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Affirmer que les hommes sont des têtes de mules serait insultant. Pour les mules.

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Les hommes sont des créatures contrariantes.

Leur tête et leur cœur ne sont jamais d'accord.

Et, comme les femmes ne le savent que trop bien, leurs actions ne sont, en général, gouvernées ni par l'une ni par l'autre.

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"- Il faut que vous rencontriez mon frère, déclara-t-il avec amusement évident.

- Le vicomte? demanda-t-elle, incrédule.

- La compagnie de Gregory vous plairait peut-être aussi, mais, comme je vous l'ai dit, il n'a que treize ans, et serait capable de poser une grenouille sur votre chaise.

- Et le vicomte?

- N'est pas susceptible de placer une grenouille sur votre chaise, répondit-il gravement.

Kate eut le plus grand mal à ne pas s'esclaffer."

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Anthony Bridgerton se rencogna dans son fauteuil de cuir, fit tourner son scotch dans son verre d'un air pensif, puis lâcha à brûle-pourpoint :

—- J'envisage de me marier.

Benedict Bridgerton, qui était en train de se balancer sur sa chaise - une manie que sa mère détestait -, en dégringola. Colin Bridgerton, quant à lui, avala de travers. Heureusement pour lui, Benedict se releva assez vite pour lui assener une grande claque dans le dos. L'olive que Colin recracha survola la table et manqua de peu l'oreille d'Anthony.

Celui-ci fit mine de n'avoir rien vu. Il n'avait que trop conscience que sa déclaration soudaine était susceptible de provoquer une légère surprise. Peut- être même plus que légère. « Totale » ou « absolue » aurait été plus adapté.

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Il se contenta de croiser les bras et de hausser un sourcil.

— Vous... vous ne me croyez pas, balbutia-t-elle. Je n'arrive pas à croire que vous ne me croyez pas.

Anthony garda le silence. Il lui semblait inconcevable que Kate Sheffield, malgré tout son esprit et toute son intelligence, ne soit pas jalouse de sa sœur. Même si elle n'avait rien pu faire pour éviter cet incident, elle devait sûrement tirer un certain plaisir à voir Edwina ressembler à un rat noyé. Un rat séduisant, certes, mais néanmoins un rat noyé.

De toute évidence, Kate n'avait pas dit son dernier mot.

— Hormis le fait que je serais incapable de nuire à Edwina, riposta-t-elle, comment ai-je, selon vous, réussi à manigancer cet étonnant stratagème ? Ah, bien sûr ! continua-t-elle en se frappant le front, je connais le langage secret des corgis. J'ai ordonné au chien de me faire lâcher sa laisse et, comme j'ai aussi un don de seconde vue, je savais qu'Edwina serait au bord de la Serpentine. Alors, j'ai commandé au chien - par l'esprit, évidemment, car il était bien trop loin pour entendre ma voix - de changer de direction, de se précipiter sur Edwina et de la pousser dans l'eau.

— Le sarcasme ne vous sied pas, mademoiselle Sheffield.

— Rien ne vous sied, lord Bridgerton.

— Les femmes ne devraient pas avoir d'animaux domestiques quand elles sont incapables de les contrôler, déclara-t-il en se penchant d'un air menaçant.

— Et les hommes ne devraient pas accompagner des femmes et leurs animaux en promenade dans le parc quand ils ne savent pas non plus les contrôler, rétorqua-t-elle.

Anthony eut du mal à contenir le flot de rage qui le submergeait.

— Madame, vous êtes un danger pour la société.

Elle ouvrit la bouche comme pour riposter, se contenta de le gratifier d'un sourire mauvais, puis tourna vers son chien.

— Ébroue-toi, Newton !

Newton suivit la direction de son index, pointé droit sur Anthony, et, obligeamment, trottina jusqu'au vicomte avant de s'ébrouer une seconde fois des oreilles à la queue.

— Je... vais... vous tuer ! rugit Anthony qui s'élança vers elle, prêt à l'étrangler.

Kate esquiva l'attaque en se précipitant au côté d'Edwina.

