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-Qu'est ce que c'est ?

Mon chuchotement m'a paru résonner comme un cri , dans l'obscurité .

-Il fait trop sombre pour le dire.

Si lui, un vampire , ne pouvait pas voir dehors, c'est qu'il devait faire vraiment noir.

-Je vais aller jeter un oeil.

-Non !

Trop tard. Bon sang de bois ! Et si le rôdeur en question était Mickey ? Il tuerait Charles sans l'ombre d'une hésitation, j'en était persuadée.

-Sookie ! Vous pouvez venir , s'il vous plait q,q

J'ai glissé mes pieds dans mes mules roses et je me suis précipitée vers la porte de derrière- c'était de ce coté que m'était parvenue la voix de Charles. Enfin, c'était l'impression que j'avais eue , du moins..

-Je vais allumer la lumière extérieure , lui ai-je crié.

Je n'aurais pas voulu l'aveugler sans prévenir.

- Vous êtes sûr qu'il n'y a rien à craindre , dehors ?

-Oui, ont répondu en choeur deux voix masculines.

J'ai fermé les yeux et j'ai abaissé l'interrupteur .

J'ai laissé le temps à mes yeux de s'habituer à la luminosité , puis je suis allée jusqu'à la porte de la véranda, en pyjama et pantoufles roses , et je suis sortie. J'ai croisé les bras sur ma poitrine pour me réchauffer.La nuit n'était pas vraiment froide, mais il faisait quand même frais.

En découvrant la scène qui s'offrait à moi , j'ai laissé échapper un soupir :

-OK..

Charles se trouvait dans la zone gravillonnée qui me servait de parking et il avait le bras passé autour du cou de Bill Compton , mon voisin . Bill est un vampire . Il l'est devenu juste après la guerre de Sécession . Nous avons vécu une belle histoire ensemble-enfin belle ..Pour lui , ce n'était probablement qu'un petit caillou jeté sur le chemin de sa longue existence , mais pour moi, c'était presque une montagne.

-Sookie , a sifflé Bill entre ses dents , je ne voudrais pas faire de mal à cet étranger. Dis-lui de me lâcher , s'il te plait .

-J'ai fait une rapide estimation de la situation.

-Je pense que vous pouvez le lâcher , Charles , ai-je posément murmuré.

En un clin d'oeil , Charles s'est trouvé à côté de moi.

-Vous connaissez cet homme ? m'a-t-il demandé d'un ton tranchant comme une lame d'acier trempé.

-Oui, elle me connait. Et même intimement , a précisé Bill d'une voix tout aussi glaciale .

Oh, non !

-Qu'est ce que c'est que ces manières ? ai-je répliqué . Je ne vais pas raconter à tout le monde les détails de notre ancienne vie privée que je sache. Si tu étais un vrai gentleman , tu ferais preuve de la même discrétion.

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J'imagine qu'en voyant mon visage, il a tout de suite su que j'étais un peu ... émue.

- Ce n'est ni le lieu ni le moment pour nous, bébé, a-t-il commenté. Bon sang! Ça c'était... génial...

Et, sur ces bonnes paroles, il s'est étiré. pas en bombant le torse et en étendant les bras, comme n'importe quel humain. C'était plutôt comme si une onde le parcourait des reins jusqu'au creux de la nuque : un des spectacles les plus curieux auxquels j'aie jamais assisté - et j'en ai vu des vertes et des pas mûres.

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Sam n'a pas tardé à revenir, en se balançant sur ces béquilles. Il avait raccompagné les Marriot à la porte. Il s'est appuyé sur le bord du bureau, à côté de moi, et il à posé ses béquilles un peu plus loin. Puis il m'a enlacée. J'ai noué mes bras autour de sa taille. Il m'a serrée contre lui et pendant une merveilleuse minute, j'ai goûté un moment de paix absolue. Sa chaleur, si humaine, me réconfortait. Et pas seulement physiquement : je savais qu'il éprouvait une affection sincère pour moi, et ça me faisait, moralement, un bien fou.

- Ta jambe te fais mal ? lui ai-je demandé, en le sentant s'agiter nerveusement.

- Pas ma jambe, non.

Je l'ai regardé perplexe. Il avait l'air crispé. Et , soudain, j'ai senti - au sens propre- ce qui le pertubait. J'ai piqué un fard magistral. Mais je ne l'ai pas repoussé pour autant. Je n'avais pas envie de mettre fin à ce fabuleux bien-être qui m'envahissait, au simple bonheur de me sentir proche de quelqu'un - non, proche de Sam. Quand il a vu que je ne m'écartais pas, Sam s'est lentement penché vers moi, me laissant tout le temps de réagir pour éviter se qui n'allait pas manqué d'arriver. Ses lèvres ont effleuré les miennes, une fois, deux fois. Puis il s'est décidé à m'embrasser vraiment et... à fond.

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_ Alors... euh... vous n'auriez pas un bon conseil à me donner? Pour sortir avec un vampire, j'entends?

_ Oh! Si, bien sûr. Evitez l'ail.

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D'après Eric, le chemin en question - qui ne menait guère qu'à un malheureux affût pour la chasse au cerf - était précisément l'endroit qu'avait choisi Debbie Pelt pour planquer sa voiture quand elle était venue me tirer dessus. il ne me restait plus qu'à aller y mettre une pancarte : " Pour liquider Sookie Stackhouse de nuit, garez-vous ici."

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CHAPITRE 1

J'ai su avant mon frère qu'il allait se transformer. Je conduisais en direction de Hotshot. Jason regardait le soleil se coucher en silence. Il portait de vieilles fringues informes et avait emporté quelques affaires dans un sac en plastique : une brosse à dents et des sous-vêtements de rechange. Emmitouflé dans son épaisse parka camouflage, il s'était rencogné dans son siège et regardait droit devant lui. Son visage trahissait une tension manifeste. Il essayait de contrôler sa peur. Sa peur et son excitation.

— Tu as ton portable ?

À peine avais-je ouvert la bouche que je me mordais la lèvre : je lui avais déjà posé la question. Mais au lieu de me reprendre, Jason s'est contenté de hocher la tête sans broncher : il n'était vraiment pas dans son état normal.

On était encore en plein après-midi, mais la luminosité baisse vite à la fin du mois de janvier. Pourtant, cette nuit-là, le ciel serait clair : c'était la première pleine lune de l'année.

Quand j'ai arrêté la voiture, Jason s'est tourné vers moi. Même dans la pénombre, j'ai vu que ses yeux avaient changé, non seulement de couleur — ils n'étaient plus bleus, comme les miens, et tiraient sur le jaune —, mais aussi de forme.

— Je me sens bizarre.

Il se tâtait la figure sans comprendre. Il n'avait pas encore fait le rapprochement.

Le modeste hameau de Hotshot, silencieux et immobile, se recroquevillait autour de son carrefour dans le jour finissant. Un vent mordant balayait les champs déserts. Les arbres frissonnaient sous les assauts des bourrasques glacées. Seul un homme avait osé braver le froid. Il se tenait devant une des maisonnettes que sa façade fraîchement repeinte distinguait du lot. Il avait les yeux fermés, la tête levée vers le ciel.

Calvin Norris a attendu que Jason descende de voiture pour s'approcher de ma portière. J'ai baissé la vitre.

Ses prunelles étranges — entre le vert et l'or — avaient quelque chose de fascinant, mais le reste de sa personne était d'une affligeante banalité. Solide, trapu et grisonnant, il ressemblait à des centaines de types que je voyais tous les jours Chez Merlotte.

— Je vais bien m'occuper de lui.

Derrière Calvin se dressait la silhouette de mon frère. Il me tournait le dos. L'air autour de lui semblait vibrer.

Calvin Norris n'y était pour rien. Ce n'était pas lui qui avait mordu mon frère et l'avait changé à jamais. Calvin était certes un changeling, mais il était né comme ça. C'était sa nature profonde.

J'ai dû me forcer pour le remercier.

— Je le ramènerai chez lui demain matin, a-t-il ajouté.

— Chez moi, s'il vous plaît. Il a laissé son pick-up à la maison.

— D'accord. Bonne nuit.

Une nouvelle fois, il a levé la tête vers le ciel, et j'ai senti que, derrière les portes et les fenêtres closes, toute la communauté de Hotshot n'attendait qu'une chose : que je parte.

C'est ce que j'ai fait.

