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La Châtelaine de Wildfell Hall



Description ajoutée par Hillja 2017-06-06T10:26:56+02:00

Résumé

Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall ? D’où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils ? Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite commune et éveille l’intérêt d’un cultivateur, Gilbert Markham. Naît entre eux un amour qu’elle refuse de toutes ses forces. De plus, la famille de Gilbert s’oppose à cette relation et, petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Pourquoi un voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ? Entretiendraient-ils une liaison ?

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Classement en biblio - 164 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2014-11-11T17:58:50+01:00

— Ne sais-tu pas que tu es un morceau de moi-même ? Tu ne peux te faire du mal à toi-même ou te dégrader sans que je le sente et que j’en souffre.

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Commentaires récents

Argent

Ce roman m'a beaucoup plus, notamment grâce à Helen, l’héroïne. D'abord, on la découvre, puis, on apprend doucement à la connaître et enfin, on finit par la comprendre et à espérer son bonheur. Je l'ai trouvé très touchante, forte et indépendante, ce qui m'a surpris pour une femme de cette époque. C'est un personnage très moderne et c'est en partie cela qui fait son charme et celui du roman.

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Commentaire ajouté par einoha 2019-09-25T01:44:52+02:00
Diamant

Mazette, quelle lecture fabuleuse !

Anne Brontë n’a absolument rien à envier à ses deux soeurs, dont les romans sont pourtant plus célèbres : le sien est superbe. Une écriture fluide, une héroine courageuse, une romance discrète... et du féminisme !

Le roman datant de 1848, certains propos sont terriblement avant-gardistes en particulier ceux sur l’éducation des garçons VS celles de filles, sur le mariage et l’égalité des sexes dans cette institution. L’ouvrage est d’ailleurs souvent considéré comme l’un des premiers romans féministes, et à raison selon moi.

A mettre entre toutes les mains :)

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Or

Sous ses airs de classique typique, ce roman m’a enchantée par son originalité.

Au 19° siècle, une mystérieuse veuve vient s’installer avec son jeune fils dans un manoir abandonné, à l’écart du village. Gilbert, le narrateur au début du récit, est intrigué et très vite charmé par la jeune châtelaine du manoir de Wildfell Hall. Malgré leur affection mutuelle, Mrs Graham l’éconduit sous de faux prétextes… Gilbert tente alors par tous moyens de percer le mystère qui l’entoure, tant et si bien qu’elle finit par lui faire lire son « journal intime », qui constitue la narration principale du roman.

Et alors là… le drame, l’incroyable se déroule sous nos yeux. Dans son journal, Helen nous décrit son mariage, des premières amours à la lucidité. Anne Brontë, contrairement aux auteurs et autrices de son temps, n’hésite pas à développer des personnages qui tombent en pleine disgrâce, physique et surtout morale. Les comportements brutaux sont beaucoup moins sous-entendus que dans d’autres romans et pourtant la morale chrétienne y tient une place aussi grande.

J’ai beaucoup aimé que les manières ultra policées des bourgeois du 19° siècle s’effacent dans ce roman, qu’Anne Brontë nous montre en quelque sorte l’envers du décor. J’ai trouvé cela à la fois très réaliste et très « rafraîchissant », cela rend le roman très moderne.

Comme souvent dans ce type de roman, les personnages m’ont un peu lassée par leur trop grande morale, ils et elles se créent eux-mêmes des obstacles à leur bonheur (comme Anne de Persuasion ou Jane Eyre). Je réalise que cela m’empêche de m’attacher à eux et elles, car on ne réfléchit pas vraiment de la même façon !

Il n’empêche que La châtelaine de Wildfell Hall (le titre est traduit de différentes façons selon les éditions) est un excellent classique victorien. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j’ai aimé lire les tourments amoureux d’Helen à la façon des romans de Jane Austen, tout comme la déception que fut son mariage et qui est une lecture totalement inédite pour ma part dans ce type de littérature.

Si vous aimez les classiques britanniques, je ne peux que vous le recommander : ce roman d’Anne Brontë n’a rien à envier à ceux de ses sœurs ! (La préface explique d’ailleurs pourquoi ce roman est beaucoup moins connu que Les Hauts et Jane Eyre… il provoquait trop les mœurs et, à la mort de sa sœur, Charlotte aurait refusé de le faire rééditer, malgré son succès à sa parution – avant que le public sache que « l’auteur » était en fait une femme)

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Commentaire ajouté par Mellana 2019-06-06T18:50:33+02:00
Bronze

Dans l'ensemble je l'ai plutôt bien aimé mais ça n'a pas été un coup de cœur.

Spoiler(cliquez pour révéler)Pour commencer, j'ai été déçue par le style. Je ne sais pas si la traduction est fautive dans mon cas (j'ai lu l'édition Archipoche), mais je l'ai trouvé maladroit et simpliste. Je dois avouer que j'ai été très étonnée, car j'avais adoré son style dans "Agnes Grey", que je trouvais léger et plein de finesse, or il s'agissait de son roman précédent, elle aurait donc dû s'améliorer entre-temps ou du moins rester au même niveau. Il y a par exemple pas mal de répétitions et de maladresses dans le choix des termes, ainsi que des coquilles (pour cela seul l'éditeur est fautif évidemment). Ce n'est pas non plus quelque chose de très choquant mais compte tenu de ce que j'en attendais, je n'ai pas pu m'empêcher d'être désappointée. De manière plus générale, je n'ai pas eu l'impression de lire un roman victorien, mais plutôt un roman historique contemporain et ce que je reproche à ces derniers c'est de manquer la plupart du temps de ce charme suranné qui me plaît tant dans la littérature victorienne.

L'autre point noir du roman ce sont les défauts des personnages. Et je parle des défauts d'un point de vue extérieur à l'histoire.

Tout d'abord, j'ai trouvé que les deux narrateurs n'étaient pas assez caractérisés dans leurs pensées et leurs tournures de phrases, les lettres de Gilbert et le journal d'Helen ne se différencient pas assez à mon goût. Le roman y perd beaucoup à mon sens, car le récit seul ne suffit pas à faire d'un roman un chef-d'œuvre, et c'est ce qui me pousse personnellement vers les classiques de cette société : ceux que j'ai lus jusqu'à maintenant sont des bijoux de finesse psychologique et de caractérisation des personnages. Ce n'était pas assez marqué ici.

Ensuite, j'ai à plusieurs reprises été interloquée par les actions et les libertés que prenaient certains personnages. Je n'ai pas pris de notes mais je me souviens de plusieurs situations où ils agissaient de façon ridicule et exagérée, particulièrement en prenant en compte le contexte social rigide de bonnes manières et de stoïcisme. Ils avaient tendance à crier, à s'énerver dans des discussions alors que rien ne justifiait une telle perte de contrôle, à jouer les "drama queens" comme j'appelle ça, et dans un tel récit je trouvais que ça sonnait extrêmement faux. Dans les "Hauts de Hurlevent", dont je ne suis pas une très grande fan, de tels comportements viennent de façon naturelle, logique presque, car le récit n'est pas du tout terre-à-terre, mais ici ce n'est pas le cas et ça retombe à plat ou pire, ça me choque. Alors oui, en tant que lectrice du XXIème siècle ça peut sembler étrange étant donné que "j'en ai vu d'autres" mais étant plongée dans ce genre de littérature où certaines choses ne se disent pas et ne se font pas, j'ai justement été d'autant plus choquée par la violence gratuite que contenaient certains actes, de manière directe ou indirecte.

Je veux parler du personnage de Gilbert, que je n'ai pas du tout apprécié. C'est un homme incroyablement puéril, vaniteux et lourd, insatisfait dès qu'on ne lui accorde pas ce qu'il veut, poursuivant Helen de ses assiduités alors qu'elle se montre froide, et lui reprochant son attitude distante envers lui. Pire que ça même, son comportement envers Lawrence m'a outrée : je n'ai pas compris comment il a pu penser que c'était normal de l'agresser, sous le prétexte qu'il le soupçonnait d'avoir une liaison avec Helen... J'étais soufflée à ce moment de ma lecture, d'autant qu'il l'abandonne sur la route déserte et n'éprouve aucun remords, à part lorsqu'il apprend la nature exacte des relations entre lui et Helen. Pour être sincère ce n'est pas du tout le genre d'homme que j'aurais destiné à Helen ; en ce qui me concerne il me répugne et il devrait encore plus la répugner étant donné son passé conjugal.

Ce qui m'amène finalement à l'histoire d'amour du roman. Autant le dire, je n'y crois pas une seconde. Je ne vois pas du tout ce qu'ils peuvent avoir en commun, tant sur le plan intellectuel, que sur un plan personnel.

Helen est une femme de bonne naissance, cultivée et raffinée, et si Gilbert n'est pas un paysan illettré, ils sont loin d'être au même niveau. Je me rappelle d'Emma, où Robert Martin, s'il bénéficie du respect de M.Knightley, est clairement dans une classe sociale, et l'écart entre la sienne et la gentry me paraît être un écart assez grand, même sans parler purement de conventions sociales. C'est d'ailleurs la première fois dans un roman que je vois une différence de rang social où la femme est plus élevée que l'homme.

Sur le plan personnel, Helen a déjà été mariée et été douloureusement désabusée. Elle est meurtrie et particulièrement méfiante sur le sujet. J'aurais donc souhaité la voir rencontrer un homme très doux, patient et même peu séduisant. Un homme qui aurait attaché plus d'importance à lui faire du bien en tant qu'ami plutôt que de vouloir à tout prix la séduire. Peut-être un homme qui n'aurait pas été vu comme un prince charmant, quelqu'un comme Roger Hamley de "Femmes et filles", ou le colonel Brandon de "Raison et Sentiments", ou M.Weston d'"Agnes Grey" tiens. Certainement pas un "gentleman farmer" immature, fougueux et possessif.

Je trouve donc leur histoire d'amour peu crédible, très fade, et malheureusement elle occupe la majeure partie de l'intrigue (sauf le journal d'Helen). En fait sur ce sujet, j'ai à faire au roman le reproche inverse que j'ai pu faire à "Nord et Sud" : dans celui-ci je regrettais que l'intrigue laisse si peu de place à la romance comparativement aux problèmes sociaux, et ici je regrette que la romance soit aussi centrale.

D'ailleurs, M.Hargrave est insupportable à l'héroïne mais quant à moi je ne le trouve pas pire que le héros qu'elle choisit pourtant. En tout cas il n'est pas plus violent.

Le roman comporte néanmoins de très bons aspects, à commencer par le thème des maltraitances conjugales. En cela, comme avec son roman précédent, Anne Brontë ne recule pas devant les difficultés qu'il y a à aborder un tel sujet. Toujours décrite comme la plus douce et la plus conciliante des enfants Brontë, il faut toutefois reconnaître que cette description s'accorde peu avec l'audace dont elle a fait preuve dans ses romans, et en particulier celui-ci. Elle n'hésite pas à démasquer une société idéalisée et bien nette pour en montrer les dessous.

Ainsi nous assistons aux ébats de la jeunesse de gentry qui n'a aucun scrupule à s'enivrer, faire preuve de violence et qui est pourtant intouchable. La déchéance d'Arthur est extrêmement crédible, particulièrement bien décrite, effrayante et déprimante sans tomber jamais dans la démesure ou le ridicule. Je n'ai pu m'empêcher de penser qu'Anne connaissait très bien son sujet, quant à savoir si elle s'est seulement inspirée de son frère ou si elle a pu assister à certaines choses en tant que gouvernante dans plusieurs familles, c'est une autre question.

Pour ces raisons j'ai préféré la partie du récit consacrée au journal intime d'Helen, d'une très grande modernité, plutôt que celle où l'on suit Gilbert.

Je n'ai malheureusement pas eu le plaisir du suspense de l'intrigue, car m'étant intéressée il y a un moment déjà aux sœurs Brontë, ce "détail" m'avait déjà été révélé.

Il est également beaucoup question de rédemption, à la fois pour le mari d'Helen, mais aussi pour ses amis (Hattersley...).

Lors de la lecture on peut penser qu'Helen pousse le sens du dévouement un peu loin, mais au vu des valeurs de l'époque, dont en particulier l'importance de la religion, et le fait que cette dernière faisait partie intégrante de la vie des femmes, ça ne paraît pas aberrant, bien au contraire.

Pour conclure, c'est un livre qui comporte plusieurs qualités, qui se lit plutôt avec plaisir, sans s'ennuyer, mais à qui il manque cette touche qui me fait vibrer au cours de certaines lectures. Je lui préfère "Agnes Grey", moins puissant certes, mais beaucoup plus fin, délicat et charmant.

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Commentaire ajouté par Nocturis 2019-05-23T20:33:25+02:00
Or

Un très bon roman, l'auteure réussi à nous entrainer dans une histoire poignante avec une héroïne qui a vécu beaucoup de malheurs en très peu de temps. Helen et Gilbert sont de très beaux personnages, l'une forte et courageuse, l'autre déterminé et fidèle.

Je ne regrette pas cette découverte qui m'a replongé dans l'Angleterre de l'époque victorienne.

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Commentaire ajouté par Llit 2019-05-07T10:33:56+02:00
Or

Une excellente romance classique ,mais avec un scénario un peu lent ,et sans véritable rebondissement .Ce qui fait le charme de ce cette histoire ,c'est le fait que l'on pointe du doight le fait que les hommes étaient dans les familles riches ,gâtés des leurs plus jeunes âges ,même au détriment de le sœur ,Les femmes n'étaient mise en avant que pour le qualité de mère ou d'épouse ,et était élevées que dans ce but .L'héroine ,de ce roman ,et moderne pour cette époque , elle subvient seule à ses besoins et ceux de son fils ,grâce à ses talents de peintre ,et affirme des son arriver à WILDFELL ne pas vouloir se remarier .Mystérieux et atipique le personnage de la veuve Helen Graham ,ne tarde pas à intriguer ,voir à fasciner le jeune Gilbert Markham .On apprend au fil de notre lecture, le secret de cette femme ,et le courage qu'elle a eu .

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Commentaire ajouté par Kiriu 2019-03-10T12:28:48+01:00
Diamant

COUP DE CŒUR pour ce chef-d'œuvre méconnu de la littérature Britannique. J'admire l'audace qu'il a fallu à Anne Brontë pour publier ce roman considéré comme l'un des premiers romans féministes !

C'est une Anne passionnée et talentueuse que l'on découvre ici, et c'est avec beaucoup de justesse, qu'armée de sa magnifique plume, elle nous décrit les conditions de vie de la femme au XIXème siècle.

Ce roman débute d'abord par le récit de Gilbert Markham qui nous raconte l'arrivée dans le manoir voisin délabré, d'une mystérieuse jeune femme nommée Helen Graham. Celle-ci se déclare veuve et vit seule avec son tout jeune fils. Très vite, sa situation suscitera la curiosité de ses voisins : sa beauté, sa solitude et son désir de rester anonyme alimenteront les ragots. Gilbert en tombe cependant fou amoureux, mais il finit par avoir lui aussi quelques soupçons. Helen lui confie alors son propre journal intime, et c'est ainsi que nous, lecteurs, découvrons l'enfer qu'a vécu cette jeune fille, tombée trop vite sous le charme d'un homme qui s'avérera oisif et totalement dépravé. Anne dénonce non seulement les conséquences du mariage et l'impossibilité pour une femme d'y mettre un terme, mais aussi l'éducation et les trop grandes libertés données aux hommes par leurs mères, ainsi que par toutes les femmes qui semblent trouver normal d'être venues au monde pour les servir, pour ne surtout pas les contrarier, même face aux pires humiliations comme la tromperie, la violence, la débauche, l'alcoolisme... C'est une bien piètre image des hommes et de leur conduite irrévérencieuse que nous offre Anne. Le réalisme des scènes décrites est révoltant et saisissant, s'est-elle inspirée de son frère, Branwell, qui a connu les mêmes excés et en mourrut... ?

Comme ce roman a dû faire sensation à l'époque ! Il est si moderne ! A-t-il été mis volontairement de côté ? C'est en tout cas un roman qui se dévore ! Je l'ai adoré. Les dialogues sont dynamiques, les personnages si bien décrits. Et l'écriture magnifique le rend très plaisant à lire.

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Commentaire ajouté par Debs 2018-07-23T22:22:44+02:00
Argent

Anne Brontë nous décrit comment vivaient les femmes dans la société victorienne et ce n'est pas triste. Un roman féministe fort, bien du chemin a été parcouru depuis et ce n'est pas fini.

J'ai quand même trouvé quelques chapitre un peu longs.

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Bronze

Je ne regrette pas du tout cette lecture, et je la conseille fortement à tous ceux qui aiment le romantisme anglais de l'époque (XIXème siècle), car l'auteur, Anne Brontë, ne faillit pas à la réputation de ses sœurs et manie avec grâce sa plume.

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Commentaire ajouté par camvil91 2018-01-15T10:34:30+01:00
Lu aussi

un très beau classique à lire, avec une plume toujours parfaite : je connais moins Anne que ses deux soeurs mais ce livre très romantique (bien sur) est à connaitre

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Date de sortie

La Châtelaine de Wildfell Hall

  • France : 2016-03-03 - Poche (Français)

Activité récente

Gromard l'ajoute dans sa biblio or
2019-10-18T08:52:47+02:00

Titres alternatifs

  • La recluse de Wildfell Hall - Français
  • La Locataire de Wildfell Hall - Français
  • La dame du manoir de Wildfell Hall - Français
  • The tenant of Wildfell Hall - Anglais

Évaluations

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Les chiffres

Lecteurs 164
Commentaires 41
Extraits 88
Evaluations 56
Note globale 8.16 / 10

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