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Extrait ajouté par LadyRomance 2017-05-10T14:21:09+02:00

On n'a que peu de secondes chances dans une vie et quand elles se présentent il faut savoir les saisir. Tu n'as pas envie de te dire, plus tard : "Ah si seulement..." Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret.

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Extrait ajouté par Palmyre 2019-10-06T10:11:22+02:00

Imagine le promontoire : tu te tiens là-bas, à la lisière du monde, tout au bord d la falaise. Repais-toi du spectacle: Land's end à ta gauche, le Devon sur ta droite et l'Atlantique qui s'étend devant toi, turquoise, puis bleu canard et enfin bleu foncé à l'endroit où il rencontre l'horizon. Sens la brise puissante qui tempère la chaleur du soleil et te repousse en arrière. Admire les mouettes qui planent au-dessus de ta tête. Sans oublier la paire de phoques, d'un noir luisant, qui se prélassent sur les rochers en contrebas.

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Extrait ajouté par fanfan50 2018-07-02T18:21:38+02:00

Elle essayait.Oh ça, pour essayer ! Elle fixait son portrait en tenue militaire, repensait à ses baisers à Davidstow, qui, s'ils n'avaient pas été déplaisants, n'avaient pas provoqué la réaction qu'elle espérait, elle s'échinait à convoquer les sentiments qu'elle aurait dû, selon elle, ressentir. Peut-être n'avait-elle pas les pieds sur terre, car elle attendait d'un baiser qu'il la consume, tant son désir était fort d'être submergée par quelque chose qui la dépasserait. Elle lisait beaucoup Thomas Hardy, et elle rêvait de ce sentiment débordant qui liait Tess à Angel Clare, ou Gabriel Oak à Bathsheba, ou Bathsheba au sergent Troy.

Elle sourit. Edward, bien sûr, se montrerait un tantinet condescendant si elle se référait devant lui à de tels amants, car il n'avait aucune considération pour cet auteur. "Fadaises sentimentales, dirait-il. Mièvre et complaisant. Regarde où sa toquade a conduit Tess..."

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Extrait ajouté par casey74 2018-06-01T10:55:10+02:00

Cependant, si elle sait être pince-sans-rire, elle ne pratique pas l'humour noir. Le rire jaune vire à la toux amère.

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Extrait ajouté par MaMt 2018-05-04T14:02:39+02:00

"La perte de l'amour peut se révéler si douloureuse... ça et s'interroger sur ce qui aurait pu advenir. Sans jamais avoir la chance de le découvrir... Tu n'as pas envie d'être rongée par le regret." # Maggie

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-19T21:19:40+02:00

Oh, mais il aurait pu y en avoir ! Et tellement… Si elle avait donné cette perfusion à Jacob, il en serait mort. Sans le moindre doute. La poitrine de Lucy se serre quand elle imagine le bébé en plein arrêt cardiaque. Elle se voit annoncer la nouvelle à ses parents, son père qui répète avec insistance que son fils est un « battant », sa mère si belle et frêle. Comment auraient-ils réagi s’ils avaient appris qu’à cause d’une erreur humaine – son erreur – leur minuscule bébé était mort ?

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-19T21:19:20+02:00

Elle s’est rendue directement à l’hôpital pour prendre sa nouvelle garde. Il n’y avait personne pour la remplacer et c’était la troisième nuit d’affilée. La dernière de cinq longues gardes. Elle était épuisée et distraite. Ils ont failli perdre une patiente. Et mis au monde un bébé d’une fragilité extrême, né à vingt-cinq semaines et qui aurait dû s’accrocher trois de plus. Elle a regardé cet enfant que les médecins réanimaient et qui ressemblait davantage à un poussin desquamé qu’à un petit garçon, que sa couche et son bonnet rendaient encore plus minuscule, alors que ses veines diffusaient un liquide doré sous sa peau translucide, sans un seul gramme de gras ou de muscle. Et, tout en sachant que se laisser atteindre était un manque de professionnalisme, elle a eu du mal à retenir ses larmes.

Pas eu le temps de s’appesantir sur ses émotions, néanmoins. Elle était trop occupée à veiller sur deux autres nouveau-nés. Ils réclamaient des soins : administration de médicaments, changement de poches, relevé des données du respirateur artificiel. Le petit Jacob Wright avait besoin d’une dose supplémentaire de morphine – il aurait déjà dû la recevoir. Et c’est à ce moment-là qu’elle a commis son erreur.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-19T21:19:12+02:00

Elle est sortie du lit d’un bond. C’était si cliché, si prévisible. La désinvolture de la situation si cruelle qu’on aurait presque dit que Matt avait voulu qu’elle l’apprenne. Elle a pensé à son mari, pour qui la passion s’était éteinte, bien sûr, mais n’est-ce pas ce qui arrive toujours au bout de sept ans de relation, lorsque les deux membres du couple ont des métiers aussi prenants ? Elle s’est demandé si elle le connaissait réellement. Qui est-il, ce créatif ? Cet homme soi-disant sensible, lecteur du Guardian et des romans de Hilary Mantel, qui aime la nourriture vietnamienne mais pas thaïlandaise, saupoudre son cappuccino de cannelle et pas de cacao, qui remonte ses lunettes épaisses sur son nez quand il est nerveux, qui s’est énervé le jour où elle a vanté la délicatesse de ses traits. « Tu veux dire… que je manque de virilité ? — Pas du tout… tu as une beauté subtile. » Du coup, il a drapé son orgueil blessé dans son gilet bien ajusté.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-19T21:19:06+02:00

Une garde, c’était faisable, se dit-elle en ramenant ses genoux contre sa poitrine et en les serrant de toutes ses forces. Mais une de plus, et une erreur est venue s’ajouter à la découverte qui a bouleversé sa vie. Deux, c’est donc trop, visiblement. Et son univers a volé en éclats. Sa vie en apparence heureuse, ici à Londres, a perdu toute réalité. Elle est devenue aussi inconsistante que des aigrettes emportées par le vent.

Elle agrippe ses genoux tandis qu’une nouvelle salve de sanglots secoue son corps. Il faut qu’elle se ressaisisse. L’esprit qui tourne en rond, le cœur qui tressaille, bondit, palpite. Un stimulant : caféine, sucre ou malheur – ou, pourquoi pas, un cocktail des trois. Elle n’a pas dormi depuis quarante-huit heures. Et au cours de ces deux jours, son existence a été exposée, comme le contenu indécent d’une valise – retourné, méprisé, abandonné.

Tout a commencé hier matin, lundi. Elle rentrait d’une garde de nuit, dans le service de néonatalogie de l’hôpital qui l’emploie, usée jusqu’à la moelle, les yeux douloureux, et elle est montée prendre une douche à l’étage. L’étui de lentilles de contact sur le rebord du lavabo l’a troublée : il ne lui appartenait pas. Et Matt n’en porte pas. Un froid s’est immiscé en elle, s’est frayé un chemin jusqu’à son âme.

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Extrait ajouté par ilovelire 2017-06-19T21:19:00+02:00

Quand Lucy y repense plus tard – en essayant de faire preuve de rationalité –, elle se dit que c’est terrifiant à quel point la vie peut basculer en un instant : comme une pièce qui tournerait sur sa tranche dans un infini mouvement joyeux et qui, d’un coup, tomberait sur une face.

En tant qu’infirmière, elle est bien placée pour le savoir. Elle a mesuré les conséquences d’une microseconde d’inattention : un conducteur mutilé et paralysé pour en avoir percuté un autre sur l’autoroute, la dispute alcoolisée qui démarre par un geste brusque et débouche sur des blessures à l’arme blanche, le défi idiot – courir sur le faîte d’un toit, plonger dans un lac peu profond – qui semble une bonne idée… puis plus du tout après coup.

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