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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2019-03-07T15:06:50+01:00
Or

MAGNIFICOS !! MARAVILLOSO ! Voilà un roman qui ne laisse pas son lecteur indemne. J'en ressors secouée, dégoûtée, ébranlée, et ma vision, déjà assez sombre sur les États-Unis, n'en ressortira pas blanchie, mais assombrie, une fois de plus.

Ce roman est une véritable plongée au coeur des narcotrafiquants et de la lutte, perdue d'avance, menée par quelques flics incorruptibles mais qui ne sortiront pas grandis de leur combat.

Oui, Art Keller veut éradiquer le clan Barrera, narcotrafiquants en puissance, surtout depuis la mort atroce de son collègue... Oui mais... La fin justifie-t-elle les moyens ? A force de vouloir la peau de quelques gars (qui le méritent amplement, hein), on finit par se retrouver avec des dégâts collatéraux qui ne feront qu'ajouter des spectres aux nuits de Keller. L'enfer est pavé de bonnes intentions, c'est bien connu.

Et notre Art Keller, de par son comportement un peu borderline et sa soif de vengeance, deviendra presque cet homme qu'il n'aurait jamais voulu devenir. On est loin de l'image du chevalier Blanc et à force de traquer les chiens Barrera, il a chopé leurs puces.

Pas de manichéisme. Ici, les méchants ne font pas QUE dans la drogue, le mal ou la torture, ils construisent aussi des hôpitaux, des écoles pour les défavorisés, et les gentils Américains ne sont pas des anges, mais possèdent un côté obscur à faire pâlir Lucifer en personne.

La quête du pouvoir les rend fous et ils sont prêts à tout pour l'assouvir ou la conserver. Personne n'est ni tout noir ni tout blanc, tout est nuancé et c'est au lecteur à juger.

Oui, les Américains ont créé la Bête et l'ont nourrie avant de vouloir l'éradiquer. Pire, en voulant l'éliminer, ils ne font que la renforcer ! Vous brûlez nos champs de pavots ? On s'en moque, on passe à la culture de coca (et pas cola) ailleurs. A force de vouloir arrêter la coulée de cocaïne, les Américains ne font qu'augmenter le prix de la dose et enrichir les cartels qui peuvent soudoyer des politiciens, des flics, et tutti quanti.

Dilapider des millions de $ pour lutter contre les cartels de drogue, mais pas un "cent" pour aider les drogués qui voudraient s'en sortir et qui ne possèdent pas une assurance santé digne de ce nom... Construire plus de prison pour enfermer les dealer, mettre plus de flics... Noyer les champs de coca sous du défoliant à triple dose, foutant en l'air tout l'éco système du coin, empoisonnant les nappes phréatiques, empoisonnant les hommes, les enfants, les bêtes... Tout le paradoxe américain est là !

Les Américains dépensent du fric à ne pas guérir les symptômes et ignorent tout de la maladie. Les futiles non-solutions... Là, ils sont forts !

Oui, ce pavé que j'ai pris en pleine gueule m'a retourné les tripes. Oui, j'ai apprécié certains personnages qui auraient dû être détestables (Callan, O-Bop, Nora, Adán et Art Keller) parce tout en eux n'était pas méprisable.

J'ai aimé ce mélange entre personnages de fiction et réalité (le tremblement de terre au Mexique, le scandale de l'affaire Iran-Contra, la guérilla en Amérique du Sud, les FARC, les références à plusieurs politiques américains dont le tristement célèbre Bush Sr. - là, sûre que je vais être fichée ! - , la mafia dans le quartier de Hell's Kitchen).

Cette alternance entre l'enquête de Keller sur 25 années - et pas facile quand on ne sait pas qui est est clean ou pourri dans le système Américain - l'incursion dans le clan des Irlandais à Hell's Kitchen, la présence de la mafia, d'un évêque, d'une belle prostituée de luxe... Toutes ces histoires séparées et ce brassage de personnages qui, à priori, n'ont rien à voir entre eux, avant qu'on ne les retrouve tous impliqués dans le bazar,... Magnifique !

Une leçon à tirer ? Dans cet Enfer, tout le monde est susceptible de se faire baiser un jour où l'autre...

Quand les Américains pensent avoir niqué les gomeros en faisant partir en fumée leurs champs de pavots, en fait, ils se font eux-mêmes baiser (hampe du drapeau comprise) par les gomeros qui ont tout prévu. "Mhouahahaha, la sécheresse allait tout détruire" fait-il... Ah tiens, non... L'arroseur est arrosé... avec des balles ! Par celui qu'il avait soudoyé... qui un jour tombera à cause de... La roue tourne et vous écrasera sous elle, qui que vous soyez.

Non, dans ce monde infernal là, vaut mieux pas mettre les pieds : aujourd'hui, vous êtes craint, vous êtes dans le cartel régnant, le Seigneur du quartier ou dans la "Famille" et demain... paf, paf, deux balles dans la tête, la nuque, la bouche, le bide, les corones,... Au choix !

Les 600 premières pages se lisent à leur rythme, c'est pas du page-turner en puissance, mais je ai les tournées sans problème, passionnée que j'étais pas cet univers de la drogue et cette vaine lutte; transportée par "cette vision grandiose de l'Enfer et de toutes les folies qui le bordent" (dixit James Ellroy).

Il faut s'imprégner de ces pages, les aspirer lentement, les laisser se diffuser dans vos veines, dans tous les pores de votre peau, dans votre esprit. On ne commence pas cette lecture par-dessus la jambe, comme un quelconque roman. C'est du lourd !

Les 200 dernières pages ? Waw ! No répit ! Tout se met en place et oui, une fois de plus, certains vont se faire couillonner... À force de se croire invincible, on finit par trébucher et on se fait écraser par la roue qui tourne toujours...

Mais n'allez pas croire que vous aurez du Happy End, on est dans un chef-d'oeuvre certes, mais dans du Noir !

Pour ma 700ème critique ici, je ne pouvais pas publier une critique sur un roman moyen, il me fallait du costaud, du chef-d'oeuvre. Voilà qui est fait.

Me reste plus qu'à lire un "Mickey" pour me remettre de mes émotions grandioses ressenties à la lecture de ce pavé et remercier ceux qui m'ont donné envie de le lire grâce à leurs critiques dithyrambiques.

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Commentaire ajouté par Henri-1 2017-11-02T19:18:48+01:00
Diamant

Entre faits réels et histoire romancée, Don Winslow nous embarque dans un monde violent, denué d'espoir, où chaque personnage tient son rôle.

Tout commence pourtant comme une banale histoire policière. Art Keller, agent de la DEA, ancien de la CIA avec son histoire obscure de veteran du Vietnam, participe à l'arrestation d'un baron local de la drogue, dans la région du Sinaloa, au Mexique. C'est à partir de cet évènement que tout bascule, et nous pauvres lecteurs nous nous retrouvons happer dans un guerre violente sans le vouloir. Une guerre où les bons et les méchants n'existent pas.

Tout la machine se met alors en marche, chaque personnage devient un rouage d'un engrenage qui dépasse les plus puissants. Impossible alors de s'en sortir, tant pour les pauvres zigues du roman que pour le lecteur hypnotisé par l'écriture de Winslow, qui ne laisse que très peu de moment de repos.

La puissance de ce roman réside dans le fait que de la 20 me page à la dernière, il devient très difficile de lâcher le livre. Nous devenons accrocs à cette terrible histoire, comme les gens deviennent accro aux drogues dépeintes dans le roman.

Ce livre fait mal, très mal. On en redemande et on ressent le manque quand arrive l'épilogue.

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Commentaire ajouté par lelette1610 2017-09-20T14:48:28+02:00
Bronze

L'auteur nous entraîne dans une passionnante plongée au coeur des narco-trafiquants et de la lutte menée par une poignée de flics incorruptibles.

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2017-08-04T22:15:22+02:00
Lu aussi

Un roman fleuve pour retracer 30 ans de guerre contre les cartels de la drogue mexicains. 30 ans d'histoire de la politique extérieure américaine, interventionniste et contestable. Au coeur de ces événements, le duel entre Art Keller, agent de la DEA, et Adan Barrera, patron d'un cartel. Un duel où tous les coups sont permis. Un thriller ultra-violent où fiction et réalité sont étroitement liées.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2017/08/a-marcher-dans-les-pas-du-seigneur-de.html

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Commentaire ajouté par RMarMat 2016-05-12T20:54:03+02:00
Lu aussi

Je ne sais pas vraiment si j’ai aimé ce livre fait de sang. Cette lecture est terrifiante, souvent insoutenable ! Pourtant, j’ai été fasciné par ce naufrage au sein des narcotrafiquants et de la lutte que mène officiellement les États-Unis contre eux. J’écris officiellement parce qu’officieusement, on découvre le dessous des cartes : la guerre contre l’idéologie communiste et autres révolutionnaires prolétaires en Amérique centrale et du Sud.

« TTS. Toujours tout seul ». Ainsi est la vie d’Art Keller, agent américain de la Drug Enforcement Agency durant ses 25 années de croisade contre la drogues et son obsession de vengeance. En 1977 après une opération d’éradication de champs de pavot au Mexique débute cette guerre des mafia et des services (CIA,DEA, NSA, …). C’est alors une inexorable descente, un stupéfiant jeux de dupes, emportant une larges palettes de personnages dans des turbulences que mon esprit refuse d’imaginer ! Clichés ou réalité, ils sont tous impliqués dans ce trafic : les juntes militaires sud-américaines et des mercenaires, d’anciens militaires US et des polices corrompues, des petits voyous Italiens, Irlandais et des escort-girl de luxe… Toutes ses femmes et ses hommes sont broyés par cette ultra violence et par les engrenages iniques du trafic de drogues soutenu par des intérêts diplomatiques, géopolitiques, économique, jusqu’aux luttes intestines de l’église catholique avec l’Opus dei très influent en Amérique....

La cruauté de cette guerre inachevée, perdue d’avance est d’une effrayante véracité et pourrait passer pour un documentaire historique tant l’auteur fait évoluer ses personnages en plein cœur de situations plus que plausibles et sait étayer son récit de faits et d’enjeux réels comme le tremblement de terre de 1985 au Mexique et la création en 1994 de l’ALENA, ce traiter de libre échange entre le Mexique et les États-Unis.

Au bout du compte, cette histoire devient particulièrement dérangeante… Trop de tortures, d’armes, de trahisons, de corruptions, de meurtres sans distinction de sexe et d’âge… Tous les coups sont permis, les plus vils, les plus abjects, les plus sanglants. Il n’y a plus de loi sauf celle du plus fort, de l’argent et du droit de tuer. Si l’enfer existe sur terre, il se trouve bien ici dans les arcanes du bien et du mal de cette lutte contre la drogue où toutes les frontières (morales, sociologiques, politiques et idéologiques) se confondent et dépendent les unes des autres pour tenter se justifier.

Par contre, je ne sais pas si ce roman est « bien écrit » en langue anglaise mais j’ai trouvé la traduction assez mauvaise, avec de trop nombreuses coquilles de français !

En conclusion, je suis ressorti de cette lecture très secoué ; je dirais même plus dégoûté, ébranlé. Je n’avais déjà pas une vision bien idyllique de l’impérialisme que cherche à imposer au monde les États-Unis ; après cette lecture mon opinion sur cette nation s’assombrit un peu plus !

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Commentaire ajouté par mydo14 2014-02-18T18:36:48+01:00
Or

Excellent par la violence des personnages !

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