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La maison bleu horizon



Description ajoutée par Elodiebooks 2017-06-25T02:19:20+02:00

Résumé

Janvier 1985. Tout commence par un message laissé sur le répondeur d’Alan Lambin, enquêteur spécialiste en phénomènes de hantises. Une maison, dans un village de la Somme, semble hantée par un esprit qui effraie la famille qui y vit. En quittant sa chère Bretagne, Alan ignore encore l’enquête bouleversante qui l’attend et les cauchemars qui vont le projeter au cœur des tranchées de 1915. Bloqué par une tempête de neige, sous le regard perçant d’un étrange corbeau, Alan réussira-t-il à libérer cette maison de ce qui la tourmente ?

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Classement en biblio - 9 lecteurs

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Extrait

Extrait ajouté par LKA_ 2017-07-28T15:12:45+02:00

« Maman ! Maman ! Il est là ! »

Il faisait froid en ce matin du 4 janvier 1985. Les bulletins météo à la télévision et à la radio ressassaient en boucle l’arrivée de la neige. Ils appelaient à la pru­dence pour quiconque devait prendre la route, mais ignoraient encore l’ampleur de cette vague de froid qui menaçait à l’horizon.

Thomas, cinq ans, s’était encore réveillé brutalement, comme presque chaque nuit vers cinq heures du matin. Et cette fois encore, Hélène s’était précipitée dans la chambre, paniquée, serrant fort son petit garçon pour le rassurer en regardant autour d’elle avec inquiétude. En entendant les cris du gamin, Lascar, le chien de la maison, qui dormait toujours dans la cuisine, tendit l’oreille et se précipita péniblement jusqu’au pied de l’escalier. Lascar n’avait jamais eu le droit de monter dans les chambres, lui, ce petit croisé terrier roux que quatorze longues années avaient déjà rattrapé en lui rendant le regard vitreux. Il avait beau être devenu presque aveugle, il n’avait rien perdu de son flair, et, depuis quatre jours, celui-ci ne le trompait pas quand il lui amenait l’odeur de quelque chose ou de quelqu’un qu’il ne connaissait pas, mais qui pourtant se trouvait dans la maison. Chacun avait remarqué à quel point il était devenu différent. Lui qui était resté si joueur semblait désormais calme et triste. Était-ce seulement à cause du départ de Jean-Pierre Anneraux, l’homme de la maison ? Non, il y avait autre chose.

Si Lascar pouvait parler, il aurait beaucoup à dire sur ce qu’il avait senti. Bien plus que sur ses vieux sou­venirs, comme son arrivée dans la famille alors qu’il n’était qu’un chiot sauvé de la maltraitance de son précédent maître. Plus encore que sur le jour de la naissance du petit Thomas, en qui il avait immédiate­ment reconnu celui qui deviendrait son meilleur ami et son compagnon de jeu. Lascar était de ces bons chiens qui savaient que, bientôt, ils partiraient en laissant un grand vide dans le cœur de ceux qui les aimaient.

« Ce n’est rien, Thomas, rendors-toi. Tu as encore fait un cauchemar.

– Maman…

– Chut, c’est fini. Tiens, j’allume la petite veilleuse. Tu vois ? Ça va mieux maintenant ? Je laisse la porte ouverte. Je suis juste à côté. Rendors-toi vite, mon ange. »

Quatre nuits qu’Hélène ne se rendormait pas après avoir été réveillée par son petit garçon. Elle sentait bien que quelque chose n’était plus normal dans sa maison. Et plus particulièrement cette nuit du 3 au 4 janvier, lorsqu’une fois sur le palier, elle entendit des bruits de pas derrière elle. En se retournant, elle vit la porte de la chambre de Thomas se refermer brutalement. Terrorisé, l’enfant hurlait. Ses cris résonnaient dans toute la vieille bâtisse. Hélène s’était jetée sur la poignée, et malgré tous ses efforts, la porte refusait de s’ouvrir. Seule sur le palier, vêtue d’une simple chemise de nuit, elle se mit à appeler sa fille, ainsi que Mélanie, sa domestique, qui dormaient dans les chambres d’à côté.

« Peggy ! Mélanie ! »

Dans les secondes qui suivirent, Peggy, quinze ans, sortit de sa chambre en titubant, décoiffée dans son pyjama rose. Elle était suivie d’une jeune femme qui cherchait à ne pas tomber dans l’obscurité.

