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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T16:21:03+02:00

— Je lisais avant que vous ne m’interrompiez.

— Ah, d’accord. Mais qu’est-ce que vous lisiez ? Les hiéroglyphes sur le mur ?

— Non.

Wes pose les mains de part et d’autre de l’encadrement de l’alcôve et se penche sur elle avec un regard malicieux. 

— Je sais que vous me cachez quelque chose. Vous êtes rouge comme une pivoine.

Margaret sent sont coeur s'affoler.

— Non, pas du tout.

— Je le savais ! Je savais que vous n’étiez pas parfaite. Que cherchez-vous donc à me cacher ?

— Rien du tout.

Wes tend la main vers l’oreiller, mais elle lui attrape le bras. Cela ne fait que l’encourager ; il dégage son bras et s’appuie contre elle pour la bloquer tandis qu’il récupère le livre caché dans son dos. Puis il se recule d’un bond léger en jubilant et examine la couverture.

La mort plutôt que cette humiliation. Margaret se prend la tête entre les mains. Elle revoit en pensée la couverture du roman, le scandaleux triangle de peau dévoilé par la chemise déboutonnée du héros et l’air de pure extase sur le visage de l’héroïne, tandis qu’il la couche sur le bureau au milieu des alambics et des livres. Oh, mon Dieu ! Comment a-t-elle cru qu’elle pourrait lire tranquillement son livre en restant dans la même pièce que Wes ?

À travers l’écran de ses doigts, elle relève les yeux vers lui. Un immense sourire illumine son visage.

— L’Alchimiste apprivoisé. Ah !

— Vous n’avez pas assez de vos propres livres à lire ? Rendez-le-moi !

Wes l’ignore. Il feuillette les pages d’un air tellement réjoui qu’on dirait qu’il est ivre. En quelques secondes, il trouve ce qu’il cherchait : « Là ! », dit son index accusateur planté sur la page. Margaret le regarde parcourir le texte avec une crainte grandissante, renforcée par le fait de le voir prononcer silencieusement chaque mot à sa manière lente et concentrée. Il hausse les sourcils au fil de sa lecture et, quand ses yeux reviennent sur elle, ils pétillent de malice, et ses dents découvertes par son large sourire brillent au soleil.

Rien à faire, cet homme est un démon, se dit Margaret.

— Eh bien, eh bien, Miss Welty. En voilà une lecture inconvenante !

— Rendez-moi mon livre, Wes, lance-t-elle d’un ton sec, pour le regretter aussitôt.

Elle a commis l’erreur fatale de laisser son sentiment d’humiliation percer dans sa voix. Cela ne fait que le rendre plus espiègle encore.

Il s’assied à côté d’elle sur la banquette de la fenêtre en gloussant.

— Je vais vous le rendre. Mais jamais, au grand jamais, je n’aurais pensé que vous étiez du genre à lire de telles obscénités.

— Ce ne sont pas des obscénités.

— Ah, non ? Et ça alors, c’est quoi ? (Il se racle la gorge et se met à lire avec une intonation exagérément lubrique.) « Alors qu’il lui soulevait la jambe pour la poser sur son épaule et qu’il lui embrassait l’intérieur de la cuisse… »

Toutes les pensées rationnelles s’effacent de l’esprit de Margaret, qui n’est plus rempli que du fracas d’un hurlement réprimé. Elle est prise d’une furieuse envie de griffer et de mordre, une impulsion qu’elle n’a plus ressentie depuis l’enfance, quand un apprenti de sa mère avait cassé l’un de ses fusils miniatures. Elle redevient cette enfant des bois, aussi féroce qu’un fauve, et se jette sur lui pour lui reprendre le livre. 

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Extrait ajouté par Alma19 2023-03-06T19:41:15+01:00

— Sais-tu combien de fois j’ai rêvé de faire ça ?

(Il se délecte de voir son visage tout entier rougir, et de la manière dont elle gémit à chaque mot qu’il susurre contre sa peau. C’est d’un adorable absolu.) Depuis que j’ai découvert cette scène dans ton livre, cela m’a mis au supplice de te regarder le lire. D’une voix aussi douce que le miel, elle dit :

— Dans ce cas, si tu arrêtais de parler et que tu mettais fin à ce supplice pour nous deux ?

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T20:45:07+02:00

Mrs Wreford baisse le regard sur le bol de soupe encore plein.

— Tu n’as pas mangé.

— Je n’ai pas faim. Je suis juste fatiguée.

— Dans ce cas, pourquoi ne resterais-tu pas ici cette nuit ? Je n’ai pas envie que tu rentres chez à toi à cheval dans le noir et sous la pluie, surtout maintenant que le hala a goûté pour la première fois au sang des hommes.

Margaret n’aime pas l’idée d’être recueillie comme un chat errant.

— Ça ira. J’ai souvent fait le trajet.

— Quand cesseras-tu de me combattre, Maggie ? (La frustration qu’elle perçoit dans la voix de Mrs Wreford la prend par surprise.) Moi, je n’ai pas eu d’enfants, alors je te considère un peu comme ma fille. Pour ma tranquillité d’esprit, reste, s’il te plaît. Tu me feras une faveur. Ce n’est que pour une nuit.

— D’accord, dit-elle doucement. Mais Wes… Mr. Winters, il…

Mrs Wreford donne un coup de menton en direction de la fenêtre.

— Il a presque enfoncé ma porte quand il a appris que tu étais ici, mais je lui ai dit que tu avais besoin d’un peu de calme pour le moment.

Margaret tend le cou pour regarder par la fenêtre. Wes se tient sous un auvent. Avec ses cheveux plaqués par la pluie des deux côtés de son visage, il a l’air à moitié noyé. Il repousse gentiment la tête de Comète, qui lèche les revers de son manteau trop grand. Puis, juste à cet instant, il relève la tête et croise le regard de Margaret. Le sourire qu’il lui adresse est étonnamment lumineux, mêlé d’une autre chose qui retourne le cœur de Margaret comme un chien montrant son ventre. 

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T20:43:21+02:00

Il entend du bruit de l’autre côté, puis le cliquetis de la serrure. Le nez de Margaret et un œil marron apparaissent dans le mince interstice de la porte entrebâillée, qu’elle tient du bout des doigts.

— Salut, dit-il.

— Bonjour.

Les détails exacts de leur conversation de la veille au soir sont un peu embrouillés, mais ils sont restés en bons termes, estime Wes. Cette incertitude lui tord l’estomac, déjà bien instable. C’est peut-être toute cette histoire de proposition de mariage qui la rend si méfiante. Seigneur, si seulement il apprenait à la boucler de temps en temps…

— Euh…, dit-il, vous allez me parler comme ça derrière votre porte, ou… ?

Margaret ouvre en grand le battant, et Wes doit se maîtriser pour ne pas avoir un mouvement de recul. Elle porte un peignoir à fleurs fermé par une ceinture à la taille. Ses cheveux mouillés sont sombres, couleur de terre, et sa peau encore rougie par la chaleur de la douche.

À ce point de sa vie, Wes a depuis longtemps oublié ce que c’est d’être embarrassé face à différents stades de nudité. Ses sœurs se promènent dans l’appartement dans toutes sortes de tenues : jupe en vichy et tablier peu flatteur, combinaison et nuisette en soie, pyjama ample, serviette de bain, et l’unique robe à paillettes qu’elles se partagent. Mais découvrir Margaret dans cette tenue intime le rend muet. Elle a l’air vulnérable, plus désarmée qu’il ne l’a jamais vue. Son visage est impassible, mais attentif, comme si elle jaugeait sa réaction ou s’attendait à ce qu’il fasse l’un de ses commentaires espiègles. Mais, pour une fois, Wes n’a rien à offrir.

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T16:12:49+02:00

«  Ça ne me gêne pas de rester seule », lui avait-elle dit.

Comment a-t-elle pu se convaincre aussi longtemps de ce mensonge ? »

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T16:11:39+02:00

Il n’aura fallu que quarante-huit heures pour qu’elle regrette sa décision.

Weston Winters est un cauchemar. Il est partout, même quand il n’est pas là. Margaret le trouve dans ses chaussures boueuses abandonnées dans le vestibule ; dans les manuels d’alchimie de sa mère éparpillés sur la table de la cuisine ; dans les notes étranges et indéchiffrables qu’il laisse traîner dans toute la maison. C’est insupportable. Margaret aime que son monde soit simple, bordé, ordonné. Elle aime sa solitude et le rythme lénifiant de ses tâches ménagères qui l’empêchent de penser. Elle aime la compagnie silencieuse et rassérénante de Balourd. Elle aime mener sa vie sans se poser de questions. Weston, quant à lui, n’aime apparemment que le bruit et le chaos. Ou alors, c’est qu’il se réjouit de la plonger dans le désarroi. Impossible de savoir. Ce qui est certain, en revanche, c’est combien l’élan de sympathie qu’elle a eu à son égard était mal à propos. 

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T16:09:11+02:00

La porte s’ouvre, et le souffle qu’il retenait dans sa poitrine s’échappe d’un coup. Une fille se tient sur le seuil. À la faible lumière du porche, elle ressemble à un poème qu’il a lu avant d’abandonner l’école, ou à l’une des aos sí dans les contes que lui racontait sa mère. Alors que ses yeux s’accoutument à la pénombre, son visage se dessine plus nettement. Ses cheveux, dorés et en bataille. Sa peau, d’une blancheur crémeuse. Wes se prépare à sentir le coup de foudre le frapper.

Mais rien ne vient. À la regarder plus attentivement, cette fille est bien moins belle et affiche un air bien plus revêche qu’il ne s’y attendait. Sans parler du fait qu’elle est incroyablement démodée, à en croire les critères de ses sœurs, avec ses longs cheveux et sa robe plus longue encore. Elle le toise avec une moue sévère, les yeux mi-clos, comme s’il s’agissait de l’être le plus insignifiant et le plus méprisable à avoir jamais osé frapper à sa porte.

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Extrait ajouté par SweetMeetsEvil 2023-04-14T16:07:50+02:00

Balourd se libère de l’étreinte de Margaret, l’arrachant brutalement à ses pensées.

— Oh non, pas question !

Elle s’empare à pleines mains de ses oreilles, puis dépose un baiser au sommet de son crâne. Balourd se recroqueville, et Margaret ne peut s’empêcher de sourire. Elle adore l’asticoter ; c’est l’un de ses rares plaisirs dans la vie.

Le chien secoue la tête avec indignation quand elle le lâche enfin, puis se met hors de portée d’un pas sautillant. Il reste là, la tête hautainement dressée, la langue pendante, une oreille rose retournée. Pour la première fois depuis plusieurs jours, Margaret éclate de rire. Il l’aime, elle le sait ; simplement, il le cache bien, ce fier cabotin. Elle, elle l’aime sans chercher à le dissimuler, et plus que toute autre créature au monde.

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Extrait ajouté par oceoceoce21 2023-06-07T23:06:17+02:00

Aider une personne revient à rendre meilleur le monde entier.

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Extrait ajouté par oceoceoce21 2023-06-07T23:25:10+02:00

Peut être que tout le monde a en lui un autre soi qui attend l'occasion de se manifester, invisible comme la face cachée de la lune.

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