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Extrait ajouté par Anna19 2017-02-11T17:04:29+01:00

Aline a depuis bien longtemps dépassé le chapitre du "où est donc passé l'enfant doux et joyeux qui portait sur moi ce regard rempli d'amour et d'admiration." Aline a fait son deuil. Du petit garçon espiègle et complice, bien sûr. Mais surtout de la mère qu'elle était.

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Extrait ajouté par Anna19 2017-02-11T17:04:08+01:00

Il y a cette image qui s'impose : elle tient son propre cœur entre ses mains, le tord, l'essore, comme pour en dégorger la souffrance... Et du muscle cardiaque s'échappe une fumée noire, pleine de suie, qui coule entre ses doigts en volutes crasseuses et se grave dans sa peau.

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Extrait ajouté par Khiad 2016-11-07T11:13:26+01:00

Aujourd’hui, il a tout perdu.

Ou plutôt, aujourd'hui, il n’a plus rien à perdre.

Alors il prend la décision qui s'impose. La dernière chance qui s'offre à lui, pour ne pas mourir seul, comme une merde. Comme un chien. Le fric, il va le prendre là où il se trouve. Par la force. Il a demandé gentiment, ça n'a servi à rien. Personne ne l'a écouté, personne ne l'a entendu. Alors il va demander méchamment. Il va exiger. Il va ordonner. En criant très fort, pour être sûr qu'on l'entende, qu'on l'écoute. Il va menacer. Et il va se servir. Fini d'être la victime. Il va devenir bourreau, celui qui commande, celui que l'on craint.

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Extrait ajouté par cam0403 2018-02-22T20:45:27+01:00

[...] elle possède cette audace qui frôle l'inconscience, cette naïveté de penser que le droit triomphera des aléas impitoyables de l'existence, ce culot insensé de ne pas dévier de sa route et d'aller au bout de ses idées. Espérer à défaut de raisonner, vaincre à défaut de convaincre. Elle connaît cette exigence viscérale qui pousse à ne suivre que ses certitudes, ce qui fait vivre, vibrer, sentir, éprouver, et qu'importent les conséquences, car la ferveur d'une conviction vaut toujours mieux qu'une froide réflexion.

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Extrait ajouté par Janine-Nomi 2017-07-26T20:08:26+02:00

C est son fils. Son garçon. Elle aime, c est aussi flagrant qu' inéluctable. Il est ce qu' elle a de plus cher. Et le souci qu' il lui donne est en proportion.

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Extrait ajouté par Anna19 2017-02-11T17:05:19+01:00

L'enfance est un manteau dont il est douloureux de se dévêtir quand, dans le monde des adultes, la tempête fait rage.

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Extrait ajouté par Khiad 2016-11-07T13:40:58+01:00

Une femme et un ado. Une mère et son fils. Entre les deux, un écran. Fin du dialogue. Début des hostilités. La scène, Aline la connait par cœur. Théo aussi, du reste. Mais alors que l'une l'appréhende, griefs amers et frein rongé, l'autre la balaie d'un revers d'insolence, la réplique au taquet. La mère tente de parer la crise de nerfs, le fils se désintéresse de la question. La femme s'agrippe aux quelques reliefs d'autorité qu'elle pense posséder encore... L'ado les désintègre d'un coup de PS4.

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Extrait ajouté par annick69 2016-01-09T20:49:34+01:00

Joachim Fallet

Jo grelotte. Insupportable sensation de froid, extrême, virulent, douloureux. Comme si ses os avaient séjourné plusieurs heures dans un réfrigérateur.

Un squelette de glace.

Une carcasse congelée.

A cela s'ajoutent les crampes abdominales, insoutenables. Un étau d'acier qui comprime ses tripes et les tord dans tous les sens, le forçant à se plier en deux pour en atténuer la violence. Piètre remède, soulagement dérisoire. Déjà complètement recroquevillé sur lui-même, Jo cherche à se ratatiner un peu plus, peut-être pour disparaître totalement et emporter l'infecte souffrance qui tétanise ses muscles et ses viscères. Boyaux momifiés par le poison, à l'image d'une pompe qui aspire tout ce qui bouge, tout ce qui vit, jusqu'au sang dont le flux semble s'être figé dans ses veines. Moribond, froid, sec, si ce n'est cette sueur glacée qui le recouvre de la tête aux pieds, telle une membrane à la fois collante et visqueuse qui suinte le trépas.

Nausées. Convulsions. Spasmes.

Et puis l'esprit, figé sur une idée, une image unique, pressante, obsessionnelle. Un fixe. De toute urgence, sous peine de mort. Jo se contracte, éructe une plainte sordide, crache son tourment en sanglots acides, tente un mouvement, un geste, un battement de cils... Abandonne le combat pas même engagé. Attendre. Que la crise passe, comme passent les heures abjectes d'une vie qui se consume en volutes nauséabondes.

Alors Jo replonge dans ce néant qui lui sert désormais d'asile.

Lorsqu'il ouvre à nouveau les yeux, la lumière lui fait l'effet d'une injection en pleine rétine. Ça explose dans son crâne, comme un caveau profané au lance-flammes. Ses paupières retombent aussitôt, et avec elles l'effroi du supplice. L'âme à tâtons, Jo sonde ses sensations... Les douleurs musculaires se sont apaisées, tout comme les crampes abdominales, la sensation de froid et les nausées. Mais il ne s'y trompe pas : s'il ne trouve pas très vite de l'héro, la crise reviendra, plus agressive, plus corrosive. Il doit se lever, il n'a pas le choix, pas le temps, il lui faut un fixe. De quoi parer au plus pressé, reprendre possession de son corps, connecter la machine avec l'ordinateur central.