Jason a frappé à ma porte à 7 heures le lendemain matin. Il tenait toujours son sac en plastique à la main. Il n'avait pas utilisé ses affaires de rechange. Il avait des égratignures sur le visage et les mains écorchées. Quand je lui ai demandé comment il allait, il m'a juste regardée sans rien dire, puis il est passé devant moi et a traversé le salon pour aller dans le couloir. Le verrou du cabinet de toilette a claqué. J'ai entendu l'eau couler et j'ai poussé un gros soupir. Bien que je sois rentrée du boulot à 2 heures du matin complètement épuisée, je n'avais pas beaucoup dormi.

Quand Jason est ressorti, je lui avais déjà préparé des œufs au bacon. Il s'est assis à la table de la cuisine avec l'air satisfait d'un homme content de retrouver les gestes familiers d'un rituel agréable. Mais, après avoir jeté un coup d'œil à son assiette, il s'est levé d'un bond et s'est rué aux toilettes, dont il a refermé la porte derrière lui d'un coup de pied. Je l'ai entendu vomir encore et encore.

Je suis restée plantée là, accablée par mon impuissance. Je savais qu'il n'aurait pas voulu de moi à ses côtés. Au bout d'un moment, j'ai vidé son assiette et la mienne dans la poubelle, honteuse de jeter de la nourriture mais absolument incapable d'avaler quoi que ce soit.

Quand Jason est revenu, il m'a juste lancé :

— Café.

Il était carrément vert et il marchait comme s'il avait des courbatures.

— Ça va ?

Je n'étais même pas sûre qu'il soit en état de me comprendre. Je lui ai servi une tasse de café.

Il a mis longtemps avant de me répondre, comme s'il avait besoin de réfléchir à la question.

— Oui... C'est le truc le plus dingue qui me soit jamais arrivé !

Sur le coup ; j'ai cru qu'il parlait de son petit séjour dans mes toilettes. Mais ça n'avait rien de nouveau pour Jason. Il avait pas mal picolé dans sa prime jeunesse, jusqu'à ce qu'il finisse par comprendre qu'il n'y avait vraiment rien de glorieux, ni de franchement sexy, à rester penché au-dessus d'une cuvette de W.-C., à rendre tripes et boyaux.

— De te transformer ?

Il a hoché la tête, sa tasse serrée entre les mains. Nos regards se sont croisés. Ses yeux avaient repris leur aspect habituel.

— C'était dément. Évidemment, vu que j'ai été mordu, que je suis pas né comme ça, je me change pas en vraie panthère comme eux.

Il y avait une note de jalousie dans sa voix. À croire qu'il les enviait !

— Mais quand même, ce que je deviens... C'est dingue ! Tu sens la magie agir à l'intérieur, ta vue se modifier, tes os se déplacer dans ton corps, se courber, s'adapter. Et puis, tout à coup, tu te retrouves au ras du sol et tu bouges différemment, tu marches différemment. Quant à courir, bon sang ! Ça, pour courir, tu cours ! Et, pour ce qui est de chasser... Ah ! Tu chasses comme...

Il s'est interrompu. Ça tombait bien : je préférais ne pas savoir la suite, justement.

— Ce n'est pas si terrible que ça, alors ?

Je serrais les mains comme une pénitente en prière : Jason était toute ma famille — hormis une cousine qui était tombée dans la drogue depuis des années.

— Pas si terrible, non, a répondu Jason en s'efforçant de sourire. C'est même génial, lorsque tu es vraiment un animal. Tout devient si simple ! C'est quand tu reprends forme humaine que ça se corse.

Bien. Mon frère n'était pas devenu suicidaire. Il n'était même pas déprimé. Je ne m'étais pas aperçue que je retenais mon souffle avant de recommencer à respirer. Jason allait réussir à vivre avec les nouvelles cartes qu'on lui avait données. Il allait tirer son épingle du jeu, comme toujours.

Ouf ! C'était comme si on venait de m'enlever un truc coincé entre les dents ou un caillou pointu de ma chaussure. Pendant des jours entiers, des semaines même, je m'étais inquiétée. Et maintenant, toute cette anxiété s'envolait d'un coup. Ça ne signifiait pas pour autant que tout irait comme sur des roulettes pour Jason — dans ma façon de voir les choses, du moins. S'il épousait une humaine standard, leurs enfants seraient normaux. Mais s'il épousait une fille de Hotshot, un changeling, j'aurais des neveux et nièces qui se transformeraient tous les vingt-huit jours. Enfin, après leur puberté, en tout cas, ce qui leur laisserait, à eux et à cette brave tante Sookie, le temps de se faire un peu à l'idée.