« Aidez-moi ! La porte est coincée ! Peggy… Ton frère… »

Elles poussèrent toutes les trois, de toutes leurs for­ces, et celle-ci s’ouvrit brusquement en les projetant en avant. Le petit Thomas, blotti sous ses couvertures, hur­lait à s’en déchirer les entrailles. Littéralement affolées et en pleurs, Hélène et Peggy se précipitèrent sur lui pour le protéger. Mais le protéger de quoi ?

Le jour se levait sur ce village de la Somme, quelque part, près de Villers-Bretonneux. Une forte gelée blan­che recouvrait les champs et la végétation. Marquées par la nuit qu’elles venaient de traverser, Hélène et sa fille déjeunaient dans la cuisine pendant que Mélanie époussetait les meubles du salon en tentant de faire comme s’il ne s’était rien passé. Thomas, lui, était allongé sur le canapé devant la télévision, se laissant emporter par le sommeil qu’il avait à récupérer, avec Lascar couché à ses pieds.

« Nous devons nous en aller, Maman. Il faut partir d’ici, supplia Peggy. Il faut appeler Papa. Appelle-le, s’il te plaît. »

Mélanie écoutait la conversation depuis la pièce d’à côté. Que deviendrait-elle si les Anneraux partaient ? Elle, cette jeune domestique de trente-sept ans, d’à peine un mètre soixante, toute menue, le visage fin, les yeux noisette et la voix si douce qu’elle ferait chavirer le cœur du plus vigoureux des marins bretons.

Cette jeune femme timide et réservée, et qui n’avait plus de famille, prit peur en entendant ce que venait de dire Peggy. Déjà, ses parents l’ont eue très tard et l’avaient élevée un peu à l’ancienne et un peu trop « couvée ». Née quelques années après la Seconde Guerre mondiale, elle avait grandi sans frère ni sœur. Une fille unique, renfermée, avec peu d’amis. Rien que ses robes faisaient rire celles et ceux dont elle n’osait plus croiser le regard. Seule le soir, dans sa chambre, Mélanie pleurait souvent en se regardant dans le miroir sur la commode, près de son lit. Elle était pourtant si jolie. Ce ne fut qu’à l’aube de ses trente ans qu’elle prit son envol en quittant sa Champagne natale pour s’installer près d’Amiens, oubliant les rares histoires d’amour qui n’avaient fait que lui briser le cœur. La boulangère qui l’avait employée était pourtant ravie, Mélanie travaillait bien, travaillait dur. Elle n’avait pas le choix, il fallait payer son tout premier appartement, et elle y parvenait à peine. Celui-ci n’était guère plus vaste qu’un garage, mais il lui suffisait. Malheureuse­ment, la boulangerie finit par mettre la clé sous la porte après avoir longtemps agonisé face à la concurrence du centre commercial, ouvert deux ans plus tôt. À la perte d’une maman ou d’un papa, nous ne sommes jamais prêts, et si Mélanie pleurait jadis lorsque son cœur saignait, elle avait également pleuré toutes les larmes de son corps à la mort de ses vieux parents malades. Elle aurait pu s’occuper d’eux, et ce sentiment de les avoir abandonnés, là-bas, près de Reims, la ron­geait souvent. Sans permis, le train coûtait trop cher pour leur rendre visite. De plus, elle était devenue fière dans ses robes démodées, et voulait montrer aux yeux de tous qu’elle réussirait là où beaucoup avaient misé sur son échec et sa solitude éternelle. Pour réussir, elle avait besoin d’argent. Quelques jours après la fermeture de la boulangerie, la chance lui sourit par le biais d’une petite annonce, et Mélanie se sentit pousser des ailes : une grande maison de riches dans un petit hameau près de Villers-Bretonneux lui ouvrait ses portes. Du moins, c’est comme cela qu’elle l’imaginait, elle, qui pourtant n’y serait que domestique. Logée sur place, la situation lui parut indiscutablement parfaite et elle quitta son appartement, elle quitta tout. Mais le soir, dans sa cham­bre de bonne, elle songeait à la vie de couple, l’enfant, et la famille qu’elle n’aurait certainement jamais.

