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(Discussion entre Benedict et Eloïse)

- On ne t'a jamais dit que tu étais excessivement indiscrète?

- Si, tout le temps. Où étais-tu?

- Et terriblement obstinée.

- Tout le monde devrait l'être. Où étais-tu?

- T'ai-je dit que j'envisageais d'investir dans une manufacture de muselières pour jeunes filles trop curieuses?

Eloïse lui lança un coussin à la figure.

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 Au bal masqué, reprit-elle d’une voix tremblante, avant même de te voir, j’ai perçu ta présence. Il y avait de la magie dans l’air. Quand je me suis retournée et que je t’ai vu, j’ai eu l’impression que tu m’attendais et que si j’étais venue assister clandestinement à ce bal, ce n’était que pour toi.

Quelque chose de mouillé

tomba sur sa joue. Une larme qu’il avait versée.

— C’est pour toi que j’existe, dit-elle à mi-voix. Pour toi que je suis née.

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— On dit qu’une personne intelligente apprend de ses erreurs, coupa-t-elle en haussant la voix pour couvrir la sienne. Moi, je dis qu’une personne vraiment intelligente apprend aussi des erreurs des autres.

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Hyacinthe :

- Il ne me viendrait pas à l'idée de repriser sans dé à coudre !

- En admettant qu'il te vienne à l'idée de repriser, ironisa Francesca.

Hyacinthe lui décocha un coup de pied, au risque de renverser le service à thé.

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Il s’adossa à ses oreillers, l’air satisfait.

— Je préfère vous voir raisonnable, ajouta-t-il.

Sophie se leva.

— Il faut que j’y aille.

— Où donc ?

— Eh bien... je ne sais pas, répondit Sophie, consciente d’être parfaitement ridicule.

Il lui sourit joyeusement.

— Très bien, allez-y.

Sophie serra ses doigts sur le manche de la cuillère de service.

— À votre place, j’éviterais, l’avertit Benedict.

— Quoi ?

— De me lancer ce couvert à la figure.

— Je n’y songe même pas, répliqua-t-elle dignement.

— Oh que si ! dit-il dans un éclat de rire. Vous y pensez même très fortement, même si vous n’allez pas le faire.

La main de Sophie était si serrée qu’elle en tremblait. Benedict tremblait lui aussi, mais c’était à force de rire.

Sophie se leva, le couvert toujours à la main.

Benedict la regarda, hilare.

— Vous envisagez de l’emporter avec vous ? demanda-t-il.

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« On entend souvent dire que les médecins font les pires malades, mais de l’avis de votre chroniqueuse, n’importe quel représentant de la gent masculine fait un très mauvais malade. On pourrait dire qu’il faut de la patience pour être Un patient acceptable, et Dieu sait que les mâles de notre espèce manquent dramatiquement de cette qualité.

 

La Chronique mondaine de lady Whistledown, le 2 mai 1817. »

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« Il avait presque franchi l’espace qui les séparait lorsqu’il entendit un murmure parcourir l’assemblée derrière lui. Il savait qu’il aurait dû poursuivre son chemin et tenir sa promesse de faire danser Pénélope, mais la curiosité fut la plus forte.

Benedict pivota sur ses talons... ... et se retrouva face à la femme la plus extraordinaire qu’il eût jamais vue.

Il n’aurait su dire si elle était belle. Ses cheveux étaient d’un blond assez classique, et le loup fixé derrière sa tête empêchait de voir la moitié de son visage.

Pourtant, il y avait en elle quelque chose qui le fascina immédiatement  – son sourire, l’éclat de son regard, la façon dont elle observait la salle de bal comme si elle n’avait jamais rien vu d’aussi merveilleux que la bonne  – et folle  – société londonienne arborant les costumes les plus ridicules. Sa beauté venait de l’intérieur. Cette femme était lumineuse. Rayonnante. Irrésistible.

En un éclair, Benedict comprit pourquoi. Elle semblait totalement heureuse. Heureuse d’être où elle était, heureuse d’être qui elle était.

À vrai dire, Benedict n’était pas certain d’avoir déjà connu un tel état d’euphorie. Sa vie était pourtant agréable, pour ne pas dire passionnante. Il avait sept merveilleux frères et sœurs, une mère aimante, des dizaines d’amis. Cette femme, elle ...

« Cette femme connaissait le secret du bonheur. Il devait la rencontrer.

Sans une pensée de plus pour Pénélope, il joua des coudes parmi la foule et s’approcha à quelques pas d’elle. Trois autres gentlemen, qui l’avaient battu de vitesse, étaient déjà occupés à la couvrir de flatteries et de louanges. Benedict la regarda réagir à leurs compliments, intrigué. Elle était différente des autres femmes. Elle ne jouait pas les coquettes, ne semblait pas considérer ces hommages comme un dû. Elle n’affichait pas de mines effarouchées, ne gloussait pas, ne flirtait pas, ne se moquait de personne. En un mot, son attitude ne correspondait pas du tout au comportement habituel de la gent féminine.

Elle se contentait de sourire avec ravissement. Benedict se doutait bien que les compliments étaient censés faire plaisir à leur destinataire, mais jamais il n’avait vu une dame accueillir ceux qu’on lui adressait avec cette joie sans mélange.

Il s’avança d’un pas. Ce bonheur-là, il en voulait sa part. 

— Désolé, messieurs. Mademoiselle m’avait déjà promis cette danse, improvisa-t-il.

Par les deux trous de son masque, un peu trop larges, il la vit ouvrir de grands yeux surpris, puis les plisser, comme si elle riait. Il lui tendit la main, la défiant silencieusement de dénoncer son mensonge.

Elle se contenta de lui adresser ce grand sourire radieux, étincelant, qui le touchait au plus profond de son âme. Ce ne fut que lorsqu’elle posa sa main sur la sienne qu’il s’aperçut qu’il retenait son souffle. »

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Chaque soir, dans mon lit, je pense à vous en me demandant pourquoi vous n'êtes pas avec moi.

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Sophie tourna vivement la tête vers cette dernière et comprit aussitôt qu’elle avait menti.

— Je vais chercher un dé à coudre, répéta-t-elle, au comble de la confusion.

Elle poursuivit son chemin, de plus en plus mal à l’aise à mesure qu’elle se rapprochait de Benedict, toujours sur le seuil.

— Personne ici ne voudrait vous voir vous blesser, déclara celui-ci en s’écartant pour lui céder le passage.

Puis, lorsqu’elle fut proche de lui à le toucher, elle l’entendit murmurer :

— Lâche. 

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« Il n’aurait su dire par quel biais cette femme en était venue à prendre une telle importance à ses yeux. Il n’y avait pas si longtemps, elle était une parfaite étrangère, et aujourd’hui, elle lui était plus précieuse que l’air qu’il respirait ! Il ne pouvait pourtant pas parler de coup de foudre. Cela s’était passé en douceur, dans le secret de son cœur. Peu à peu, ses émotions avaient pris des nuances plus intenses, jusqu’à ce qu’il comprenne que sans elle, sa vie n’avait pas de sens. »

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