Par chance, Jason avait beaucoup de jours de congé à rattraper et il n'était pas attendu à la voirie, ce matin-là. En revanche, moi, je devais aller bosser. Bon, je prenais le service du soir, alors j'avais le temps. D'ailleurs, le rutilant pick-up de Jason n'avait pas encore démarré que je retournais me coucher, tout habillée. Moins de cinq minutes après, j'étais dans les bras de Morphée. Il suffit que la tension se relâche, et pouf ! Vous dormez comme un bébé.

Quand je me suis réveillée, il était 15 heures. Il fallait que je commence à me préparer pour aller prendre mon service Chez Merlotte. Un soleil radieux brillait dans le ciel et il faisait 10 °C, d'après mon thermomètre. Ce n'est pas inhabituel, pour un mois de janvier, en Louisiane du Nord. La température allait chuter après le coucher du soleil, et Jason changerait de forme. Enfin, il aurait un peu de fourrure pour se protéger du froid, ce serait déjà ça — pas un pelage entier, puisqu'il demeurait mi-homme mi-bête —, et il serait avec d'autres panthères. Elles chasseraient dans les bois. Mieux vaudrait ne pas se balader dans la forêt autour de Hotshot, ce soir-là...

Tout en mangeant, en prenant ma douche et en pliant mon linge, je n'ai pas cessé de m'interroger : si des changelings rencontraient un humain par une nuit de pleine lune, est-ce qu'ils le tuaient ? Quelle part d'humanité un changeling conservait-il sous sa forme animale ? Si deux panthères-garous s'accouplaient sous leur forme animale, est-ce qu'elles avaient une petite panthère ou un bébé humain ? Qu'est-ce qui se passait quand une panthère-garou voyait la pleine lune, alors qu'elle était enceinte ? Jason connaissait-il la, réponse à ces questions ? Calvin lui avait-il fait un petit topo sur le sujet ?

Je n'avais rien demandé à Jason, et j'avais bien fait. Tout était encore si nouveau pour lui. Et puis, j'aurais tout le temps plus tard.

Pour la première fois depuis le Nouvel An, je pouvais me projeter dans le futur. Le cercle blanc sur mon calendrier n'était plus le symbole de la fin de quelque chose, mais juste un signe qui indiquait un phénomène astronomique mensuel. On venait de m'ôter un tel poids sur la poitrine qu'en enfilant mon uniforme — pantalon noir, sweat-shirt blanc à encolure bateau et Reebok noires —, je me suis sentie presque étourdie par tant de légèreté. J'aurais embrassé tout le monde. Pour une fois, j'ai décidé de renoncer à ma queue de cheval habituelle. J'ai mis de petites boucles d'oreilles rouges et appliqué un brillant à lèvres assorti. Un peu d'ombre à paupières, de mascara, une touche de blush, et j'étais prête.

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-Sookie, Sookie, ta maison brûle!

-Mais non, ai-je maugrée, à moitié ensomeillée. Je n'ai rien laissé sur le feu.

-Il faut que tu sortes d'ici tout de suite, a insisté la voix.

Il me semblait vaguement entendre une sorte d'alarme stridente qui me rappelait les exercices d'incendie à l'école

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— Je venais de me retourner pour... Et puis, il a... Oh ! Il y avait du sang partout. Le visage d’Eric s’était durci. — Qu’as-tu fait ? — Sam avait son portable dans sa poche, Dieu merci ! J’ai plaqué une main sur le trou dans sa jambe et, de l’autre, j’ai fait le 911. — Comment va-t-il ? — Bien

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— Et voici une chanson pour tous les oiseaux de nuit et autres noctambules qui hantaient les ténèbres, cette semaine, en hurlant à la lune. Ahouuuuu ! Bad Moon Rising, un vieux succès de Creedence Clearwater Revival

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Tous les types du bar bavaient devant Claudine, et il était évident qu’elle savourait son succès. Elle a jeté à Andy Bellefleur un regard appuyé, ce qui a rendu Halleigh Robinson carrément verte de rage. Elle a failli cracher comme une chatte en furie, jusqu’à ce qu’elle se souvienne qu’elle était une gentille fille du Sud : belles manières, parfait maintien. De toute façon, Claudine a cessé de s’intéresser à Andy à la minute où elle s’est aperçue qu’il buvait un thé au citron. Les fées sont presque aussi allergiques au citron que les vampires le sont à l’ail

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