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Voici un teaser posté par Cassandra O'Donnell sur sa page facebook :

Chapitre 1

- Euh… tu es sûr de ce que tu fais ? grimaça Cook en regardant d’un air inquiet autour de lui.

Une forte odeur de résine emplissait la forêt. Des arbres au feuillage tenu se balançaient au-dessus de sa tête en dessinant d’étranges ombres chinoises sur le sol et leurs grandes branches grises s’étendaient au-dessus du sentier comme pour empêcher les intrus d’entrer.

- Non parce que ça va peut-être t’étonner mais me faire égorger par une bande de canidés enragés ne figure curieusement pas sur la liste des trucs cool que j’avais prévus de faire aujourd’hui, poursuivit Cook d’un ton ironique.

Bregan leva les yeux au ciel. Il n’était pas stupide. Pénétrer sur le territoire des Lupaïs était complètement insensé. Il risquait non seulement sa vie en franchissant les frontières d’un autre clan mais aussi de déclencher la fureur du conseil des tigres. Ce dernier s’était montré très clair : il ne lui pardonnerait pas la moindre incartade. Plus maintenant. Pas alors qu’il tenait Bregan en partie responsable de la rupture du traité de paix conclu avec les humains et que sa position de prochain souverain du clan Taïgan ne tenait qu’à un fil. Mais Bregan s’en moquait. Il était fou d’inquiétude. Il n’avait pas eu de nouvelles de Maya depuis plusieurs semaines et il devait la voir coûte que coûte.

- Si ça te fiche la trouille à ce point, tu peux toujours faire demi-tour, répondit Bregan d’un ton agacé.

Cook lui lança un regard incrédule.

- Ben voyons…et à ta mère ? Je lui dis quoi à ta mère ? « Désolé d’avoir abandonné votre crétin de fils seul en territoire ennemi, vous ne m’en voulez pas, j’espère » ?

- Si je comprends bien : tu préfères te faire bouffer par la meute plutôt que de devoir affronter ma mère ?

Cook hocha vigoureusement la tête.

- Sans hésitation.

Bregan retint un sourire. La terreur qui s’allumait dans les yeux de Cook lorsqu’il parlait de Léna ne le surprenait pas vraiment. Sa mère était la plus impitoyable et la plus redoutable des tigresses de leur clan. Depuis la mort de son époux, le défunt roi, elle avait passé des années à provoquer en duel et à éliminer tous ceux qui cherchaient à s’interposer entre le trône et l’aîné de ses enfants. Aucun de ses ennemis n’en avait réchappé…

- Je sais ce que tu penses d’elle, ce que les autres pensent d’elle mais elle n’est pas le monstre que tu imagines, remarqua Bregan en soupirant.

Cook lui adressa un regard sceptique. Il n’avait peur de rien, de rien ni de personne, enfin de personne à l’exception de Lena. Bregan ne le réalisait sans doute pas parce qu’elle se débrouillait toujours pour lui dissimuler la vérité mais sa mère ne reculait devant aucune torture, aucun meurtre, ni aucune exaction quand il s’agissait de protéger ses intérêts.

- Ah non ? ricana Cook avant de se figer brusquement.

Humant l’air, il renifla l’odeur d’un…non…de deux loups. L’un sous forme animale. L’autre sous forme humaine.

- Lupaïs ! Attention !

Bregan tourna la tête et tout se mit à ralentir autour de lui comme un défilement d’images dont on pouvait voir le moindre détail. Plissant les yeux, il regarda un jeune Lupaï au pelage sombre foncer vers lui à la vitesse de l’éclair…

- Bregan ! hurla Cook d’un ton paniqué.

Bregan hésita à se transformer mais son cerveau lui hurlant qu’il n’y parviendrait pas à temps, il se jeta en arrière et sentit un mouvement d’air tandis que les crocs du loup se refermaient sous son nez en un horrible claquement.

- Calme-toi, d’accord ? lança Bregan en s’écartant. Je ne suis pas venu pour…

Mais le jeune loup n’avait visiblement aucune envie de discuter. Les babines retroussées et le regard létal, il se mit à pousser un grondement si menaçant que l’instinct du Taïgan prit soudain le dessus. Sortant son couteau, Bregan sauta sur le dos du canidé d’un bond comme s’il avait un ressort à la place de la colonne vertébrale et enfonça sa lame sous sa gorge poilue.

- J’ai dit « on se calme », je ne te veux pas de mal !

Pas de mal ? Mon œil ! songea le jeune Lupaï, puis, poussant un couinement de frustration il se cambra brusquement comme l’aurait fait un cheval pour désarçonner son cavalier et se mit à rouler sur le sol pour lui faire lâcher prise.

- Arrête ça ou je vais me fâcher ! ordonna Bregan avant de ressentir une violente douleur au thorax.

Bregan avait beau, en tant que Yokaï, posséder des réflexes et une force surhumaine, si cet imbécile de loup continuait à se tortiller comme un vers, il allait finir par lui broyer les côtes.

- C’est fini, oui !!! ? gronda Bregan en enfonçant suffisamment sa lame dans la gorge du Lupaï pour que quelques gouttes de sang apparaissent à travers sa fourrure. Tu commences sérieusement à me fatiguer ! Si tu continues, je…

Mais Bregan n’eut pas le temps de terminer sa phrase Apercevant un mouvement du coin de l’œil, il sentit plus qu’il ne vit une masse énorme soudain percuter le Lupaï sur le côté.

- Cook ! Non ! hurla Bregan tandis qu’il était projeté dans les airs.

Quelques secondes plus tard, Cook, ses 350 kilos de muscles et ses énormes pattes maintenaient si fermement le jeune Lupaï au sol qu’il était incapable de faire le moindre mouvement.

- Génial… C’est tout ce que tu as trouvé ? gronda Bregan en se relevant un peu sonné.

Cook tourna son énorme gueule vers Bregan et poussa un grondement amusé.

- J’avais la situation en main, figure-toi mais non, comme d’habitude, il a fallu que tu t’en mêles… regarde maintenant, lança Bregan d’un ton glacial en regardant le sang qui coulait de sa cuisse.

- Je peux savoir ce qu’il se passe ici ?

Cook, Bregan et le jeune Lupaï tournèrent aussitôt leurs regards vers la ravissante jeune fille brune aux longs cheveux épais qui les dévisageait d’un air hostile.

- Cléa ?

La jeune louve leva les yeux au ciel puis, saisissant son arc, elle s’approcha de Cook, tendit sa flèche vers l’œil droit du tigre et déclara d’un ton hargneux :

- Cook, si tu ne relâches pas tout de suite mon petit frère, je t’écorche vif et je transforme ta sale peau de Taïgan en carpette !

Cook tourna son énorme gueule vers elle puis poussant un feulement franchement amusé, il libéra le jeune Lupaï et reprit forme humaine avant de déclarer d’un ton hilare :

- Tu sais que tu es vraiment mignonne quand tu es à cran ?

Cléa le fusilla aussitôt du regard.

- Ne me cherche pas, Taïgan, c’est vraiment pas le moment….

- Oh allez ma jolie, détends toi…on n’avait pas l’intention de faire de mal au louveteau, fit-il en lui adressant un clin d’œil.

Cléa pinça les lèvres.

- Tu n’es vraiment qu’un sale crétin arrogant !

Nullement impressionné par le regard noir de la louve, Cook se mit à rire.

- Que veux-tu que je te dise ? ça fait partie de mon charme.

Cléa haussa les sourcils. Cook était sympathique et il possédait un charisme indéniable, il était difficile de le nier. Mais elle n’était pas dupe : Cook était un redoutable tueur et se fier à son joli sourire aurait aussi dangereux et stupide que de jongler avec des fioles de nitroglycérine. Or, Cléa n’était pas stupide.

Poussant un soupir, elle reporta son attention sur Bregan.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Tu as perdu la tête ?

- J’avais besoin de te voir et c’est ton chemin de ronde, non ?

Cléa fronça les sourcils.

- Comment…comment sais-tu que… ?

- Les corbeaux, répondit Bregan.

Cléa réprima une grimace. Les corbeaux de Nel bien sûr…. Elle aurait dû remarquer quelque chose : elle savait que l’héritière des aigles avait la fâcheuse manie d’espionner les territoires ennemis grâce à ces maudites bestioles. Mais elle n’aurait jamais pensé que Nel s’en servirait contre elle, ni qu’elle informerait le prince des tigres de ses allers et venues.

Elle haussa les sourcils.

- Si je comprends bien, Nel et toi, vous continuez à enfreindre les ordres ? Vous vous fréquentez toujours ? C’est pour ça qu’elle t’a fourni l’aide de ses corbeaux ? Tu lui as demandé de t’aider ?

Depuis le terrible fiasco qui avait eu lieu sur les terres des hommes, les conseils avaient formellement interdit aux quatre héritiers de se revoir et chacun d’entre eux se trouvait sous étroite surveillance. Mais visiblement, Bregan et la princesse des Rapaïs avaient trouvé le moyen d’échapper à leur vigilance.

- Je ne lui ai pas « demandé », je l’ai suppliée de m’aider, rectifia Bregan.

Cléa écarquilla les yeux, surprise. Supplier ? Le prince des Taïgans n’était pas du genre à supplier qui que ce soit. Il était bien trop fier. Bien trop orgueilleux pour s’abaisser à…non, c’était impossible et pourtant, pourtant quelque chose dans son regard disait qu’il ne mentait pas.

- Pourquoi Bregan ? Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu attends de moi ?

Il plissa les yeux et la dévisagea longuement.

- Tu sais parfaitement ce que je veux.

Cléa détourna le regard.

- Je ne peux rien dire.

- Où est Maya ?

Cléa prit une profonde inspiration. Maya…l’héritière des loups…c’était pour elle que le Taïgan prenait tous ces risques…bien entendu. Elle aurait dû s’y attendre. Ces deux là étaient comme deux aimants inexorablement attirés l’un vers l’autre.

- Elle m’a demandé de ne rien dire, c’est clair ? De toute façon, tu ne peux pas l’aider.

Bregan se pencha et approcha sa bouche de l’oreille de la jeune louve.

- Où est-elle, Cléa ?

Cléa sentit un frisson remonter le long de son dos. Trop près. Bregan se tenait trop près et elle pouvait pratiquement voir les rayures noires de son tigre sous la finesse de sa peau. Luttant pour détendre ses muscles, Cléa inspira profondément.

- Elle est toujours enfermée. Bon sang mais qu’est-ce qu’il t’a pris de venir ici ? Tu es sur les terres des Lupaïs, tu es complètement malade de…

- J’en ai assez d’attendre, gronda-t-il brutalement. Ça fait des semaines maintenant ! Tu m’avais dit que ça se calmerait et que Maya serait libérée une fois que le conseil des loups aurait statué…

- …et bien j’avais tort !

- Quoi ?

- J’avais tort d’accord ? Tort, tort, tort sur toute la ligne !!!

Bregan la scruta longuement. Cléa était sur le point d’exploser.

Des larmes se mirent à couler sur les joues

- …je me suis trompée…je n’ai jamais pensé qu’ils le feraient. Jamais…enfin…pas vraiment…

Bregan lui agrippa brutalement le bras.

- Que se passe-t-il ?

- Le…le conseil a délibéré hier. Ils ont décidé de la bannir, Bregan…de la chasser de nos terres et du clan. Elle va devoir partir à la prochaine pleine lune…

Bregan blêmit comme s’il venait de prendre un coup de poing en plein visage.

- Quoi ?

- Ils…ils ont dit qu’elle avait enfreint la loi, qu’à cause d’elle, de ce qu’elle avait fait, les humains allaient nous déclarer la guerre et qu’il y aurait de nombreux morts.

Bregan sentit soudain la colère le submerger. Ni Maya, ni Nel, ni Wan, ni lui, aucun des quatre héritiers ne s’était rendu sur les terres des hommes avec l’intention d’y perpétrer un massacre. Non, tout ce qu’ils voulaient, c’était découvrir qui avait commandité les meurtres de Callen, la sentinelle des loups, de Tyr, le vieux Taïgan ainsi que l’attaque qui avait eu lieu à l’école. Ni plus, ni moins. Et si les gardes de la citadelle d’Havengard n’avaient pas été les premiers à déclencher les hostilités, les héritiers n’en seraient jamais arrivés à de telles extrémités.

