Livres
554 939
Membres
600 193

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par Pamie 2020-08-03T16:35:05+02:00

Ma mère était assez magicienne pour m’octroyer trois dons, ai-je dit, et il s’est instinctivement penché pour m’écouter. Le premier était la sagesse ; le deuxième, la beauté ; et le troisième… que ces talents passent inaperçus aux yeux des imbéciles.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paramount 2021-03-29T00:06:09+02:00

Spoiler(cliquez pour révéler) A côté de la grappe, un serviteur se tenait dans une telle immobilité qu'on l'aurait cru lui-même taillé dans la glace. Les yeux baissés, il portait un coussin blanc sur lequel reposait une haute couronne en argent [...]. Le Staryk s'est arrêté devant elle, son regard s'attardant un instant sur la délicatesse et la sophistication de l'ouvrage, puis il s'est tourné vers ses gens, le visage aussi impassible que la pierre. Sans me regarder, il a déclaré d'une voix glaciale. "Contemplez devant vous ma dame, votre reine."

Mon regard s'est porté sur la mer scintillante de ces visages impossiblement gelés, dont la désapprobation était palpable : eux non plus n'arrivaient pas à m'intégrer dans ce décor, et ils ne le souhaitaient pas. Il y avait bien quelques sourires dans les cercles les plus proches, mais cruels et tristement familiers: je côtoyais de tels sourires depuis ma plus tendre enfance, ceux qu'on m'adressait quand on me racontait l'histoire de la fille du meunier, ceux qu'on me réservait quand je venais frapper à la porte pour la première fois. Sauf que cette fois, je n'en étais pas la cible : j'étais trop insignifiante pour ça. C'est à lui qu'ils souriaient de la sorte, avec une pointe d'incrédulité. Tous ces nobles se délectent de voir leur propre roi s'abaisser à épouser ce petit bout brun de mortelle. Il s'est empressé de prendre la couronne, comme pour mettre fin à son humiliation le plus vite possible.

[...]

Mais quand le roi s'est tourné vers moi, la couronne entre les mains et au visage une expression de froid mécontentement, je n'ai pas attendu qu'il la laisse tomber lourdement sur ma tête : j'ai posé d'autorité les mains dessus. Il m'a jeté un regard consterné à défaut d'autre chose, auquel j'ai répondu par une noire détermination. La colère familière montait en moi, non pas froide, mais si chaude que paumes me démangeaient et que de la vapeur aurait pu s'élever de mes joues. La couronne s'est d'ailleurs échauffée au contact de mes mains, et tout autour de moi les sourires acérés se sont évanouis lorsque des filaments d'or se sont mis à fuser de sous mes doigts pour se mêler à l'argent, s'étendant progressivement à toute sa surface, s'enroulant autour de chacun des délicats motifs spiralés.

Le roi Staryk est resté immobile, les lèvres serrées tout au long de la transmutation, jusqu'à ce que la couronne entre nos mains brille d'une vive lueur solaire, incongrue sous ce ciel couvert. La foule a poussé un soupir collectif, à peine un murmure, une fois l'opération terminée. Il l'a tenue ainsi encore un moment, puis nous l'avons placée ensemble sur ma tête. [...] j'ai gardé la tête haute et me suis tournée pour leur faire face. Plus aucun sourire n'était visible, et la désapprobation avait laissé place à de la circonspection. J'ai scruté leurs froids visages et décidé qu'ici non plus, je ne m'excuserais pas.

Afficher en entier
Extrait ajouté par mimi066 2021-02-11T21:35:17+01:00

He would only shrug and look at me expectantly again, waiting for high magic: magic that came only when you made some larger version of yourself with words and promises, and then stepped inside and somehow grew to fill it.

Afficher en entier
Extrait ajouté par mimi066 2021-02-11T21:34:05+01:00

But the world I wanted wasn't the world I lived in, and if I would do nothing until I could repair every terrible thing at once, I would do nothing forever

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-03-24T22:28:54+01:00

CHAPITRE PREMIER

La véritable histoire est loin d’être aussi belle que celle que vous avez entendue. La véritable histoire, la voici : la fille du meunier aux longs cheveux d’or veut séduire un seigneur, un prince, le fils d’un notable, aussi se rend-elle chez le prêteur et y emprunte-t-elle une bague, un collier, qui la feront paraître à son avantage à la fête du village. Et comme elle est resplendissante, le seigneur, le prince, le fils d’un notable la remarque, danse avec elle et la culbute dans un grenier à foin quand l’heure n’est plus à la danse. Après quoi il rentre chez lui et épouse la riche héritière que sa famille a choisie pour lui. Puis la fille du meunier spoliée raconte à tous que le prêteur est en affaires avec le diable, et les villageois le chassent, lui jettent même peut-être quelques pierres, ainsi peut-elle au moins garder les bijoux pour se constituer une dot et donner sa main au forgeron, avant que naisse son premier enfant au terme d’une grossesse un peu courte.

Tel est le sujet de la véritable histoire : comment on paie ses dettes. Ce n’est pas comme ça qu’on la raconte, mais moi, je la connais. Mon père était prêteur, voyez-vous.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Paraffine 2020-03-24T22:21:55+01:00

Tout au long de cette année glaciale, j’ai semé mon argent.Le printemps, tardif une fois de plus, avait précédé un été court. Même les légumes du jardin poussaient lentement. La neige était tombée jusqu’en avril. Les gens venaient me voir de loin, d’une douzaine de villages alentour, pour m’emprunter de quoi vivre. Quand nous sommes retournées à Vysnia au printemps suivant, j’ai rapporté à mon grand-père sa bourse pleine de rouleaux de kopeks, prêts à être changés en zlotek d’or et à être mis en banque, à l’abri des Staryk derrière les épais murs du coffre et ceux, plus épais encore,de la ville. Mon grand-père est resté silencieux, se contentant de soupeser la bourse dans sa paume un moment, mais sa fierté était visible.

Afficher en entier
Extrait ajouté par ValeriousFox 2020-02-03T16:03:41+01:00

"Les Staryk s'en prennent autant aux vertueux qu'aux pécheurs, comme la maladie et le chagrin..."

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode