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La Guerre du Lotus, Tome 1 : Stormdancer



Description ajoutée par Didie6 2014-10-04T21:06:04+02:00

Résumé

On disait éteinte la race des griffons, ces créatures mythiques menées par les danseurs d'orage. Pourtant, Yukiko et son père reçoivent l'ordre d'en capturer un pour le cruel shogun des îles de Shima. Contre toute attente, ils y parviennent, mais Yukiko se retrouve perdue dans une forêt sauvage, avec pour seule compagnie un griffon mutilé qu'elle nomme Buruu. Unis dans l'adversité, la jeune fille et l'animal s'entraident. Yukiko serait-elle la véritable danseuse d'orage, ultime espoir du peuple ?« Comment ?

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Classement en biblio - 265 lecteurs

Extrait

Ce n'est pas parce qu'on est dans la foule qu'on se sent à sa place.

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Commentaires les plus appréciés

Or

Cela fait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman de fantasy aussi addictif. Stormdancer n'est pas une œuvre sombre comme sortent de nombreux romans ces derniers temps. A dire vrai, ce dernier pourrait être facilement vu comme un roman de young adulte sans pour autant démériter. L’héroïne forte qui va se soulever contre la tyrannie en place n'est pas sans rappeler un certain Hunger Games. Pour autant, l’œuvre se démarque de par son univers et le lien qu'entretien l’héroïne avec son griffon.

Les premières pages demanderont un petit léger temps d'adaptation avec un auteur qui utilise pas mal de termes issus de la culture japonaise. Les gros lecteurs de mangas ou plus généralement de cultures japonaises seront sans doute plus à l’aise et ne seront pas dépaysés avec des termes comme Kitsune, Shogun, Seppuku... Pour les autres, un lexique est disponible en fin de roman et puis les termes spécifiques tendent à disparaitre avec l'avancée de l'histoire.

A noter qu'il s'agit d'un univers imaginaire de pure fantasy dans un style steampunk à l'époque des samouraïs. Steampunk désignant des avancées technologiques qui n'ont pas lieu d'être à l'époque dites en question (nous avons des navires volants par exemple).

L'autre grand atout du livre après son univers, c'est la relation que nous avons entre l’héroïne Yukiko et le griffon. Ces derniers partant tout deux du mauvais pieds pour finir par s'apprivoiser l'un l'autre et leurs échangent est un vrai régale à lire. Certains ont fait un rapprochement avec Eragon. Honnêtement, je n'ai pas lu ce dernier donc je ne peux pas dire mais je doute qu'Eragon soit dépositaire de ce genre de lien (la trilogie des Flèches de Mercedes Lackey est bien plus anciens par exemple).

Autre détail, si le livre peut s'apparenter à du young adult, il s'agit d'un auteur masculin et je dois dire que j'ai pris un plaisir fous à lire la nique que fait l'auteur à toutes ses romances lambda. Je n'en dis pas trop mais sachez juste que j'ai adoré le traitement de cette romance par l'auteure.

Au final, dire que c'est un roman original serait mentir puisque nous avons un cheminement des plus lambda. Pour autant, le rythme endiablé, les personnages hauts en couleurs et son univers original font de ce premier tome une lecture que je recommande vivement et espère vite avoir la suite (à noter que la fin du tome est des plus satisfaisante).

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Or

J'ai un peu passé ces derniers jours à ne parler que de Stormdancer autour de moi et maintenant que je l'ai fini, j'ai bien peur pour mon entourage que ça devienne pire. Je pense que ça va me prendre un temps fou pour trouver un autre livre qui va me passionner autant.

Par où commencer ? A mon avis, les principaux défauts de Stormancer ne sont pas tout à fait des défauts. Je m'explique : Le premier défaut est que les premières pages sont assez laborieuses. On est tout de suite introduit dans cet univers fascinant, mais on a très peu d'explications. J'ai passé ces premiers chapitres le nez dans le glossaire. De plus, même si j'ai aimé le style d'écriture de l'auteur, le début de récit présente beaucoup trop de descriptions, de quoi se perdre. Mais je ne pense pas que ce soit réellement un défaut, parce que même si l'introduction à l'univers du livre n'est pas tout de suite aisée, l'univers en lui même est tellement bien construit qu'on ne peut qu'avoir envie de le comprendre dans ses moindres détails (du moins, ça a été mon cas). Non mais franchement, un univers steampunk au possible, avec une culture détaillée, complète et inspirée de la culture Japonaise, je signe tout de suite. Le fait que les explications tardent à venir rendent l'univers d'autant plus intrigant, même naturel, dans le sens où il s'inscrit parfaitement dans l'histoire par la suite. En tout cas c'est un univers qui m'a énormément plu, j'ai vraiment hâte d'en savoir plus à ce sujet.