Pourtant, ce soir, Mélanie ne pleurera pas sur son triste sort, elle n’en aura pas le temps. Ce soir, comme tous ceux depuis le départ de monsieur Anneraux, allait bouleverser la vie dans cette maison. Et là, tout en cirant la grande table de la salle à manger, cette jeune domestique écoutait encore Hélène et sa fille discuter.

« Cela fait plusieurs jours que j’essaie d’appeler ton père, ma chérie. Il ne répond pas depuis lundi. Personne à son bureau ne daigne me répondre au téléphone. C’est encore les vacances scolaires, et c’est à croire qu’ils sont tous partis. Mais je suis sûre que tout va bien et que nous aurons bientôt de ses nouvelles. Nous reparlerons de tout cela à son retour.

– Maman, nous ne pouvons pas rester ici une nuit de plus.

– Et où irions-nous ?

– Chez Grand-mère.

– Allons, elle habite trop loin et vous allez reprendre l’école dans quelques jours. C’est impossible, tu le sais. Et nous devons penser à Mélanie. Tu te rends compte ? Elle n’a plus que nous.

– Elle viendra avec nous, Maman.

– Écoute, sois raisonnable. »

Ce qu’Hélène n’avouait jamais, c’était la jalousie secrète et la méfiance qu’elle conservait vis-à-vis de Mélanie, sa domestique. Elle la savait bien assez jolie malgré son air de vieille fille, et parvenait toujours à la tenir éloignée de son mari, par précaution. Mais Hélène avait tort de s’en faire : Mélanie n’avait jamais eu la moindre pensée déplacée à propos de Jean-Pierre Anneraux, et ce dernier non plus. Cependant, elle éprouvait une sorte de pitié pour elle. Une certaine affection – certes pervertie par sa jalousie –, mais qui l’obligeait à se soucier de cette jeune femme malgré tout. Mélanie avait bien perçu l’attitude amère d’Hélène à son égard. Cela rendait les situations parfois compli­quées ou tendues lorsque monsieur Anneraux était à la maison, et la jeune domestique en souffrait beaucoup.

« Raisonnable ? Et la porte ? Et tout ce qui se passe ici ?

– Arrête ! On a déjà parlé de tout ça, et évitons de le faire devant ton petit frère. Cette maison est vieille et c’est une vraie passoire dès qu’il fait du vent. La porte s’est refermée violemment à cause d’un courant d’air. La poignée a pris un coup et s’est bloquée, c’est tout. Quand ton père rentrera, il la réparera. Le sujet est clos. »

Le silence s’installa dans la maison. Mélanie jeta une autre bûche dans la cheminée de la salle à manger et régla les thermostats des chauffages électriques dans les autres pièces. L’habitation était grande et difficile à chauffer dans son intégralité. Il fallait ménager les ré­serves de bois et se satisfaire de quelques chauffages électriques dans les pièces les moins occupées.

Passant près du petit Thomas, endormi avec Lascar près de lui, Hélène déposa sur lui une couverture et l’embrassa sur le front. Elle tentait de rester forte. Elle tentait de rassurer ses enfants, de rationaliser ce qu’elle-même ne comprenait pas. La confusion s’était emparée de ses pensées, de son esprit, mais elle restait suffisam­ment lucide pour maintenir l’équilibre et la raison, afin d’éviter que la panique ne se généralise. Que feraient-ils si elle perdait le contrôle de ses émotions ?

La domestique venait de commencer le repassage. Peggy, furieuse parce que sa mère ne l’écoutait pas, monta les escaliers et claqua la porte de sa chambre. Soudain, alors qu’elle écoutait la radio en sourdine tout en pliant le linge que Mélanie venait de poser sur la table, Hélène se précipita dans l’escalier jusqu’à la chambre de sa fille et cria à travers la porte verrouillée de l’intérieur.

« Peggy, viens vite. Viens écouter ça ! »

Aucune réponse.

« Alors, allume la radio, et écoute. Vite ! »

Après avoir regagné le salon sans perdre une miette de ce qui se disait à la radio, Hélène vit soudain descen­dre Peggy, qui boudait et ronchonnait, pour la rejoindre près du poste.

« Durant mes nombreuses enquêtes, j’ai parfois eu l’occasion de me gratter le menton en me posant une multitude de questions. Je suis de plus en plus per­suadé que la mort n’est pas une fin, mais qu’il convient de trier tous les clichés, toutes ces certitudes, toutes les affirmations de certains.

– Monsieur Lambin, alors pour vous les fantômes existent ?

– Fantômes ? Vous parlez de ces draps blancs avec deux yeux, qui poussent des cris sinistres dans les vieux greniers ? Je suis certain que vous me posez cette question avec cette image-là en vous, n’est-ce pas ? Et que vous me la posez avec un petit sourire sarcastique de journaliste incrédule bien dissimulé au fond de vous. Alors, autant vous dire que derrière les fantômes se cachent bien plus de questions que de réponses, et auxquelles il est impossible de répondre par oui ou par non. Mon métier consiste justement à en savoir plus à leur sujet. Ce qui est certain, c’est que s’il y a des fantômes, il y a toujours une bonne raison à leur présence.

– Vous êtes donc un chasseur de fantômes, c’est bien cela ?

– Nom d’une pipe, que de mots barbares. Appelez-moi comme vous le souhaitez, mais je suis surtout un enquêteur en phénomènes paranormaux. J’ai passé des années à étudier la parapsychologie, mais n’y voyez pas une science, vous feriez grincer les dents.

– Et des fantômes, vous en avez vu beaucoup dans votre carrière ?

– Paradoxalement, je dirais que non. Enfin, pas sous la forme que vous l’imaginez. Un fantôme n’est pas quelque chose que vous voyez forcément, mais que vous pouvez simplement ressentir, qu’il se manifeste ou non. Et puis, avant d’envisager la présence d’une hantise à proprement parler, il convient avant tout d’étudier une affaire de fond en comble, et surtout d’écouter attentivement les personnes qui en sont témoins, sans les juger.

– Il n’y a pas toujours d’esprits, là où vous enquêtez ?

– Bien sûr que non. Si c’était toujours le cas, cela deviendrait vite ennuyeux. Mais il peut y avoir des maisons hantées sans spectres. La hantise psycholo­gique, par exemple, touche beaucoup de monde. Ces gens ne sont pas fous, mais se créent des fantômes chez eux, paniquent, s’angoissent et perdent alors tout discernement sur tout ce qui peut leur arriver. C’est aussi mon rôle de les aider à reprendre le contrôle de leurs émotions et de se réapproprier leur maison, qu’ils vont jusqu’à fuir parfois. Mais dites-vous simplement que je n’ai pas choisi ce métier par hasard, et que j’ai forcément vécu certaines expériences troublantes.

– Accepteriez-vous de nous en dévoiler quelques-unes ?

– Il me semble que je suis là, avant tout, pour parler de mon nouvel ouvrage : “Des yeux derrière vous”, non ?

– Oui… Bon… Alors, si j’avais des fantômes chez moi, comment pourrais-je vous contacter ?

– Très simplement en m’appelant au numéro qui sera annoncé à la fin de votre émission. De toute façon, si je ne suis pas là, Mina, mon assistante, sait toujours où me joindre. »

« Maman…

– Chut, ils vont donner son numéro.

– Mais, tu ne vas quand même pas appeler ce croque-mort ?

– Et pourquoi pas ? S’il peut nous aider ?

– Mais Papa va te tuer, il ne sera jamais d’accord.

– Un stylo, vite ! 32… 28…

– Maman, là tu n’es pas raisonnable, tu te rends compte ? Ce type est certainement un escroc. »

Le soleil pâle d’hiver s’élevait lentement par-dessus l’horizon, éclairant de nuances brumeuses cette vieille bâtisse chargée d’histoire. De cette histoire imprégnée dans les vieilles pierres à la mémoire intacte malgré le temps. La journée s’annonçait déjà froide, ce ne serait qu’un début.

Thomas dormait toujours paisiblement dans le canapé du salon. Les marches de l’escalier, pourtant protégées d’une épaisse moquette, tremblèrent sous les pas coléri­ques de Peggy, et la porte de sa chambre claqua encore violemment.