- Que voulaient-ils qu’on fasse ? Qu’on laisse les humains nous massacrer sans rien faire ?

- Ce n’est pas moi qu’il faut convaincre, Bregan, moi je sais ce qu’il s’est passé, répondit Cléa tristement.

- Tu l’as dit au conseil ? Tu leur as expliqué ?

Le visage de Bregan était froid et sans expression. Un humain aurait pu s’y tromper et penser qu’il se maîtrisait parfaitement mais Cléa était une louve et l’aura de fureur qui s’échappait de la peau du Taïgan était si intense qu’elle sentit un frisson lui remonter le long de l’échine.

- Bien sûr que je le leur ai expliqué mais…

- …mais quoi ? Ils ne t’ont pas cru ?

- Non. Ils avaient DECIDE de ne pas me croire, rectifia-t-elle doucement.

Bregan fronça les sourcils.

- Je ne comprends pas…

- Tu l’ignores probablement mais le pouvoir du roi Jolan, notre chef de meute, est contesté ces derniers temps. Il a de nombreux ennemis au sein du conseil…des ennemis qui cherchent à tout prix à le déstabiliser…

Une lueur de compréhension s’alluma dans le regard de Bregan.

- Alors ils s’en sont pris à sa fille.

C’était moins une question qu’une affirmation mais Cléa opina néanmoins du chef.

- Moi, ils m’ont laissée tranquille parce qu’ils n’avaient rien à gagner en me prenant pour cible mais en tant que fille du roi, Maya n’avait aucune chance de s’en sortir : l’occasion pour eux était trop belle.

Les loups et leurs agissements tordus, songea Bregan en grinçant des dents. Ces crétins étaient incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Ils gaspillaient leur temps en d’insignifiantes luttes de pouvoirs au lieu de focaliser leur attention sur le véritable danger : les humains. Les humains et la tempête qui se préparait.

- Ote tes mains de ma sœur, Taïgan ! gronda soudain une voix dans son dos.

Bregan tourna la tête. Le jeune frère de Cléa, Kyo, avait repris forme humaine. Brun, les yeux noirs et âgé de 12 ou 13 ans, il dévisageait Bregan d’un air hostile.

- Quoi ?

- Je t’ai dit d’ôter tes mains de ma sœur !

Bregan baissa les yeux et réalisant qu’il maintenait toujours fermement le bras de Cléa, il desserra sa prise et recula d’un pas.

- Désolé…je n’avais aucune intention de…

- Je me moque de ce que tu avais l’intention de faire ou non ! rétorqua Kyo en franchissant en quelques pas la distance qui le séparait de Bregan. Tout ça c’est de ta faute !

- Kyo, Laisse tomber ! lui ordonna Cléa en frottant son bras meurtri.

- Pourquoi ? C’est pas vrai !? C’est lui qui vous a entrainées Maya et toi dans cette histoire, non ? S’il n’avait pas demandé à Maya de l’aider, s’il ne lui avait pas mis toutes ces idées stupides en tête, elle n’en serait pas là aujourd’hui !

- Kyo, arrête, tu veux ! le réprimanda sèchement Cléa.

Mais le jeune loup l’ignora et planta son regard sombre dans les yeux émeraude de Bregan.

- A cause de toi, je l’ai perdue…on l’a tous perdue !

- Hum…C’est sûrement génétique, ricana soudain Cook.

Cléa, Kyo et Bregan tournèrent un regard interrogateur vers lui.

- Ce mauvais caractère…ça doit être un trait de famille, poursuivit Cook en faisant un clin d’œil à Cléa.

Cette dernière le mitrailla des yeux.

- Tu trouves ça drôle ?

- Non ma jolie, je trouve ça injuste. Maya, Bregan, Wan et Nel ont pris leur décision seuls. Ils connaissaient les risques. Je trouve dommage le châtiment que ton clan a réservé à Maya mais mon prince n’a rien à voir là-dedans, déclara Cook d’une voix dure.