Quant au nombreuses descriptions, je ne saurais reprocher à l'auteur de vouloir nous immerger dans son livre, d'autant plus qu'il écrit très bien.

Second défaut pas vraiment défaut, est que ce livre est bien meilleur à la fin qu'au début. On ne peut décidément pas apprécier et juger cette histoire par ses débuts, même ce premier tome me parait comme une introduction pour quelque choses de beaucoup plus bon. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'auteur prend un malin plaisir un créer une intrigue et des personnages qui à première vue, n'ont rien de particulièrement original, c'est même tout le contraire. C'est un univers quand même assez manichéiste à ses débuts. Puis vers les derniers chapitres, l'auteur semble beaucoup s'amuser à détruire ce manichéisme. Bon pas entièrement, mais c'est quand même assez impressionnant. Comment aurais-je pu penser que Yukiko allait autant m'étonner alors qu'elle semblait une héroïne si commune, assez stéréotypée ? Que des personnages qui ne semblait pas avoir une quelconque importance se trouvent êtres des personnages clés pour l'histoire ? Spoiler(cliquez pour révéler)Et puis même le revirement de situation en ce qui concerne <<le garçon aux yeux verts super intrigant>> que je ne supportais plus du tout, était juste un vrai régal tellement c'était inattendu. Alors oui, Stormancer est un livre qui m'a beaucoup surprise.

Pour l'intrigue, encore une fois c'est difficile de juger en ce basant que sur ce premier tome. Elle est assez basique et la fin de ce premier tome est attendue, mais un bon point c'est qu'elle a une conclusion. Ça laisse donc présager tout autre chose pour la suite. Sinon, elle est assez bien menée. Et puis, j'ai eu beau penser avoir devinée les grandes lignes de cette histoire, j'ai été agréablement surprise de constater que ce n'était pas le cas. Le rythme n'est pas effrénée, les événements prennent leur temps pour se dérouler. Je l'ai même trouvée incisif par moment. Mais personnellement, ça ne m'a pas beaucoup dérangé. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, j'y ai même passé quelques nuits blanches, c'est pour dire ! Les derniers chapitres sont juste dingues, remplis d'actions et de révélations, mes préférés.

Pour les personnages, je les ai trouvée très bons. Ce sont des personnages qui évoluent selon les situations. Ils ne restent pas stagnés devant une situation qui les surprend, ce qui est une très bonne chose à mon avis. J'en reviens encore à ce que j'ai déjà dit, ils ne sont pas toujours se qu'ils semblent être. Au début un trait de leur caractère semble les définir, mais plus l'histoire avance plus on se rend compte que c'est faux. Et qu'on se mette tout de suite d'accord : Yukiko n'est pas naïve. C'est une badass qui va prendre en main le monde je vous dit ! (bon j'exagère un peu) Buruu quand à lui est très étonnant et épique surtout. Je ne m'attendais pas à ce qu'il est une personnalité donc ça ajoute encore une très bon élément à l'histoire. Sa relation avec Yukiko sort vraiment du commun.

La plume de l'auteur est assez difficile au début, mais au final assez fluide, pas des plus compliqués à lire. Les dialogues entre les personnages sont juste un vrai régal.

En résumé Stormdancer est un livre qui m'a très agréablement surprise, j'ai passé un super moment de lecture, je ressors de ce premier tome avec l'intime conviction que la suite me surprendra encore d'avantage.

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Commentaires récents

Bronze

Un début assez difficile où l'envie d'arrêter était grande. Une avalanche de termes japonais, un thème steampunk auquel je ne m'attendais pas et une absence d'action durant le premier tiers du livre, ont failli avoir raison de ma volonté de découverte. Surtout après un premier tome du Clan de Otori lu juste avant et qui m'avait fortement déçu.

La deuxième partie rehausse fortement l'intérêt du livre qui replonge ensuite dans sa troisième partie avec ce shogun dont la fin tarde à venir et une amourette à deux balles.

Donc j'en ressors assez mitigé. Je m'attendais à beaucoup mieux mais cela aurait pu être bien pire (Otori, si tu m'entends ...).

J'ai bon espoir que le deuxième tome soit plus constant avec un peu plus de punch.

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Argent

Je ressors un peu déçue de ma lecture. L'univers entre steampunk et Japon médiéval était prometteur, mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, et le scénario trop souvent prévisible ne m'a pas captivée non plus. Dommage.

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Diamant

Vraiment j'avais l'impression de lire un animé fantastique du style Ushio to Tora. C'était absolument excellent. J'ai beaucoup aimé Yukiko qui malgré le fait qu'elle soit jeune et quelques fois un peu puérile (totalement compréhensible) on s'attache beaucoup à elle, et est très courageuse.

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Or

Une relecture bien méritée pour ce premier tome. Je l'ai tout autant apprécié lors de ce second passage et maintenant que j'ai bien l'histoire en tête je vais pouvoir avancer dans la trilogie !

Je mets ce livre en Steampunk mais il n'est pas techniquement vraiment en Steampunk vu que l'énergie qui fait voler les vaisseaux n'est pas la vapeur mais du carburant à base de lotus (d’où le nom de la série). Seulement si on voulait vraiment le classifier il serait en Lotuspunk, le seul dans sa catégorie, voir en Dieselpunk à la limite parce qu'on parle beaucoup de carburant et de ressources même si le monde ici est trop différent pour qu'il ai sa place dans les problématiques de ce sous genre en particulier. Mais pour simplifier il a tout à fait l’esthétique générale Steampunk donc il a sa place dedans, en généralisant.

Yukiko appartient au Clan Kitsune, son père est le chasseur du Shogun et gère un petit groupe de personnes, toujours à sa disposition. Un poste prestigieux mais qui a perdu toute sa gloire parce qu'il n'y a plus rien à chasser. Les derniers animaux sauvages et même domestiques, en dehors des rats et de certains poissons, se sont éteints il y a des années et il faut remonter une génération en arrière pour qu'on parle des dernières manifestations des grands animaux mythiques. Du coup son père chasse plutôt les boissons alcoolisées dans les bars.

Mais la parole du Shogun fait loi, et quand il décide que son chasseur doit lui ramener le Tigre de tonnerre, créature magique volante entre l'aigle et le tigre, qui aurait été vu par des marins et dont il a rêvé, la petite troupe n'a pas d'autre choix que de partir à la recherche de la chimère ...

Ce livre est avant tout une fable écologique et révolutionnaire. Le pays dans lequel se passe l'action est moribond à cause de la production du Lotus sanguin, la plante miraculeuse qui permet de produire le carburant qui alimente toutes les machines. L'industrie du Lotus est totalement gérée par la Guilde, un rassemblement de fanatiques qui en plus de faire leur loi de partout jusqu'au plus profond des campagnes, veulent également que tout ce qui est en rapport avec la magie de l'ancien régime disparaisse et avec elle certains pouvoirs que possèdent les habitants, d’où une espèce de croisade qu'ils ont en cours ou ils continuent de bruler tout ceux dont la famille montre des signes.

Le pays étouffe sous la pollution du Lotus, dans l'air, dans l'eau, et même dans le sol parce que le lotus est une plante qui empoisonne progressivement la terre, la rendant morte. Des zones de plus en plus grandes sont chaque année abandonnées, ne pouvant plus rien produire. Mais deux facteurs font que personne ne s’inquiète vraiment pour le futur, le premier étant la fabrication miracle d'un engrais qui permet de rendre les terres mortes cultivable pour le lotus pendant un temps, et la seconde est la guerre contre les gaijins sauvages qui est sur le point d'être gagnée et qui verra donc les terres disponibles s'agrandir considérablement.

Du coup ce tome parle principalement de la prise de conscience de Yukito sur son monde. Jusqu'ici elle vivait dedans par habitude. Elle n'aimait pas la pollution mais devait s'en accommoder, et si elle avait limite pitié de son père qui est simplement l'esclave des envies du Shogun elle n'allait jamais plus loin que des mots assassins dit sous l'effet de la colère.

