes gars ont pris les mesures de ta fenêtre. Quand on aura reçu la nouvelle, ils viendront te l’installer. Pour le moment, ils posent un système de surveillance vidéo. Ça risque de prendre deux, trois jours. En attendant, tu restes avec moi.

— Trop tard, il y déjà un homme viril sur le coup qui veut que je dorme chez lui ce soir.

 Son corps tout entier se raidit. C’était comme si tout l’air autour de lui se teintait de rouge en signe d’avertissement. Au prix d’efforts colossaux, je réussis à ne pas reculer.

— Et qui est ce type ? demanda-t-il d’une voix menaçante.

— Mon père, dis-je d’un ton dédaigneux. »

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« Je pinçai les lèvres, tandis qu’Elvira se remettait à préparer les plateaux, et aussi, encore plus effrayant, à parler.

— Ces gars, là, au QG, ils sont pas fans des potins. C’est mal vu, de faire des trucs de filles ou de chochottes. Et quand je dis mal vu, c’est du style, tu risques de subir la torture de la noyade si tu fais ça.

Bordel de merde !

— S’ils se racontent sur qui ils ont des vues, c’est déjà le bout du monde, continua-t-elle. C’est le pire aspect de ce job. On n’a jamais vu ça, un boulot où y a pas de potins ! Mais je peux quand même vous confier un truc.

Elle fit volte-face et brandit le couteau à pain dans ma direction.

— Toi, ça fait un bon moment que tu es un objet de fascination.

Et merde.

Elvira retourna à son pain.

— Pas un mot, pas une rumeur. Sinon, Hawk serait passé en mode gros balèze fou furieux, et il est déjà assez balèze comme ça, pas besoin de rajouter fou furieux par-dessus le marché. Mais ça veut pas dire qu’il y a pas eu des regards échangés entre les gars, et les regards, parfois, ils en disent long.

Je tentai de me calmer, et me tournai donc naturellement vers Cam, la personne la plus calme que je connaisse. Elle revenait vers le comptoir, son shaker rempli de glaçons, et elle se mordait la lèvre.

Et merde.

— Cam ? demandai-je.

Elle cessa de mordiller sa lèvre, mais gardait les yeux rivés sur son shaker quand elle répondit :

— Oui, ma chérie ?

— Tu as quelque chose à me dire ? continuai-je.

— Un peu, mon neveu, affirma Elvira. J’ai écouté les rapports, et je connais bien tes amies. Camille. Elle bosse au département logistique. Au commissariat. Et les flics, eux, ils ont rien contre les potins, alors elle est forcément au courant que ça a pété aujourd’hui. »

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« Mais j’étais restée bloquée sur « avoir deux demoiselles d’honneur, c’est pas possible » et je luttais pour ne pas faire une crise d’hyperventilation, tandis que des images d’un mariage style commando défilaient dans ma tête. Hawk, avec un pantalon cargo noir, moi avec un veston militaire brodé de dentelle. J’avais un bouquet de fleurs à la main et Hawk un flingue. J’admirais l’énorme couteau de chasse de Hawk. Il me portait dans ses bras comme une demoiselle en détresse, tandis que les balles volaient en sifflant au-dessus de nos têtes, et que la piste de danse était envahie par les flammes de cocktails Molotov.

Tracy aussi était restée bloquée sur ces mots, mais elle devait s’imaginer un mariage bien différent du mien. Elle battit des mains et s’écria :

 

— Tiens, tu vois ? Qu’est-ce que je te disais ? Elvira sait de quoi elle parle, et elle dit que cette histoire a un avenir !

— Oh Seigneur. Je n’ai pas encore eu le temps de poser mon cul sur une chaise qu’il me faudrait déjà un Cosmo, grommela Cam.

— Dans ce cas, ramène-toi par ici et occupe-toi du shaker, répondit Elvira.

Puis elle s’adressa à Tracy :

— Pour ce qui est d’avoir un avenir, je suis pas sûre que Hawk soit du genre à vouloir lui passer la bague au doigt. Si on m’avait posé la question y a une semaine, j’aurais répondu « pas du tout », mais y a une semaine, c’était pas non plus le genre à acheter des chaussures. Alors pour le moment, on va dire que j’ai pas d’opinion figée.

— Cam, vite, un Cosmo, murmurai-je.

— Je suis sur le coup, ma chérie, marmonna Cam

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« Mais en descendant à la cuisine pour me faire un café, je trouvai un message de mon père posé sur le comptoir. Il avait écrit :

G.

Ce soir, dîner à 18h pile. Ne sois pas en retard.

Ça prendra sûrement une semaine pour réparer ta fenêtre, alors amène des affaires.

Si tu disparais, j’appelle Cam et j’envoie Leo à ta recherche.

Je t’aime, Papa.

Il paraît que les hommes sont attirés par des femmes qui leur rappellent leur mère, et que les femmes sont attirées par des hommes qui leur rappellent leur père. Il y avait sans doute du vrai, puisque j’étais attirée par des hommes autoritaires, sexy et super machos. »

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« Il se pencha encore davantage, et dit d’une voix douce :

— Je vais vous dire ce que j’en déduis. J’en déduis, Gwendolyn, que si je savais que la sœur de ma femme avait de très grosses emmerdes, ma femme n’irait certainement pas faire la causette avec Kane Allen, elle ne dormirait certainement pas toute seule, et comme ça, elle n’aurait jamais à hésiter entre une batte de base-ball et un pied-de-biche pour se défendre, parce qu’elle serait au lit à mes côtés.

Oh.

