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Commentaire ajouté par Lupa 2018-03-10T17:30:33+01:00
Or

À un élan de nostalgie pour les : 1984 de George Orwell, Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, où encore Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, s'est greffée la curiosité et l'envie de sortir de mes étagères un roman dystopique plus "ancien" et peu souvent évoqué.

Attention, il ne s'agit pas d'une antiquité non plus ! Il n'a que 38 ans (deux de moins que le premier film Blade Runner, soit dit en passant), mais a été nommé, en son temps, pour les prix Locus et Nebula du meilleur roman, et revient régulièrement dans des listes de romans d'anticipation préférés chez certains lecteurs.

Avec un roman de ce genre, vous ne serez pas surpris d'apprendre que le XXVe siècle dépeint ici est sinistre et déprimant. D'ailleurs aucune date précise ne filtre avant le dernier chapitre pour millésimer ce monde .On ne parle plus en mois ou en année, mais en bleus ou jaunes pour se représenter le temps passé.

Une façon de nous aviser que le temps, et l'histoire elle-même, n'ont plus de signification pour le peu d'humains qui restent sur terre, puisqu'ils ne travaillent plus, ne raisonnent plus, ne communiquent plus, ne savent même plus lire, ni même ce qu'était un livre !

Le propos central de l'auteur tourne effectivement auteur de cette idée, que l’abrogation de la lecture et la prohibition de l'accès à la connaissance engendreraient l’aliénation et l'effondrement à terme de l'humanité. Et que par opposition, de la résurrection du savoir naîtrait la rédemption du monde des hommes et l'accès à leur libération.

Toutes ces thématiques ne sont pas nouvelles, et je vous mentirais en disant que cette histoire déborde d'originalité, tant les thèmes évoqués ont déjà été traités dans bon nombre de romans ou de films. Mais son attrait n'est pas là !

J'ai d'abord été frappée par la simplicité et la pureté du style, entraînant une aisance à faire défiler les pages assez étonnante, et qui pour moi, s'apparente à de l'habileté.

La surprise m'attendait aussi au tournant face à la poésie teintée de mélancolie de certaines scènes, et ce, dès le premier chapitre, sur le toit de l’Empire State Building. Je me suis d'ailleurs fait la réflexion comme quoi le titre original de "Mockingbird" était bien plus beau que celui de la traduction.

[...]

L'impression que ce roman n'est pas une dystopie traditionnelle ou un roman de SF classique perdurera en moi ! Je garderai à l'esprit l'image d'une parabole aux contours philosophiques, centrée sur l'âme humaine, la force de l'amour, le recouvrement de toutes les libertés, en passant par celle de vivre ou de mourir. Le futur de l'humanité pourra-t-il être secouru par le pouvoir de la connaissance ? C'est une petite lueur d'espoir qui refusera de s'éteindre une fois le livre refermé.

Retrouvez ma chronique complète sur le blog :

http://lup-appassionata.blogspot.fr/2017/12/loiseau-damerique-de-walter-tevis.html

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Commentaire ajouté par PIOUPIOU82 2014-07-29T13:01:43+02:00
Or

Magnifique roman d'anticipation qui met en garde contre les dangers de le technologie. En effet, dans ce bouquin, les hommes ont laissé toutes les tâches quotidiennes aux robots dans le but de se recentrer uniquement sur leur petite personne. Toutes notions de travail, sociabilité, connaissance et même amour sont oubliés au profit de l'individualité: regarder une personne dans les yeux, s'adresser à elle ou la toucher est une "violation de la vie privée". Afin d'atteindre ce bien-être ultime, les hommes ont régulièrement recours aux drogues et sont éduqués depuis leur plus tendre enfance à ne s'intéresser qu'à eux !!! Evidemment, tout ceci fait peu à peu des humains, des êtres robotisés sans sentiments, drogués à longueur de journée et sans aucun intérêt pour ce qui les entourent. Jusqu'au jour où l'un d'eux, Paul Bentley, apprend à lire et à partir de là, plus rien ne sera pareil pour lui ...

Si vous avez aimé un bonheur insoutenable ou encore 1984 (ou d'autre encore du même genre), vous devriez apprécier l'oiseau d’Amérique !!! En tout cas, moi, il m'a beaucoup plu.

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