Livres
558 483
Membres
606 926

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par anonyme 2017-04-12T16:57:16+02:00

-Ta grand-mère avait réellement un chien qui s'appelait Flubby ?

Il laisse échapper un léger rire.

-Oui.

-C'est bien.

-Pourquoi ?

-J'avais envie que ça, au moins, ça soit vrai.

-Parce que tu adores ce genre de sale roquet ?

-Parce que j'aime l'idée qu'un jour il y a eu de sales roquets dont l'un s'appelait Flubby. C'est chouette. Ca vaut la peine de s'en souvenir.

Il bondit de son lit de camps avant que j'aie le temps de m'en rendre compte, il m'embrasse, et je plonge en lui, là où rien n'est caché. A présent, il s'ouvre à moi, ce garçon qui m'a soutenue et trahie, qui m'a ramenée à la vie et rendue à la mort. La colère n'est pas la réponse, non, pas plus que la haine. Couche par couche, ce qui nous sépare s'évanouit jusqu'à ce que j'atteigne le centre, la région sans nom, la forteresse sans défense, la douleur sans âge et sans fond, l'unique singularité de son âme, préservée, infinie.

Et je me retrouve avec lui- j'y suis déjà.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2017-04-12T16:35:14+02:00

-Mon esprit ne restera pas toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2017-04-12T16:30:52+02:00

Il avait besoin de temps pour guérir, hélas le temps n'existait plus.

Il s'appuya contre le capot du véhicule et leva les yeux vers le ciel incrusté d'étoiles, exempt de toute lumière crée par les humains, ces mêmes étoiles qui brillaient déjà avant que l'humanité s'éveille. Les mêmes étoiles depuis des milliards d'années. Quelle importance le temps avaient-il pour elles ?

-Ephémère, chuchota Evan. Mon Ephémère.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2017-04-12T16:22:21+02:00

Il savait ce qui arriverait ensuite. Il l'avait toujours su. Sa mort était le prix à payer pour l'avoir trouvée prisonnière dans la neige, l'avoir ramenée chez lui et remise sur pied. Aujourd'hui, les vertus sont des défauts, et sa mort le prix de l'amour. Pas la mort de son corps. Son corps était un mensonge. La véritable mort. La mort de son humanité. La mort de son âme.

Dans les bois, dans le froid mordant, à la surface d'une mer sans limite, chuchotant son nom, confiant son souvenir au vent, à l'étreinte du silence, aux arbres-sentinelles et à la bienveillance des étoiles fidèles, tel son homonyme, pure et éternelle, univers infini contenu dans tout ce qu'elle est. Cassiopée.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2017-03-30T20:14:51+02:00

Puis Evan Walker a saisi mon visage entre ses mains et m'a embrassé sur les lèvres.

-Tu peux mettre un terme à tout ceci, Cassie. Toi. C'est comme ça que ça doit se passer. Ca doit être toi. Il m'embrasse de nouveau. Mon sang tache son visage, ses larmes, le mien.

-Je ne peux pas te faire de promesses, cette fois, dit-il à toute allure. Mais toi, tu le peux. Promets-moi, Cassie. Promets-moi que tu mettras un terme à tout ça.

J'ai hoché la tête.

-Oui, je le ferai.

Ma promesse comme une sentence, la porte d'une cellule qui se referme, une pierre autour de mon cou qui m'entraine au fond d'une mer infinie.

Afficher en entier
Extrait ajouté par anonyme 2017-03-30T20:02:03+02:00

On croit se connaître. On pense être la personne qu'on voit dans le miroir. Je t'ai trouvé, et en te trouvant, je me suis perdu. Plus rien n'était clair. Plus rien n'était simple.

J'ai hoché la tête.

-Je me souviens du temps où tout était simple.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:56:49+02:00

Je ne m’inquiète pas pour elle. Il y a une heure, elle n’existait pas. Tu comprends ? Elle n’était rien, littéralement rien. Je vous avais, toi, ton petit frère, et Poundcake, et Dumbo. Elle, elle était à Eux. Elle leur appartenait. Ce n’est pas moi qui l’ai prise. Ce n’est pas moi qui l’ai obligée à monter dans un bus, qui lui ai dit qu’elle était parfaitement en sécurité avant de lui planter une bombe dans la gorge. Ce n’est pas ma faute. Ce n’est pas ma responsabilité. Mon job, c’est de garder mon cul et les vôtres en vie aussi longtemps que possible, et si ça signifie qu’une autre personne, quelqu’un qui ne représente rien à mes yeux, doit mourir alors ce sera comme ça.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:56:17+02:00

IL A OUVERT LES YEUX. Dire que j’avais écrit que ce type avait les yeux d’un brun aussi délicieusement fondant que du chocolat ! Bordel ! Pourquoi me troublait-il autant ? Ça ne me ressemblait pas. Pourquoi l’avais-je laissé m’embrasser, me câliner, et d’une façon générale se morfondre à mes côtés comme un pauvre petit chien extraterrestre perdu ? Qui était ce mec ? De quelle version tordue de la réalité s’était-il transporté dans ma propre version, tout aussi tordue ? Cela n’avait aucun sens. Qu’Evan tombe amoureux de moi était aussi bizarre que si moi je tombais amoureuse d’un cafard, mais comment qualifier mes réactions en sa présence ? Oui, comment on appelle ça ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:56:07+02:00

JE SUIS RESTÉE AVEC LUI JUSQU’À L’AUBE. Assise à côté de lui comme il m’avait veillée dans la vieille ferme. Il m’avait emmenée dans cet endroit contre ma volonté, et ensuite ma volonté l’a amené ici, alors peut-être que cela signifie que nous appartenons l’un l’autre. Ou que nous sommes redevables l’un envers l’autre. De toute façon, aucun dû n’est jamais vraiment remboursé en totalité, pas ceux qui comptent, en tout cas. « Tu m’as sauvé », avait-il dit, et à ce moment-là je n’avais pas compris de quoi je l’avais sauvé. C’était avant qu’il ne me révèle sa véritable identité. Par la suite, j’ai pensé qu’il entendait par là que je l’avais sauvé de tout ce gigantesque génocide humain, ce truc de meurtre en masse. À présent, je songeais que, au fond, il n’avait pas voulu dire que je l’avais sauvé de quelque chose, mais pour quelque chose. Ce qui me flanquait carrément la trouille, c’était l’existence même de ce quelque chose.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:55:56+02:00

Il sortit de la maison et cria le prénom du bébé. Il vérifia dans le jardin de derrière, fila vers la maison des voisins et frappa à la porte. Il cogna à chacune des portes des maisons de la rue. Personne ne répondit. À l’intérieur, les personnes étaient soit trop effrayées pour se manifester, soit malades, soit mortes, ou juste parties. Il se dirigea d’un côté de la rue, marcha le long de plusieurs pâtés de maisons, puis fit de même dans le sens inverse, appelant son petit frère jusqu’à en avoir la voix brisée. Une vieille femme tituba sous son porche et lui hurla de fiche le camp – elle avait une arme. Il rentra chez lui.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode