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Pendant plusieurs jours elle avait réussi à cacher le départ du couple mais tout finissait par se savoir dans un lieu aussi clos et, dans la semaine, une dizaine de personnes demandèrent aussi à rejoindre Fraternité I Les rares que l’arrivée miraculeuse de Jdrien n’avait pas convaincus de l’inexistence d’un danger permanent. En ce sens Jdrien l’aidait à installer solidement la base, mais l’insouciance générale était telle qu’elle appréhendait le pire. Ou peut-être le souhaitait-elle sans oser se l’avouer. Que les Rénos se rendent compte que la présence de ce faux messie n’empêchait pas Jelly d’avoir terriblement faim.

Le collectif administratif se désintéressait du sort de Liensun et la proposition d’une expédition-commando avec quatre dirigeables n’avait pas reçu l’approbation de cette commission.

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Seulement, depuis que Jdrien était parmi eux il n’y avait pas eu un seul accident, et une majorité pensait que la présence de cet homme extraordinaire suffisait à tenir l’amibe géante en respect. Que désormais il n’y avait plus rien à craindre et que les précautions prises par la vieille femme pour garantir leur sécurité ne servaient plus à rien.

Les supplétifs engagés pour prendre des tours de garde rechignaient désormais et certains ne se présentaient plus. Ma Ker hésitait à prendre des mesures contraignantes, mais la situation devenait préoccupante. Les Gardes solaires bâclaient leurs patrouilles, leurs relevés des instruments de contrôle, leurs rapports sur les mouvements, les hausses de températures, les courbes des encéphalogrammes de Jelly.

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Il y avait cet igloo là-bas, non loin de la périphérie dangereuse où les falaises de protoplasma menaçaient à tout moment de gagner du terrain. Et dans cet igloo l’homme venu de l’intérieur même de l’amibe géante acceptait de recevoir ceux qui voulaient le voir, lui parler.

Depuis son quartier général, un wagon déposé dans cette oasis terrifiante par un dirigeable, Ma Ker ne décolérait pas depuis que Jdrien, le Messie des Roux avait surgi dans Fraternité II provoquant dans les esprits un choc irréversible, qu’elle comparait à celui que ces gens auraient éprouvé si le Soleil avait réapparu après trois cents ans d’effacement par les poussières lunaires.

Elle comprenait comment le garçon avait pu faire pour maîtriser les réactions animales de Jelly, paralyser ses centres nerveux. Oui, elle savait comment il s’y était pris et Liensun, son demi-frère qui partageait la destinée des Rénovateurs du Soleil, aurait pu accomplir le même miracle. Il avait autant de cran, peut-être même encore plus de hargne.

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Dans les derniers temps, Greog et Ann Suba avaient rejoint les irréductibles de Fraternité I et, tout naturellement, on considérait le couple comme les guides de cette nouvelle aventure en direction du Sud et du terrible Réseau des Disparus. Les Suba connaissaient bien cette partie australe de la grande banquise du Pacifique. Ils n’en cachaient ni les dangers ni les incertitudes quant à la possibilité de recréer quelque part une autre colonie de Rénovateurs dissidents. Ils emportaient un maximum de matériel, de quoi survivre plusieurs mois ; mais le Réseau des Disparus appartenait à de multiples bandes rivales de truands, de contrebandiers trafiquant avec la Panaméricaine par le canal de ce fameux réseau soumis à des destructions humaines comme à des bouleversements de la banquise, toujours très inquiétante dans cette région.

Le couple discutait dans le premier wagon en compagnie du collectif administratif qui gérait les Rénos dissidents. Le principal responsable était un géant barbu aux yeux très clairs, nommé Astyasa et qui s’exprimait avec beaucoup de douceur. Impressionnant par sa stature, il ne s’était jamais livré à aucune démonstration de violence depuis qu’il avait rejoint Fraternité I quelques années auparavant. C’était un spécialiste de la survie en milieu banquisien et de lui dépendrait peut-être le sort du groupe.

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es premiers missiles sibériens explosèrent cinq jours avant la fin de l’année 2361, dans le camp presque désert de Fraternité I. La centaine de personnes qui avaient refusé d’être évacuées à destination de

Fraternité II s’étaient préparées à cette éventualité et, depuis quelques semaines, chacun connaissait ce qu’il avait à faire. Chaque jour une répétition générale impromptue avait eu lieu.

Les gens coururent vers le vieux train composé de cinq wagons qui attendait de les conduire vers le Sud. La machine était maintenue sous pression vingt-quatre heures sur vingt-quatre et chaque famille s’était vu attribuer un compartiment, les célibataires occupant un wagon.

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