Mais suite à certains événements elle va devoir ouvrir les yeux et se demander ce qui est juste ou pas et décider, ou pas, d'agir, ou du moins d'aider ceux qui agissent. Elle pose la bonne question à un moment donné à savoir dans un monde ou tout le monde est apathique et se soumet au pire juste pour survivre, qu'est ce qui pousse quelqu'un a décider à un moment donné de se révolter?

En fait Yukito ne veut pas être celle par qui tout commence, elle se demande à chaque fois : pourquoi moi?

Ce qui marque aussi vraiment dans ce livre quand on le commence c'est le coté visuel, coloré et complexe du monde. Et j'avoue que lors de ma première lecture ce coté était tellement fort et passionnant que je suis un peu passé à coté de l'histoire en elle même. Du moins sur le long terme je ne m'en souvenais pas du tout alors que l'univers lui était vraiment resté gravé dans ma mémoire.

Le récit en lui même est vraiment très riche, on a la coté magique, un peu de romance (mais vu l'age des protagonistes c'est normal), de la politique, de l'écologie, de l'action, des trahisons, des meurtres, une révolution en marche ... Pas le temps de s'ennuyer une seule seconde. Le monde est vraiment bien fait parce qu'il se tiens, et en plus il est vraiment original dans son genre.

Après certes on est sur un récit ciblé YA, les protagonistes sont jeunes et on suis certains poncifs du genre mais ça ne m'a pas particulièrement dérangé ici. En plus le récit est fait de telle sorte qu'on peut choisir de s'arrêter la vu que l'histoire a une vrai fin mais aussi choisir de continuer la série si on le souhaite.

Du coup je suis très contente de l'avoir relu, surtout que cette lecture m'a vraiment bien plu et que du coup je vais pouvoir enchaîner sur les deux tomes suivants que je n'avais pas lu la première fois.

16/20

http://delivreenlivres.blogspot.fr/2018/05/la-guerre-du-lotus-tome-1-stormdancer.html

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Or

J'ai beaucoup aimé l'univers, du steampunk dans de la culture japonaise. Au tout début de ma lecture, j'avais du mal avec certains mots japonais que l'auteur emploie (mais heureusement, il y a un lexique à la fin du livre). Néanmoins ça ne m'a pas dérangée pour la suite de ma lecture. En plus, j'ai appris des mots dont je ne connaissais pas le sens. Maintenant, je sais ce qu'est un Kami ou encore un Nagamaki par exemple. J'ai beaucoup apprécié la mythologie qui ajoute de la richesse à l'univers. On ne s'ennuie jamais. Les personnages sont bien travaillés. J'ai beaucoup aimé Dame Aïsha, j'aurais aimé qu'on la voit plus souvent. La relation Buruu et Yukiko est juste géniale ! Masaru, le père de Yukiko est un personnage très intéressant et même touchant.

Shima est un lieu gangréné par la pollution dû aux plantations intensives de lotus rouges qui produisent le chi (carburant) alors que ces plantations appauvrissent la terre, mais ont permis au Shogun de prospérer et d'étendre son territoire bien que son peuple meurt de faim ou du cancer à cause des vapeurs toxiques. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un parallèle avec notre société où l'Homme a détruit une bonne partie de notre planète pour faire du profit au détriment de notre environnement. Yukiko se pose des questions intelligentes. C'est une jeune femme forte, réfléchie et indépendante. Un héroïne badass en somme.

J'ai hâte de lire le tome 2 !

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Or

Un super livre ! Je ne m'attendais pas à ça et c'est une belle surprise ! Les personnages sont super et l'univers est magnifique !! Hâte de lire la suite !

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Or

Un livre vraiment entraînant ! L'univers est riche, et l'auteur a vraiment pensé à tout. C'est la première fois que je lisais un steampunk dans un univers japonais, ça change de l'époque victorienne.

On s'habitue vite à l'écriture de l'auteur et des mots japonais qu'ils emploient.

J'adore les personnages, surtout ceux de Yukiko et de Buruu. Un lien tout à fait exceptionnel lit ces deux là. J'aime bien Kin et j'aimais bien Hiro (jusqu'à l'avant dernier chapitre). Les points de vue sont diversifiés et utiles, et l'histoire passe à toute vitesse.

