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La Grande Escapade



Description ajoutée par x-Key 2019-05-27T19:21:17+02:00

Résumé

La Grande Escapade raconte l’enfance - un territoire que Jean-Philippe Blondel a jusqu’à présent refusé d’explorer dans ses romans. Les années 70, la province, l’école Paul-Bert en briques orange, le jardin public, le terrain vague. Et surtout, les habitants du groupe scolaire. Cette troupe d’instits qui se figuraient encore être des passeurs de savoir et qui vivaient là, avec leurs familles.

1975-1976 ou des années de bascule : les premières alertes sérieuses sur l’état écologique et environnemental de la terre ; un nouveau président de droite qui promet de changer la société mais qui nomme Raymond Barre premier ministre ; les femmes qui relèvent la tête ; la mixité imposée dans les écoles...

Il y a les Coudrier, les Goubert, les Lorrain et les Ferrant ; il y a Francine, Marie-Dominique et Janick. Il y a des coups de foudre et des trahisons. De grands éclats de rire et des émotions. Tous les personnages sont extrêmement incarnés. On y est ! Dans l’ambiance et le décor. Et le lecteur peut suivre, page après page, Jean-Philippe Blondel qui nous fait faire le tour du propriétaire de ce monde d’hier.

(Source : Buchet Castel)

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Classement en biblio - 13 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par carroue 2019-10-12T09:19:25+02:00

La preuve la plus évidente en est à trouver dans la nouvelle génération d'élèves et d'enseignants. La jeune Bettina Calvert, par exemple, qui officie à la maternelle même si ce n'est que de façon temporaire. Bettina Calvert porte des pantalons rouges et des pulls d'un vert criard. Elle rit fort dans les couloirs, y compris avec les enfants, qui la suivent en étant plus ou moins rangés, plutôt moins que plus d'ailleurs. Elle fume des cigarettes américaines avec filtre et, dans l'Austin Mini orange qu'elle conduit à vive allure, écoute toutes vitres baissées cette musique qu'on entend de plus en plus à la radio, une sorte de rythme binaire qui vrille les tympans et qui, paraît-il, fait fureur dans les bibliothèques du nouveau continent.

C'est justement un de ces morceaux dont elle se repaît qu'elle a décidé au dernier moment de présenter pour la fête de l'école. Une chanson en anglais - ce qui brise tous les codes et occasionne des hauts le coeur à Marcelle joyeux. De l'anglais, à une fête d'école, eh bien, on aura tout entendu. Les petites victimes - les moyennes section, ils ont quatre ou cinq ans, ils sont trop jeunes pour comprendre qu'on les manipules et qu'on tente de leur imposer une culture étrangère, ou plutôt une absence de culture quand on entend sur quoi ils vont se trémousser - improvisent une chorégraphie sur le tout récent titre d'un groupe au nom improbable - Boney M - pourquoi pas Bonnet C pendant qu'on y est ! Sur la pochette du disque, une sorte de nain noir à la crinière hirsute assis devant trois dames à la peu également foncée arborant des boas colorés. Et ce refrain idiot, Daddy, daddy cool - comme si les pères pouvaient être cool...

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par NajaZi 2020-01-23T14:36:28+01:00
Pas apprécié

Plongé dans les années 70

La société est en plein changement : l'après mai 68 commence à dessiner une société nouvelle. Dans le groupe scolaire Denis Diderot, on est loin d'être dans cette ambiance révolutionnaire. Pourtant, l'ordinaire de cette année scolaire va être bouleversé par les petits changements du quotidien.

Un récit différent des autres romans de l'auteur. Du coup, j'ai été déçu par celui-là.

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Commentaire ajouté par Hegoa 2019-11-27T06:57:12+01:00
Argent

La grande escapade de Jean-Philippe Blondel. Un très beau roman, très bien écrit qui raconte la vie des enseignants et de leurs enfants eux-mêmes éleves dans une cité scolaire d’une petite ville Française en 1975. Quel bon en avant l’éducation nationale a fait...

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Commentaire ajouté par carroue 2019-10-12T17:38:12+02:00
Argent

Une bonne reconstitution de l' époque. Un roman agréable à lire, qui nous remémore plein de souvenirs. Une attention particulière à la fête de l' école et une danse sur le groupe Boney M. Un ouvrage plein de bon sens sur une période importante de l'existence, l'enfance. A lire.

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Commentaire ajouté par MiLn 2019-10-02T22:14:05+02:00
Argent

Un roman sympathique sur la vie dans un groupe scolaire dans les années 70, les instituteurs, leurs enfants, le quotidien...

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Commentaire ajouté par Waterlyly 2019-09-05T15:29:14+02:00
Or

Année 1975. Alors que c’est une époque charnière pour la France, avec bien des chamboulements à venir, cela n’empêche pas les familles d’instituteurs du groupe scolaire Denis-Diderot d’évoluer à leur rythme et presque en autarcie, tant ils s’y sentent bien. Professeurs et élèves vont se côtoyer dans un quotidien simple mais riche en émotions.

Ce roman a été un véritable coup de cœur pour ma part. Tout m’a plu, j’ai été conquise et je n’avais pas envie de quitter cet univers que l’auteur a su créer. Jean-Philippe Blondel a su plonger son lecteur dans un microcosme scolaire, où les personnages sont attachants et émouvants. Il a réussi à m’immerger totalement dans cette petite société, dans laquelle je me suis laissée emporter sans jamais me lasser.

J’ai beaucoup aimé suivre cette France en pleine métamorphose. L’auteur a su intégrer ces changements à la perfections dans son récit. Ainsi, c’est l’arrivée de la mixité dans les salles de classe, les femmes se battent pour leurs droits. Au travers de personnages simples, l’auteur a su nous parler de ces évolutions.

Les personnages sont touchants, tant les instituteurs que les élèves. Tous sont très bien dépeints et émouvants. J’ai été séduite et j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre leurs péripéties. L’histoire est simple, banale, mais pourtant d’une grande profondeur.

La plume de l’auteur est tout simplement parfaite. Jean-Philippe Blondel a un réel talent de conteur. Chaque mot est placé de manière à créer une harmonie parfaite. J’ai dévoré ce roman sans même m’en rendre compte, tant le style est plaisant.

Un véritable coup de cœur pour ce roman simple et pourtant très profond. J’ai adoré me plonger dans ce microcosme scolaire, pendant une période où la France se métamorphose. Un roman à ne pas manquer.

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Commentaire ajouté par dacotine 2019-09-04T20:01:32+02:00
Argent

Le récit nous plonge dans la vie d’un quartier, plus précisément un groupe scolaire, autour duquel évoluent et vivent cinq familles : les Goubert, Lorrain, Coudrier, Lespinasse et Ferrant. La rentrée va apporter, avec son lot de changements, un nouvel enseignant, Charles Florimont, qui arrive avec les innovations pédagogiques de Freinet et va cristalliser les tensions, dans une sorte de scission entre les Modernes et les Anciens, largement majoritaires dans le groupe scolaire. L’histoire se focalise sur la vie cachée du nouveau venu, Charles Florimont, qui n’est pas si nouveau, et de la très rangée Michèle Goubert, directrice de l’école maternelle, et l’intérêt sur eux est orienté par le regard de la très curieuse Mme Coudrier.

J’ai adoré ce portrait de femme, véritable concierge qui m’a bien fait rire, celle qui vit par procuration et se porte garante de la morale, de la bienséance des autres et du groupe scolaire. On découvre ainsi une critique réaliste de ce milieu social de la classe moyenne, des fonctionnaires, les instituteurs de l’époque, les années 1970.

Les points de vue variés et le style indirect libre offrent des portraits en pointillés, distillés par le ouï-dire, les ragots, on repère les tensions, les inimitiés, les mesquineries dans ce train-train quotidien de groupe scolaire. Le lecteur louvoie entre les histoires des enfants et celles des parents, les premiers étant finalement relégués au second plan. Puis le rythme prend de l’ampleur lors d’un voyage plein de surprises où la folie et la vie rôdent. Succombant à l’atmosphère post soixante-huitard, chaque adulte, les femmes notamment, figé dans une fonction, un statut bien défini, se prend à s’interroger sur sa vie et à revendiquer la liberté, l’émancipation des femmes. Car c’est de ça aussi dont il est question, comprendre ce qu’a apporté Mai 68.

Les enfants évoluent au milieu de ces changements imperceptibles et grandissent eux aussi. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de ce roman bien construit, aux accents passéistes, à la critique moqueuse, et au style alerte.

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Bronze

Nous suivons une bande d'enfants pendant un an en 1975. Ce sont des enfants d'instituteurs qui sont tous logés dans des bâtiments au dessous des classes.

Lorsque l'école est fermée les enfants profitent du terrain de jeu.

Nous suivons également la vie de leurs mères qui sont au foyer.

Beaucoup de changement vont être opérés durant cette année : l'école devient mixte, les femmes demandent leur émancipation, contestation de l'autorité.. Les personnages sont toutes très attachants et nous plongeons facilement dans leurs vies.

Un beau roman sur l'école et l'éducation. Pas de coup de cœur pour moi malheureusement ?

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Commentaire ajouté par missmesmerized 2019-08-15T19:56:27+02:00
Or

Le Paris de l’année 1975 est bien différent de celui d’aujourd’hui. La petite communauté du groupe scolaire Denis-Diderot maintient encore l’image de la famille classique et tout marche bien en conformité avec les règles établies depuis toujours. Mais, peu à peu, la façade commence à avoir des fissures, ce sont avant tout les femmes qui commencent à se demander si la vie telle quelle se présente est vraiment ce dont elles rêvaient et celle qu’elles veulent mener. L’introduction de classes mixtes dans l’école alors n’est que le début de changements profonds qui, principalement, circulent autour des femmes.

Jean-Philippe Blondes a créé un microcosme qui – vu du dehors – fonctionne parfaitement et représente un idéal traditionnel. Les familles avec leurs gamins vivent une vie tranquille qui n’est pas perturbée de n’importe quoi. En regardant derrière ce portrait public, une autre image se présente. Les femmes ont le droit de travailler – mais seulement dans la maternelle, être institutrice, ça, c’est bien, mais prof en CM 2, c’est tout à fait autre chose, une tâche pour un homme certainement. Cela ne les empêche pas de rêver et d’imaginer une autre vie.

« On a vécu mai 68, même si on avait déjà la trentaine bien sonné et si on ne comprenait pas toutes les revendications des étudiants. Le monde occidental vit des transformations sociales et sexuelles qui remettent en cause l’ordre établi (...) »

La petite communauté a encore bien de pas à faire, mais c’est le début. Comme les autres livres de Jean-Philippe Blondel, j’ai bien aimé lire celui-ci. C’est avant tout son ton narratif que j’adore. Il y a une légèreté et une gaieté qui permet à l’auteur d’appuyer sur la chanterelle sans être trop dur ou malin. Ainsi, il fait le portrait d’un moment décisif au niveau de la société mais aussi au niveau personnel – c’est bien dans cette année-là que les gamins progressent de l’enfance à l’adolescence, le moment où ils perdent la naïveté et la confiance que tout finira bien.

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Date de sortie

La Grande Escapade

  • France : 2019-08-15 (Français)

Activité récente

Esprit l'ajoute dans sa biblio or
2020-02-27T10:59:58+01:00

Évaluations

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Les chiffres

Lecteurs 13
Commentaires 8
Extraits 4
Evaluations 9
Note globale 6.89 / 10

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