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— Madame Carvalho, dit-il en s’approchant du lit. Vous avez bonne mine…

La vieille dame l’interrompit d’une voix faible.

— Si vous n’épousez pas ma petite-fille, je mourrai…

— Vovo ! s’écria Marisol. Est-ce que tu es sérieuse ?

L’interpellée posa un bras sur son front.

— Je sens m’évanouir. Je sens pas bien…

Alarmé, Ahssaut se rua sur la porte.

— Madame ! Je dois appeler…

— C’est du pipeau, rétorqua Marisol, les mains sur les hanches. Pourquoi, alors, ces machines ne sonnent-elles pas ?

Mme Carvalho baissa le bras et parut agacée par le raisonnement.

— Elles marchent pas. De la camelote.

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La liberté et l'autonomie étaient des valeurs qu'il avait au départ beaucoup appréciées dans son union et chez sa compagne; au point qu'il avait présumé que ces deux principes interdépendants étaient indispensables à ses yeux pour construire un futur avec quelqu'un. Mais toute cette absence de contraintes, qui lui avait paru si importante, s'était finalement révélée à double tranchant.

Le revers de la médaille de l'indépendance était la négligence, la distance ... la désintégration du couple.

" Pas d'enfant pour lequel s'inquiéter, youpi!" était devenu "Où es-tu? Où en sommes nous?"

Du moins dans son esprit.

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V. quitta le sanctuaire et reprit forme dans le vestibule de la demeure. Gravissant le grand escalier deux marches à la fois, il vola quasiment jusqu’au premier étage et déboula dans le bureau bleu pâle de Kolher. La Confrérie avait déjà commencé à se rassembler et tout le monde parlait en même temps, dans une cacophonie de voix masculines, qui lui fit l’effet d’un mur à abattre pour pouvoir être entendu.

Heureusement, tous se turent quand il débarqua dans la pièce.

- J’ai compris, haleta-t-il. J’ai pigé !

Après un raclement général de gorges un peu embarrassé, quelqu’un murmura :

- Tu es prêt à faire ton coming out de fan de Mon Petit Poney ?

- Quoi ? demanda V.

- Ne le prends pas mal, tu as laissé une sacrée traînée arc-en-ciel derrière toi, renchérit quelqu’un.

Rhage leva les mains.

- Ce qui n’est pas un problème…

- Eh, comme tu le sens…

- Mon meilleur pote est un Applejack bien corsé…

- Vous voyez avec quoi je vis ? ajouta Butch d’un ton lugubre. Je me fiche de la couleur, mais la coupe me tue. Montrer autant ses chevilles. En plein hiver ?

V. s’observa une seconde fois… et découvrit que la vue ne s’était pas du tout améliorée. Toujours un feu de plancher. Toujours du rose. Toujours de la flanelle.

Toujours Mon Putain de Poney.

Depuis le grand bureau de son père, Kolher prit la parole.

- Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il porte ?

Viszs ôta ce foutu bas de pyjama si vite qu’il faillit déchirer les coutures ; et il l’aurait balancé au feu si Jane n’avait pas autant aimé le vêtement.

- On a fini ? demanda-t-il à ses frères en les regardant un à un dans les yeux. C’est terminé, maintenant ? On peut parler de ce qui tue les civils ? Ou est-ce que vous voulez perdre encore du temps, bande de branleurs. Pendant que des gens meurent.

Depuis le coin près de la cheminée, quelqu’un s’exclama :

- OK, merci de ne pas faire honte aux gens qui ont de l’humour.

Et cela déclencha un nouveau déluge.

- Je me sens couvert de honte, là…

- Totalement, et je ne faisais que m’exprimer.

- Est-ce qu’on peut m’envelopper dans du papier bulle et me donner un chiot à câliner ? Parce que mon équilibre vie professionnelle et vie privée a gravement souffert…

- Qu’est-ce qui est arrivé à ton autre couille ? Un des poneys avait la dalle ?

Cette dernière réplique était sortie de la bouche de Lassiter, et V. envisagea sérieusement d’aller lui flanquer un coup de poing dans les parties.

Mais pour autant qu’il le sache, cet abruti pouvait très bien porter une coquille en or massif.

Derrière son bureau, le roi sourit.

- Vous savez, en temps normal, ma vue ne me manque pas. Ce n’est pas le cas en ce moment.

- Il est à poil, expliqua Rhage obligeamment. Enfin, à moitié à poil, et c’est la moitié sérieuse qui prend l’air, si tu suis bien. Et si je puis me permettre, je trouve que c’est une bonne chose que tu ne sois pas obligé de voir…

- La petite sirène !

- Comment va ton tuyau d’arrosage…

- Tu t’appelles Harpon ou Hollywood ?

- OK, qu’est-ce que ça veut dire ? marmonna Rhage. Et vous êtes tous des enfoirés : chacun d’entre vous…

- Très bien, interrompit Kolher. Ça suffit. V., qu’est-ce que tu as ?

- Un steak, des frites et une assiette de ras-le-bol, blagua quelqu’un. Et une addiction au tricot dont il refuse de se désintoxiquer.

Le roi mit un terme aux blagues en tapant du poing sur le bureau ; mais il souriait encore.

- V. Alors ?

Avant que celui-ci leur fasse part de sa découverte, il envisagea un instant de leur demander à tous de lui baiser le cul. Mais vu qu’il avait à la fois popol et les fesses à l’air, il craignit que quelqu’un le prenne au pied de la lettre… et qu’il soit ensuite obligé de le tuer.

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L'amour le retransformait en l'homme qu'elle connaissait.

A ses yeux, il était magnifique, quelle que soit son apparence.

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Il désirait Marisol et personne d'autre. Il serait donc condamné à la retrouver comme il l'avait fait ce soir, affamé, exigeant... au point de prendre sa veine sans son consentement.

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La vengeance... était un plat bien plus savoureux quand on le servait calmement.

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Mais s'il avait appris une chose, au cours de ses quatre siècles d'existence...

Avec l'amour... tout était possible.

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"Le défi, c'était la vie; la défaite, c'était la mort."

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V. quitta le sanctuaire et reprit forme dans le vestibule de la demeure.

Gravissant le grand escalier deux marches à la fois, il vola quasiment jusqu’au premier étage et déboula dans le bureau bleu pâle de Kolher. La Confrérie avait déjà commencé à se rassembler et tout le monde parlait en même temps, dans une cacophonie de voix masculines, qui lui fit l’effet d’un mur à abattre pour pouvoir être entendu.

Heureusement, tous se turent quand il débarqua dans la pièce.

— J’ai compris, haleta-t-il. J’ai pigé !

Après un raclement général de gorges un peu embarrassé, quelqu’un murmura :

— Tu es prêt à faire ton coming out de fan de Mon Petit Poney ?

— Quoi ? demanda V.

— Ne le prends pas mal, tu as laissé une sacrée traînée arc-en-ciel derrière toi, renchérit quelqu’un.

Rhage leva les mains.

— Ce qui n’est pas un problème…

— Eh, comme tu le sens…

— Mon meilleur pote est un Applejack bien corsé…

— Vous voyez avec quoi je vis ? ajouta Butch d’un ton lugubre. Je me fiche de la couleur, mais la coupe me tue. Montrer autant ses chevilles. En plein hiver ?

V. s’observa une seconde fois… et découvrit que la vue ne s’était pas du tout améliorée. Toujours un feu de plancher. Toujours du rose. Toujours de la flanelle.

Toujours Mon Putain de Poney.

Depuis le grand bureau de son père, Kolher prit la parole.

— Est-ce que quelqu’un peut me dire ce qu’il porte ?

Viszs ôta ce foutu bas de pyjama si vite qu’il faillit déchirer les coutures ; et il l’aurait balancé au feu si Jane n’avait pas autant aimé le vêtement.