Jo rassemble ses forces et parvient à s'asseoir sur son lit. Déglutit des éclats de papier de verre qui lui décapent la trachée jusqu'au fond de l'estomac. Il a soif. Porte un regard circulaire sur la pièce, à la recherche d'une bouteille d'eau, un verre, un liquide quelconque. Vise l'évier et, au centre, le robinet. Épuisé par la crise et par le manque, il lui faut plusieurs minutes avant d'arriver à se lever. Lorsqu'il y parvient, il fait quelques pas vacillants, piétine ce qui traîne sur sa trajectoire, vêtements sales, papiers et journaux divers, vaisselle maculée de restes de nourriture, déchets, cannettes de bière vides ou renversées sur le plancher, seringues usagées. Il titube, s'arrête, recouvre son équilibre, passe une langue râpeuse sur ses lèvres sèches, atteint enfin l'évier et se penche pour étancher sa soif.

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Extrait ajouté par annick69 2015-06-10T11:18:35+02:00

Joachim Fallet

Jo grelotte. Insupportable sensation de froid, extrême, virulent, douloureux. Comme si ses os avaient séjourné plusieurs heures dans un réfrigérateur.

Un squelette de glace.

Une carcasse congelée.

A cela s'ajoutent les crampes abdominales, insoutenables. Un étau d'acier qui comprime ses tripes et les tord dans tous les sens, le forçant à se plier en deux pour en atténuer la violence. Piètre remède, soulagement dérisoire. Déjà complètement recroquevillé sur lui-même, Jo cherche à se ratatiner un peu plus, peut-être pour disparaître totalement et emporter l'infecte souffrance qui tétanise ses muscles et ses viscères. Boyaux momifiés par le poison, à l'image d'une pompe qui aspire tout ce qui bouge, tout ce qui vit, jusqu'au sang dont le flux semble s'être figé dans ses veines. Moribond, froid, sec, si ce n'est cette sueur glacée qui le recouvre de la tête aux pieds, telle une membrane à la fois collante et visqueuse qui suinte le trépas.

Nausées. Convulsions. Spasmes.

Et puis l'esprit, figé sur une idée, une image unique, pressante, obsessionnelle. Un fixe. De toute urgence, sous peine de mort. Jo se contracte, éructe une plainte sordide, crache son tourment en sanglots acides, tente un mouvement, un geste, un battement de cils... Abandonne le combat pas même engagé. Attendre. Que la crise passe, comme passent les heures abjectes d'une vie qui se consume en volutes nauséabondes.

Alors Jo replonge dans ce néant qui lui sert désormais d'asile.

Lorsqu'il ouvre à nouveau les yeux, la lumière lui fait l'effet d'une injection en pleine rétine. Ça explose dans son crâne, comme un caveau profané au lance-flammes. Ses paupières retombent aussitôt, et avec elles l'effroi du supplice. L'âme à tâtons, Jo sonde ses sensations... Les douleurs musculaires se sont apaisées, tout comme les crampes abdominales, la sensation de froid et les nausées. Mais il ne s'y trompe pas : s'il ne trouve pas très vite de l'héro, la crise reviendra, plus agressive, plus corrosive. Il doit se lever, il n'a pas le choix, pas le temps, il lui faut un fixe. De quoi parer au plus pressé, reprendre possession de son corps, connecter la machine avec l'ordinateur central.

Jo rassemble ses forces et parvient à s'asseoir sur son lit. Déglutit des éclats de papier de verre qui lui décapent la trachée jusqu'au fond de l'estomac. Il a soif. Porte un regard circulaire sur la pièce, à la recherche d'une bouteille d'eau, un verre, un liquide quelconque. Vise l'évier et, au centre, le robinet. Épuisé par la crise et par le manque, il lui faut plusieurs minutes avant d'arriver à se lever. Lorsqu'il y parvient, il fait quelques pas vacillants, piétine ce qui traîne sur sa trajectoire, vêtements sales, papiers et journaux divers, vaisselle maculée de restes de nourriture, déchets, cannettes de bière vides ou renversées sur le plancher, seringues usagées. Il titube, s'arrête, recouvre son équilibre, passe une langue râpeuse sur ses lèvres sèches, atteint enfin l'évier et se penche pour étancher sa soif.

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Extrait ajouté par AnitaBlake 2015-06-02T16:42:57+02:00

Jo se secoue. Reçoit de plein fouet la décharge d’adrénaline qu’un sursaut de conscience lui injecte en plein cœur. C’est le moment. Profiter du regain d’énergie provoqué par la peur. Exploiter la force organique que son corps anémié trouve encore le moyen de produire. D’un geste mécanique, Jo vérifie la position de sa cagoule sur sa tête, cale ses lunettes sur son nez et s’empare de son flingue.

Puis, à grands pas survoltés, il rejoint la porte du magasin.

L’ouvre à pleine volée.

Bondit à l’intérieur du bâtiment et hurle :

— Tous à terre ! Le premier qui bouge, je le bute !

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