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Extrait ajouté par MiLn 2015-11-12T16:30:19+01:00

C'est la haine qui tient leurs os en place.Sans la haine,ils s'écrouleraient dans la poussière pour ne plus se relever.

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Extrait ajouté par NathalieCez 2015-02-23T17:40:58+01:00

~ Ne pleure pas, maman.

~ À quoi ça sert de mettre au monde des enfants si c’est pour les sacrifier comme de pauvres bêtes qu’on envoie à l’abattoir !

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Extrait ajouté par HatsuHime 2015-01-31T20:20:29+01:00

La guerre efface les frontières entre le monde des adultes et celui des enfants.

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Extrait ajouté par Enrika 2018-04-08T19:01:02+02:00

Après un long moment, elle a tendu la main vers la rose la plus proche. Elle a caressée du bout des doigts ses pétales. Tamara avait l'impression de voir le cœur de la fleur respirer. « Le parfum des fleurs est leur sang, lui avait dit un jour Shahina. Les fleurs sont courageuses et généreuses. Elles répandent leur sang sans se soucier de leur vie. Voilà pourquoi elles se fanent si vite, épuisée d'avoir offert leur beauté à qui veut bien la voir. »

p.56

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Extrait ajouté par Amnesia-x 2017-11-21T21:40:24+01:00

Le jour où Zahed et Aziz sont revenus de la grande ville, Tamara a reçu une lettre de sa sœur Dalimah. Elle était partie en Amérique quelques années plus tôt suivre un stage en informatique. Elle avait été sélectionnée parmi une centaine de candidats, un exploit.

Mais elle n'était jamais revenue au pays, Dalimah écrivait régulièrement à sa sœur, même si les réponses de Tamara se faisaient rares. Dans ses lettres, elle décrivait sa vie. Il n'y avait pas de guerre là-bas, c'était ça qui la rendait si heureuse. Et si audacieuse. Elle lui proposait souvent de lui envoyer de l'argent, mais Tamara refusait sèchement son aide.

Dans sa lettre, Dalimah lui annonçait qu'elle était enceinte. Son premier enfant. Elle lui écrivait de venir la rejoindre avec les jumeaux. Elle trouverait un moyen de les faire venir en Amérique. Elle laissait entendre que Tamara devrait abandonner Zahed. Le laisser seul avec sa guerre et ses champs d'orangers.

« Comme elle a changé en quelques années ! » se répétait Tamara.

Il y avait des jours où Tamara détestait sa sœur. Elle lui en voulait : comment pourrait-elle abandonner son mari ? Elle ne quitterait pas Zahed. Non. Et elle se battrait elle aussi, même si Dalimah lui écrivait que leur guerre était inutile, qu'il n'y aurait que des perdants.

Depuis longtemps, Zahed ne demandait plus de ses nouvelles. Pour lui, Dalimah était morte. Il ne voulait même pas toucher à ses lettres. « Je ne veux pas être souillé », disait-il avec dégoût. Le mari de Dalimah était ingénieur. Dalimah ne parlait jamais de lui dans ses lettres. Elle savait qu'aux yeux de sa famille il était considéré comme un hypocrite et un lâche. Il venait de l'autre versant de la montagne. C'était un ennemi. Il s'était enfui en Amérique. Pour être reçu là-bas, il avait raconté des horreurs et des mensonges sur leur peuple. C'était ce que Tamara et Zahed croyaient. Comment Dalimah n'avait-elle rien trouvé de mieux à faire, en arrivant là-bas, que d'épouser un ennemi ? Comment avait-elle pu ? « C'est Dieu qui l'a mis sur mon chemin », leur avait-elle écrit un jour. « Elle est idiote, pensait Tamara. L'Amérique a obscurci son jugement. Qu'est-ce qu'elle a pensé en l'épousant ? Qu'elle allait contribuer au processus de paix ? Au fond, elle a toujours été égoïste. A quoi bon lui faire part de nos malheurs ? Son mari pourrait s'en réjouir, qui sait ? »

Dans la brève réponse qu'elle a faite ce jour-là à la lettre de sa sœur, Tamara n'a rien dit sur le séjour d'Aziz à l'hôpital. Ni sur la bombe qui venait de tuer ses beaux-parents....

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Extrait ajouté par paultuc 2016-10-06T15:35:45+02:00

Tout à l'heure quand tu m'as parlé de ces voix que tu entendais, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ces enfants sacrifiés et aux déchirements de douleur de leurs parents. JE CROIS QUE TU PORTES EN TOI LE DEUIL DE TOUS CES ENFANTS MORTS; jE CROIS QUE C4EST CELA QUE TU ENTENDS et dont tu souffres. C'est peut-être le dernier message que ton frère t'a envoyé quand il a appuyé sur le détonateur. On ne peut pas tout expliquer. Même la guerre, on ne peut pas l'expliquer quand elle tue des enfants

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Extrait ajouté par MiLn 2015-11-12T16:27:10+01:00

Elle se laissait bercer par la musique des insectes,levait la tête en cherchant la lune des yeux.Elle la regardait comme si c'était une vieille amie qu'elle venait rencontrer.

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Extrait ajouté par MiLn 2015-11-12T16:25:43+01:00

La vengeance est le nom de ton deuil.

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Extrait ajouté par MiLn 2015-11-12T16:22:54+01:00

Ne crois pas,parce que je suis venu chez toi avec une mitraillette,que je n'ai pas les yeux et les oreilles d'un poète.

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Extrait ajouté par MiLn 2015-11-12T16:18:49+01:00

-Il y a une voix dans ma tête.Elle parle toute seule.Je n'arrive pas à la faire taire,elle dit des choses étranges...

-Je ne peux pas les raconter,je les oublie...

C'était un mensonge.Il ne les oubliait pas.

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