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Liste des commentaires

Commentaire ajouté par theyoubot 2020-03-06T07:42:27+01:00
Pas apprécié

La horde du contrevent est un récit choral reprenant les codes narratifs du roman de guerre. Une équipe soudée dans un environnement hostile, souvent mortel, une hiérarchie, des rôles spécialisés, des recrues, une mission à haut risque, des relations inégales avec les civils. Tout ça sous un vernis de planet opera qui apporte une lichette de dépaysement. Jusque là, tout va bien.

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Je ne m'étendrai sur les coquetteries stylistiques de l'auteur. Le lexique expliqué tardivement à dessein, histoire de faire croire à un univers riche et profond dans l'intervalle. Les caractères typographiques originaux. Certains aiment ça. Personnellement je trouve ces procédés assez vains et faciles. Pas de quoi crier au génie. Mais ils ne me dérangent pas.

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Le gros défaut du roman à mes yeux est l'inexistence des personnages. Un récit est sensé faire surgir une intrigue émotionnelle. Au moins chez un personnage. Et de là, l'empathie du lecteur et son immersion dans le roman. Mais Damasio n'avait pas d'idée pour ça. On pourrait voir le récit par les yeux d'un équipe de ratons laveurs, ce ne serait pas pire. Faute d'un bel arc narratif pour bâtir un personnage qui change et qui évolue, Damasio a fait ce que font tous les auteurs dans ce cas : il a multiplié les points de vue. Mais n'est pas George Martin qui veut. Les sauts constants d'un personnage à l'autre ne masquent en rien leur absence d'intérêt. Ça n'apporte strictement rien au récit.

Ni génial, ni nul, La Horde du contrevent est juste un petit roman inachevé et très moyen.

Note : 4 / 10

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Commentaire ajouté par Lili-76 2020-02-26T13:14:07+01:00
Commentaire ajouté par Astiacle 2020-02-24T07:17:39+01:00
Diamant

Une histoire originale à la fin étonnante. Je le conseille sincèrement.

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Commentaire ajouté par Freerique 2020-02-15T00:17:29+01:00
Pas apprécié

C'est long et je n'ai pas compris l'intérêt de la quête de la horde

Un livre trop sombre à mon goût

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Commentaire ajouté par Fnitter 2020-02-08T21:02:37+01:00
Diamant

Donnez-moi de la terre à contrer.

Ce n'est pas la première œuvre de l'auteur, mais probablement la plus connue et en tout cas celle qui a eu le plus de succès. Publiée en 2004 elle a obtenu le grand prix de l'imaginaire en 2006.

C'est l'histoire de la 34ième horde du contrevent, racontée essentiellement par Sov le scribe et composée de 23 membres, organisée en troupe quasi militaire et hiérarchisée. le Fer, le Pack et les Crocs. Leur but ? De l'extrême aval, remonter, à pied, vers l'extrême amont, connaître les trois dernières des neuf formes de vent et avec cette question qui revient sans cesse : Pourquoi ? Pourquoi la horde, pourquoi le vent souffle-t-il ?

Au début du livre, notre 34ième horde contre déjà depuis 28 ans et elle n'est qu'au début de ses véritables épreuves.

On peut laisser de côté la forme un peu déroutante (numérotation de page inversée, sigle attribué à chaque membre de la horde servant à identifier qui parle ou raconte, pas de lexique pour un nouveau vocabulaire riche et exotique, voire mystique) pour se concentrer sur l'intérêt de l'histoire.

On m'a dit de m'accrocher les 70 premières pages, mais moi j'ai adhéré dès le début à cette troupe, me laissant emporter, sans parfois comprendre tout ce que je lisais, mais m'accrochant à cette dynamique de groupe. Le but de leur vie a-t-elle un sens ? En tout cas elle a une valeur, venant du combat, du rapport physique qu'ils ont avec le vent.

Ce combat, ce combat ultime, cette volonté d'aller jusqu'au bout. Cette quête, cette formidable et époustouflante quête où l'on souffre avec la horde, où l'on meurt avec elle dans sa lutte contre les vents, la poursuite qui cherche à l'éliminer, ces chrones, (forme de vie, concept phénomène naturel ?) jouant avec le temps, les sens et l'espace. Cette lutte de tous les instants, dans le désert, dans l'eau, dans la Norska, mortelle et glaciale...

On ne ressort pas indemne de cette histoire. Exceptionnel.

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Commentaire ajouté par Fantaslego 2020-01-31T11:31:18+01:00
Bronze

J'avais beaucoup entendu parler de ce roman avant d'en faire la lecture et je n'en suis pas surprise. De part son originalité, tant dans le fond que dans la forme, et ses personnages, ce livre m'a laissé une impression assez unique. Les descriptions sont détailées, mais sont davantage conceptuelles et émotionnelles que visuelles. Aussi serais-je bien incapable de vous dire à quoi ressemble vraiment un Chrone ou les membres de la Horde, sans parler des formes du vent. Au delà de l'histoire et de l'univers, le style vaut à lui tout seul cette lecture.

L'intrigue est pourtant simple : un groupe de personnages triés sur le volet, aux compétences et capacités variées, tente de retrouver l'origine du vent qui est omniprésent dans leur monde. Que ce soit les joutes verbales de Caracole, ou les technologies du vent qui se mêlent à des combats épiques, les scènes d'action sont bien présentes même si certains passages sont un peu longs et très éprouvants pour la Horde et pour le lecteur. Je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages (les principaux sont soit dit en passant incroyablement résussis et profonds), et dès le début de ma lecture, j'avais deviné une partie de la résolution finale. Mais cela ne m'a pas spécialement ennuyée: ce roman est davantage une expérience qu'un moment de détente. Il faut plonger dans une nouvelle conception même de la vie.

Ce livre est complexe, original et superbement écrit, donc pour tout lecteur appréciant ces ingrédients dans un roman, il faut foncer; c'est pour moi un incontournable de la littérature française moderne.

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Commentaire ajouté par PhilippeRuaudel 2020-01-03T10:31:13+01:00
Diamant

On ne peut qu'être emporté par l'auteur. Quelle expérience de lecture unique ! En ma qualité de lecteur, j'ai suivi la Horde en spectateur ressentant pleinement chaque situation rencontrée. C'est un livre qui marque et qui m'accompagnera longtemps.

En ma qualité d'auteur, je suis impressionné par la qualité et le travail titanesque qu'a dû fournir Alain Damasio pour créer cette oeuvre. J'espère avoir saisi quelque fois l'auteur dans le vif.

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Commentaire ajouté par Lolonanny 2019-11-25T23:26:00+01:00
Diamant

C'est mon fils qui m'a donné envie de lire ce livre parce qu'il venait de le terminer et il était tellement enthousiaste ! Et quelle claque ! On se retrouve vraiment transporté ailleurs. Je l'ai terminé depuis plus d'une semaine et je n'arrive toujours pas à sortir de ce monde... Il m'a fait un effet que peu de livres m'ont procuré jusqu'à présent, on aime ou pas mais je pense qu'on ne peut pas rester indifférent. Comme je l'ai lu quelque part, c'est vraiment un livre-univers. Et pourtant je n'aime pas vraiment la SF... J'ai seulement regretté quelques passages un peu longs et trop "techniques " à mon goût, mais sinon il fait vraiment partie de mon top 10 !!

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Commentaire ajouté par easily 2019-11-18T18:54:34+01:00
Diamant

Excellent livre, probablement une de mes plus grandes claques avec Terry Pratchett. Un univers tout simplement incroyable et un style à la hauteur. Nettement moins politisé que les autres livres de Damasio. Juste excellent.

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Commentaire ajouté par vampiredelivres 2019-11-16T14:39:37+01:00
Diamant

Il y a des livres comme ça, qui chamboulent tout, qui, l'espace de quelques semaines, m'emportent dans un autre univers. Ce sont ces livres que, en général, j'aimerais lire plus vite tant je suis happée par l'histoire, mais que je prends le temps de dévorer ligne par ligne, jour par jour. Moi qui adore lire vite, finir la Horde du Contrevent m'a facilement pris un bon mois. Mais, pendant tout ce mois, j'ai vécu dans un ventmonde, j'ai contré avec la Horde, palpité au rythme des vifs et j'ai participé à l'une des épopées les plus prenantes qu'on m'ait jamais racontée.

Et, clairement, le roman mérite plus qu'une relecture, parce que j'ai encore l'impression de ne pas en avoir tout retiré.

Rien qu'à la première page, les enjeux sont posés. Au-delà d'une simple narration, la Horde du Contrevent est un exercice de style. On plonge dans un univers déroutant, à la fois étrangement familier et si différent qu'on se sent incapable de réellement plonger dedans. Comme dans tout roman de SF traditionnel, j'ai été abreuvée de termes inconnus dès les premières lignes, j'ai pataugé dans les vifs, les muages, les chrones, le furevent, les ailiers, la cueilleuse, l'aéromaître, le traceur… Bref, dès le tout début, j'ai su que je plongeais ailleurs. Et, je rejoindrai la majorité sur un point : jamais marque-page n'a été aussi utile que celui de la Horde. Parce que, au début, les alternances de point de vue peuvent en perturber plus d'un.

Mais, au-delà de la simple terminologie, c'est le style d'écriture qui pourra forcer l'abandon. D'une certaine manière, je suis ravie de n'avoir lu la Horde que maintenant, parce que je ne suis pas sûre que, deux ou trois ans plus tôt, j'aurais pu l'apprécier à sa juste valeur.

L'écriture est un vrai coup de poing dans la figure. Les alternances de registre de langage, les tournures nouvelles qui, pourtant, font immédiatement sens, les formulations décousues propres à certains personnages… au fil des pages, ça devient un vrai bonheur d'alterner entre les points de vue, de passer de Golgoth à Caracole, d'admirer les jeux de plume de l'auteur. Je pourrais probablement passer des années à étudier juste l'écriture, et ne pas comprendre comment on en arrive à un tel niveau de virtuosité. Petite mention spéciale, d'ailleurs, à la scène d'Alticcio, qui est une pure merveille en termes de style.

D'habitude, j'aime bien faire des commentaires structurés : parler de l'écriture, puis du monde lorsqu'il s'agit de SFFF, puis des personnages. Mais, sincèrement, je ne me sens pas capable de parler du monde tant il est complexe et tant j'ai l'impression de n'en avoir effleuré que la surface. Je voudrais une tétralogie entière dans ce ventmonde, une histoire des Hordes précédentes, la vie des habitants de la bande de Contre… et pourtant, j'ai l'impression que ça ruinerait, d'une certaine manière, toute la mysticité de cet univers. Donc je ne vais pas en parler, parce que c'est un univers qui s'arpente en solitaire, au fil des pages et non pas au fil de mots qui ne lui rendraient pas justice.

Restent les personnages et, si je puis me permettre, le seul point un minimum bancal du roman. Je dis bancal, parce quand on compare avec tout le reste, qui est d'une qualité inouïe…

Certains personnages sont oubliables. Voilà. Certains sont marquants, tels que Golgoth, Caracole et Erg, tant dans leur registre de langue que dans leur comportement, d'autres laissent un souvenir impérissable par leur présence et le rôle fondamental qu'ils occupent dans la Horde et dans le cœur d'autres Hordiers, comme Arval, Oroshi, Horst et Karst, Callirhoé, mais certains sont juste… absents. On ne s'attache pas à eux. Je pense notamment à Silamphre, Le fauconnier, Steppe (dont je ne suis même pas sûre d'avoir compris le rôle), l'autoursier, Larco… ils étaient là, mais ils ne m'ont pas laissé d'impression marquante.

En même temps ceci dit, c'est une faute pardonnable pour le roman, parce qu'avec vingt-trois personnages "principaux", il faut nécessairement que certains passent au premier plan et d'autres non. Mais, là encore, aller dans le détail de ces personnages, ce serait briser avec des mots les échos de vif qu'ils ont laissés en moi, donc je vais m'en tenir à là.

J'avais tellement entendu parler de la Horde que j'en étais arrivée à ce stade où je me refusais à le lire simplement parce que je ne voulais pas tomber "dans la mode", parce que j'avais eu beaucoup de désillusions d'excellents romans qui en fait, ne m'avaient pas tant marquée.

Mais ne pas lire la Horde du Contrevent – ou du moins, ne pas essayer, parce que le livre ne conviendra vraiment pas à tout le monde – c'est une erreur à mon sens. Pour ma part, je vais précieusement le garder dans un rayon de ma bibliothèque, laisser mes souvenirs décanter un peu, et y revenir plus tard pour replonger, pour espérer, une nouvelle fois, découvrir ce ventmonde qui m'a tant marquée.

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