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Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=44529

J'ai mis la note de : 17/20

Mon avis : Les dernières pages du tome un de La loi du millénaire nous avait laissés avec de nombreuses questions et deux fins plutôt intrigantes. Du côté de Tyen, sa confiance dans les institutions, ainsi que sa naïveté, l’auront conduit à une catastrophe sans précédent, provoquant la destruction d’une civilisation. Rien que ça. Rielle, quant à elle, n’a pas ravagé de lieux majestueux, ni d’innombrables vies, mais seulement celle d’un prêtre qui n’arrêtait pas de la harceler, et de lui prodiguer des avances sexuelles malsaines. Sa rage aura été telle, que sa puissance magique sans précédent, l’a fait chuter du haut de la montagne, brisant par la même occasion ses espoirs de conquête et son cou.

Tyen et Rielle évoluent dans ce second tome, offrant deux personnages principaux prenants, tant grâce à un développement personnel mis en valeur, qu’à leurs actions et leurs choix. Les premiers chapitres sont plutôt calmes et présentent deux vies riches et paisibles. D’un côté, Rielle se remet de ses émotions dans un petit village où les activités artistiques foisonnent. Reprenant le dessin et le tissage, la jeune fille en profite également pour méditer, se faire de nouveaux amis et mieux se comprendre. Son environnement n’est pourtant pas si tranquille. Des combats ravagent les villages voisins, et les jeunes garçons doivent aider à l’effort.

Ce contraste des premières pages constitue un des messages importants du roman, dont on découvre rapidement les tenants et les aboutissants par la suite. L’auteure place ses pions de manière intelligente, pour que son protagoniste le plus puissant puisse faire une entrée fracassante. L’Ange des tempêtes, qui porte bien d’autres noms et qualificatifs, est, bien évidemment, ce personnage charismatique intrigant.

De l’autre côté, Tyen enseigne dans une école de magie réputée. Cette vie dynamique et sans soucis, lui plaît. Le lecteur est rapidement plongé dans cette ambiance à la Harry Potter, où élèves et professeurs mènent leur petite vie paisible, loin des guerres et des conflits des autres mondes. Fasciné par la magie mécanique depuis toujours, Tyen a permis à cette nouvelle discipline de s’implémenter. Ses scarabées volants protecteurs, appréciés des étudiants, font rage dans les couloirs de l’école. Les esprits les plus ingénieux y trouvent leur compte, et la magie mécanique devient un champ d’études aussi important que les autres. L’auteure nous offre, ici, un aperçu de ce que pourrait être le courant « steampunk » dans un univers magique. Les idées sont bien trouvées et les inventions imaginées sont fascinantes.

Ces chapitres calmes se terminent vite quand le Raen, ce sorcier très puissant et chef des différents mondes, refait surface. Enfermé depuis longtemps sur une planète sans magie, l’Ange des tempêtes a finalement réussi à s’y échapper. Ce personnage est très difficile à cerner, notamment parce qu’il est vu au travers des yeux de Rielle, qui le vénère, ou de ceux de Tyen, qui le craint. Redouté par beaucoup de peuples, admiré ou glorifié par d’autres, le Raen est un magicien aux pouvoirs incommensurables et impossibles à appréhender. Protéger l’équilibre entre les mondes lui importe, bien que l’on ne comprenne pas très bien pourquoi. Comment un humain, bien que possédant de grandes facultés, pourrait-il aider au bon fonctionnement d’une multitude de planètes et ce, depuis plus d’un millénaire ? Quels sont ses secrets ?

Ce tome, bien plus que le précédent, nous montre un univers très riche. Chaque planète, variée, apporte son lot d’interrogations et de découvertes, ses nouveautés culturelles et linguistiques, comme végétales et animales. L’auteure a une imagination débordante. Rielle et Tyen voyagent entre les mondes et cette technique de déplacement amène des passages plutôt alambiqués, notamment quand ils parcourent de nombreuses planètes, ainsi que de multiples sites d’arrivée, et qu’ils doivent survoler une planète jusqu’à trouver un point de départ, et assez de magie pour repartir (la gestion de la magie reste une question effectivement lourde dans cette saga). L’auteure décrit souvent avec détails ces voyages et, bien que cela se répète assez souvent, le lecteur n’est pas frustré car ces passages se combinent avec des instants de réflexions plutôt captivants des personnages.

L’histoire de Tyen est, dans L’Ange des tempêtes, plus rythmée que celle de Rielle. Les raisonnements politiques, associés aux combats magiques, sont bien pensés et joliment écrits. Le jeune homme évolue et cherche un sens à sa vie. La venue du Raen a forcé de nombreuses écoles à fermer, et Tyen a dû quitter son poste d’enseignant. Vella, son livre magique et mystérieux, l’accompagne à chacun de ses pas, et sa résurrection est tout ce qui compte pour le sorcier, même alors que des rebelles l’entraînent dans leur mouvement, afin de supprimer le Raen une bonne fois pour toute. Tyen acceptera-t-il de se battre contre un sorcier dont il n’a découvert l’existence que peu de temps auparavant ? La rébellion a-t-elle la moindre chance de réussite ?

Rielle, entraînée par un Raen bipolaire, ne sait plus que croire. Doit-elle écouter les rumeurs qui décrivent le Raen comme une personne froide et capable de tuer ses rivaux sans broncher ? Ou doit-elle croire ceux qui le vénèrent et qui le voient comme un Dieu ? Protégée quelques temps par les Voyageurs, un groupe de négociants qui commercent sur de multiples planètes, Rielle a entendu autant de critiques positives que négatives sur son nouveau mentor. Ses pensées troubles sont bien écrites même si les chapitres la concernant restent tout de même un peu mous.

L’Ange des tempêtes amène de nouvelles problématiques et décrit un univers où la magie se joint quelque peu à la science-fiction, notamment en ce qui concerne le voyage entre les mondes. Cette association étonnante fonctionne, comme celle qui est établie avec le steampunk. Le lecteur est plongé dans une atmosphère captivante tout du long, bien que toutes les parties ne se valent pas.

Les dernières lignes explorant le point de vue de Rielle sont particulièrement troublantes et donnent envie d’enchaîner, sans plus attendre, sur le tome trois.

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