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La vie était belle. Non, c'était mieux que cela.

La vie était merveilleuse.

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Il s'embrassa si passionnément qu'elle pensa s'évanouir de désir.

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— J’ignorais que vous saviez que j’aimais le théâtre, ne fût-ce qu’un peu.

— Le fait est que cela vous plaît, alors que Clive ne s’y intéresse pas du tout.

Elle tressaillit.

— Clive et moi ne partagions pas tous les mêmes centres d’intérêt.

— C’est manifeste, répondit-il.

Avait-elle imaginé ce soupçon d’approbation dans son intonation ? Puis – et elle aurait été bien en peine d’expliquer pourquoi elle faisait ce commentaire devant cet homme qui était, après tout, le frère de Clive – elle s’entendit déclarer :

— Il parlait sans arrêt pendant les représentations.

Le comte parut s’étrangler.

— Allez-vous bien ? s’inquiéta la jeune femme en se penchant vers lui.

— Très bien, répondit-il dans un hoquet en se tapotant le torse. Vous m’avez juste… hum… surpris.

— Oh. Veuillez m’excuser.

— Je vous en prie. Pour ma part, il y a longtemps que j’ai renoncé à aller au théâtre avec Clive.

— Oui, ne put-elle s’empêcher de répondre. Les acteurs ne peuvent pas placer une réplique.

Il poussa un soupir comique.

— À ce jour, j’ignore toujours la fin de Roméo et Juliette.

Elle ouvrit des yeux ronds, avant de comprendre.

— Vous ignorez… Vous me faites marcher !

— Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants, c’est bien cela ? demanda-t-il d’un air innocent.

— Exactement, confirma-t-elle avec un sourire joyeux. Leur histoire a le don de vous remonter le moral.

— Parfait, dit-il en s’adossant à son siège et en tournant les yeux vers la scène. Enfin, ce point est clarifié.

Susannah ne put retenir un petit rire. Le comte de Renminster avait le sens de l’humour. Incroyable. Clive lui avait souvent affirmé que son frère aîné était « le type le plus fichtrement barbant de toute l’Angleterre », et jamais elle n’avait mis ce point en doute. Peut-être parce qu’il avait employé le terme « fichtrement » devant une dame. Un gentleman ne jurait que si la situation l’exigeait.

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De nouveau, on ne parle plus que de Mlle Ballister. Après avoir accompli l’exploit équivoque d’être la débutante la plus populaire et la moins populaire de la saison 1813 (grâce, dans l’ensemble, à M. Clive Mann-Formsby, qui ne brille pas toujours par son intelligence), elle profitait d’un peu de répit et de discrétion quand un autre Mann-Formsby, David, le comte de Renminster, l’a gratifiée de ses attentions exclusives samedi dernier, lors de la représentation du Marchand de Venise à Drury Lane.

On ne peut que s’interroger sur les intentions du comte. Mlle Ballister a failli devenir une Mann-Formsby l’été dernier, mais elle aurait été Mme Clive Mann-Formsby, la belle-soeur du comte.

Votre dévouée chroniqueuse ne craint pas de l’affirmer, aucun de ceux qui ont vu le comte la dévorer du regard pendant toute la soirée ne s’y est trompé : il n’y avait là rien de fraternel.

Quant à Mlle Ballister… Si les intentions de lord Renminster sont nobles, votre dévouée chroniqueuse ne craint pas non plus de l’affirmer, et tout le monde sera également d’accord sur ce point : elle a finalement décroché le bon Mann-Formsby.

LA CHRONIQUE MONDAINE DE LADY WHISTLEDOWN, 31 janvier 1814

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— De qui est-ce ? demanda Letitia alors que Susannah n’avait pas encore déplié la missive.

— Renminster, répondit la jeune femme dans un soupir.

— Et tu es fâchée ? demanda Letitia d’un air atterré.

— Je ne suis pas fâchée.

— On dirait bien.

— Eh bien, on se tromperait, marmonna Susannah en sortant un feuillet de l’enveloppe.

Si elle n’était pas fâchée, que ressentait-elle, d’ailleurs ? De l’excitation ? Peut-être un peu, même si elle était trop épuisée pour le montrer. Le comte de Renminster était un homme excitant, énigmatique, et assurément plus intelligent que son cadet. Toutefois, c’était aussi un comte, et par conséquent jamais il n’épouserait une femme comme elle. Ce qui signifiait qu’un jour ou l’autre, elle serait connue comme la femme qui avait été abandonnée par deux Mann-Formsby.

C’était plus qu’elle n’en pourrait supporter. Elle avait enduré l’humiliation publique une fois et elle n’avait pas envie de revivre cela, en plus violent encore.

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— Vous moqueriez-vous de moi ? fit-il mine de grogner en soufflant un nuage de neige.

— Je n’oserais pas, lord Snowman, répondit-elle en se retenant de rire.

— Ne m’appelez pas ainsi, marmonna-t-il d’un air faussement fâché.

— Lord Snowman ? répéta-t-elle, surprise. Pourquoi ?

Il l’observa d’un air vaguement intrigué.

— Vous ne savez pas ?

Elle secoua la tête – dans la mesure où l’on pouvait secouer la tête quand on était enfoui dans une congère.

— Les parents de Harriet étaient très tristes qu’elle doive renoncer à son nom de famille. C’est la dernière des Snowe, voyez-vous.

— Ce qui signifie…

Un sourire où se mêlait une pointe de malice étira ses lèvres.

— Non ! reprit-elle. Ne me dites pas que…

— Si, répondit le comte, comme si lui aussi luttait contre un fou rire. Mon frère doit désormais être appelé Clive Snowe-Mann-Formsby.

— Oh, j’ai honte de moi, dit-elle, incapable de réprimer son hilarité. Je dois être une très mauvaise personne, mais… mais… Seigneur, que c’est drôle !

— Allez-y, riez donc, dit son compagnon. Pour ma part, je ne m’en suis pas privé.

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Ses cheveux étaient châtain doré et ses yeux… eh bien, elle n’aurait su dire leur couleur de si loin, mais peu importait, car le reste de sa personne aurait suffi à faire se pâmer n’importe quelle demoiselle. Ses épaules étaient larges, sa posture altière et son visage comme taillé dans le marbre.

— Thompson ! s’exclama Robbie. Quelle bonne surprise !

« Thompson ? songea Tillie. Mais bien sûr ! » Cet homme devait être Peter Thompson, le meilleur ami de Harry. Son frère parlait de lui dans presque toutes ses lettres. En revanche, jamais il ne l’avait décrit. Dommage. Cela aurait préparé la jeune femme à la vision du dieu grec qui se tenait devant elle. Au demeurant, si Harry en avait tenté une description, cela aurait donné quelque chose comme « un type normal, je suppose ».

Les hommes ne prêtaient jamais la moindre attention aux détails.

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Il la regarda, en grande conversation avec le frère cadet de lord Bridgerton. Les dents serrées, il dut se rendre à l’évidence : il n’avait rien à objecter à ce candidat-là. Grand, solide, manifestement intelligent, il était issu d’une bonne famille et en possession d’une estimable fortune. Tillie devrait certes se passer du titre de lady, mais les Canby ne pourraient que se réjouir d’une union avec un Bridgerton.

— Celui-ci nous conviendrait fort bien, confirma la comtesse comme si elle avait lu dans ses pensées. C’est un artiste talentueux, et sa mère est l’une de mes meilleures amies depuis bien longtemps.

Peter hocha la tête d’un geste un peu guindé.

— Hélas, poursuivit son hôtesse, je crains que nos espoirs ne soient vains. Je le soupçonne de n’être ici que pour apaiser Violet Bridgerton, qui désespère de marier toute sa progéniture. M. Bridgerton ne semble guère pressé de s’établir, et sa mère le croit secrètement épris d’une inconnue.

Peter dut se mordre l’intérieur des joues pour retenir un sourire de triomphe.

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— Je vous pardonne pour cette fois, dit-elle en croisant les mains sur ses genoux.

— Vous ai-je présenté des excuses ? demanda-t-il d’un ton traînant.

De nouveau, il lui décocha ce sourire paresseux dont il semblait posséder le secret.

— Non, mais vous auriez dû.

Elle lui adressa un sourire poli. Un peu trop poli.

— Je suis trop bien élevée pour refuser les excuses que vous n’avez pas eu la bienséance de présenter.

— Donc, vous les acceptez.

— Bien sûr. Sinon, ce serait grossier de ma part.

Il éclata d’un rire si joyeux, si chaleureux que la jeune femme ne put retenir un sourire.

— Très bien, concéda-t-il. Vous avez gagné. Absolument, définitivement, indubitablement.

— Indubitablement ? répéta-t-elle, ravie.

— Tout à fait. Vous avez gagné, et je vous présente mes excuses.

Elle soupira.

— La victoire n’a jamais été aussi douce.

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La reconstitution de la bataille de Waterloo a été, selon la formule de Prinny, un « splendide succès », ce qui nous amène à nous demander si notre régent a remarqué qu’une pagode chinoise (et nous n’en avons pas beaucoup à Londres) avait été réduite en cendres.

Une rumeur circule, affirmant que lady Mathilda Howard et M. Peter Thompson ont tous deux été enfermés à l’intérieur. Pas en même temps, cependant, ce qui est tout à fait étonnant, de l’avis de votre dévouée chroniqueuse.

Aucun des deux n’a été blessé et, par un étrange concours de circonstances, lady Mathilda est repartie avec sa mère tandis que M. Thompson quittait les lieux en compagnie du père de la jeune femme.

Le comte et la comtesse seraient-ils prêts à accueillir M. Thompson dans le cercle familial ? Plutôt que de se livrer à de hasardeuses spéculations, votre dévouée chroniqueuse vous promet de vous dire la vérité, rien que la vérité. Dès qu’elle la connaîtra.

LA CHRONIQUE MONDAINE DE LADY WHISTLEDOWN, 19 juin 1816

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