— Allons, allons, lord Bridgerton, railla-t-elle. Ce ne serait pas judicieux de perdre votre sang-froid devant la belle Edwina.

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« Anthony se redressa, se forçant à ramener son attention sur le présent.

— Qui est considérée comme la reine de la saison ? demanda-t-il.

— Edwina Sheffield, répondit Colin après un instant de réflexion. Tu l'as sûrement vue. Elle est plutôt petite, les cheveux blonds, les yeux bleus. Tu la repéreras au troupeau de prétendants qui la suivent partout en bêlant.

— Elle a un cerveau ? voulut savoir Anthony, ignorant le ton sarcastique de son frère.

Colin cilla, comme si la question d'une femme possédant un cerveau ne lui avait jamais traversé l'esprit.

— J'inclinerais à le penser. Je l'ai entendue un jour discuter de mythologie avec Middlethorpe, et elle semblait savoir de quoi elle parlait.

— Bien, fit Anthony en reposant son verre d'un geste décidé. Alors c'est elle que j'épouserai. »

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« — Je crois que je suis prête à retourner là-haut, fit-elle.

Tout à coup, il lui était trop pénible d'être en sa présence, trop douloureux de savoir qu'il appartiendrait à une autre.

Les lèvres d'Anthony esquissèrent un sourire gamin.

— Seriez-vous en train de me dire que je peux enfin m'extirper de sous cette table ?

— Ô mon Dieu ! Je suis vraiment désolée. Je crois que je n'avais même pas conscience de l'endroit où nous étions assis. Vous devez vraiment me prendre pour une nigaude.

— Jamais, Kate, répliqua-t-il sans cesser de sourire. Même quand je vous considérais comme la plus insupportable femelle de la création, je n'ai jamais douté de votre intelligence. »

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De nouveau, Colin émit un grognement. Sauf que, cette fois, on aurait cru qu'on l'étranglait.

- Vous vous sentez bien ? demanda Mlle Sheffield.

- Il va très bien, aboya Anthony.

L'ignorant, elle s'adressa de nouveau à Colin.

- En êtes vous certain ?

Colin hocha la tête avec vigueur.

- La gorge me chatouille.

- Ou peut-être ta conscience, suggéra Anthony.

Colin se détourna délibérément de lui pour faire face à Kate.

- Je crois que j'ai besoin d'un verre de limonade, haleta-t-il.

- Ou peut-être de quelque chose de plus fort, intervint Anthony. De la ciguë, par exemple ?

( la ciguë est un poison mortel)

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"- Le fait est que vous m'avez embrassée.

- Et que vous m'avez embrassé, ne put-il s'empêcher de rétorquer.

Ses joues se teintère d'une rougeur délicieuse.

- Le fait est, répéta-t-elle d'un ton ferme, que c'est arrivé. Et que si vous deviez épouser Ewina -indépendamment de votre réputation, que je ne considère pas comme insignifiante...

- Le contraire m'aurait étonné, l'interrompit-il d'une voix suave.

Elle le foudroya du regard.

- Indépendamment de votre réputation, il serait toujours entre nous. Une fois que quelque chose a eu lieu, on ne peut l'effacer."

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« Kate baissa les yeux, histoire de voir s'il n'y avait pas moyen de lui marcher de nouveau discrètement sur le pied.

— Mes bottes sont très épaisses, mademoiselle Sheffield, la prévint-il.

De surprise, elle releva brusquement la tête.

— Et j'ai l'œil, ajouta-t-il avec un demi-sourire moqueur.

— Apparemment. Avec vous, je vais devoir faire attention où je mets les pieds.

— Seigneur, s'agirait-il d'un compliment ? Le choc pourrait me tuer.

— S'il vous plaît de le prendre pour un compliment, libre à vous. Vous risquez de ne pas en recevoir beaucoup d'autres.

— Vous me blessez, mademoiselle Sheffield.

— Cela signifie-t-il que votre cuir n'est pas aussi épais que celui de vos bottes ?

— Oh, loin de là.

Kate s'entendit rire avant même d'avoir pris conscience de son amusement. »

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