J'ai hâte de lire le tome 2, qui promet d'être passionnant !

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Or

Dès sa sortie, Stormdancer m’a tapé dans l’œil avec sa superbe couverture grâce à laquelle on comprend déjà que l’influence japonaise y sera très importante. Quand j’ai découvert qu’à cet aspect se mêlait une influence steampunk, j’étais encore plus curieuse de le découvrir. Pourtant, une fois lancée, j’ai bien failli arrêter…

Yukiko et son père sont tous deux des chasseurs au service du Shogun des îles Shima. Lorsque l’empereur apprend qu’un arashitora a été aperçu, il les envoie à la recherche du griffon, espérant devenir le nouveau danseur d’orage et ainsi, imposer sa domination sur l’ensemble des îles.

Ce roman est d’une richesse incroyable. Peut-être même trop au début… En effet, le résumé de l’histoire ne concerne pas vraiment les 120 premières pages qui sont surtout une introduction à l’univers de Jay Kristoff. Sauf que plus d’une centaine de pages, c’est long pour commencer. Le début était donc très long à démarrer, l’auteur nous saturant d’informations dès le départ sans nous épargner et nous laisser le temps de réellement les assimiler.

L’usage de termes japonais ravira les adeptes de la culture nippone et des mangas mais pourra laisser perdus un certain nombre de lecteurs qui ne sont pas familiarisés avec. Heureusement, la présence d’un lexique détaillant le tout à la fin de l’ouvrage aidera grandement à s’y retrouver, que ce soit pour les descriptions des armes, des vêtements comme des créatures. Ayant quelques connaissances de la culture japonaise, cet aspect là ne m’a pas réellement dérangée.

Le problème venait davantage du fait que l’auteur ne cherche pas à mettre en place progressivement son univers et l’histoire mais nous livre toutes les informations dans les cents premières pages. Si j’ai bien failli arrêter à cause de cela, tant j’avais l’impression de lire un manuel d’histoire agrémenté de quelques dialogues, une fois cette étape passée, je n’ai plus pu décrocher. Et avec le recul, je me dis que cette partie était un mal nécessaire car il ne s’agit ni plus ni moins que des bases de l’univers de Stormdancer ! Cela nous montre à quel point ce roman est riche !

Une fois lancée, l’histoire devient hautement addictive. Les rebondissements ne cessent de s’enchaîner, l’auteur nous amenant de révélation en révélation et de surprise en surprise. Le scénario est bien travaillé, malgré l’avalanche d’informations plus tôt, l’auteur trouve encore le moyen de susciter la curiosité de ses lecteurs en abordant d’autres aspects de son monde. Alors que nous pourrions penser que ça y est, cette fois, tout a été dit, il ne reste plus qu’à avancer l’histoire, Jay Kristoff nous surprend encore et toujours. L’Empire de Shima est vaste et un seul tome de La Guerre du Lotus ne saurait suffire pour le présenter complètement (pour notre plus grand plaisir).

L’Empire est divisé en quatre grands conglomérats (le Zaibatsu) que sont les clans du renard (Kitsune), du dragon (Ryu), du tigre (Tora) et du phœnix (Fuschicho). L’Empire est ainsi composé de ces quatre grands clans qui ont su s’imposer et faire disparaître les clans plus faibles. Yukiko et son père Masaru, qui appartiennent tous deux au clan du renard, évoluent dans les plus hautes sphères de par leur fonction : chasseurs de la Cour royale. Or, cette situation s’avère beaucoup plus contraignante qu’il n’y paraît, le Shogun ne tolérant point l’échec chez ses serviteurs. Apprenant qu’un arashitora a été aperçu dans les contrées les plus reculées de Shima, l’empereur exige qu’on lui ramène la bête afin d’en faire sa monture. Lorsque la jeune fille part pour cette mission accompagnée de son père et de ses deux amis – Kasumi et Akihito – elle sait qu’il s’agit d’une mission sans retour. Les arashitora sont une espèce éteinte. Il est impossible que l’un d’entre eux ait pu être aperçu dans le ciel de Shima… Mais voilà que l’impensable survient : l’une de ces créatures existe bel et bien encore. Yukiko se lance alors à la poursuite du griffon. Or les évènements ne vont pas du tout se dérouler comme prévus et l’adolescente se retrouve en plein cœur d’une forêt sauvage, perdue et blessée tout comme l’arashitora. Contrée peuplée de créatures mythiques et démoniaques, les deux personnages n’auront d’autre choix que de se soutenir malgré leurs différends. C’est là le début d’une amitié exceptionnelle entre Yukiko et Buruu qui pourrait bien changer le cours de l’histoire.

