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Extrait de L'Œuvre ajouté par Lily-Berthe 2018-05-29T23:53:49+02:00

N'était-ce pas stupide de croire à l'intelligence du public ?

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Extrait de L'Œuvre ajouté par Lily-Berthe 2018-05-18T17:15:35+02:00

Quand je pense, dit Sandoz, que ces petits fignoleurs de l'École et du journalisme l'ont accusé de paresse et d'ignorance, en répétant les uns à la suite des autres qu'il avait toujours refusé d'apprendre son métier ! (...) Jamais ils ne comprendront que ce qu'on apporte, lorsqu'on a la gloire d'apporter quelque chose, déforme ce qu'on apprend.

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Extrait de L'Œuvre ajouté par AndrePaquin 2015-08-23T19:19:17+02:00

Zola, L'oeuvre, ch. VI : (tout Zola est là!)

«... Je vais prendre une famille, et j’en étudierai les membres, un à un, d’où ils viennent, où ils vont, comment ils réagissent les uns sur les autres ; enfin, une humanité en petit, la façon dont l’humanité pousse et se comporte… D’autre part, je mettrai mes bonshommes dans une période historique déterminée, ce qui me donnera le milieu et les circonstances, un morceau d’histoire… Hein ? tu comprends, une série de bouquins, quinze, vingt bouquins, des épisodes qui se tiendront, tout en ayant chacun son cadre à part, une suite de romans à me bâtir une maison pour mes vieux jours, s’ils ne m’écrasent pas!»

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Extrait de L'Œuvre ajouté par Gollum 2014-12-11T20:27:27+01:00

"Ah ! oui, l'air de l'époque est mauvais, cette fin de siècle encombrée de démolitions, aux monuments éventrés, aux terrains retournés cent fois, qui tous exhalent une puanteur de mort ! Est-ce qu'on peut se bien porter, là-dedans ? Les nerfs se détraquent, la grande névrose s'en mêle, l'art se trouble : c'est la bousculade, l'anarchie, la folie de la personnalité aux abois... Jamais on ne s'est tant querellé et jamais on n'y a vu moins clair que depuis le jour où l'on prétend tout savoir."

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Extrait de L'Œuvre ajouté par Gollum 2014-12-11T20:21:33+01:00

"Quand la terre claquera dans l'espace comme une noix sèche, nos oeuvres n'ajouteront pas un atome à sa poussière."

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Extrait de L'Œuvre ajouté par Plume-de-Dragon 2014-10-14T21:53:42+02:00

" Le commencement de la semaine fut désastreux pour Claude. Il était tombé dans un de ces doutes qui lui faisaient exécrer la peinture, d'une exécration d'amant trahi, accablant l'infidèle d'insultes, torturé du besoin de l'adorer encore; et, le jeudi, après trois horribles journées de lutte vaine et solitaire, il sortit dès huit heures du matin, il referma violemment la porte, si écœuré de lui-même, qu'il jurait de ne plus toucher un pinceau. Quand une de ces crises le détraquait, il n'avait qu'un remède: s'oublier, aller se prendre de querelle avec des camarades, marcher surtout, marcher au travers de Paris, jusqu'à ce que la chaleur et l'odeur de bataille des pavés lui eussent remis du cœur au ventre. "

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Extrait de L'Œuvre ajouté par x-Key 2011-02-26T15:21:16+01:00

Tous ses membres s'endolorissaient, il avait les muscles froissés, la peau meurtrie, comme au sortir des bras d'une amante de pierre.

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Extrait de L'Œuvre ajouté par x-Key 2011-02-26T15:21:16+01:00

On frappait et Dubuche entra. C’était un gros garçon brun, au visage correct et bouffi, les cheveux ras, les moustaches déjà fortes. Il donna des poignées de main, il s’arrêta d’un air interloqué devant le tableau. Au fond, cette peinture déréglée le bousculait, dans la pondération de sa nature, dans son respect de bon élève pour les formules établies ; et sa vieille amitié seule empêchait d’ordinaire ses critiques. Mais cette fois, tout son être se révoltait, visiblement.

"Eh bien ! quoi donc ? Ça ne te va pas ? demanda Sandoz qui le guettait;

- Si, si, oh ! très bien peint... Seulement...

- Allons, accouche. Qu'est-ce qui te chiffonne ?

- Seulement, c'est ce monsieur, tout habillé, là, au milieu de ces femmes nues... On n'a jamais vu ça."

Du coup, les deux autres éclatèrent. Est-ce qu'au Louvre, il n'y avait pas cent tableaux composés de la sorte ? Et puis, si l'on n'avait jamais vu ça, on le verrait. On s'en fichait bien, du public !

Sans se troubler sous la furie de ces réponses, Dubuche répétait tranquillement :

"Le public ne comprendra pas... Le public trouvera ça cochon... Oui, c'est cochon.

- Sale bourgeois ! cria Claude exaspéré. Ah ! ils te crétinisent raide à l' École, tu n'étais pas si bête !"

C’était la plaisanterie courante de ses deux amis, depuis qu’il suivait les cours de l’Ecole des Beaux-Arts. Il battit alors en retraite un peu inquiet de la violence que prenait la querelle ; et il se sauva, en tapant sur les peintres.

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Extrait de L'Œuvre ajouté par x-Key 2011-02-26T15:21:16+01:00

Claude, qui se reculait maintenant jusqu’au mur, y demeura adossé, s’abandonnant. Alors Sandoz, brisé par la pose, quitta le divan et alla se mettre près de lui. Puis tous deux regardèrent, de nouveau muets. Le monsieur en veston de velours était ébauché entièrement ; la main, plus poussée que le reste, faisait dans l'herbe une note très intéressante, d'une jolie fraîcheur de ton ; et la tache sombre du dos s'enlevait avec tant de vigueur, que les petites silhouettes du fond, les deux femmes luttant au soleil, semblaient s'être éloignées, dans le frisson lumineux de la clairière ; tandis que la grande figure, la femme nue et couchée, à peine indiquée encore, flottait toujours, ainsi qu'une chair de songe, une Ève désirée naissant de la terre, avec son visage qui souriait sans regards, les paupières closes.

" Décidément, comment appelles-tu ça ? demanda Sandoz.

- Plein air répondit Claude d'une voix brève.

Mais ce titre parut bien technique à l'écrivain qui, malgré lui, était parfois tenté d'introduire de la littérature dans la peinture.

- Plein air, ça ne dit rien.

- ça n’a pas besoin de rien dire…Des femmes et un homme se reposent dans une forêt, au soleil. Est-ce que ça ne suffit pas ? Va, il y en a assez pour faire un chef- d’œuvre.

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Extrait de L'Œuvre ajouté par x-Key 2011-02-26T15:21:16+01:00

C'était une toile de cinq mètres sur trois, entièrement couverte, mais dont quelques morceaux à peine se dégageaient de l'ébauche. Cette ébauche, jetée d'un coup, avait une violence superbe, une ardente vie de couleurs. Dans un trou de forêt, aux murs épais de verdure, tombait une ondée de soleil ; seule, à gauche, une allée sombre s'enfonçait, avec une tache de lumière, très loin. Là, sur l'herbe, au milieu des végétations de juin, une femme nue était couchée, un bras sous la tête, enflant la gorge; et elle souriait, sans regard, les paupières closes, dans la pluie d'or qui la baignait. Au fond, deux autres petites femmes, une brune, une blonde, également nues, luttaient en riant, détachaient, parmi les verts des feuilles, deux adorables notes de chair. Et, comme au premier plan, le peintre avait eu besoin d'une opposition noire, il s'était bonnement satisfait, en y asseyant un monsieur, vêtu d'un simple veston de velours. Ce monsieur tournait le dos, on ne voyait de lui que sa main gauche, sur laquelle il s'appuyait, dans l'herbe.

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