Kyo, les poings serrés se pencha vers sa sœur.

- Cléa, dis-leur de s’en aller.

Cook jeta au jeune loup un regard noir mais se tourna néanmoins vers Bregan.

- Le sale gosse a raison. On ne peut pas s’attarder plus longtemps.

Bregan regarda Cook tristement. Si tristement que le Taïgan sentit son cœur se serrer.

- Ils l’ont chassée, tu sais ce que ça signifie, non ? Tu sais, ce qu’il va lui arriver…

Les loups vivaient en meute. Plus que n’importe quel Yokaï, les Lupaïs avaient besoin les uns des autres. Vivre au sein d’un clan était vital pour eux. Aussi vital que respirer. Les loups bannis se laissaient pratiquement tous mourir et ceux qui parvenaient à survivre, devenaient des bêtes sauvages et meurtrières incapables de reprendre forme humaine.

- Je ne peux pas l’abandonner, fit Bregan d’une voix sourde.

Cook posa sa main sur l’épaule de Bregan.

- Je sais, oui. On trouvera un moyen mais pour l’instant, il faut partir.

Cléa avança d’un pas vers Bregan.

- Cook a raison. Si les miens vous trouvent ici, ils vous tueront, ils vous tueront à coup sûr !

Bregan esquissa un rictus.

- Et tu crois que ça m’effraie ?

- Tu n’es qu’un sale égoïste ! Tu sais ce qu’ils feront à ma sœur s’ils te voient avec elle, ici ? demanda Kyo d’un ton rageur. Que Maya soit punie et qu’elle meure par ta faute, ça ne te suffit pas ?

Le mouvement de Cook fut si rapide que le jeune loup n’eut pas le temps de réagir.

- Imbécile ! gronda Cook en lui assenant une énorme gifle.

Cléa secoua la tête en regardant la joue rougie de son frère.

- Cook…

- Il l’a méritée, se contenta de répondre sèchement le Taïgan.

Cléa ouvrit la bouche pour protester puis la referma brusquement. Elle comprenait la tristesse de son frère mais Kyo était allé trop loin. Bregan ne méritait ni sa colère ni ses reproches. Il s’était pratiquement sacrifié pour sauver Maya lorsqu’elle se trouvait sous le feu de l’ennemi à la citadelle et il était tellement inquiet pour elle qu’il n’avait pas hésité à risquer une nouvelle fois sa vie en pénétrant sur les terres des Lupaïs aujourd’hui.

Elle poussa un profond soupir puis se tourna vers Bregan.

- Va-t-en…si tu ne veux pas envenimer la situation, va-t-en…je te tiendrai au courant. Je trouverai un moyen, je te le promets.

Bregan la dévisagea et acquiesça.

- Quand est la prochaine pleine lune ?

- Dans quinze jours, répondit Cléa d’une voix atone.

Quinze jours…il me reste quinze jours pour sauver Maya…, songea Bregan avant de se tourner vers Cook de l’attraper par le bras et de se mettre à courir vers la frontière située à une centaine de mètres de là.

Cléa les suivit un instant des yeux puis elle se tourna vers son jeune frère.

- Laisse-moi seule un moment, j’ai besoin de réfléchir.

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« — Tu as faim ? Si tu as besoin de…

— Arrête ! cria Maya brusquement.

Il leva vers elle un regard surpris.

— Quoi ?

— Arrête d’être aussi… ça me rend dingue ! gronda-t-elle.

— D’être aussi quoi ? demanda-t-il en s’approchant d’elle.

Elle tenta de s’écarter mais il ne la laissa pas faire et l’attira brusquement contre lui.

— D’être aussi quoi ? murmura-t-il à son oreille.

— À quoi est-ce que tu joues ? Pourquoi est-ce que tu te comportes comme ça avec moi ?

Wan plongea ses yeux dans ceux de la louve, puis repoussa délicatement une de ses longues mèches rebelles derrière son oreille. Et Maya sentit son ventre se contracter étrangement. Elle le détestait. Elle savait qu’elle le détestait, et pourtant face à ce regard qui transperçait son âme et à sa bouche qui lui murmurait des paroles qu’elle n’aurait jamais dû pouvoir entendre, elle ressentait des choses étranges, irrationnelles, des choses qu’elle n’aurait jamais dû ressentir.