— On a fini ? demanda-t-il à ses frères en les regardant un à un dans les yeux. C’est terminé, maintenant ? On peut parler de ce qui tue les civils ? Ou est-ce que vous voulez perdre encore du temps, bande de branleurs. Pendant que des gens meurent.

Depuis le coin près de la cheminée, quelqu’un s’exclama :

— OK, merci de ne pas faire honte aux gens qui ont de l’humour.

Et cela déclencha un nouveau déluge.

— Je me sens couvert de honte, là…

— Totalement, et je ne faisais que m’exprimer.

— Est-ce qu’on peut m’envelopper dans du papier bulle et me donner un chiot à câliner ? Parce que mon équilibre vie professionnelle et vie privée a gravement souffert…

— Qu’est-ce qui est arrivé à ton autre couille ? Un des poneys avait la dalle ?

Cette dernière réplique était sortie de la bouche de Lassiter, et V. envisagea sérieusement d’aller lui flanquer un coup de poing dans les parties.

Mais pour autant qu’il le sache, cet abruti pouvait très bien porter une coquille en or massif.

Derrière son bureau, le roi sourit.

— Vous savez, en temps normal, ma vue ne me manque pas. Ce n’est pas le cas en ce moment.

— Il est à poil, expliqua Rhage obligeamment. Enfin, à moitié à poil, et c’est la moitié sérieuse qui prend l’air, si tu suis bien. Et si je puis me permettre, je trouve que c’est une bonne chose que tu ne sois pas obligé de voir…

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Fermant les yeux, il se concentra…

… et après un tour de manège, émergea de l’autre côté, dans le sanctuaire.

Sans perdre un instant, il traversa la pelouse « artificielle mais vraie » jusqu’au trésor.

Comme il approchait du bâtiment, Fhurie en sortit et leva la main.

— Salut, mon frère, lança ce dernier. Merci d’être venu.

— Pas de souci.

V. ralentit quand le mâle lui décocha un regard bizarre.

— Quoi ? Pourquoi tu me dévisages comme ça ?

— C’est un pantalon intéressant.

— Hein ? oh, merde.

Regardant ses jambes, V. songea seulement que, Dieu merci, il s’agissait de Fhurie et de personne d’autre : il avait enfilé le bas de pyjama rose en flanelle de Jane. Celui couvert de motifs Mon Petit Poney partout. Celui que toutes les femelles de la maison avaient reçu en cadeau de la part de Lassiter… pas parce qu’il aimait Mon Putain de Petit Poney, mais parce que l’ange déchu savait que, lorsque ces dames le porteraient, leurs hellren verraient Apple Jack et Rainbow Dash dans leurs cauchemars.

Et maintenant, V. en portait un exemplaire comme s’il était fan.

Oh, et au fait, le pyjama lui arrivait juste en dessous des genoux parce qu’il mesurait une tête de plus que sa shellane.

— C’est la dernière fois que je m’habille dans le noir, juré, murmura-t-il.

— Eh, ça pourrait être pire.

— Ah ? Comment ?

— Tu aurais pu mettre aussi le haut.

— Est-ce que tu te sentiras insulté si je le retire, tout simplement ?

— Est-ce que tu portes un caleçon ?

— Putain, non.

— Alors gardons ces mignonnes petites bêtes où elles sont, d’accord ? (Fhurie esquissa un sourire condescendant.) Juste au cas où il y aurait une Élue par ici. La pudeur, tu comprends.

— À titre personnel, je choisirais ma monocouille plutôt que ça, mais ouais, bien sûr. Comme tu veux.

Du menton, V. désigna l’intérieur du trésor.

— Alors, qu’est-ce qu’on a, Primâle ?

— C’est mauvais.

Les yeux jaunes brillants se plissèrent.

— Sacrément mauvais, en fait.

Tous deux entrèrent dans le coffre qui recelait une telle abondance de richesses extraordinaires qu’elles finissaient par paraître ordinaires, et s’avancèrent au milieu des corbeilles de pierres précieuses qui scintillaient comme des feux couverts.

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