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« — Szon, tu attends les instructions de Slaren, n’oublie pas.

— Je sais, rétorqua ce dernier en réprimant un soupir, et d’ailleurs, où est-il ?

— En train de se rabibocher avec Jenna.

Siyin l’avait tenu informé des derniers événements.

— Leurs histoires s’arrangent ?

— C’est en bonne voie, vu le sourire béat qu’il aborde depuis quelques heures.

Tant mieux ! Voir un guerrier comme Slaren broyer du noir était en soi effrayant, alors autant que le dzellis affiche ce sourire idiot semblable à celui de tous ces mâles amoureux. Ridicule ! Mais encore préférable. »

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- Tu restes ici et tu vas faire tous les foutus examens que je t’imposerai ! Essaye de quitter cet hôpital sans mon autorisation et je te ramène illico, non sans t’avoir donné la plus belle fessée de ta vie sur ton postérieur très sexy.

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- Honnêtement, je ne sais pas pourquoi mon destin est lié à une humaine, mais pour rien au monde, je ne voudrais que cela change. C'est toi que je veux Jenna...et te faire souffrir me fait mal, être à tes yeux ce dzellis cruel...

- Slaren...

- Non écoute-moi...être à tes yeux ce dzellis cruel, je comprends ce sentiment.

Sa voix se fit plus dure, mais se teintait d'une douleur qui la fit trembler.

- Ce jour-là, j'aurais dû venir ! Bon sang j'aurais dû ! Et je ne sais pas pourquoi j'ai cette chance que tu sois vivante, mais la pensée que j'ai failli te perdre, et de ce que tu as enduré, ne me quitte pas. C'est une souffrance abominable, mais je la mérite en soi...je ne me le pardonnerai jamais ! jamais !

Ses paroles résonnèrent dans le vestiaire.

- Sla...

- Tu as raison, coupa-t-il. J'ai fait preuve d'un aveuglement et d'une cruauté impardonnable. Je bénis le ciel chaque seconde que tu sois vivante.

- Embrasse-moi, Slaren, lança-t-elle subitement, le ton tremblant.

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- Dis-moi que tu m'aimes et fais moi l'amour.

- Je ne te mérite pas...

Jenna haussa les yeux au ciel.

- Tu me laisserai partir? demanda t elle, la voix déterminée.

- Jamais de la vie! asséna t il plutôt rudement.

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- Ce voyage a été un calvaire, mais ces deux derniers jours sans toi, c’était l’enfer.

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Slaren se leva pour se diriger vers sa chambre. Quand la porte se referma, Szon, installé dans un fauteuil, ses longues jambes allongées devant lui dans une posture nonchalante, s’adressa à Siyin avec un soupir :

— A quand remonte la dernière fois qu’il a été vérifier l’état de l’humaine ? Il commence à me donner le mal de mer.

Imperturbable, Siyin jeta un bref coup d’œil sur sa montre tout en Pianotant sur le clavier de son portable.

— Je dirais... il y a trente secondes.

— C’est bien ce que je pensais, rétorqua Szon.

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"Slaren ne bougeait pas dans l’attente des résultats, assis au bord du lit, l’angoisse lui nouant la poitrine. La jeune femme s’était rendormie. Quelque chose n’allait pas, il le sentait au plus profond de lui. Dalen revint une heure plus tard, le visage préoccupé. Slaren le connaissait depuis suffisamment longtemps pour lire dans son regard sa profonde inquiétude. Il sentit la panique le gagner. A cet instant, Jenna s’éveilla lentement. Le dzellis s’approche et les regarda attentivement, l’un après l’autre.

- Tu es enceinte Jenna…

Ils le regardèrent, les visages choqués. Puis la jeune femme sentit une vague de bonheur l’inonder, tempérée par la vision du visage tendu de Slaren qui, submergé une fraction de seconde par le même sentiment, avait compris immmédaitement qu’il y avait un problème. Et lorsque Jenna tenta de se soulever, en vain, son état de faiblesse le choqua de nouveau ; il sentit une peur irraisonnée déferler en lui.

- Mais j’ai eu mes règles.

- C’est fort possible qu’une femelle saigne au début d’une grossesse…

Il fit une petite pause et choisit soigneusement ses mots :

- Tes examens ne sont pas très bons…

Slaren se tendait, les poings serrés dans l’attente de la suite, la poitrine trop nouée pour respirer.

- Nous n’avons aucune expérience d’une telle grossesse, expliqua Dalen, son regard sombre fixé sur le visage décomposé de son ami – un dzellis proche depuis tant de décennies.

- Y a-t-il un risque ?

Sa voix blanche trahissait toute son angoisse.

- Elle s’est affaiblie en l’espace de quelques heures.

- Fais ce qu’il y a à faire, Dalen.

Le ton du dzellis était brutal, mais ce dernier sentait la panique grandir en lui. Une voix furieuse s’éleva du lit.

- Je veux ce bébé, Slaren ! Dalen… Supplia-t-elle.

- Pas si ta vie est en danger Jenna, coupa le guerrier d’une voix sourde. Hors de questions !

- Slaren… je…

- Jenna… non… lança abruptement le dzellis, la gorge tellement serrée que la jeune femme eut une seconde de silence.

- C’est ton bébé, Slaren… notre bébé, cet état est passager. Toute femme enceinte éprouve des symptômes.

Fatigue, certes, mais pas à un tel degré de faiblesse § la même pensée percuta les deux dzellis lorsque leurs regards se croisèrent en silence. Jenna tourna la tête vers Dalen.

- Promets-moi."

