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《 — Non madame, monsieur Max n’est pas pervers. C’est juste… un homme. Et vous ne pourrez jamais empêcher un homme d’être attiré par une jolie fille. Pas plus que vous ne pourrez attacher un chien avec un chapelet de saucisses.

Pensive, Irénée but une autre gorgée de thé.

— Tu trouves Lysette attirante ? Je dois avouer qu’au début, elle m’a semblé plutôt commune, mais il est vrai que plus le temps passe, plus elle me paraît jolie.

— Elle a quelque chose qui plaît à monsieur Max, déclara Noéline sans ambages. Chaque fois qu’ils sont dans la même pièce, il se met à frémir comme un homard au court-bouillon !

— Noéline !

Irénée fronça les sourcils d’un air sévère, puis pouffa finalement dans sa tasse de thé.

— C’est la vérité, madame. Et une chose est sûre : quand il la regarde, il ne pense plus à sa vengeance. Seulement, il ne l’avouera jamais.》

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Irénée tentait en vain de calmer Lysette qui, en plein délire, se tordait dans le lit. Rien ne semblait pouvoir l’apaiser.

— Pauvre enfant, soupira-t-elle.

Lysette n’arrivait pas à se reposer et ne gardait rien de ce qu’elle ingérait. Il était impossible de lui administrer un remède qui ait le temps d’agir entre deux vomissements.

Épuisée, Irénée se laissa tomber dans le fauteuil et regarda la malade s’agiter sans fin.

— Je vous en prie… ne le laissez pas… Oh non, par pitié ! gémissait-elle.

Irénée tendait une main lasse vers le linge humide dont elle se servait pour bassiner le corps de la jeune fille lorsque son fils pénétra dans la pièce. Irénée laissa retomber son bras.

— Max, que fais-tu ? s’écria-t-elle. Tu ne peux pas entrer, elle est à moitié nue !

— Je m’en moque !

Il écarta les pans de la moustiquaire, s’assit sur le bord du matelas.

— Max, ce n’est pas convenable, protesta encore sa mère. Tu dois sortir immédiatement.

L’ignorant, il repoussa le drap chiffonné qui recouvrait le corps de Lysette. Sa camisole humide de sueur lui collait à la peau, ne dissimulant rien de ses formes. Les traits tirés, Max écarta les mèches rousses qui lui tombaient sur le visage, puis souleva le corps frêle agité de frissons et le serra contre lui.

— Chut, souffla-t-il tout contre la tempe de Lysette. Laissez-vous aller contre moi, petite. Vous vous épuisez.

Après l’avoir calée contre son épaule, il attrapa le linge humide et lui en tamponna doucement le visage et la gorge. Puis il pressa le tissu pour faire ruisseler l’eau sur sa peau brûlante sans se soucier de mouiller ses propres habits.

— Lysette, calmez-vous. Je vais m’occuper de vous. Dormez, vous êtes en sécurité.

Au bout d’un moment, le son de sa voix grave et ses caresses finirent par apaiser la jeune fille qui s’affaissa contre lui.

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[Gaspard]se pencha et la souleva sans peine, ses gros bras l’enserrant avec force. Puis, inclinant la tête, il lui chuchota à l’oreille :

— Tu vas payer pour tous les tracas que tu m’infliges, je te le garantis !

Dans sa fureur, il lui postillonnait au visage. Écœurée, Lysette le repoussa, et, sans réfléchir, se mit à crier :

— Max !

Elle jeta un regard éperdu en direction de la porte. Où diable était-il ? Personne ne l’avait donc prévenu de l’arrivée de sa famille ?

— Max…

Tout à coup elle eut l’impression que le monde autour d’elle pivotait sur son axe. Un grondement sourd s’éleva dans son dos et une force invisible l’arracha à l’emprise brutale de son beau-père. Elle se retrouva plaquée contre le torse musclé de Maximilien Vallerand. Elle se cramponna à lui, nouant les bras autour de son cou.

— Il va m’emmener chez Sagesse, souffla-t-elle, affolée. Ne le laissez pas faire, je vous en sup…

— Vous n’irez nulle part, l’interrompit Vallerand d’un ton brusque. Calmez-vous, Lysette. Ce n’est pas bon pour vous, toutes ces émotions.

Son attitude possessive provoqua chez elle un étrange vertige. De toute évidence, il considérait qu’elle lui appartenait et il ne laisserait personne la lui arracher.

Vallerand la déposa avec précaution sur une chaise. Puis il se redressa et fixa Gaspard Médart sans ciller.

— Ne la touchez plus jamais, articula-t-il d’une voix sourde qui glaçait le sang. Si vous frôlez ne serait-ce qu’un cheveu de sa tête, je vous mets en pièces.

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- Mes fils! s'exclama-t-elle, incrédule. Mais que faites-vous là?

Ils échangèrent un regard perplexe, puis Alexandre, aussi brun et grand que son frère, répondit:

- Euh... nous habitons ici, mère.

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