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Extrait ajouté par 21la 2013-03-20T22:40:40+01:00

Nouvel extrait

Soudain, sa résistance céda et les larmes inondèrent son visage. Pour la première fois depuis l'accident, elle s'abandonna aux sanglots profonds qui la secouaient. Diane avait raison. Nul ne pouvait s'opposer à la cruauté du destin. Le rêve de fonder une famille, que son amie et elle avaient caressé à Dajarra, s'était violemment brisé. Étrangement, Peter lui offrait, par-delà la mort, la possibilité de vivre un autre rêve, qu'il ne pourrait partager avec elle, mais qui lui indiquait peut-être un chemin vers une nouvelle vie.

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Extrait ajouté par 21la 2013-03-20T22:39:40+01:00

Nouvel extrait

En quelques heures, le train était passé d'une chaîne de montagnes à une autre, ne s'arrêtant que quelques minutes dans des petites gares reculées et poussiéreuses, pour prendre quelques passagers.

La jeune femme ne se lassait pas de contempler les moutons broutant l'herbe jaune et cassante. Les montagnes l'avaient éblouie, mais cette terre rouge, ornée d'arbres rabougris, touchait en elle quelque chose de profond. Ses voisins saluèrent avec des cris de plaisir un troupeau de kangourous qui traversait la prairie en bondissant.

La nuit survint rapidement. Grâce à l'obscurité, ajoutée au bercement du train, Jenny réussit à s'endormir.

Dans un flamboiement magique, le jour se leva. Des lambeaux rouge orangé se déployaient au-dessus de la terre et projetaient sur elle leurs nuances chaudes. Jenny but son café en contemplant le ciel incandescent, magnifiant les étendues désolées, où les arbres dressaient bravement sous le soleil leur tronc couleur de cendre, aux feuilles desséchées. Une fois de plus, elle succombait à l'envoûtement qu’exerçait sur elle son pays.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2019-08-06T22:49:39+02:00

Comme envoûtée, Jenny s'abandonna contre lui, sentant la chaleur de son corps et la paume de sa main paisiblement posée sur son dos. Bien qu'elle eût cherché à se persuader du contraire, elle attendait cela depuis longtemps. Elle ferma les yeux, savourant la magie de l'instant.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2019-08-06T22:46:11+02:00

Les hommes allaient se battre et mourir. La terre serait laissée à la garde des femmes, aux garçons trop jeunes pour savoir ce qu'ils faisaient, et aux vieillards, qui n'avaient plus la force de braver les assauts de la nature. Pour la première fois depuis des années, elle se sentit heureuse de ne pas être un homme ; heureuse de ne pas être forcée de quitter Churinga pour un champ de bataille étranger.

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Extrait ajouté par Fanny-135 2019-08-04T22:53:45+02:00

À l'écart, devant les habitations d'écorce qu'ils avaient construites près du ruisseau, les aborigènes observaient le déroulement des événements. À leurs yeux, la mort représentait moins un deuil qu'un processus inévitable, retour à la terre dont l'être humain est issu.

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Extrait ajouté par anonyme 2015-05-20T13:36:49+02:00

En quelques heures, le train était passé d'une chaîne de montagnes à une autre, ne s'arrêtant que quelques minutes dans des petites gares reculées et poussiéreuses, pour prendre quelques passagers.

La jeune femme ne se lassait pas de contempler les moutons broutant l'herbe jaune et cassante. Les montagnes l'avaient éblouie, mais cette terre rouge, ornée d'arbres rabougris, touchait en elle quelque chose de profond. Ses voisins saluèrent avec des cris de plaisir un troupeau de kangourous qui traversait la prairie en bondissant.

La nuit survint rapidement. Grâce à l'obscurité, ajoutée au bercement du train, Jenny réussit à s'endormir.

