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Il était temps! A peine quittions-nous le parking par une issue qu'une voiture de police entrait par une autre suivi d'un second véhicule, un Vamp Van, l'une de ces fourgonnette spécialement aménagées pour transporter des morts vivants, équipées de barreaux argentés et conduites par deux policiers au teint inhabituellement livide. J'eus le temps de voir les deux vampires en uniforme sauter de leur véhicule et se ruer vers l'entrée du bar.

Nous roulâmes sur une centaine de mètre, puis Bill quitta vivement la route et engagea la voiture dans un petit parking désert, où il se gara.

- Bill, qu'est-ce que...

Je n'avais pas fini ma phrase que déjà, il se penchait vers moi et m'attirait à lui. Craignant qu'il ne fût en colère - après tout, je n'avais pas ménagé Eric le Vénérable -, je tentai de le repousser. Naïve que j'étais! Autant essayer de repousser un chêne s'abattant sur vous! Une seconde plus tard, Bill avait trouvé mes lèvres.

Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il savait embrasser. Lorsqu'il s'écarta de moi, après un long baiser, j'avais perdu toute notion du temps et de l'espace. Je n'avais qu'une certitude : si je devais un jour connaître l'amour, se serait dans les bras de Bill, et de lui seul.

- On y va, grommela-t-il en carressant une dernière fois mes cheveux, comme à regret.

Je le regardai, intriguée. Lui avais-je déplu? Etait-il déçu par ma "performance"? Après tout, je n'avais pratiquement aucune expérience en matière de baisers...

Par ailleurs, peut-etre était-il préférable que Bill ne me trouve pas à son goût. Il y avait à mon sujet une ou deux petites choses que Bill ne savait pas - que personne, en fait, ne savait - et qui m'obligeaient à ne pas nourrir trop d'espoirs dans le domaine sentimental. Mais j'en reparlerai plus loin.

Quand nous arrivâmes chez Granny, Bill coupa le moteur, se leva et vint m'ouvrir la portière. Lorsque je descendis, il s'écarta pour me laisser passer. Il ne voulait même plus me frôler.

Plus de doute, je l'avais déçu. Je détournai les yeux.

- Je suis désolée de t'avoir importuné, dis-je, désemparée. Je ne recommencerai pas.

Bill ne réagit pas. Puis, d'une voix tendue à l'extrême, il me demanda :

- Comment fais-tu pour être aussi naïve?

- Secret de fabrication, répliquai-je, morose, en me dirigeant vers la maison.

Bill me suivit. Un instant, j'espérai contre toute attente qu'il allait m'embrasser une dernière fois. Mais il se contenta de déposer un chaste baiser sur mon front, puis s'éloigna d'un pas et dit :

- Bonne nuit, Sookie.

Pour toute réponse, je lui claquai la porte au nez.

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Il s'est levé me tenant toujours dans ses bras.

-Où ? a-t-il demandé simplement.

J'ai désigné l'ancienne chambre de ma grand-mère.[...]

-Oh, Bill ai-je murmuré. Je ne veux pas te décevoir.

-Ca, c'est impossible, a-t-il chuchoté.

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— Mords.

J’eus un mouvement de recul. Mordre celui que j’aimais ?

— Je ne peux pas !

— Mords, ou je prends un couteau.

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J'étais sur la véranda lorsque Bill arriva. Ce fut une entrée typiquement "vampire", avec nuage noir, sifflements dans l'air et apparition subite de l'intéressé au pied des marches de la véranda. Il ne manquait que le roulement de tambour

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-Au fait Sookie... Eric m'a demandé de t'amener à Shreveport

Eric? J'eus une seconde de perplexité.

-Oh tu veux parler du vampire viking?

-C'est un très vieux vampire, précisa Bill d'un ton révérencieux que je ne lui connaissais pas.

Je le regardai, intriguée.

-Il t'a demandé de m'amener à Shreveport... ou il te l'a ordonné?

-Il est plus vieux que moi. Et nettement plus fort. Je ne peux pas lui désobéir.

-Alors, c'est lui le chef vampire?

-En quelque sorte

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Ta grand-mère te laisse fréquenter ce déterré ?

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CHAPITRE I

Le soir où le vampire a poussé la porte de Chez Merlotte, le bar où je travaillais, j'ai tout de suite su que c'était lui.

Depuis que ses congénères avaient commencé leur com ing out, quelques années auparavant, j'espérais que l'un d'entre eux aurait la bonne idée de faire un tour chez nous, à Bon Temps. Dans ce coin perdu, on avait déjà des représentants de toutes les minorités, ou presque. Il ne manquait plus que la dernière à avoir été officiellement reconnue : les morts vivants.