Les terres de Shima ont été corrompues par le Lotus, cette plante qui détruit la terre au fil des ans mais qui a permis à l’Empire de prospérer et de s’étendre. Consciente des ravages provoqués par cette plante et de la cruauté du Shogun, Yukiko s’interroge de plus en plus sur ce qu’elle doit faire. D’autant plus que Buruu ne cesse de la pousser à se poser les bonnes questions. Une rébellion contre l’Empire est-elle possible ? Prendra-t-elle part aux mouvements rebelles ? Son affinité avec Buruu est-elle la preuve qu’elle est la véritable danseuse d’orage ? Est-il encore possible de sauver Shima ?

Dans Stormdancer nous retrouvons un mélange des genres et des influences original : de la fantasy et du steampunk réunis dans un univers inspiré du Japon médiéval. Le mélange peut surprendre et être déstabilisant. Pourtant, il est parfaitement réussi ! Créatures mythiques, vaisseaux volants, magie et technologie sont ici alliés à un monde digne du Japon médiéval sous la merveilleuse plume de Jay Kristoff. Que demander de plus ? Ah oui ! La suite !

http://drunkennessbooks.blogspot.fr/2015/08/la-guerre-du-lotus-tome-1-stormdancer.html

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Argent

Ce livre aurait pu finir en Or puisque le scénario est intéressant et bien mené mais l'écriture n'est pas très fluide, les comparaisons ça peut être jolie mais en abuser/s'en servir à chaque description n'est pas une bonne idée. L'univers est également un peu complexe avec ce mélange Steampunk/Japon médiéval qui fait qu'on voit pas toujours vraiment (en tout cas moi) à quoi ressemble exactement les armes et habits mentionnés (bien qu'il y ai un glossaire la fin).

L'idée d'un empereur tyrannique dans un univers régis par la production/l'utilisation du lotus est bien exploité on voit les problèmes que ça cause et on hait d’emblée l'empereur. Yukiko est une jeune fille de seize ans, elle est mature sans l'être totalement sur tout les sujets, ce qui me plait le plus chez elle c'est qu'elle ne se laisse pas marcher sur les pieds/insulter sans répondre. Sa relation avec le tigre du tonnerre est fusionnel et très agréable.

Honnêtement il ne sont que trois à avoir obtenu mon attachement: Yukiko, Kin et Buruu. Je pense qu'il y a un petit problème quand la mort de deux personnages qui n'apparaissent que dans de courts souvenirs vous touche plus que celle de personnages vu à plusieurs reprise au court de l'histoire et "important" pour l'héroïne Spoiler(cliquez pour révéler)sincèrement les morts de Kasumi et Masaru m'ont laissé indifférente.

Comme dans toute bonne fantasy il y a un côté politique et je me demande comment les choses vont évoluer.

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Argent

http://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2017/03/la-guerre-du-lotus-tome-1-stormdancer.html

Ça fait un moment que je voulais lire ce roman. Je le prenais, je le reposais et je le reprenais et le reposais. C'était agaçant mais maintenant c'est chose faite. Au début, j'ai eu un peu de mal. J'ai même eu un peu peur de le lire sur le long terme. Je ne sais pas s'il est ou non préférable d'avoir des connaissances sur le Japon. Les décors sont tellement différents par certains aspects du Japon qu'on est perdu mais sur d'autres il y a un réel respect du Japon de l'époque, du shoguna et des mythes. C'est assez surprenant ce mélange. Pour les amoureux du Japon, le début est un peu perturbant puisqu'il faut oublier tout ce que l'on retient des décors fabuleux de ce pays sans parler de s'habituer au vocabulaires japonais ou aux mots inventés par l'auteur. Une fois que cette phase est passée, la lecture est beaucoup plus fluide.

