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Maya grimaça en examinant Miu et Dji, les deux jumeaux maléfiques avec suspicion. Mesurant chacun près de deux mètres, la peau cuivrée, les pommettes hautes, les deux Serpaïs semblaient occuper tout l’espace de la petite chambre.

- Je te préviens : si tu essaies de t’échapper, on te bouffe, l’avertit Miu.

- Mais on pourrait aussi te bouffer même si tu n’essaies pas, ajouta Dji.

Miu secoua la tête en regardant son frère.

- Non.

- Non ?

- Non.

- Bon ben tant pis, soupira Dji.

Maya leva les yeux au ciel.

- Vous êtes dingues, vous en êtes conscients ?

- C’est ce que tout le monde dit tout le temps mais nous, on le croit pas, répondit Dji.

- Non, nous on pense que ce sont les autres qui sont dingues, précisa Miu.

- Dingues ou pas, vous n’avez pas le droit de me faire du mal, affirma Maya.

- Pourquoi ? demanda Miu.

- Parce c’est la loi et qu’elle vous interdit de tuer un membre d’un autre clan sans jugement.

- Mais on pourrait t’arracher une jambe, dit Dji.

- Ça aussi ce serait contraire à la loi, remarqua maya.

- Ou te jeter par la fenêtre ? proposa Miu.

- Non plus, dit-elle en secouant la tête.

- Même si c’est pas très haut ?

- Toujours pas.

- C’est pas marrant, grimaça Dji.

- Non mais c’est pas comme si on en avait quelque chose à faire de toute façon, remarqua Miu.

- Non c’est vrai. Nous les lois, on s’en fiche.

La louve les dévisagea un moment sans savoir s’ils étaient sérieux ou non, puis soupira. Les deux cobras royaux étaient non seulement bizarres mais ils étaient aussi rapides, vicieux et terriblement dangereux. Plus ennuyeux encore : elle savait qu’ils n’hésiteraient pas à mettre leurs menaces à exécution si elle essayait de leur fausser compagnie.

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Norah le cœur battant, courait dans la rue en jetant des regards furtifs un peu partout et en entraînant son petit frère derrière elle. Ils avaient pu échapper de justesse au Lupaï qui avait pénétré dans leur maison mais elle n'avait aucun endroit où se réfugier. Les monstres étaient partout. Tentant d'ignorer les cris déchirants qui leur parvenaient aux oreilles, elle accéléra sans but, la peur au ventre.

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Les deux Serpaïs se concertèrent du regard, incertains de la réponse qu’ils devaient apporter. Wan faisait généralement preuve d’un parfait sang-froid. Il restait calme au milieu des affrontements les plus brutaux et relevait tous les défis, le sourire aux lèvres. Mais c’était différent cette fois. Oui, cette fois, il semblait si furieux que les Serpaïs n’auraient pas été étonnés de voir un filet de bave couler le long de ses lèvres. Pas de doute : il n’avait vraiment pas supporté de voir le bipède embrasser Maya.

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— Lui non, mais moi si ! gronda Cyrius avant de lever la jambe et de la frapper violemment dans le plexus.Maya sentit un corps s’enrouler autour d’elle pour amortir l’impact du choc tandis qu’elle était brutalement projetée en arrière.

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— Il ne peut y avoir qu’une seule réponse à cette question : dit-il la vérité, oui ou non ? grogna un loup.Elle ne pouvait pas leur mentir et aucune des justifications qui défilaient dans sa tête ne l’aurait beaucoup aidée.— Et si je n’ai pas envie de répondre ?Petrus la réprimanda sévèrement.— Maya ! C’est sérieux ! Si ton père était là, il…

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Wan serra aussitôt ses mains autour de la taille de la louve en prenant garde de ne pas faire pression sur ses plaies, puis la souleva avant de la jeter sur le lit comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’une plume. Ses mouvements avaient été si rapides que Maya n’avait même pas eu le temps de réagir.

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"Maya inspira profondément.

-Même si c'est vrai, nous n'avons aucun avenir ensemble.

-Certains couples ne durent pas. Il arrive même parfois que des loups changent de partenaire, non ?

-Oui et non. Les Lupaïs savent s'amuser mais nous ne nous fixons véritablement qu'une seul fois, une fois durant toute notre vie quand nous fondons une famille. Bref, je ne vois pas ce que tu...

-...Ce que j'essaie de te dire, c'est peu importe combien de temps ça durera, je veux être avec toi, ici et maintenant.

Il se pencha puis chuchota contre sa bouche:

-Ce qu'on éprouve l'un pour l'autre est trop précieux pour être gaspillé, Maya.

-Si ça devient sérieux et que nos clans l'apprennent, ils vont nous faire la peau, souffla-t-elle en enroulant ses bras autour de son cou.

Les yeux violets du Serpaï la dévisagèrent avec une profusion d'émotions dont elle ne l'aurait jamais cru capable.

-Tant mieux. Rien de tel qu'un peu d'exercice pour nous maintenir en forme.

Puis, il l'embrassa. Il l'embrassa jusqu'à ce que toutes ses peurs et tous ses doutes disparaissent, il l'embrassa comme si sa vie en dépendait, il l'embrassa jusqu'à ce que la tempête déferle sur eux.

Une tempête puissante.

Une tempête tangible.

Une tempête à laquelle il était impossible de résister."

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- Dis, Maya, je peux te poser une question ? Si c'est trop indiscret, tu peux ne pas répondre, c'est juste que je me demandais : pourquoi Wan ? demanda Norah.

Maya, qui avait entendu Wan approcher, répondit en souriant:

- Tout le monde a une croix à porter.

- Tu veux dire que c'est une sorte de punition ?

- Punition, bénédiction, j'hésite encore, fit-elle avant de pivoter vers Wan.

- Qu'en penses-tu ?

- J'en pense que tu as intérêt de te mettre à courir.

Les oreilles de Maya frémirent sous l'effet de l'excitation.

- Cache-cache ?

- Cache-cache.

Un large sourire sur les lèvres, elle ôta ses vêtements puis muta et s'enfuit en courant.

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— Oui, j'aime lire, répondit Nel.

Norah n'en revenait pas. Que les Yokaïs sachent lire alors que la majorité des humains avaient oublié ce savoir depuis longtemps...

— Pourquoi ?

— Parce que j'aime être surprise.

— La vie en offre pourtant beaucoup... de surprises, répliqua Norah d'un ton amer.

Nel haussa les épaules.

—La vie est une histoire dont on connaît déjà la fin.

La Rapaï disait vrai. Tout le monde finissait toujours par mourir. Et ça, qu'on soit Yokaï ou humain, mais...

— L'intérêt de l'existence ne réside peut-être pas dans sa destination mais dans tout ce qu'il se passe avant. Dans les pages qu'on tourne avant que l'histoire ne se termine, répondit Norah.

Nel la dévisagea et révisa l'idée qu'elle se faisait de Norah. Oui, il n'était pas impossible qu'elles puissent devenir amies, finalement

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L'imagination est le berceau de tous les rêves, sans elle, nous sommes comme des oiseaux à qui on aurait coupé les ailes.

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