— Je ne joue pas, Maya. »

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« — Tu crois que je le peux ? demanda Maya.

Les lèvres de Wan se relevèrent en un sourire énigmatique.

— Je crois que tu peux tout, et c’est bien ce qui m’ennuie. »

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« — Moi aussi je veux venir avec vous ! intervint Maya.

Wan et Bregan se tournèrent aussitôt vers elle et répondirent en chœur :

— Pas question ! »

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- On peut toujours soigner un coup de griffes ou un coup de crocs, mais on ne peut jamais guérir une âme brisée, crois-moi, j'en sais quelque chose...

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_ Mais plus tard, il faudra qu'ont ai une petite discussion tous les deux.

Wan eut un petit sourire en coin.

_ Laisse-moi deviner: c'est à propos de Maya?

Un filet d'énergie s'échappa du Taïgan.

_ Que se passe-t-il entre vous deux?

_ Pourquoi? Tu es jaloux?

Un éclair de colère passe sur le visage de Bregan.

_ Ne t'approche pas de Maya.

Wan lui jeta un regard ironique.

_ Il faut savoir ce que tu veux: il n'y a pas longtemps tu m'interdisais de m'en prendre à elle, et maintenant tu me reproches d'être trop gentil...

Les yeux de Bregan brillèrent de rage contenue.

_ Maya n'a rien à faire avec toi. Ne lui parle pas, ne la touche pas...

Toute trace d'ironie quitta le regard de Wan et il répliqua d'un ton aussi tranchant qu'une lame de couteau.

_ Tu as raison: elle n'a rien à faire avec aucun de nous. Elle est la future souveraine du clan Lupaï et plus tard, quand le moment sera venu, elle choisira un compagnon parmi les siens parce que c'est ainsi que les choses doivent être.

Bregan fronça les sourcils en le scrutant intensément.

_ C'est drôle... Des mots sensés sortent de ta bouche mais tes yeux me chantent une tout autre chanson, Serpaï...

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« — Je n’ai pas peur. Je sais qu’il peut se débrouiller, c’est juste que…

— … que tu es inquiète pour lui, termina Wan en la fixant si intensément qu’elle se mit à rougir.

— Non, enfin si, mais…

— Maya, je sais que tu vas me détester pour ce que je vais te dire, mais Bregan n’est pas un loup, c’est un Taïgan, affirma Wan.

— Inutile de le lui rappeler, Serpaï ! Elle le sait, intervint soudain Cléa.

— Alors pourquoi ai-je l’impression contraire ? fit Wan en continuant à observer les réactions de Maya.

— Depuis quand est-ce que tu t’intéresses aux histoires de cœur, toi ? ricana Cléa.

Bonne question, songea Wan. Lui non plus ne voyait pas pourquoi la relation de Bregan et Maya le contrariait. »

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« — Je sens qu’ils ne vont pas tarder à me gonfler ces deux-là, grimaça Wan en regardant Bregan et Maya.

Il n’avait pas beaucoup de principes et il lui arrivait rarement d’être choqué, mais il avait ressenti un malaise en voyant le Taïgan et la Lupaï se tenir serrés l’un contre l’autre. Il ne savait pas à quoi cette gêne était due. Mais ça ne lui avait pas plu. Non, pas plu du tout. »

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« Les traits de Bregan n’étaient pas aussi délicats et il n’était pas aussi beau que Wan – personne n’était aussi beau que Wan –, mais il était terriblement séduisant, elle devait bien le reconnaître. »

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" Wan, je te remercie de m'avoir sauvé... et désolé de t'avoir embêté.

Pris au dépourvu, Wan se racla la gorge.

- Tu ne m'as pas embêté. Enfin pas vraiment.

- Dis... Tu crois vraiment que Miu et Dji me mangeront si je reviens ?

Le serpai s'esclaffa.

- Oh ça, ça ne fait aucun doute !

Mika referma les yeux.

- Dommage...

Mika & Wan

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