D'accord, le nord de la Louisiane ne possédait guère d'attraits pour les vampires. Trop rural, je suppose. Mais La Nouvelle-Orléans n'était pas loin et, s'il faut en croire les romans d'Ann Rice, c'est bien la patrie des vampires, n'est-ce pas ?

Je ne compte plus le nombre de clients qui affirmaient qu'on croisait des morts vivants à tous les coins de rue et qu'il suffisait de lancer un caillou en l'air pour en toucher un. En espérant ne pas lui faire trop de mal, bien sûr : mieux vaut éviter de contrarier un vampire qu'on ne connaît pas. On ne sait jamais.

Du reste, je n'avais pas envie de rencontrer n'importe quel vampire. Je voulais le mien.

Le problème, c'est que je ne sortais pas beaucoup. Attendez ! N'allez pas en déduire que j'étais un laideron. Avec mes vingt-cinq ans, mes cheveux blonds et mes yeux bleus, mes jambes longues, ma taille fine et ma poitrine généreuse, je n'avais pas le droit de me plaindre. D'autant que l'uniforme que Sam avait choisi pour ses serveuses – short noir, chemisier blanc et tennis noires – mettait plutôt ma silhouette en valeur.

Seulement, je souffrais d'un... léger handicap. Enfin, c'était ma façon de voir les choses. Les clients, eux, disaient que j'étais cinglée. Question de point de vue. Résultat, je n'étais pratiquement jamais sortie avec un garçon.

Et voilà qu'un soir, il est entré dans le bar et s'est assis à l'une de mes tables – je parle de mon vampire. J'ai tout de suite compris à qui j'avais affaire. Étrangement, personne autour de moi ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit d'inhabituel. Pourtant, avec sa peau opalescente et ses yeux perçants...

Sur le moment, j'ai eu envie de sauter de joie. Ce que j'ai fait, d'ailleurs. Quelques entrechats derrière le comptoir, ni vu ni connu – sauf de Sam Merlotte, mon patron, qui m'a jeté un drôle de regard par-dessus le cocktail qu'il était en train de préparer.

J'ai pris mon bloc-notes et je me suis dirigée vers ce client si original, en regrettant de ne pas avoir remis de rouge à lèvres. Je souriais tellement que j'en avais mal aux zygomatiques.

Lui, en revanche, paraissait perdu dans ses pensées, ce qui m'a laissé un bon moment pour l'observer avant qu'il ne s'aperçoive de ma présence. Un mètre quatre-vingt-dix environ, des cheveux bruns peignés en arrière, le visage encadré par de longues pattes qui lui donnaient un air délicieusement rétro.

Sa peau était très pâle, bien sûr. N'oublions pas qu'il était mort... du moins, si l'on en croit les vieux contes de fées. D'après la théorie politiquement correcte, celle que défendaient les lobbys de vampires eux-mêmes, l'homme que j'avais sous les yeux était victime d'un virus qui l'avait plongé dans un état de mort apparente pendant quarante-huit heures avant de le laisser, à son réveil, frappé d'une très grave allergie à l'argent, à la lumière du soleil et aux gousses d'ail.

Mon vampire avait des lèvres au modelé sensuel, des sourcils fièrement arqués et un nez de prince byzantin. Quand il a levé les yeux vers moi, j'ai vu qu'ils étaient d'un noir de velours, en accord parfait avec la nuance de ses cheveux. Il était encore plus beau que dans mes rêves !

Je lui ai demandé, dans un état proche de l'euphorie :

— Et pour monsieur, ce sera ?

— Vous avez du sang de synthèse à la pression ?

— Désolée, on ne sera livrés que la semaine prochaine.

— Alors, apportez-moi un verre de vin rouge, s'il vous plaît.

Sa voix était limpide, comme... comme l'eau d'un torrent glissant sur des galets ronds. C'était merveilleux ! J'éclatai de rire, incapable de contenir ma joie.

— Faites pas attention à Sookie, m'sieur ! Elle est un peu siphonnée, voyez ? dit une voix familière qui provenait du box voisin.

Aussitôt, mon bonheur tout neuf se dégonfla, tel un pneu crevé. Je continuai à sourire, mais le cœur n'y était plus. Un peu mal à l'aise, je détournai les yeux.

— Je vous apporte votre commande tout de suite.

Je m'éclipsai, sans un regard pour le vilain museau de Mack Rattray, assis comme chaque soir avec sa femme Denise, dans le box près du mur. Les deux rats, comme je les appelais. Depuis qu'ils avaient emménagé dans le mobile home de location installé à Four Tracks Corner, ces deux affreux mettaient un point d'honneur à me gâcher la vie. À croire qu'ils n'avaient pas d'autre occupation dans l'existence.

