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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:55:27+02:00

Je ne peux ni le voir ni l’entendre, mais je le sens. Chaque centimètre carré de ma peau fourmille de la sensation d’être observée. Une sensation malheureusement familière, maintenant, présente depuis le tout début. Le vaisseau en orbite au-dessus de nos têtes durant les dix premiers jours avait déjà causé des fêlures dans l’édifice humain. C’était comme une sorte de peste virale différente, entraînant le doute, la peur, la panique. Des autoroutes obstruées, des aéroports déserts, des urgences médicales dépassées, les gouvernements enfermés dans leurs quartiers de haute sécurité, des stocks de nourriture et de gaz, des lois martiales en certains endroits, une absence de loi dans d’autres. Le lion accroupi dans l’herbe haute. La gazelle qui hume l’air. L’horrible calme avant l’attaque. Pour la première fois depuis des millénaires, nous étions de nouveau des proies.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:55:15+02:00

Les questions se multiplient. Où est son escouade ? Ses compagnons d’armes sont-ils tous morts ? À la poursuite de son assassin ? Et si jamais la personne qui l’a tué était une des recrues qui s’est transformée en Dorothée1 ? Que se passera-t-il quand les renforts arriveront ? Je sors mon couteau. Cinq minutes se sont écoulées depuis que j’ai trouvé ce gamin. Si quelqu’un savait que j’étais ici, je serais déjà morte. Je vais attendre jusqu’à la nuit, mais je dois me préparer à la possibilité qu’un autre enrôlé de la 5e Vague se dirige vers moi. J’appuie sur sa nuque jusqu’à trouver le petit renflement sous la cicatrice. Reste calme. C’est comme aux échecs. Mouvements et mouvements contraires.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:55:06+02:00

D’après Sullivan, Evan Walker est venu à bout de toute une escouade à lui seul, de nuit, alors qu’il était blessé et surpassé en nombre ; une sorte d’échauffement à son exploit solitaire de faire exploser entièrement une base militaire. Sur le moment, j’ai trouvé l’histoire de Cassie difficile à croire. À présent, il y a un soldat mort écroulé à mes pieds. Sa brigade a disparu. Et me voilà seule dans les bois avec le silence et le brouillard comme uniques compagnons.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-09-30T19:54:56+02:00

Le vent tombe. Un étrange silence règne dans l’air – le calme avant la tempête. S’il neige, nous serons prisonniers. Moi dans ces bois. Zombie à l’hôtel. Je suis encore à une bonne dizaine de kilomètres des grottes – dois-je prendre le risque de traverser à découvert les vastes étendues, de jour, ou espérer qu’il n’y ait pas de neige au moins jusqu’à la tombée de la nuit ? Toujours le même problème. Les risques. Il n’est plus question que de cela. Pas seulement les nôtres. Les leurs, aussi. S’implanter dans des corps humains, établir leurs camps de la mort, entraîner des enfants à terminer le génocide, c’est un risque fou, et stupide. Comme Evan Walker, discordant, illogique, et vraiment étrange. Les premières attaques ont été brutales d’efficacité, éliminant quatre-vingt-dix pour cent d’entre nous, et la 4e Vague était redoutable : il est plutôt difficile d’organiser une rébellion quand on ne peut faire confiance à personne. Cependant, après cela, leur brillante stratégie a commencé à s’effilocher.

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Extrait ajouté par NoEtJess 2016-09-30T10:40:43+02:00

Mais, moi, j'ai besoin d'obtenir certaines réponses.

- Tu sais ce qui est arrivé à Teacup ?

- D'après ce que j'ai entendu, elle s'est enfuie avec la petite cuillère. Ou avec la soucoupe, j'ai oublié.

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Extrait ajouté par Bidule2 2016-08-05T15:23:54+02:00

Je l’entends dans les doigts glacés du vent qui griffent la fenêtre. Je le sens dans la moquette moisie et le papier peint pourri du vieil hôtel. Et je le sens dans la poitrine de Teacup pendant qu’elle dort. Les bruits sourds de son cœur, le rythme de son souffle, chaud dans l’air froid, l’horloge qui ralentit.

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Extrait ajouté par Lola_si 2016-08-04T12:59:15+02:00

"Il aurait été plus facile de se détourner. De me laisser partir. De croire les magnifiques mensonges plutôt que l'horrible vérité."

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Extrait ajouté par emxsa 2016-08-03T18:42:10+02:00

Une existence virtuelle n'a pas besoin d'une planète physique...

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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-07-13T19:42:13+02:00

Dubuque, a répété Dumbo, perdu. — L’absence de détonation ne peut signifier que trois choses, a commencé Evan. Un : le dispositif fonctionnait mal. Deux : le dispositif n’était pas bien calibré. Ou, trois… Ben a levé la main pour terminer l’explication à sa place. — Ou trois : quelqu’un dans l’hôtel était au courant pour les enfants transformés en bombes humaines, a été capable de retirer le dispositif, de le mettre en sécurité dans un sachet en plastique et a organisé un séminaire sur la meilleure façon de distiller la panique et la paranoïa chez ces crétins d’humains. Le test, c’est pour voir si nous avons un Silencieux parmi nous. — On en a un ! a crié Sammy. Du doigt, il a pointé Evan. — Tu es un Silencieux ! — Ce dont ils ne pourraient être sûrs, s’ils faisaient exploser notre gargote avec quelques missiles bien envoyés, a poursuivi Ben. — Ce qui amène une autre question, a complété Evan : pourquoi soupçonneraient-ils la présence d’un Silencieux parmi vous ? Un lourd silence s’est abattu dans la pièce. Ben pianotait des doigts sur son avant-bras. Poundcake a refermé la bouche. Dumbo ne cessait de tirer son lobe d’oreille. Moi, je me balançais d’avant en arrière sur mon siège, tout en tripotant la patte de Nounours. J’ignorais comment il avait atterri sur mes genoux. Peut-être que je l’avais récupéré pendant que Poundcake avait emmené Megan dans la chambre d’à côté. Je me souvenais de l’avoir vu par terre, mais pas de l’avoir ramassé. — Pourtant, a dit Ben, ils doivent avoir un moyen de savoir que tu es avec nous, non ? Sinon, ils risqueraient d’éliminer leur propre pion. — S’ils étaient certains de ma présence, ils n’auraient pas besoin de ce test. Ils soupçonnent que je suis là, c’est tout. Alors, j’ai compris, ce qui ne m’a pas rassurée.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2016-07-13T19:42:05+02:00

C’EST UN TEST, a dit Evan. Le truc, qui ressemblait à une gélule emplie de liquide vert, était posé sur le bureau, ne présentant plus aucun danger – en tout cas nous l’espérions –, enfermé dans un petit sachet en plastique, du genre de ceux que votre mère utilisait à l’époque des jours heureux – disparus depuis longtemps – pour garder le sandwich de votre déjeuner au frais. — Quoi, tu veux dire qu’ils sont encore en phase de recherche et développement pour transformer les humains en bombes ? a demandé Ben. Il était appuyé contre le rebord de la fenêtre brisée, tremblant de froid, mais quelqu’un devait surveiller le parking et il ne voulait confier cette tâche à personne. Au moins Ben avait-il retiré ce hideux sweat-shirt jaune à capuche trempé de sang (il était hideux avant même d’être imprégné de sang), et il avait enfilé un simple sweat noir, qui le faisait presque ressembler à celui qu’il était avant l’arrivée des Autres. Assis sur le lit, Sam a gloussé avec hésitation, semblant se demander si son Zombie adoré plaisantait ou non. Je ne suis pas psy, cependant je soupçonne Sam d’avoir effectué une sorte de transfert sur Ben, étant donné que notre père ne sera plus jamais là.

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