L'auteur a un style très vivant. C'est assez paradoxale avec mes lectures très apaisantes de ces derniers temps. Ce décalage a du avoir un rôle dans ce début de lecture difficile. Il écrit très bien. On ne se pose pas de questions. Certaines scènes sont très fortes. On les voit défiler sous nos yeux. Lorsqu'il est question des légendes, elles sont très bien racontées. Je n'ai pas grand chose à dire à ce sujet.

Concernant les personnages, quel bonheur! Nous n'avons pas le trio habituel, une fille entourée de deux garçons de son âge amoureux d'elle. On a une fille avec son père et un ami de ce dernier. J'avoue que j'en étais ravie. Yukiko est une jeune mature pour son âge. Cela ne l'empêche pas de manquer de confiance en elle. Elle ne se laisse pourtant pas aller. Elle lutte lorsqu'il le faut. Elle apprend la vie souvent à ses dépends. Heureusement, n'ayant plus ses illusions, elle ne se morfond pas pendant des heures. Lorsque l'on rencontre son père, j'ai eu le sentiment de vivre une scène d'un film ou drama japonais. C'est un stéréotype qui nous fait sourire. Cet homme nous réserve beaucoup de surprise. Ne jamais se fier aux apparences. Akihito, l'ami fidèle est trop peu présent pour en parler. Kin, ce jeune homme qui sort du lot, est mon préféré. C'est bien seulement sur ce sujet que j'ai eu envie de gifler Yukiko.

Enfin, j'oublie l'essentiel : buruu. Je l'ai adoré. Quel tête de mule! La relation qui l'unit à Yukiko est incroyable. J'aurais même aimé que l'auteur exploite encore plus la complexité de cette relation. Buruu est tellement fier mais l'humanité de Yukiko va le toucher. Lorsqu'ils combattent ensemble, on sent réellement à quel point ils sont unis. Le fait de l'écrire d'un point de vue extérieur aux leurs est une excellente. On en ressort à la fois émerveillé et effrayé (j'avoue plus émerveillé quand même).

L'intrigue est très bien ficelée. De la simple capture d'un animal légendaire, on se retrouve dans des intrigues complexes au sein de la cour du shogun, personnage psychopathe au possible. On ne peut pas se contenter d'adorer le détester. On attend le moment fatidique pour savourer. Pas bien de dire ça mais c'est vrai. Pire qu'un monstre.Il n'est pas question seulement du shogun mais de l'organisation du pouvoir au sein du pays, du rôle des samouraïs et de tant d'autres de choses. Ce tome ne fait que distiller un début d'histoires beaucoup plus grandes.

Les thèmes abordés sont vastes. On évoque l'écologie, l'impact des inventions de l'homme sur un pays et le sacrifice des hommes pour ces inventions. On y fait mention des massacres perpétrés au Japon sur certaines populations notamment les étrangers. J'avoue que cette partie n'est qu'effleurée mais je n'ai pas forcément envie d'en savoir plus. Ça m'a rappelé les massacres de la seconde guerre mondiale. On y aborde les premiers émois amoureux, la trahison, le mensonge, la manipulation, les apparences et la stratégie.

J'ai tout de même un bémol sur ce roman. Concernant le traitre. J'aurais trouvé ça plus fin si cela avait été Aïsha. Mais non, on retombe dans le classique de la trahison. J'ai même eu envie d'insulter Yukiko d'avoir eu l'audace de penser à la personne présente avec elle à ce moment (faudra lire le roman pour comprendre). Trop honnête pour trahir. Bref, tout ça pour dire que j'ai trouvé ça trop facile. Je n'ai pas été surprise par l'identité du traitre. Les indices avaient été disséminés.

En bref, malgré un début difficile, cette lecture fut agréable et je suis plus que curieuse de lire la suite mais pas tout de suite. Place à quelque chose de plus léger mais ce sera une surprise.

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Dates de sortie

La Guerre du Lotus, Tome 1 : Stormdancer

  • France : 2014-09-17 (Français)
  • USA : 2012-09-18 (English)

Activité récente

domi15 l'ajoute dans sa biblio or
2020-07-10T06:15:28+02:00

Titres alternatifs

  • Stormdancer (The Lotus War, #1) - Anglais

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 265
Commentaires 49
Extraits 28
Evaluations 75
Note globale 8.11 / 10

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