La première fois qu'ils étaient venus Chez Merlotte, j'avais – très impoliment, je le reconnais – écouté leurs pensées. Je sais, ce sont des choses qui ne se font pas. Mais je m'ennuyais ferme, ce soir-là. Et puis, je suis comme tout le monde, il m'arrive parfois de céder à la tentation. Bien que, en général, je bloque les pensées des autres pour ne pas les percevoir, je les laisse quelquefois passer, juste pour me distraire.

C'est comme ça que j'avais appris sur les Rattray deux ou trois « détails » que la plupart des gens ignoraient. D'abord, ils avaient fait de la prison. Ensuite, Denise avait abandonné deux ans auparavant un bébé qui n'était pas de Mack. Quant à ce dernier, il fantasmait sur moi. De plus, ils ne laissaient jamais de pourboire, mais ce n'était un secret pour personne.

Sam remplit un verre de vin rouge, pratiquement sans quitter des yeux mon vampire. En croisant son regard, je compris qu'il savait, lui aussi. J'ai pour principe de ne jamais lire dans les pensées de mes patrons. Ce n'est pas bon pour le travail. J'ai déjà quitté pas mal de places parce que j'avais appris sur mes chefs des choses qui auraient dû rester secrètes. Dans le cas présent, je n'eus pas besoin de lire dans ses pensées : elles se reflétaient dans ses iris bleus.

Sam avait les yeux de Paul Newman, les cheveux de Woody Allen et les biceps de Stallone (je le savais car plus d'une fois, j'avais vu mon patron décharger le camion de livraison torse nu).

Sans le moindre commentaire, il déposa le vin sur mon plateau, et j'apportai sa consommation à mon client.

— Votre commande, monsieur, dis-je d'un ton cérémonieux en posant le verre bien en face de lui. Bonne soirée.

Je plongeai de nouveau les yeux dans son beau regard d'encre, mais Mack Rattray me héla au même instant.

— Hé, Sookie ! Ressers-nous de la bière !

En réprimant un soupir de contrariété, je m'approchai de la table des deux rats pour y prendre le pichet vide. Denise portait ce soir-là un tee-shirt dos nu et un short court, et elle avait laissé ses cheveux bouclés retomber sur ses épaules. Elle n'était pas très jolie, mais avec ses tenues voyantes et son air assuré, il fallait un moment pour s'en apercevoir.

Lorsque je revins, un nouveau pichet de bière à la main, les deux rats avaient quitté leur box pour s'installer à la table voisine, celle du beau ténébreux. Je me rassurai en me disant qu'il ne pouvait s'agir que d'une initiative de leur part – mon vampire ne les aurait certainement pas invités à le rejoindre !

Tout de même, il ne les priait pas non plus de s'en aller. Je me tournai vers Arlène, déçue.

— Non, mais regarde-moi ça !

Arlène était ma collègue de travail préférée, presque ma meilleure amie. C'était une belle femme rousse de dix ans mon aînée, au visage couvert de taches de rousseur. Elle avait été mariée quatre fois, élevait seule ses deux enfants, et j'avais parfois l'impression qu'elle me considérait comme le troisième.

— Tiens, un nouveau, dit-elle en observant mon beau brun sans le moindre émoi.

Arlène sortait avec René Lenier, et elle semblait en être heureuse, ce qui était un mystère pour moi. Je crois qu'il avait été son deuxième ou troisième mari.

Je me penchai vers elle et murmurai :

— Tu ne vois donc pas que c'est un vampire ?

Il fallait que je partage mon excitation avec quelqu'un.

— Ah, oui ? Eh bien, il ne doit pas être très futé, s'il fraternise avec ces deux affreux. Mais il faut dire que Denise a sorti le grand jeu.

Arlène était plus douée que moi pour percevoir genre de choses. Ce qui était assez normal, étant donné ma totale absence d'expérience en la matière

En revanche, j'avais compris toute seule que le vampire était affamé. Le sang de synthèse que les Japonais avaient récemment lancé sur le marché apportait à ses consommateurs un réel équilibre nutritionnel, mais non la sensation de satiété. D'où les « déplorables incidents » – euphémisme employé par les vampires pour désigner le meurtre d'un être humain – qui survenaient de temps à autre.

Sans un mot, je regardai cette garce de Denise rire à gorge déployée sur sa chaise... Avait-elle conscience de jouer avec le feu ?

C'est à ce moment que mon frère, Jason, entra dans le bar. Après avoir traversé la salle d'un pas souple, il se pencha par-dessus le comptoir pour m'embrasser – il sait que les femmes sont sensibles au charme des hommes qui aiment leur famille et se montrent gentils avec les handicapés. En m'embrassant, il se montrait sous un bon jour. Non qu'il ait besoin de telles ruses : il est si beau qu'il lui suffit d'apparaître pour séduire tout le monde. Il peut aussi se montrer franchement odieux, mais j'ai remarqué que bien des femmes avaient tendance à négliger ce point.

— Salut, petite sœur. Comment va Granny ?

— Plutôt bien. Passe nous voir un de ces jours.

— Promis. Qui est libre, ce soir ?

— Regarde toi-même.

Comme d'habitude, quand Jason parcourut la salle du regard, je vis ces dames redresser le dos avec grâce, passer la main dans leurs cheveux, lisser leur chemisier d'un geste nerveux...

— Tiens, DeeAnn est ici ?

— Oui, mais elle sort avec un routier de Hammond. Il sera là dans un instant, ne fais pas l'idiot.

Jason me décocha son plus beau sourire, et une fois de plus, je me demandai comment les femmes pouvaient ne pas remarquer son air vaniteux. Même Arlène redressait les épaules et rentrait le ventre quand Jason la regardait. Quant à Dawn, mon autre collègue, je l'avais vue retoucher furtivement son rouge à lèvres à l'arrivée de mon frère. Dawn était un peu sur la touche avec lui, mais cela ne l'empêchait pas de soigner son apparence. Au cas où, je suppose.

Ensuite, de nombreux clients arrivèrent en même temps, comme c'est souvent le cas le samedi soir Chez Merlotte. C'était l'heure du coup de feu, comme on dit dans le métier. Quand j'eus de nouveau le temps de jeter un coup d'œil au vampire, je le trouvai en grande conversation avec Denise. Quant à Mack, il le couvait d'un regard si avide que c'en était presque inquiétant.

Je fis quelques pas vers leur table sans quitter Mack des yeux. Ce fut plus fort que moi, j'écoutai ses pensées.

Et je compris pourquoi Mack et Denise avaient fait de la prison : ils avaient saigné des vampires.

Très inquiète, je m'approchai. Que voulaient les deux rats à mon client ? Je savais que le sang de vampire, censé soulager la douleur et accroître le potentiel sexuel, était considéré comme une sorte de deux en un cumulant les avantages de l'aspirine et du Viagra. J'avais également entendu parler du lucratif marché noir où l'on écoulait, sans mauvais jeu de mots, du sang de vampire authentique et non dilué. Un marché qu'il fallait bien approvisionner...

Je frissonnai, mal à l'aise. Je commençais à comprendre le petit jeu des deux rats. Plus d'une fois, ils avaient piégé des vampires pour les vider de leur sang, qu'ils avaient ensuite revendu. Deux cents dollars le flacon miniature de quoi mener la belle vie un certain temps... avant de recommencer. On était assuré de trouver des clients : depuis deux ans, le sang de vampire était la drogue à la mode. Le fait que certains malheureux aient perdu la raison après en avoir consommé ne semblait pas décourager les amateurs.

En général, un vampire ainsi saigné ne survivait pas à l'opération. Ses bourreaux l'abandonnaient en plein air, attaché ou non, et au lever du soleil, il était trop tard. Il périssait dans d'atroces souffrances. En revanche., lorsque, par miracle, un vampire s'en sortait, ses « saigneurs » n'avaient plus longtemps à vivre...

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-Bois, ordonna Bill.

Alors je pris une deuxième gorgée, puis une troisième, grisée peu à peu par les sensations nouvelles qui m'envahissaient et me plongeaient dans un état second.

Je m'aperçus soudain que Bill m'avait pénétrée. Sans détacher mes lèvres de son cou, je refermai les mains sur ses hanches pour guider ses mouvements.

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"Moi, Sookie Stackhouse, j'ai un faible pour les vampires. Et à la Nouvelle-Orléans, ce n'est pas ça qui manque! D'ailleurs, un soir, un gentleman amateur d'hémoglobine, Bill Compton, a débarqué dans le bar où je travaille, "Chez Merlotte". Comme j'ai la faculté de lire dans les pensées, j'ai vite compris qu'il avait de gros ennuis..."

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- Où est le problème ? Tu peux appeler tous les artisans que tu veux !

- En pleine nuit ? Et même en admettant que je puisse leur parler, la belle affaire ! Tu viendrais à un rendez-vous que t'aurais fixé un vampire à minuit dans une maison abandonnée près du cimetière ?

Présenté ainsi, bien sûr ... Derrière l'ironie mordante de Bill, je percevais dans ses paroles un accent de détresse qui me touchait. Au fond, il était comme n'importe quel propriétaire impatient de pouvoir s'installer chez lui.

p73

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