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L'Incivilité des fantômes



Description ajoutée par Laurine-25 2019-08-25T19:45:03+02:00

Résumé

Aster est une jeune femme que son caractère bien trempé expose à l’hostilité des autres. Son monde est dur et cruel. Pourtant, elle se bat, existe, et aide autant qu’elle le peut, avec son intelligence peu commune, ceux et celles qu’elle peut aider. Mais un jour, un type la prend en grippe. Et Aster comprend qu’elle ne peut plus raser les murs, et qu’il lui faut se tenir grande. Sa rébellion est d’autant plus spectaculaire qu’elle est noire, dans un vaisseau spatial qui emmène les derniers survivants de l’humanité vers un éventuel Eden, un vaisseau où les riches blancs ont réduit en esclavage les personnes de couleur. Un premier roman qui prend pour prétexte la science-fiction pour inventer un microcosme de l’Amérique, et de tous les maux qui la hantent, tels des fantômes.

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Classement en biblio - 13 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par Odlag 2020-11-17T16:01:31+01:00

- Eh bien, en ce cas, cessez de faire des manières. Je passe déjà beaucoup trop de temps à essayer de décoder vos euphémismes puis à réparer les pots cassés quand je les ai mal décodés.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Odlag 2020-11-17T15:33:40+01:00
Argent

L'incivilité des fantômes est le premier roman de Rivers Solomon, auteur transgenre qui se désigne par le pronom anglais "they" au singulier, ce qui pourrait être traduit en français par le pronom "iel" (contraction de "il" et "elle"), d'ailleurs utilisé par le traducteur. Cette particularité de l'auteur, nous la retrouvons fortement dans son roman, où la notion de genre est complètement chamboulée, parfois de manière un peu confuse. Ainsi, bien que j'ai été fortement intriguée par cette histoire, qui m'a somme toute plutôt bien plu, c'est surtout ce sentiment de confusion qui est resté une fois ma lecture terminée.

[...]

En bref...

L'incivilité des fantômes est un premier roman de science-fiction particulièrement intriguant. Si de prime abord il peut sembler manquer d'originalité (un vaisseau qui amène les derniers humains vers une nouvelle planète, des inégalités qui peuvent conduire à une rébellion, etc.), c'est dans son traitement (univers, personnages, etc.) que tout se joue. En effet, Rivers Solomon met en place un univers oppressant où la société a fortement régressé dans l'expression des libertés, des droits et de l'égalité, remettant en place une ségrégation raciale assez violante, combinée à un retour de l'inégalité des genres et de l'homophobie comme règles essentielles. Toutefois parler de genre est compliqué, l'auteur brouillant les frontières, rendant cette notion particulièrement floue. Les personnages ne peuvent ainsi être considérés comme spécifiquement femme ou homme, ce qui ajoute à leur complexité déjà bien présente. Des personnages intelligemment développés, tout comme l'intrigue, qui nous fait poursuivre une énigme tout en nous faisant nous révolter face aux horreurs que subissent les personnes de couleur sous le joug des puissants blancs. Tout cela serait parfait si les explications sur le fonctionnement de cette société n'étaient pas données de manière confuse et au compte-goutte, disséminées dans l'histoire, au point d'en compliquer la pleine compréhension.

Ainsi, bien qu'ayant beaucoup aimé les personnages et trouvé l'intrigue particulièrement intéressante, je garde un sentiment de confusion à la fin de ma lecture, incapable de savoir si j'ai vraiment bien compris ou non le fonctionnement de cette société ségrégationniste où la notion de genre est particulièrement vague (à dessein).

Chronique complète ici : https://escape-in-books.blogspot.com/2020/11/incivilite-des-fantomes-rivers-solomon.html

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Commentaire ajouté par Ludivine-38 2020-10-03T00:08:31+02:00
Lu aussi

Un récit fort beau, avec des personnages qui sont très fort et ont de sacré caractère. Je ne peux clairement pas nier la beauté de l’écriture... Cependant je n’ai absolument pas accroché à l’histoire. J’ai forcé, forcé et forcé. Mais c’est un non pour ma part. Je ne sais pas si c’est l’ambition mise par l’auteur ou la manière d’écriture... Mais je ne sais pas, je ne peux pas décrire mes sentiments quant à ce livre.

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Lu aussi

Chronique de Diana : https://followthereader2016.wordpress.com/2020/09/14/lincivilite-des-fantomes-rivers-solomon/

Ce roman me pose des problèmes dans sa construction, j’ai bien lu que l’auteur était transgenre et ses personnages principaux sont un peu à son image. Le problème est qu’au final rien clair ni totalement abouti. J’ai eu une impression de confusion jusqu’au point final, sans jamais avoir la sensation que les choses bougent réellement.

Les thèmes abordés sont pourtant forts, il s’agit de : violence, racisme, totalitarisme, la lutte entre les classes. Il faut savoir que cette intrigue se déroule dans l’espace même si le roman ne l’annonce pas tout de suite. L’humanité est contrainte à vivre et prospérer sur un vaisseau spatial. L’attente d’une terre « promise » leur permettant de rêver, de garder l’espoir d’un monde meilleur et moins divisé. Pourtant l’on sent que cette lutte de pouvoir est profitable aux étages supérieurs et encore plus nettement à la gente masculine.

Aster notre héroïne est noire, elle vit dans les cales du vaisseau. C’est une femme intelligente et très forte mais le système est fait pour la broyer. On retrouve un peu le contexte de la servante écarlate concernant la condition féminine. Elle va sortir du lot en aidant celui qu’on appelle « Le Chirurgien », ce qui va lui permettre d’avoir accès à du matériel et de continuer à apprendre et à soigner les plus démunis.