Waouh.

Le MI relâcha ma nuque.

Oh non.

— J’ai bien entendu ? demanda-t-il d’une voix terrifiante.

À nouveau, Lawson leva les yeux vers lui sans bouger le reste de son visage.

— Tu as très bien entendu.

Oh non !

— Euh…, commençai-je en retirant mes talons de ma chaise.

Mais le MI me coupa la parole :

— Mes gars l’ont détecté pendant sa deuxième tournée en voiture autour de la maison de Gwen, il repérait les lieux. On n’avait personne assez près pour intervenir rapidement, donc on a appelé vos gars trois minutes avant que ce type ne pose un pied sur le trottoir devant chez Gwen. Tu avais des unités dans le secteur, donc ce type n’est pas resté dans la maison plus de deux minutes avant que vous ne débarquiez. Gwen n’a jamais été en réel danger.

Quoi ?

— Par chance, certaines de nos unités se trouvaient dans le secteur, confirma Lawson en se levant.

— Arrête tes conneries, Lawson, rétorqua le MI. Ça fait deux semaines que tes gars patrouillent dans le coin, au cas où Ginger se pointerait.

— Ce quartier est sous surveillance, c’est vrai. Mais on ne campe pas non plus devant sa maison, Hawk, répliqua Lawson.

Hawk ?

Je levai les yeux vers le MI.

— Hawk ? interrogeai-je.

Il m’ignora, trop occupé à tempêter contre Lawson :

— Tes gars étaient à cinq minutes, les miens à huit minutes. Quoi qu’il arrive, elle était en sécurité.

Ses gars ? 

— Il a fallu qu’elle se défende avec une boule à neige, lui rappela Lawson.

Désormais debout moi aussi, je gardai les yeux braqués sur le MI et demandai à nouveau :

— Hawk ?

— Elle était en sécurité, répéta-t-il.

— Oui, mais ça, elle, elle n’en savait rien, protesta Lawson.

— Hawk ? criai-je.

Il se tourna enfin vers moi.

— Chérie. Quoi ? dit-il d’un ton abrupt.

Oh mon Dieu. Il s’appelait vraiment Hawk.

Personne ne s’appelait comme ça, si ? »

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« — Racontez-moi ce qu’il s’est passé.

Je pris une inspiration et me lançai :

— J’ai entendu un bruit très fort, ça m’a réveillée et j’ai tout de suite su. Un peu comme quand on fait un cauchemar et qu’on se réveille en sursaut, avec des picotements partout dans le corps, et on sait qu’il y a quelqu’un d’autre dans la pièce qui vous veut du mal. Et on ne peut pas se défaire de cette sensation, vous voyez ce que je veux dire ?

Je m’interrompis, et il acquiesça d’un signe de tête.

— C’est ce que j’ai ressenti, j’ai su que quelqu’un était entré chez moi, que c’était réel.

Il hocha à nouveau la tête et je poursuivis : 

« — J’ai appelé les secours, mais avant ça je me suis dit qu’une batte de base-ball serait bien pratique. Et puis pendant que je vous attendais, j’ai réfléchi et je me suis dit que je préférerais un pied-de-biche. La force d’un coup de batte de base-ball se disperserait plus, car sa surface est plus large que celle d’un pied-de-biche. Donc, mieux vaut utiliser un pied-de-biche, qu’en pensez-vous ?

Le MI appuya un peu plus fort sur ma nuque, mais Lawson demanda, visiblement déconcerté :

— Ce que j’en pense ? 

— Batte de base-ball ou pied-de-biche ? Que choisiriez-vous si vous étiez dans ce genre de situation ?

Il resta silencieux quelques secondes, les yeux rivés aux miens, avant de répondre d’une voix douce :

— Gwendolyn, je porte une arme.

Zut. Mais oui, bien sûr. Il portait une arme, il n’avait qu’à tirer sur un méchant. Inutile d’avoir une batte de base-ball.

C’est vrai qu’un flingue aurait pu être pratique, mais je ne me sentais pas prête à porter une arme à feu.

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« Il y eut soudain du mouvement dans le salon, comme si quelqu’un venait d’arriver. Cinq secondes plus tard, il était devant moi.

Je le contemplai.

L’univers se moquait de moi, pas vrai ?

Sur le seuil de la porte se tenait un homme grand. Vraiment grand. Il n’y avait pas d’autres mots. Il avait d’épais cheveux châtain foncé, qui rebiquaient légèrement derrière ses oreilles et dans sa nuque. Ses yeux de la même couleur avaient un air mélancolique. Il avait une mâchoire carrée et volontaire. Il portait un pull à col roulé couleur chocolat sous une veste en cuir brun foncé, un jean, des bottes et une grosse ceinture où était accroché un insigne de police. Aucun doute, il figurait sur la couverture du calendrier des Agents de Police de Denver. Demain à la première heure, je comptais en acheter un exemplaire.

Pourquoi cela m’arrivait-il à moi ? Pourquoi ? Qu’avais-je fait pour mériter ça ? En moins d’une journée, j’avais été en présence de trois mecs canons, et tous étaient hors de portée. Le premier était flippant et dirigeait un club de motards clairement antisocial, en plus d’être potentiellement criminel, donc c’était mort. Le deuxième était flippant et mystérieux en plus d’être un connard, donc c’était mort. Et celui-ci n’était pas flippant, il était magnifique. Mais c’était aussi l’inspecteur en charge de mon cambriolage, et il lui était probablement défendu de fraterniser avec une victime (autrement dit, moi) et donc, c’était mort aussi. »

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