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« - Plus j’ai de gardiens, moins je suis gardé. Moins j’ai de gardiens, plus je suis gardé. Qui suis-je ?

[...]

- La réponse est : un secret »

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Ce qui rend d’autant plus furieuse la belle demoiselle et la pousse à me tourmenter davantage, est que Jean se montre étrangement plaisant envers moi. Mon ennemie ne comprend évidemment pas ce qui pousse son fiancé à se montrer si amical avec « la paysanne mal fagotée » et craint même qu’il ne soit attiré par mes yeux d’or. Mais après tout, Rosabelle et Jean vont se marier et, bien que le jeune homme fasse preuve de bonté à mon égard, elle – et elle seule – portera la magnifique bague d’une valeur inestimable à son joli petit doigt, tandis que la paysanne que je suis passera sa vie seule avec ses animaux.

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Il faut reconnaître que Jean est aux yeux de toutes les jeunes filles en âge de se marier, le meilleur parti du village. Toutes rêvent de le prendre pour époux. Le jeune homme est non seulement beau et charmant, mais il vient aussi d’une bonne famille. En conséquence, les mères s’imaginent leur fille au bras du fils de Monsieur le Gouverneur quand les pères se voient marcher aux côtés de ce dernier, et les filles rêvent de jouir des privilèges qui leur seraient accordés.

Ces rêves sont aussi ceux de Rosabelle, la belle mais impitoyable Rosabelle. Ses vaniteux parents ont été jusqu’à prénommer leur enfant en hommage à la ville, persuadés qu’elle en serait la reine, un jour. D’ailleurs, Rosabelle qui a hérité de l’arrogance de ses géniteurs, est à la tête du groupe qui me persécute. Même s’il est clair que je n’ai pas la moindre chance face aux jolies boucles blondes qui encadrent le visage de poupée délicate de ma rivale, elle ne peut s’empêcher de me haïr.

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J’y réfléchirai durant ma dangereuse expédition. Comme vous devez vous en douter face à mon enthousiasme flagrant, je n’aime pas le village. Les habitants me scrutent toujours d’un œil indiscret et curieux. Même si je me montre polie et aimable – comme me l’a enseigné ma mère –, je sais que je leur inspire une certaine crainte.

La raison est simple : mes yeux sont dorés. Ce n’est pas seulement un éclat jaune que certains iris marron peuvent avoir à la lumière du soleil, mais une intense couleur or recouvrant entièrement mes iris. Maman a pour habitude de dire qu’un ange s’est penché sur mon berceau et a jeté des milliers de paillettes d’or sur mes iris. Je n’y crois pas une seconde et je ne suis pas la seule. Superstitieux de nature, les villageois interprètent mon anormalité soit comme un cadeau des dieux, soit comme un signe de présence maléfique, cette dernière interprétation étant celle de la plupart des imbéciles. Et les imbéciles sont légion à Belle-Rose.

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Mes yeux s’ouvrent sur le plafond où je peux encore percevoir le regard doré fixé sur moi, brillant dans la pénombre tels des sphères d’or, illuminant ma chambre telle une lune éclairant la nuit noire. Je cligne des yeux pour faire disparaître les dernières images de mon rêve récurrent.

C’est déjà l’aube et bientôt, je devrai me lever. Inspirant profondément, j’essaie d’oublier cette voix douce qui me hante toutes les nuits. Une berceuse ! Une berceuse qui tourne en boucle dans ma tête et dont je ne mémorise jamais les paroles. Mais cet air ! Cette voix ô combien enchanteresse ! Je ne sais pas à qui elle appartient, mais le simple souvenir de ce rêve me fait frissonner de la tête aux pieds. De peur ? De tristesse ? Je ne saurais le dire.

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La légende dit qu’il existait un monde mystérieux par-delà les plus grandes montagnes de la Terre. Un monde merveilleux, magique, où tout était possible. Là-bas, régnait la paix, la joie, la richesse. Là-bas, n’existaient ni misère, ni peur. Alatar était l’archétype du monde parfait.

Un clan de sorcières y sauvegardait l’équilibre. Leurs pouvoirs étaient tels, qu’elles étaient idolâtrées au même titre que les divinités : les plus grands rois sollicitaient leurs conseils tandis que les plus féroces créatures magiques baissaient les yeux devant elles. Elles étaient encensées et respectées… mais enviées. Leurs pouvoirs étaient terriblement convoités.

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