Livres
535 359
Membres
561 470

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Thilde_C 2021-01-24T18:30:41+01:00

La nuit était tombée à la vitesse des emmerdes.

C’était une des expressions préférées d’Hugo, considérant que les emmerdes vous tombaient dessus plus vite que la lumière, et a fortiori bien plus rapidement que le bonheur, il l’employait à tout bout de champ.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Angie_gui 2021-01-01T13:31:07+01:00

Le numérique dévore une trop grosse partie de notre personnalité, il cannibalisme l'âme humaine et la remplace, l'air de rien, par une normalisation de nos personnalités alors qu'il nous donne l'illusion d'une singularité qui n'est que vaine.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Angie_gui 2021-01-01T13:30:34+01:00

La plupart des gens sont malheureux, ou en tout cas pas pleinement épanouis dans leur vie. Leur couple est tiède, il est "pratique". Ou bien c'est leur job qui les use, aspirant progressivement leur énergie, autant que leurs rêves d'adolescents. Mais combien osent ou peuvent tout plaquer pour tenter de recommencer ? Passé la trentaine, chaque choix devient soir un clou de plus pour refermer son propre cercueil, soit une marche nouvelle pour s'élever. Le problème, c'est qu'il faut du courage pour se rendre compte qu'on fait les mauvais choix. Encore plus pour renoncer à ce qu'on a déjà construit.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Angie_gui 2021-01-01T13:30:05+01:00

Parfois, il y a des sapins qui pourrissent sur pied, et qui, avant de s'éteindre, cherchenta propager leur mal aux autres. Je crois que, d'une certaine manière, il y a des être humains qui font ça aussi, peut-être que ça les rassure d'emporter le maximum de monde avec eux. Pour rendre la mort moins effrayante.

Afficher en entier
Extrait ajouté par damodeo 2020-12-14T16:26:53+01:00

L'amour est ce sentiment primal, base de tout. Face à lui, nous ne sommes que des enfants, non?

Afficher en entier
Extrait ajouté par VanessPiouPiou 2020-11-16T08:22:17+01:00

« On dit que l’amour dure trois ans, que c’est bien assez pour faire le tour complet de l’autre. Toi et moi, ça fait plus de sept ans maintenant, et je n’en peux plus d’être ton satellite. »

Cette phrase le hantait.

Elle résonnait sans fin, à chaque affiche qu’il apercevait avec une femme dessus, à chaque regard échangé avec une passante, dès qu’une chanson de sa playlist le renvoyait à leur vie passée. C’était une phrase qui n’avait presque pas de sens dans la réalité, digne d’une série télé ou d’un roman à la rigueur. Hugo suspectait d’ailleurs son esprit gavé de clichés et de raccourcis d’être capable d’en pondre une similaire si lui-même avait écrit sur le thème de la séparation, mais cela faisait plusieurs mois qu’il n’écrivait plus rien.

Pourtant c’était exactement ce qu’elle lui avait dit le jour fatidique. Il se souvenait de chaque intonation, de la moindre respiration. À vrai dire, il n’y en avait eu qu’une de respiration, celle de Lucie. Lui était en suspension. Le souffle coupé, comme si inspirer allait rendre cet instant réel, mais que s’il parvenait à ne plus vivre tout à fait, alors ça n’aurait pas lieu, les mots demeureraient des formes éthérées sans impact sur son monde.

Il avait fini par remplir ses poumons.

Ce qui l’avait vidé de sens.

Depuis, il ne savait plus rien. Pas même si ses fonctions essentielles s’accomplissaient pleinement, il traversait l’existence, il n’était que de passage, partout, y compris en lui-même.

Trois mois pour vider l’appartement commun, le rendre, se déchirer sur un tableau acheté ensemble, pour une plante verte. Pas pour le chat. Hugo le lui avait laissé. Il ne se sentait plus apte à aimer, pas même un chat, et cette pauvre bête méritait mieux.

Trois mois de descente sans jamais parvenir à toucher le fond, Hugo ne s’était jamais su si profond, et en d’autres circonstances il aurait pu en faire une fierté. Il recelait en lui une telle quantité de vide, d’abysses, que même Nietzsche en aurait été admiratif, de la contemplation à l’infini. Mais était-ce vraiment un triomphe ? Tout le monde connaît les plus hauts sommets de la planète, qui peut citer ses fosses les plus lointaines ? Il n’y a aucune gloire dans l’obscurité. Seulement les ténèbres et le froid. L’apparat de la mort. Hugo se sentait rempli de mort.

Ce furent les trois mois les plus difficiles jamais affrontés. Pour un bilan catastrophique.

Sept ans de relation résumés en quelques reproches cruellement macérés. Lucie ne voulait plus être sa béquille émotionnelle, plus graviter autour de lui et de ses ambitions sans cesse avortées, elle aspirait à pénétrer une autre atmosphère pour s’y épanouir. La sienne, il n’avait jamais laissé Lucie y entrer, la tenant à l’écart de ce qu’il était véritablement, refus d’un engagement total. Elle n’avait pas tort sur ce point. Il avait usé de son attraction pour la garder toute proche, sans l’autoriser à se poser, à semer, à germer ensemble. Et à présent que Lucie l’avait sondé en large et en travers, elle savait que c’était probablement mieux ainsi. L’atmosphère d’Hugo était toxique.

Venant de quelqu’un que l’on aime, avec qui on a tant partagé pendant sept ans, c’était presser le bouton rouge de l’arme nucléaire.

Lucie était partie laissant un champ de ruines, et trois mois plus tard la radioactivité de ses mots infestait encore tout son être.

Hugo avait été un égoïste vaniteux, ne doutant pas de son charme pour garder sa conquête, convaincu qu’être suffisait à l’avoir, sans faire, sans donner. Autocentré sur son accomplissement, du moins ses tentatives.

Il était seul désormais.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode