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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Didie6 2015-02-20T11:30:10+01:00

Les livres ou les gens, me demandes-tu. Choix difficile, je dois dire. J'ignore si les gens signifient plus que les livres - en tout cas, ils ne sont ni plus sympathiques, ni plus drôles, ni source de davantage de consolation… Pourtant, j'ai beau tourner et retourner la question, au bout du compte, je me vois quand même contrainte de choisir les gens. Même si ma vie était en jeu, je ne saurais expliquer pourquoi j'ai le mauvais goût de préférer les gens. Quand on considère les chiffres bruts, les livres gagnent sans contestation possible - de toute ma vie, j'ai peut-être aimé une poignée de gens en comparaison aux dizaines ou centaines de livres (et là, je ne compte que les livres que j'ai vraiment adorés, ceux dont la simple vue vous réjouit, qui vous font toujours sourire malgré les aléas, ceux qui reviennent sans cesse comme un vieil ami et dont on se souvient où on les a "rencontrés" pour la première fois). Mais cette poignée de gens qu'on aime … en fait, ils valent tous ces livres.

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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Didie6 2015-02-20T11:29:03+01:00

Les livres lui avaient servi de remparts, oui, mais pas seulement. Ils l'avaient protégée du monde extérieur en le réduisant à une espèce de toile de fond bien moins tangible que les aventures fictives dont elle se délectait.

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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Didie6 2015-02-20T11:28:20+01:00

Quel plaisir y a-t-il à lire un livre merveilleux, si on ne peut pas le signaler à d'autres personnes, en parler et le citer à tout bout de champ ?

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Il ne savait même pas ce qu'il pensait d'elle et de son habitude de lire en permanence. Il y avait quelque chose de presque pétrifiant chez une femme qui préférait si ouvertement les livres aux gens, peu importe lesquels.

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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Dadouche 2015-05-22T09:13:54+02:00

Tu sens ? L'odeur des livres neufs. Des aventures pas encore lues. Des amis dont on n'a pas encore fait la connaissance, des heures d'escapade hors de la réalité qui attendent.

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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Biibette 2015-04-05T21:52:27+02:00

Tout va bien se passer, tenta-t-elle de se convaincre. Tout va rentrer dans l’ordre. Aucune catastrophe… Elle se corrigea : Aucune catastrophe majeure ne peut se produire tant qu’on a des livres et de l’argent.

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A bien des égards, c'était la librairie de ses rêves, surtout parce que tous les livres y avaient déjà été lus. Les livres déjà lus étaient les meilleurs.

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Les livres ou les gens, me demandes-tu?...Même si ma vie était en jeu, je ne saurais expliquer pourquoi j'ai le mauvais goût de préférer les gens. Quand on considère les chiffres bruts, les livres gagnent sans contestation possible- de toute ma vie, j'ai peut-être aimé une poignée de gens en comparaison aux dizaines ou centaines de livres...Mais cette poignée de gens qu'on aime...en fait, ils valent tous ces livres.

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Extrait de La Bibliothèque des cœurs cabossés ajouté par Didie6 2015-02-20T11:27:56+01:00

Dans les livres, les gens étaient charmants et amicaux, et la vie suivait des scénarios déterminés. Si une personne avait un rêve, on pouvait être assuré qu'il se réaliserait avant la fin du texte. Et qu'elle trouverait quelqu'un en compagnie de qui le vivre. Dans la réalité, on pouvait être presque certain que rien de tel ne se produirait.

-Ils sont conçus pour être mieux que la réalité, reprit-elle. Plus grands , plus drôles, plus beaux, plus tragiques, plus romantiques.

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Pour autant, elle témoignait de la puissance des livres. Non qu'ils apaisent en quoi que ce soit la douleur inhérente à la guerre, lors de la perte d'un être cher, ni qu'ils contribuent à la paix dans le monde, mais Sara ne pouvait s'empêcher de penser qu'en temps de guerre comme de paix, l'ennui était l'un des plus grands fléaux et qu'il conduisait progressivement à un épuisement insupportable. Rien de franchement spectaculaire, juste un lent travail de sape de notre envie de vivre et de notre énergie.

Dans ces moments-là, quoi de mieux qu'un livre? A fortiriori un livre qui tenait dans une poche de manteau.

La bibliothèque des cœurs abaissés, Fox and Sons, page 163

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