Hélène, assise dans la cuisine, réfléchissait longue­ment. Sa fille avait certainement raison : c’était forcé­ment une mauvaise idée. Et puis qu’en penserait Jean-Pierre, son époux ? Devait-elle demander l’avis de Mélanie ? Non, certainement pas. Son avis, elle n’en avait que faire. Mais pour l’heure, Jean-Pierre n’était pas rentré, et avec l’inquiétude sans doute cumulée à la peur d’une nouvelle nuit d’angoisse, Hélène entra dans le salon, puis saisit le combiné téléphonique en approchant son index du cadran rotatif. 32… 28…

La suite de l'extrait en ligne ici : https://issuu.com/taurnada/docs/extrait_la_maison_bleu_horizon_jmd

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Liliaza 2017-08-11T12:59:06+02:00
Diamant

Tout d’abord je remercie les éditions Taurnada pour m’avoir contacté afin de découvrir ce merveilleux roman.

Nous suivons ici les aventures d’Alan, parapsychologue, contacté pour aller débarrasser une famille de ses fantômes : un soldat et une femme qui pleure. Au-delà de l’aspect paranormal de l’histoire il y a un côté historique très profond. En effet, nos fantômes viennent de la première guerre mondiale. L’auteur nous amène dans cette période que nous connaissons bien mais en prenant pour cible un regard qu’on préfère oublier : la désertion. Je n’en dis pas plus et je vous laisse découvrir l’histoire.

Il y a longtemps que je cherchais un livre comme celui là : qui saura me faire peur et aussi me toucher. L’auteur a réussit en 200 pages à me faire vivre ces deux sensations. Un roman à lire dans le noir pour plus de frissons et avec des mouchoirs à côté pour la beauté de l’histoire. Je n’ai aucun reproche à faire à ce livre, peut être le caractère de Peggy mais c’est vraiment pour trouver quelque chose. C’est un livre que vous prenez uniquement quand vous êtes sûr de le finir tout de suite. Il est outrageusement addictif et terriblement bien écrit. Le cœur bat à cent à l’heure. Le personnage d’Alan est très intéressant. C'est un chasseur de fantômes qui souhaite avant toute chose démystifier les évenements. De la même façon Joseph est quelqu'un qu'on aimerait rencontrer. L'auteur réussit parfaitement à nous faire ressentir les sentiments, parfois contradictoire, des personnages. On prend plaisir à suivre Alan et son raisonnement. J’adorerais le découvrir dans une autre aventure. On est partagé entre le fait de vouloir le faire lire à tout son entourage mais aussi de garder cette pépite pour soi. S’il y a un livre à retenir en 2017 c’est celui là !

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Commentaire ajouté par PlumeVive 2017-08-03T11:11:39+02:00
Or

Tout d'abord, je souhaiterais remercier l'auteur Jean Marc Dhainaut et sa maison d'édition Taurnada pour l'envoi de son deuxième roman " La maison bleu horizon".

Dans ce roman fantastique, on suit la quête d'un homme Alan, spécialiste en phénomène surnaturel, qui suite à un coup de fil, se rend dans une petite ville de la Somme. Une maison, une sorte de château typiquement hantée dans l'imaginaire collectif, où les occupants sont traumatisés par d'étranges apparitions. Alan ne sait pas encore que cette enquête va bouleverser ses croyances et le projeter au coeur des tranchées de 1915.

Alan est un personnage, plus complexe, que ne l'a été Maxime, dans son premier roman Au delà d'un destin . Il semble naturel et très humain, on s'identifie facilement à lui. Un seul point m'a un peu surpris, ses propres incertitudes au sujet de telles puissances énigmatiques, il semble lui aussi douté très souvent de leur existence. Si j'ai aimé cette incertitude au départ ( il imagine plus des problèmes familiaux ou mentaux des protagonistes que des "vrais" fantômes) à la longue, cela devenait fatiguant.

Pour ce qui est des autres personnages, l'auteur tente de brosser un portrait assez rapide les concernant. J'ai beaucoup aimé, le personnage d'Hélène à la fois forte et fragile, qui tente de rester maîtresse d'elle même malgré la peur. Ainsi que le personnage de la "servante", triste, fade, qui a du mal à vivre. Par contre le personnage de l'adolescente, est clairement caricaturée !

Les thèmes de l'histoire et du voyage temporel sont très présents, une fois encore dans ce roman. Même si ce dans ce tome, notre personnage principal ne fait pas à proprement parler de voyage dans le temps. Il revient "juste" dans le passé. Nuance !!! Tout comme dans son dernier roman, on ressent un véritable travail de recherche derrière certains éléments concernant la première guerre mondiale.

Le surnaturel est un élément clé de ce roman, qu'on y croit ou non, là n'est pas la question, dans ce roman purement fantastique. Beaucoup de clichés essayent d'être cassés par le personnage principal, même si ironiquement beaucoup d'entre eux se retrouvent dans ce roman.

Je n'ai pas compris pourquoi ce roman se situait il en 1978 ?!! C'est une question que je souhaite poser à l'auteur et que vous pourrez peut être retrouver dans son interview (si j'en fais une ).

En ce qui concerne la fin, elle m'a clairement bluffée ! Je n'en attendais pas tant !!! Certains détails sont distillés à travers le roman, mais le suspense était resté entier pour mon plus grand bonheur ! Une chute glaçante et bien faite.

Dans ce deuxième roman, Jean Marc Dhainaut évoque des thèmes déjà présents dans son premier roman, tel que l'histoire et les voyages dans le temps, ainsi que le surnaturel. Tout ceci est porté par des personnages attachants. On tente nous aussi de comprendre les mystères qui entourent cette famille, mais la vérité est difficile a percé!

http://carnet-de-bord-litteraire.over-blog.com/la-maison-bleu-horizon-de-jean-marc-dhainaut.html

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Commentaire ajouté par leslecturesdEsmeralda 2017-08-01T11:31:27+02:00
Diamant

l'avis d'Esméralda :

Un livre a découvrir absolument ! Tout simplement parce qu’une fois ce livre offert vous êtes aspirés dans un univers angoissant, effrayant, suspicieux, intriguant et incroyable. Je pense que je fais utiliser tous les superlatifs pour vous montrer à quel point c’est un gros coup de cœur.

Préparez vous à entrer dans un monde qui vous surprendra. Dés le départ l’atmosphère se veut lourde : janvier 1985 grande tempête d’hiver qui paralyse tout, un message de détresse sur un répondeur, une maison isolée de la Somme, Alan, chasseur de fantôme et un corbeau. Dans un premier temps il est vrai que je me suis dit tiens ca me fait penser à « SOS fantôme » et le plus déroutant c’est que l’auteur nous en fait la remarque également et rapidement. Le décor étant planté je vous parle d’Alan. Cet homme d’un certain âge, s’est donné comme quête d’aider ces personnes qui doivent faire face à des esprits. Il fut baigné toute sa tendre enfance par ces histoires et légendes qui font peur normalement. Et c’est tout naturellement qu’il est devenu chasseur de fantômes. J’ai adoré son état d’esprit ouvert. Il explique clairement , en aparté, comment il gère « ses clients ». Il a une approche psychologique étonnante et qui se veut limpide pour nous. Avec tout son attirail, il s’installe dans cette maison où règne une pesanteur surnaturelle. Il y fait la rencontre d’une famille déchirée, apeurée et qui sombre inévitablement vers l’abandon. Nous voici dans le vif du sujet. Accrochez votre cœur, ayez à porter de main votre doudou fétiche ou grigri porte bonheur et une bonne dose de caféine dans le sang car vous aurez du mal à le lâcher.

S’en suit une multitude de rebondissements aussi hallucinants les uns des autres où vous aurez certainement la frousse et où la seule échappatoire sera de vous cacher sous votre couette ; quoique c’est pas sur que ce soit une bonne cachette. Tout s’enchaine pour notre plus grand plaisir et tous les éléments viennent s’emboiter à la perfection pour donner un sens insoupçonné à une histoire qui aura le mérite de vous en mettre plein les yeux. Une histoire dans une histoire : c’est ici le cas. Quand vous aurez compris enfin la signification du titre du livre ; vous comprendrez que l’auteur a également rendu un hommage honorable à ses personnes. C’est une explication assez vague, mais si je rentre dans les détails se serait vous spolier.

L’auteur a su imbriquer à la perfection un moment de notre Histoire dans son livre et c’est ce qui le rend une fois de plus fantastique à mes yeux. La plume de l’auteur est saisissante et piquante. Il se joue de nous avec nos peurs viscérales et ancestrales. Il mène son intrigue avec brio pour un final somptueux.

