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Entraîné par son poids et pris par surprise, Thomas suivit le même chemin.

— NON ! hurlai-je.

Je me jetai en avant et, au dernier moment, ma main se referma sur le poignet de Thomas. Il pendait dans le vide, son accompagnateur mort accroché à lui. Le poids menaçait de m’arracher les articulations alors que mon harnais se tendait et que mon cavalier dérapait à son tour. J’avais l’impression que mon épaule allait se déboîter, mais je serrai les dents et me refusai à lâcher.

— Lâche-moi, tu vas tomber aussi ! cria noblement Thomas avant de regarder vers le bas et d’ajouter : Euh, non, ne me lâche pas, ne me lâche pas !

Nous avions repris de la hauteur et la chute lui serait fatale. Il n’était pas aussi solide que David, et certainement pas en état de lancer une incantation dans cette position.

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— Qu’est-ce que c’est, cet oeil chelou sur le frontispice ? demandai-je en essayant d’avoir l’air dégagé, comme si je voyais tout le temps des édifices sortir du sol.

— Tu sais ce qu’est un frontispice ? s’étonna Thomas. Et tu prononces ce mot sans la moindre faute ?

Et voilà. Je lui sauvais la vie, on échappait à des ennemis impitoyables, et sitôt en relative sécurité, il fallait qu’il se remette à me vanner.

— Oui, je sais ce qu’est un frontispice. Et donc, c’est quoi ?

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— Ça ne te réussit pas d’être cynique, Chloé. Peut-être qu’il nous manipule, mais en attendant, il m’a soignée. Sans lui, je serais encore en train de baver contre toi. D’ailleurs, je tenais à te dire que tu avais les bras très confortables.

— Vraiment ? releva Thomas. J’en avais l’impression, mais merci de le confirmer.

— T’es nul, soufflai-je.

— Ouais, t’es vraiment nul, renchérit Nour. En plus, maintenant que vous m’avez tout expliqué, je comprends mieux. Il n’y a jamais rien eu entre toi et Chloé, pas vrai ? Elle était juste ton Chevalier.

— Sa Mousquetaire, corrigeai-je machinalement. Une chevalière, c’est une bague.

— C’est vrai, fit Thomas. Il n’y a jamais rien eu entre nous.

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— Pitié, ne sois pas si joyeuse de bon matin, ça me contamine et ça me donne envie de faire un jogging !

— Tu devrais te lancer, ça te ferait du bien, t’as vu tes jambes toutes maigres ?

— Tu sais ce qu’elles te disent, mes jambes toutes maigres ?

— Oui, qu’elles sont toutes maigres.

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Et, lentement, comme un écho du passé, une présence dans mon esprit. Comme si tout était revenu à la normale. Comme si la normale, c’était ça, Chloé la Mousquetaire, vent debout pour protéger son Mage.

— Détends-toi, Thomas, tu as l’air stressé, déclarai-je en me relevant d’un bond. Je n’ai jamais été aussi bien.

— Tu m’en vois ravi. Et alors, je ne suis pas trop envahissant dans ta tête ?

Je fronçai les sourcils comme si je réfléchissais, puis m’autorisai un léger sourire.

— Tu es envahissant juste ce qu’il faut.

Et, plus que cette nouvelle force qui affluait en moi, que cette énergie qui ne demandait qu’à s’exprimer, je pris plaisir à sentir la présence en moi se relâcher, comme si elle était soudain rassurée.

— Chloé la Mousquetaire iz back ! m’écriai-je dans un anglais atroce en levant les bras au ciel.

— Chloé la relou iz back, corrigea Cassandre à voix basse.

Mais je l’entendis.

Bien sûr.

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Thomas se dirigea vers la bibliothèque et entreprit d’entasser quelques livres de Sylvain dans ses bras.

— Tu es sûr que tu veux prendre ça ? demandai-je en grimaçant.

— Mon oncle – ou mon frère – était peut-être complètement fou, mais ça restait un génie. Il y a des années de recherches dans ces pages.

— Des années de recherches maléfiques, oui.

Je perçus pour la première fois la contrariété affluer par notre lien.

— Allons, Chloé, tu penses vraiment que le bien et le mal sont si cloisonnés ?

— Un peu, quand même. Par exemple : manger une glace, bien. Créer des zombies sans âme : mal.

Il me dévisagea, interdit, et je sentis soudain sa colère disparaître alors qu’il éclatait de rire. Il déposa les livres au sol et donna un coup de pied désabusé dans le premier carnet.

— Ah, Chloé, merde, si tu n’existais pas, il faudrait t’inventer. Tu as raison. Je n’ai pas besoin de ça. Si je veux mener des recherches, je les ferai à ma façon. Avec moins de zombies. Et plus de glaces à manger. Ou de confiture de cerises.

— De confiture de cerises ? répétai-je, incrédule.

— Quoi, c’est très bon. T’as un problème avec les cerises aussi ?

Il me laissa vainement chercher une réplique à la hauteur (donc pas très haute) puis s’engagea d’un pas décidé dans la Faille.

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