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Extrait de La Ligne verte ajouté par Bouboule 2011-11-04T13:41:29+01:00

"Boss, j'suis fatigué à cause de toute la souffrance que j'entends et que j'sens. J'suis fatigué d'courir les routes et d'être seul comme un merle sous la pluie. De pas avoir un camarade avec qui marcher ou pour me dire où on va et pourquoi. J'suis fatigué de voir les gens se battre entre eux. C'est comme si j'avais des bouts de verre dans la tête. J'suis fatigué de toutes les fois où j'ai voulu aider et que j'ai pas pu. J'suis fatigué d'être dans le noir. Dans la douleur. Y a trop de mal partout. Si j'pouvais, y en aurait plus. Mais j'peux pas."

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Extrait de La Ligne verte ajouté par camillel54 2011-03-03T04:07:49+01:00

«Le monde tourne, c'est tout. On peut s'accrocher et tourner avec, ou se lever pour protester et se faire éjecter.»

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Extrait de La Ligne verte ajouté par x-Key 2010-11-07T18:55:36+01:00

«Les gens apprécient les faux culs : ils se reconnaissent en eux, et ça fait tellement de bien quand on surprend quelqu'un le pantalon baissé et que ce n'est pas vous.»

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Extrait de La Ligne verte ajouté par RazKiss 2017-02-06T21:11:23+01:00

- J'savais pas que l'éponge devait être mouillée, a dit Percy de sa voix de robot. Elle était jamais mouillée pendant les répétitions.

Dean lui a jeté un regard qui concourait pour le prix du mépris avec celui de Brutal.

- Pendant combien d'années tu as pissé sur le couvercle des chiottes avant que quelqu'un te dise de le relever ? a demandé Dean.

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Extrait de La Ligne verte ajouté par wizbiz06 2012-04-27T17:52:47+02:00

Un lino d’un vert pisseux recouvrait le sol du large couloir traversant le bloc E, et ce qu’on appelait dans les autres prisons la dernière ligne était chez nous, à Cold Mountain, surnommé la ligne verte

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Extrait de La Ligne verte ajouté par Elena62 2011-07-23T16:03:03+02:00

Y sont encore ici. Des morceaux d'eux, encore ici... J'les entend qui hurlent.

Si c'était vrai, alors Edouard Delacroix devait hurler plus fort que les autres et plus longtemps, et j'étais heureux de ne pouvoir entendre ce qu'entendait John Caffey.

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Extrait de La Ligne verte ajouté par Elena62 2011-07-23T16:03:03+02:00

Une nuit que mon désir était comme un feu qui me rongeait le coeur et la tête (bon, d'accord, les couilles aussi), je lui ai écrit une lettre qui n'en finissait plus, ...

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Extrait de La Ligne verte ajouté par camillel54 2011-03-03T04:07:50+01:00

«On peut affronter la brise, mais il vaut mieux s'affaler dans la tempête.»

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Extrait de La Ligne verte ajouté par DML12 2013-05-15T11:23:22+02:00

" J'ai rêvé que tu errais comme moi dans l'obscurité. Puis nous nous sommes rencontrés "

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Extrait de La Ligne verte ajouté par ides60 2012-03-01T19:56:47+01:00

Je savais que la porte entre mon bureau et la volée de marches qui menaient à la réserve n'avait pas été construite pour des géants, mais je n'en avais pas encore mesuré l'exiguïté jusqu'à ce que John Caffey arrive devant et la contemple d'un air songeur.

Harry s'est mis à rire mais John, lui, ne voyait pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle à être si grand devant une ouverture si petite. il n'aurait pas pu, de toute façon, même s'il avait été dix fois plus intelligent qu'il ne l'était. Il avait toujours dominé le monde d'une bonne tête et cette porte n'était jamais qu'un peu moins haute que les autres.

Il s'est courbé en deux et est passé sans histoire. C'est en rejoignant Brutal au bas des marches qu'il s'est arrêté, le regard fixé sur la chaise, là-bas au fond de la salle, sur son estrade, silencieuse et aussi étrange qu'un trône dans le château d'un roi défunt. La calotte pendait mollement à l'un des montants du dossier, non pas couronne mais bonnet de bouffon, couvre-chef du fou du roi, manquaient plus que les clochettes. L'ombre de la chaise s'étendait, longue et arachnéenne, jusqu'au mur qu'elle semblait menacer.

A mon tour, j'ai franchi la porte, et Harry m'a suivi.

J'ai eu tout de suite l'impression de sentir une odeur de chair brpulée. Une odeur ténue, mais qui ne devait rien à mon imagination. J'ai fait la grimace en voyant John. Grand corps figé, yeux écarquillés, il regardait la Veuve Courant. Et j'ai encore moins aimé ce que j'ai vu sur ses bras en me rapprochant de lui : la chair de poule.

- Viens, big boy.

Je l'ai pris par le poignet et j'ai tenté de le tirer en direction de la porte menant au souterrain. Il n'a pas bougé et j'aurais pu tout aussi bien essayer d'arracher un rocher à la terre.

- Allez, John, faut y aller, si on veut pas que le carosse se transforme en citrouille, a dit Harry avec un petit rire forcé.

Il a pris John par l'autre bras et lui aussi a tiré. Mais John ne voulait pas venir. Et puis il a dit quelque chose d'une voix basse, comme absente. ce n'était ni à moi ni aux autres qu'il s'adressait, mais je n'ai jamais oublié.

- Y sont encore ici. Des morceaux d'eux, encore ici. J'les entends qui hurlent.

Le rire de Harry est mort dans sa gorge, le laissant avec un sourire pendant de guingois comme un colet descellé dans une maison abandonnée. Brutal m'a jeté un regard que la peur assombrissait et il s'est écarté malgré lui de John Caffey. Pour la deuxième fois en moins de cinq minutes, j'ai senti que toute notre entreprise était sur le point de s'effondrer. Et là, c'est moi qui suis intervenu ; quand le désastre menacerait à la troisième occasion, un peu plus tard, ce serait Harry qui relèverait le gant. Nous avons tous eu notre chance, cette nuit-là, croyez-moi.

Je suis venu me placer devant John en me dressant sur la pointe des pieds pour être sûr de lui masquer la vue de la chaise. et puis j'ai claqué des doigts devant ses yeux. deux fois, sèchement.

- Viens ! j'ai dit. Marche ! Tu nous as dit que tu n'avais pas besoin qu'on t'enchaîne, alors prouve-le ! Marche, big boy ! Marche, John Caffey ! Par là ! Cette porte !

J'ai vu son regard s'éclaircir.

- Oui, boss.

Dieu soit loué, il s'est mis en branle.

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