Dans un flamboiement magique, le jour se leva. Des lambeaux rouge orangé se déployaient au-dessus de la terre et projetaient sur elle leurs nuances chaudes. Jenny but son café en contemplant le ciel incandescent, magnifiant les étendues désolées, où les arbres dressaient bravement sous le soleil leur tronc couleur de cendre, aux feuilles desséchées. Une fois de plus, elle succombait à l'envoûtement qu’exerçait sur elle son pays.

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Extrait ajouté par 21la 2013-03-20T20:47:20+01:00

Nouvel extrait

Extrait du prologue :

Churinga. Effleurant le feuillage des poivriers, le vent tiède murmurait ce nom. Churinga. Terre âpre, que les grands-parents de Mathilda avaient taillée dans le bush et le scrub. Aux yeux de la fillette, qui y était née, treize ans auparavant, ce lieu n'avait rien perdu de la magie, du mys­tère sacré de ses origines. Peu importait que les corps et les coeurs y fussent souvent mis à rude épreuve, Churinga représentait tout ce qu'elle avait jamais connu, tout ce qu'elle avait jamais désiré.

Alors que son regard se portait au-delà du cimetière familial, vers l'étendue sauvage, sa gorge se contracta. Elle ne devait surtout pas pleurer ; la dignité sans faille de sa mère, face à la maladie, le lui interdisait. Les larmes n'atténueraient en rien le sentiment d'abandon qui la submergeait. Son enfance venait de prendre fin. Devant elle se déroulait un chemin solitaire, déjà tracé dans l'austère immensité de ce domaine, dont la beauté primitive la retenait tout entière.

L'horizon semblait vibrer, diluant l'ocre lumineux du désert dans le bleu immaculé de la voûte céleste. Autour de Mathilda résonnaient les sons au sein desquels elle avait grandi ; cet univers qui était le sien faisait entendre sa voix propre, dont les intonations familières lui apportaient un réconfort inattendu.

Elle ferma les yeux. Aux geignements des moutons dans les enclos se mêlaient les cris indignés des cacatoès querelleurs, aux crêtes couleur de soufre, le caquètement lointain des kookaburras rieurs, et le cliquetis des harnais. Dans l'épreuve la plus douloureuse de sa vie, le charme de Churinga opérait encore.

- Merv, tu veux dire quelques mots ?

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Extrait ajouté par 21la 2013-03-20T20:39:51+01:00

Nouvel extrait

Sydney étouffait de chaleur. Devant l'arche majestueuse du pont enjambant la baie semblait voguer le nouvel Opéra, surmonté d'un toit en forme de voiles gonflées par le vent. La foule multicolore qui avait envahi Circular Quay, venue assister à l'inauguration de l'édifice par la reine, contemplait, sur l'eau, l'évolution gracieuse d'embarcations de toutes formes et de toutes tailles. Dans les rues étroites avoisinantes, remplies de bruit et de mouvement, la capitale de la Nouvelle-Galles du Sud exprimait sa liesse. Jenny avait cédé à l'envie de se mêler aux badauds, pour tenter d'apercevoir la souveraine, mais surtout pour occuper, en partie, une autre journée interminable. Cependant, la grande vague humaine qui avait envahi le bord de l'océan n'avait pas réussi à dissiper son sentiment d'isolement. Dès la cérémonie terminée, elle était rentrée dans sa maison, située au nord de la ville, à Palm Beach.

Debout sur le balcon, elle agrippait la balustrade avec la même force qu'elle employait depuis six mois, jour après jour, à résister contre l'éparpillement des débris de sa vie. La mort de son mari et de son fils, survenue avec une violence obscène, avait tout balayé autour d'elle, la laissant totalement démunie. Un lourd silence pesait sur la maison devenue trop vaste, chaque pièce ressuscitant des souve­nirs où le bonheur se muait inexorablement en douleur. Il n'y avait pas eu de mots d'adieu, mais il n'y aurait pas non plus de retour en arrière. Ses deux raisons de vivre avaient à jamais disparu

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