Livres
512 019
Membres
523 079

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par marieberru 2020-03-03T18:16:09+01:00

Il ne craignait pas que sa vie s'arrête. En fait, il s'y était étrangement résigné. Il était mort tant de fois, et de tant de manières, qu'il en avait pris l'habitude. Ça ne lui faisait pas plus peur que de s'endormir ; le sommeil était parfois pire, car il était peuplé de cauchemars. Au moins, la mort neutralisait les rêves, et la seule différence entre la mort temporaire et la mort définitive était la durée impliquée. Peut-être que la mort ultime transportait l'âme dans un endroit sublime, inconcevable aux vivants, comme certains le croyaient. Par cette pensée, Rowan tâchait d'adoucir la perspective de son destin.

Afficher en entier
Extrait ajouté par EscapeTime 2019-12-08T12:23:41+01:00

"Mourir, c'était facile. Se couper avec une feuille de papier? Ça, ce serait pénible. "

Afficher en entier
Extrait ajouté par marieberru 2020-03-03T17:46:38+01:00

Greyson avait l'âme pure. Il n'y avait pas une once de malice en lui. Même lorsqu'il faisait semblant d'être le Glas, il n'en abusait pas. On le voyait dans son sourire, un sourire simple en franc. Il ne possédait qu'un seul sourire, qui signifiait la seule chose qu'un sourire était censé vouloir dire. Et que ce soit au soleil ou sous les nuages, Jeri trouvait ce sourire agréable.

Afficher en entier
Extrait ajouté par queenregina 2020-06-20T15:52:40+02:00

Je suis ravi d’annoncer que la Chambre des Reliques et des Futurs a été remontée des profondeurs de l’océan, où elle avait coulé avec Endura. Les robes des pères fondateurs sont intactes et seront bientôt visibles dans le cadre d’une exposition itinérante organisée sous l’égide du Musée Interrégional de la Communauté des Faucheurs. Pas un seul diamant ne manque au registre et nous avons réparti l’ensemble de manière égale entre toutes les régions. Les Communautés qui n’avaient pas de représentant présent sur le site du naufrage peuvent réclamer leur part des diamants en contactant la Communauté amazonienne.

Je comprends que certaines régions estiment que la superficie de leur territoire et la densité de leur population leur donnent droit à une portion plus importante de diamants ; cependant, nous autres Amazoniens nous en tenons à notre décision de partager les pierres à parts égales. Nous ne souhaitons pas être impliqués dans une controverse quelle qu’elle soit et considérons le sujet clos.

Quand bien même je quitte le site, de nombreux navires provenant de diverses régions demeurent sur place et poursuivent le travail de fouilles et de remontée des ruines d’Endura. Je souhaite bonne chance à ceux qui ont entrepris cette tâche pénible mais nécessaire. Que les profondeurs récompensent votre labeur par des trésors et les souvenirs précieux de ceux que nous avons perdus.

Afficher en entier
Extrait ajouté par queenregina 2020-06-20T15:51:55+02:00

Loriana hésita. Personne ne lui avait jamais confié de responsabilités, encore moins un faucheur. Elle avait toujours été davantage un pion qu’une pièce majeure, satisfaite d’être dans le rôle de l’exécutante plutôt que de la décisionnaire. Toutefois la situation était singulière et ce lieu encore plus. Peut-être le moment était-il venu pour elle de se redéfinir ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par queenregina 2020-06-20T15:48:27+02:00

Jerico Soberanis était un individu rusé et vif d’esprit. Chez un autre que lui, ces traits de caractère auraient été dangereux, mais Jeri n’était pas du genre à user de ses talents à mauvais escient. D’une façon ou d’une autre, ses intérêts s’alignaient toujours avec ceux du bien commun. Sa mission de sauvetage d’Endura, par exemple. D’un côté, il rendait service à l’humanité, de l’autre, il renforçait sa propre réputation. Gagnant-gagnant.

Ç’aurait été très tentant de ne réveiller Possuelo qu’une fois la chambre ouverte ; Jeri aurait pu être le premier à y jeter un œil. Or qu’est-ce que cela lui aurait apporté de bon ? Jeri allait-il voler un diamant de faucheur ? S’enfuir avec la majestueuse robe cobalt de Dame Elizabeth ? Non, c’était l’heure de gloire de Possuelo, pas la sienne. Jeri et son équipage recevaient déjà trois fois les émoluments que ce genre de mission leur rapportait en temps normal, sans compter le bonus généreux que Possuelo leur avait promis s’ils récupéraient les diamants. Alors pourquoi ne pas lui offrir le cadeau dont il rêvait tant ? Le faucheur l’avait amplement mérité.

— Les diamants sont là, lança Possuelo depuis l’intérieur. Ils sont éparpillés un peu partout, mais ils sont là.

Jeri les voyait scintiller, éclairés par la lampe torche de Possuelo, tel un tapis d’étoiles.

— Les robes des fondateurs sont également là, poursuivit Possuelo. Elles ont l’air en parfait état, mais…

Un cri lui échappa soudain – presque un hurlement.

Jeri se précipita dans la chambre, tombant nez à nez avec Possuelo sur le seuil. Le faucheur se cramponnait au chambranle comme si le navire tanguait sur des eaux agitées et qu’il peinait à garder son équilibre.

— Que se passe-t-il ? s’enquit Jeri. Vous êtes blessé ?

— Non, non. Je vais bien, le rassura Possuelo, même s’il était évident qu’il y avait un problème.

Afficher en entier
Extrait ajouté par queenregina 2020-06-20T15:46:52+02:00

Réponse ouverte à Son Excellence, la Serpe Suprême Tenkamenin du SubSahara

Je refuse catégoriquement de me plier à la restriction outrageuse que vous avez décidé d’imposer aux faucheurs midaméricains. Je ne reconnaîtrai le droit à aucune Serpe Suprême, ni aujourd’hui ni jamais, de bannir mes faucheurs de quelque région que ce soit.

Comme vous le confirmera sûrement votre parlementaire, les faucheurs sont libres de voyager à travers le monde et de glaner quiconque ils souhaitent, où et quand ils le désirent.

En conséquence, n’importe quelle restriction introduite à ce sujet ne possède aucune légitimité, et toute région se joignant au SubSahara dans sa vaine tentative verra surgir sur son territoire un afflux de faucheurs midaméricains, ne serait-ce que par principe. Soyez assuré que toute action visant mes faucheurs présents dans votre région trouvera une réponse aussi rapide qu’impitoyable.

Respectueusement,

Honorable Robert Goddard,

Serpe Suprême de MidAmérique

Afficher en entier
Extrait ajouté par queenregina 2020-06-20T15:45:31+02:00

Jerico avait été listé une fois malpropre au cours de son existence, à l’adolescence. Cela n’avait pas été très dur de tomber en disgrâce ; trois vols à l’étalage dans une épicerie locale avaient suffi. Jerico s’en était vanté pendant moins d’une journée. Puis les retombées de ses actes s’étaient fait sentir. Que la communication avec le Thunderhead soit interrompue ne le dérangeait pas plus que cela ; non, c’étaient les autres conséquences, bien plus pénibles, qui lui avaient posé problème. Les malpropres passaient en dernier dans la queue de la cantine, au lycée, et il ne leur restait que les plats dont personne ne voulait. Les malpropres étaient forcés de s’asseoir au premier rang de la classe pour que les enseignants puissent les tenir à l’œil. Et, bien que Jerico n’ait pas été exclu de l’équipe de football, les réunions avec son agent de probation étaient systématiquement programmées en même temps que les matchs. À dessein, naturellement.

Jerico avait d’abord cru que le Thunderhead agissait ainsi par rancœur, cependant avec le temps, il avait compris que le Thunderhead voulait simplement lui donner une leçon. La malpropreté était un choix, et c’était à lui de décider si la vie contre laquelle il avait troqué son ancienne existence en valait la peine.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Melodie-28 2020-05-17T01:45:43+02:00

- Nous envisageons la possibilité de construire un mur pour juguler l’exode.

— Ne soyez pas ridicule, rétorqua Goddard. Seuls les idiots construisent des murs.

Afficher en entier
Extrait ajouté par joulie 2020-05-11T15:58:08+02:00

Tous les enfants nés sur ce territoire étaient éduqués sans distinction de genre; on leur interdisait de choisir leur sexe avant d'avoir atteint l'âge adulte. Et même à ce moment là, beaucoup ne tranchaient pas en faveur d'un sexe unique. Certains, comme Jerico, comprirent que la fluidité des genres étaient dans leur nature.

- Sous le soleil et les étoiles, je me sens femme. Sous un ciel nuageux, je me sens homme, avait expliqué Jerico à son équipage lorsqu'il avait repris le commandement du vaisseau. Un simple coup d’œil vers le ciel vous permettra de savoir comment vous adresser à moi, à n'importe quel moment de la journée.

Ce n'était pas tant la fluidité qui contrariait les marins - c'était une chose assez courante, somme toute. En revanche, ils avait du mal à s'habituer à l'aspect météorologique du système de Jerico.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode