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Extrait ajouté par Marinou-Morgounou 2016-10-13T18:56:49+02:00

Ecoutez, bande de crétins, dis-je en y mettant ce que j’avais de mieux, c’est pour toujours. Vous ne ferez plus jamais de ski, vous ne nagerez plus jamais, vous ne vous promènerez plus jamais sous une pesanteur aussi faible que celle de la Lune. Vous ne pourrez plus jamais chier sans assistance technique.

- Et sur Terre où peut-on chier sans assistance technique aujourd’hui ? demanda Linda.

- Allez, aboyai-je, ne faites pas les marioles, réfléchissez-y. Est-ce que je dois rentrer dans les détails personnels ? Harry… Raoul…. Avec combien de femmes vous imaginez-vous pouvoir avoir de rendez-vous dans l’espace ? Combien d’entre elles laisseraient tout un monde derrière elles pour rester avec vous ? Soyons sérieux maintenant. Linda… Tom… avez-vous la moindre preuve qui permette de penser qu’un accouchement est possible en chute libre ? Est-ce que vous voulez parier deux vies ? Ou bien avez-vous prévu d’opter pour la stérilisation ? Cessez de parler comme des héros de bandes dessinées et écoutez-moi non de Dieu.

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Extrait ajouté par Marinou-Morgounou 2016-10-13T18:56:36+02:00

Ça peut venir comme ça, vous savez. Des éclairs de connaissance. Au milieu d’une phrase, en une microseconde, vous faites un saut quantique dans la compréhension des choses. Vous considérez vingt ans d’aveugle stupidité sans ciller, et vous percevez le futur immédiat en détail. Plus tard vous vous émerveillerez – sur l’instant vous acceptez simplement et hochez la tête. Les Siciliens ont un truc comme ça, qu’ils appellent le coup de tonnerre. On dit que cela amène un calme profond et une grande gravité. Moi, j’étais plié en deux.

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Extrait ajouté par Marinou-Morgounou 2016-10-13T18:56:19+02:00

Pour que tu donnes à ta propre sœur une pareille occasion de se distinguer, elle doit être sensationnelle.

— Charlie, elle l’est, dit simplement Norrey.

— On verra. Comment elle s’appelle, déjà ?

— Shara.

Norrey la désigna du doigt, et je compris le reste. Shara Drummond était de dix ans plus jeune que sa sœur – et plus grande de dix-huit bons centimètres, avec quinze ou dix-huit kilos en plus. Je remarquai distraitement qu’elle était formidablement belle, mais ça n’atténua en rien mon ahurissement – dans ses meilleures années Sophia Loren n’aurait pas pu devenir danseuse moderne. Où Norrey était petite, Shara était grande, et où Norrey était grande, Shara était encore plus grande. Si je l’avais vue dans la rue j’aurais peut-être sifflé.

Mais au studio je me rembrunis.

— Mon Dieu, Norrey, elle est énorme.

— Le deuxième mari de ma mère était un joueur de football américain, dit-elle d’un ton lugubre. Elle est formidable.

— Si elle l’est vraiment, c’est affreux. Pauvre fille. Eh bien, qu’est-ce que tu veux que je fasse ?

— Qu’est-ce qui te fait croire que je veux que tu fasses quelque chose ?

— Tu es toujours là.

— Oh. Il me semble que oui. Eh bien… tu déjeunerais avec nous Charlie ?

— Pourquoi ?

Je savais parfaitement pourquoi, mais je ne m’attendais pas à un mensonge poli. Ce n’était pas le genre de Norrey Drummond.

— Parce que vous avez quelque chose en commun, il me semble, vous deux.

Je fis à sa franchise l’hommage de ne pas sourciller.

— Je suppose que oui.

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Extrait ajouté par Marinou-Morgounou 2016-10-13T18:55:57+02:00

- Ma jambe fonctionne en chute libre, Norrey. J'ai travaillé, dur, tous les jours depuis que je suis redescendu. Elle est un peu raide, et il faudra que je - que nous fassions une chorégraphie qui la ménage dans une certaine mesure. Mais elle fait tout ce qu'un danseur sans poids a besoin qu'elle fasse. Je peux de nouveau danser.

Elle ferma les yeux et ses paupières frémirent.

- Oh mon Dieu. (Puis elle les ouvrit et rit et pleura en même temps.) Oh mon Dieu, Charlie, oh mon Dieu, oh mon Dieu.

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Extrait ajouté par Marinou-Morgounou 2016-10-13T18:55:44+02:00

- Toute cette saleté d’Anneau est pleine d’écoutes, Charlie. Le pupitre de mon bureau peut activer et capter tous les vidéophones de Skyfac. Quatre à la fois en fait.

Je ne dis rien.

- Je vous ai vu tous les deux dans le sas, la dernière fois que vous êtes revenus. Je l’ai vue qui s’effondrait. Je vous ai vu la ranimer. Je l’ai entendue vous faire promettre de ne pas prévenir le docteur Panzella.

J’attendis. L’espoir palpitait. Il s’essuya le visage.

- Je suis venu ici pour vous dire que j’allais chez Panzella, lui dire ce que j’ai vu. Il sauterait sur Carrington pour qu’il la renvoie tout de suite.

- Et maintenant ? dis-je.

- J’ai vu la bande.

- Et vous savez que la Danse des Etoiles la tuera probablement ?

- Oui.

- Et vous savez que nous devons la laisser faire ?

- Oui.

L’espoir mourut. Je hochai la tête.

- Alors sortez d’ici et laissez-moi travailler.

Il partit.

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