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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:04+02:00

Que tes mains sont habiles, ce soir ! Comme elles vagabondent bien sur moi ! En voici une qui se hasarde plus haut sous ma jupe… Non ! Elle redescend… Elle arrive à mon pied, ça n’est pas mal non plus, je le sens qui s’émeut à l’autre bout de moi. Peut-on jouir par le pied ? Ah ! encore une main. Celle-ci est plus hardie, sans en avoir l’air, elle s’insinue doucement entre mes cuisses. J’ai bien envie de lui souhaiter la bienvenue, de m’écarter un peu, mais ma jupe est trop serrée. C’est un supplice délicieux de désirer s’ouvrir et d’en être empêchée.

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:55:07+02:00

Je me détourne de notre double reflet pour chercher sur toi la preuve de cet émoi qui teinte en jaune tes prunelles de diable lubrique. Ta queue n’est pas fourchue, mais elle enfle ta braguette d’une façon éloquente. Comme tu fais vite pour jeter tes habits ! Te voilà nu, avec au bas du ventre une pine farouche, qui barre notre image dans la glace d’un arrogant point d’exclamation. Tu m’attrapes par le bras avec détermination, tu t’assieds sur la chaise et tu m’attires à toi de dos

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:55:00+02:00

Alors je t’ai montré l’obscénité cachée de ma culotte. J’ai mis le pied sur une chaise et je t’ai dit : « Regarde ! » Dans la blancheur du linge, mes poils semblaient plus noirs. J’ai écarté d’une main la fente complaisante du sous-vêtement pour bien tout te faire voir, et, du bout des doigts, j’ai écarté aussi celle, plus intime, qui partage le bas de mon ventre. Et tu as contemplé, déjà allumé, ce jeu télescopique et voluptueux de failles, la blanche autour de la noire, et la noire servant d’écrin à la rose, plus vivante, plus nacrée, plus palpitante. Mes doigts s’amusaient dans leur rôle de guides touristiques, ils ouvraient pour toi un passage dans un fruit délicat et juteux, accueillant comme une pêche qui vient d’éclater au soleil, vibrant comme un coquillage dont on a forcé le secret

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:54+02:00

D’abord, à même la peau, elles portaient une « chemise de jour », petite tunique trop courte pour cacher l’essentiel, et dont les brides semblaient étudiées pour glisser nonchalamment sur les épaules. Celle que j’enfilai parvenait juste à m’agacer, de la dentelle de son décolleté, la pointe des seins. Le pantalon, à première vue, paraissait plus décent, puisqu’il cachait les cuisses et se fermait sur les genoux par deux cordons apparemment fort pudiques. Le corset, très rigide, et que je te demandai de serrer fort dans le dos, me creusait la taille, mais respectait, ou plutôt accentuait le galbe de mes hanches, déjà épanoui par lui-même et qui me fait ressembler à une femme d’un autre temps, égarée au XXe siècle.

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:44+02:00

Tu veux des images, des paroles, des histoires qui te feront d’autant plus bander que tu en connaîtras l’auteur, et comme justement je n’ai pas (je ne dois pas avoir) d’autre prétention que celle-là, voici : Il arriva un soir où notre tendre complicité, notre commun amour de la drôlerie et de la fantaisie, et peut-être aussi quelques verres de champagne, nous entraînèrent plus loin que j’aurais pu le dire, toi qui m’avais expliqué quelquefois que les « accessoires » en amour ne t’avaient jamais excité, et moi à qui ma réserve (je te défends de sourire) avait donc interdit toute provocation

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:32+02:00

Tout de suite, je t’ai voulu… Tu t’es déshabillé, et je me demandais si j’aurais la force de t’attendre, le désir de toi me faisait onduler sous les draps. Quand tu m’as rejointe, tu avais un peu froid, tu m’as trouvée brûlante, et c’est vrai, je brûlais. Que ta peau était douce, et affolant ton corps !… Tu m’as tourné le dos ; mon ventre s’émerveillait à épouser tes fesses, et je t’ai caressé ainsi, en pressant contre toi mes seins qui bandaient fort, mon nombril, mon pubis, mes cuisses. J’ai mélangé mes jambes aux tiennes, je les ai nouées autour de toi, et mon sexe, qui s’ouvrait dans l’étreinte, s’écrasait sur ta peau… Mes bras ont entouré ta taille, et mes mains se sont livrées, sur ton ventre, à d’impatientes fouilles. J’ai trouvé ta queue, toujours sans rien voir de toi que ta nuque épaisse, ton dos attentif, et ce cul insolent qui me ferait regretter parfois d’être une femme

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:20+02:00

Non ! quel spectacle je dois donner ! C’est furieusement excitant… Heureusement il y a ma culotte, qui sauvegarde un peu de mes secrets. Plus pour longtemps, d’ailleurs, tu t’amuses à en tirer l’entrejambe tantôt à droite, tantôt à gauche. C’est un geste qui navre mon reste de pudeur et qui achève de me mettre le feu à la chatte. Mais enlève-la, cette culotte, enlève-la donc et regarde-moi ! Regarde-moi qui palpite, qui n’en peux plus… Tu vois ? Qu’est-ce que tu vois ? Tu la vois, cette bouche qui t’appelle, qui te demande impérieusement ? Tu sais, elle bouge toute seule, ce n’est pas moi, je n’y suis pour rien ! Il y a tout au fond de mon ventre quelque chose qui pousse et qui aspire et qui s’énerve. Non, ne mets pas ton doigt là ! Ça, c’est trop sensible, tu ne sauras pas toucher comme il faut, c’est un clitoris explosif, je le sens qui bande très fort, si tu l’effleures, je vais jouir et je me sentirai toute vide parce que je ne t’aurai pas eu en moi

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:54:11+02:00

Il y a un quart d’heure, j’ignorais totalement que j’avais un sexe. Eh bien, je ne peux plus l’oublier. Il est tout chaud dans ma culotte, et je le sens qui bouge de partout. Comme une bouche qui tète, comme un animal vivant qui respire, comme un cœur qui bat. J’ai un petit moteur tout en bas du ventre, qui pompe tout seul. Il est vibrant, tout mouillé, il appelle un attouchement plus direct, une caresse plus concrète. Je suis obnubilée par ma forme, qui prend vie sous tes doigts. J’ai tout à coup conscience de mon vide, de mes trous, de mes replis

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:53:54+02:00

Donne-moi ta main, ta main carrée, plus grande que la mienne, plus chaude aussi, et qui n’a jamais eu la patience d’apprendre à être assez douce… Suis-moi dans cette pièce tiède, intime, presque obscure où l’incompréhensible hasard nous amène, tous les deux, sans souci de personne à qui rendre des comptes, sans préoccupation du temps qui passe. Sans arrière-pensée non plus ; car pourras-tu l’imaginer, nous ne sommes pas là pour ce qui nous réunit d’ordinaire, et nous tient lieu de complicité ! La preuve, je suis abandonnée à la volupté d’un fauteuil exquisément moelleux, un de ces merveilleux fauteuils si vastes pour un, mais un peu petit pour deux. Et je téléphone.

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Extrait de La femme de papier ajouté par wizbiz06 2012-05-30T15:53:32+02:00

J’étais en ce temps là une maîtresse timorée, et toi un amant conventionnel, hâtif trop souvent, et trop souvent imbu de ce rôle que tu croyais ton privilège : celui de dispensateur de plaisirs sans cesse renouvelés. Ma quête était autre : j’avais envie de tendre séduction, et point d’assauts frénétiques. Ton dynamisme bouillon me fatiguait. Ma réserve te décevait. Nous nous étions rencontrés, puis appartenus platement. Nous nous apprêtions à nous quitter plus platement encore, si tant est qu’on puisse appeler « se quitter » l’interruption de relations épisodiques et, comme je l’ai déjà dit, assez peu harmonieuses

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