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Romans - La Confrérie des Ombres - Tome 1

Quatre chapitres à découvrir

Ière Partie

Le compte à rebours

Chapitre 1

État de New-York

Seul un bruissement étouffé rompait le silence religieux. Les silhouettes, rangées en file indienne, progressaient lentement le long d’un étroit corridor éclairé par une faible lueur argentée. Les pans de leurs manteaux se soulevaient légèrement dans un mouvement fluide, projetant des ombres mouvantes sur les murs métalliques. Au bout du tunnel, une porte coulissa : une lumière blanche jaillit d'un lustre en cristal et se répandit à travers une vaste salle de conférence. L'homme à la tête de cette étrange procession franchit la distance qui le séparait d'un siège imposant, s'installa face à un écran géant, puis observa chaque membre, prendre place peu à peu autour d’une table immense.

Au bout de quelques minutes, toutes les têtes se tournèrent vers Isathin dans l’attente de son discours. Ce dernier embrassa du regard une dernière fois l'assemblée composée d'une trentaine d'individus, quand il remarqua deux sièges inoccupés. Imperturbable, il consulta brièvement le cadran de sa montre lorsque la porte coulissa de nouveau : deux inconnus à la taille impressionnante pénétrèrent dans les lieux. Son attention se porta sur un homme au visage froid et dur qui regarda dans sa direction. Ses yeux d’un gris étonnant brillaient d’une lueur arrogante, il soutint sans sourciller son examen muet avant de se diriger vers l’une des deux places vides. Sous la clarté artificielle, sa chevelure de jais s'éclairait de reflets bleutés intenses ; son physique très intimidant avec sa haute stature musclée et la largeur peu commune de ses épaules en imposait. Il s'installa enfin et s'adossa nonchalamment contre le dossier, tandis que son acolyte à la stature toute aussi impressionnante prenait place à ses côtés. Toutefois, les yeux bleu saphir de ce dernier et sa chevelure d'un marron glacé aux reflets dorés adoucissaient le côté glacial de son faciès.

Slaren et Siyin − deux frères appartenant à la Confrérie des Ombres – étaient réputés pour leur bravoure et leur habileté à toutes formes de combats : arts martiaux, armes à feu, sabres, sans compter les pouvoirs particuliers de leur race. Ils étaient respectés, voire craints par les propres membres de la Confrérie. En effet, des bruits peu rassurants couraient sur eux. On murmurait qu'ils pouvaient se montrer sans pitié vis à vis de leurs ennemis : humains ou dzellis. Isathin les dévisagea quelques secondes puis s'éclaircit la voix avant de prendre la parole devant le Conseil :

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Jenna...

Son parfum l’envahit, le souvenir de cette nuit revint en force, puis la vision de son visage et de sa silhouette solitaire devant le Byzance le submergea. Il ouvrit lentement les yeux, incapable de discerner ce qui l’entourait, que ce soit les membres autour de la table, les voix, ou le regard inquiet de Siyin fixé sur son visage livide et crispé. Il posa doucement une main sur l’accoudoir, concentré sur chaque souffle qu’il exhalait péniblement, une véritable torture, à présent.

Il savait... il savait que Jenna souffrait.

Non ! Une telle douleur ! Elle était en train de mourir...

Mourir ! Le mot explosa en lui ! Une souffrance, qui n’avait plus rien à voir avec sa douleur physique, le foudroya, avant qu’une tempête d’émotions surprenantes ne le paralyse. Il bondit brutalement de son siège, celui-ci se renversa dans un fracas qui fit sursauter l’ensemble du Conseil. Avec stupéfaction, les dzellis le virent traverser la salle rapidement.

— Slaren, appela Isathin, les sourcils froncés.

Il ne répondit pas, la gorge trop nouée. A quelques mètres, la porte de la salle de réunion coulissa automatiquement, et chaque membre du Conseil entendit les marches métalliques vibrer lorsqu’il les dévala devant le regard stupéfait des dzellis présents dans la salle de contrôle. Szon et Siyin échangèrent un bref regard avant de se lever et de se lancer à sa poursuite. Ceux-ci avaient bien remarqué son comportement étrange des dernières semaines, même si Slaren s’évertuait à conserver un calme apparent. Mais ils se connaissaient trop bien, pour que cela puisse leur échapper. Siyin en devinait les raisons, alors que Szon refusait de croire qu’il puisse être affecté par l’humaine.

Ils le rattrapèrent près de l’ascenseur.

          — Qu’est-ce qui se passe, Slaren ? demanda Szon.

— Il faut que je sorte, répondit-il d’une voix tendue.

La porte s’ouvrit et il s’y engouffra rapidement suivi de ses frères. Szon continua prudemment :

— Sortir ?

Bien que Siyin en pressentait les raisons, il le fixait intensément, silencieux. Slaren se taisait, le regard braqué devant lui.

— Où vas-tu ? demanda Szon d’un ton très calme.

Le dzellis ne répondit pas.

— Slaren, pourquoi veux-tu sortir du complexe ? Insista Szon patiemment, sentant son frère au point de rupture.

— Pour chercher l’humaine, répondit-il enfin.

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— Ne bouge pas d’ici ! Clash tu restes à ses côtés, je te charge de sa protection, si à mon retour, elle a la moindre égratignure... tu es un dzellis mort.

Celui-ci se redressa brusquement avec un bref hochement de tête, la nuque raide.

Aucun doute qu’il faudrait lui passer sur le corps pour atteindre l’humaine ! Les guerriers émergèrent rapidement des véhicules dans un mouvement fluide. Ils se regroupèrent près d’un immeuble.

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