Ce qui me dérange le plus c’est finalement la morale qui en ressort à la fin. Je suis peut être trop habituée à des personnages altruistes, qui pensent à faire le bien pour une population entière, alors qu’ici ce n’est pas du tout le cas.

Le roman est somme toute bien écrit et même si le rythme est lent, ce qu’on peut comprendre dans un vaisseau qui dérive sans avoir de point de chute. Il y pourtant trop de moment qui tirent en longueur, qui se répètent et j’aurais préféré des coupures plus incisives qui aurait su me redonner un élan dans ma lecture. J’ai passé un bon moment à me motiver pour connaitre la fin et le terminer.

L’idée de départ est excellente mais je n’ai pas réussi à rentrer dans le récit, j’étais toujours sur la retenue et c’était une lecture plus éprouvante que satisfaisante. Et peut être que j’avais déjà trop lu d’autres romans du même style avec des constructions proches. Je n’ai pas eu l’effet surprise que j’attendais.

C’est un récit bien écrit et travaillé. Il est très riche, la plume est très recherchée et l’on sent que Rivers Solomon voulait transmettre des messages aux travers de ses mots. Mais il me manquait des éléments de précision qui m’auraient sortie de la confusion ambiante que j’ai ressentie durant ma lecture. C’est ainsi, on ne peut pas tout aimer et ce roman n’est tout simplement pas pour moi, ou ne fait pas écho en moi.

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Commentaire ajouté par HeloLoly 2020-03-26T07:11:37+01:00
Diamant

Ce livre est incroyable, il aborde plein de sujets si important, rien que le fait que le personnage principal soit une femme noir intersex autiste et LGBTI+ est un bonne indice sur la diversités des sujets abordés. Je conseillerais à tout le monde de le lire! Mais malheureusement je sais que ce n'est pas possible car c'est une lecture assez dure psychologiquement. Je vais donc indiquer ici les nombreux trigger qu'il contient pour éviter à des personnes de finir en crise. TW: viol, misogynie, homophobie, torture, violences sexuelles, insultes, racisme, suicide, meurtre, violences psychologiques, intersexphobie, transphobie, pédophilie, incendie/feu, violence physique et verbale, (auto)mutilations, psychophobie, inceste et validisme. Voilà j'espère n'avoir rien oublié. J'ai préféré en mettre trop que pas assez. J'espère ne pas vous avoir trop effrayé•e•s avec mon commentaire, personnellement j'ai trouvé la lecture supportable. Je vous souhaite une bonne lecture! (Désolée pour mon orthographe et ma très mauvaise formulation)

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Commentaire ajouté par kadeline 2020-01-07T09:10:22+01:00
Diamant

J’ai reçu l’incivilité des fantômes dans le cadre des explorateurs de l’imaginaire. Merci aux forges de Vulcain et au site lecteurs.com pour cette belle découverte.

Une excellente lecture

La Terre a été dévastée ce qui a fait fuir les terriens sur un vaisseau, le Mathilda et ses 26 ponts, un pour chaque lettre de l’alphabet. Dans cet espace confiné, il vaut mieux habiter le pont C que T et être un homme blanc, hétérosexuel qu’une femme noire homosexuelle. Le principe clé de cette communauté est la ségrégation et le retour de l’esclavage. On suit Aster, une jeune personne intersexe et noire comme la majorité des personnes de bas-ponts mais même pour le pont Q, elle est différente, elle est autiste.

On ne va pas se mentir, il y a beaucoup de choses qui ne sont pas exceptionnelles dans ce roman mais ce qui est réussi fait oublier tout le reste. L’intrigue ne casse pas trois pattes à un canard : Aster cherche ce qui est arrivée à sa mère disparue peu après sa naissance. La résolution de l’énigme n’est pas très originale et ne tient pas bien la route. La science évoqué est pleine de failles et d’incohérence. Le rythme est inégal et les transitions ne sont pas toujours très fluides. Le personnage de Gisèle est une purge et pourtant ce livre est vraiment bien. La force de ce roman réside dans l’émotion, il nous prend aux tripes tout du long. Rivers Solomon est non binaire, noire et autiste et ça se ressent dans la construction de son héroïne. Aster est criante de vérité et les personnages secondaires aussi. La ségrégation et tous ces corollaires crée une lecture en apnée.

Maltraitance, violences physique et psychologique, viols, tout est gratuit et banalisé. Et pourtant à aucun moment, on ne tombe dans un débordement de gore. On sait que c’est là, que c’est omniprésent mais seules quelques scènes sont décrites. La majorité du temps la violence n’est que ambiancée, sans surenchère tout en réussissant à ne rien minimiser. On a la réalité crue dans tout ce qu’elle a de malaisant, de révoltant. Et c’est pour ça que ça marche on ressent les choses sans avoir besoin de lire une liste détaillée de sévices. Différence et haine ambiante se répondent. Rien n’est oublié, racisme, homophobie, et autres haines des différences en tout genre : religion, mode de vie, sexe, catégorie social, handicap… C’est un reflet de notre monde amplifié par le confinement. Ca fait peur, ça révolte et ça permet de ne pas avoir envie de lâcher le livre. Ce microcosme où il ne fait pas bon d’être différent vaut vraiment la peine d’être découvert.

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Date de sortie

Sortie récente

"L'Incivilité des fantômes" est sorti 2020-08-26T19:14:57+02:00 en version poche
background Layer 1 26 Août

Dates de sortie

L'Incivilité des fantômes

  • France : 2019-09-06 (Français)
  • France : 2020-08-26 - Poche (Français)

Activité récente

Titres alternatifs

  • An Unkindness of Ghosts - Anglais

Distinctions de ce livre

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 13
Commentaires 5
extraits 1
Evaluations 7
Note globale 7.43 / 10

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