« La maison Bleu Horizon » est un livre choc pour une histoire émouvante où toutes vos émotions vont être chamboulées. Vous serez mener par le bout de votre nez et vous n’aurez qu’une seule solution c’est de vous laissez emporter par ce chasseur de fantômes. Alan sera votre seule ancre au milieu de … ce que vous verrez !

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Commentaire ajouté par Goewin 2017-07-28T19:18:35+02:00
Diamant

Un véritable coup de foudre ! Une magnifique histoire de revenants mais également un superbe roman historique sur la Grande Guerre.

En ce début de janvier 1985, la famille Anneraux habite depuis six mois une maison de maîtres dans la Somme, à l’écart du village de Villers-Bretonneux. Le père est absent pour une dizaine de jours, il s’est rendu à Bordeaux pour un voyage d’affaires et Hélène, son épouse, est inquiète car elle ne parvient pas à le joindre. Depuis son départ, la famille doit faire face à toute une série de phénomènes bizarres et angoissants. Thomas, leur petit garçon de cinq ans se réveille toutes les nuits vers cinq heures en hurlant, il dit voir un homme dans sa chambre. Par ailleurs, ils entendent des bruits de pas, de pleurs féminins. Hélène décide de faire appel à Alan Lambin, un enquêteur en phénomènes paranormaux. Celui-ci va se trouver confronté à une enquête qui va dépasser tout ce qu’il aurait pu imaginer et qui va l’entraîner dans les tranchées de la guerre de 14/18.

J’ai découvert la plume de Jean-Marc Dhainaut et il m’a totalement subjuguée. Ce livre est une petite merveille qui unit plusieurs genres. Tout d’abord l’auteur nous conte une magnifique histoire de maison hantée mais où les phénomènes étranges sont étudiés de manière scientifique. Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une ambiance angoissante, nous ne savons pas encore ce qui se cache derrière les murs de cette maison mais nous partageons toutes les craintes des habitants. Alan est un chasseur de fantômes sérieux et honnête qui ne cède absolument pas à la facilité. Les explications que nous donne l’auteur sont extrêmement bien documentées. Alan est un personnage très sympathique et surtout très humain. C’est vraiment un homme d’honneur, plein d’empathie et très intelligent. Il reste très prudent dans ses affirmations et n’est pas dénué de peur. Sa première rencontre avec la famille a lieu sous l’œil un peu trop attentif d’un corbeau pour être totalement naturel.

La famille Anneraux est beaucoup plus difficile à apprécier. Hélène, la mère, est une femme forte, admirable de courage pour préserver l’équilibre et la tranquillité de ses enfants mais elle a un caractère jaloux qui la pousse à se montrer très dure avec leur domestique Mélanie, une jeune femme d’une grande beauté et douceur dont le charme émeut Alan qui aimerait bien lui venir en aide et améliorer son sort. La fille aînée, Peggy est une adolescente revêche et agressive qui dans un premier temps refuse la présence d’Alan. Elle se conduit comme une véritable peste et je l’ai vraiment trouvée antipathique. Quant à Thomas, c’est un petit garçon terrorisé et trop calme, très attachant, qui donne envie de le prendre dans ses bras pour le rassurer. Jean-Marc Dhainaut a une écriture limpide, précise et il nous dépeint à merveille la psychologie de tous ses personnages. Il parvient à nous faire ressentir la peur, les angoisses d’Alan et de cette famille, à nous oppresser avec ses descriptions poétiques de la nature et de la neige qui rend leur solitude et isolement encore plus tangibles.

L’autre versant du roman, c’est la partie historique. Jean-Marc Dhainaut a effectué tout un travail de recherches généalogiques d’abord à titre personnel puis il s’en est servi dans son roman. Il souhaitait en effet retrouver la trace de ses ancêtres et ce faisant a découvert un disparu durant la Grande Guerre qui portait le même nom que lui bien que n’appartenant pas à ses aïeux. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler mais il nous plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale qui a fait tant de victimes et endeuillé tant de familles. Il nous rappelle également un épisode peu glorieux de l’Armée Française, celui des “fusillés pour l’exemple”. Environ 700 soldats ont été fusillés, qu’il s’agisse soit d’un combattant qui refusait d’avancer ou faisait marche arrière ou s’était mutilé volontairement, soit de mutineries devant l’ampleur des massacres. Je terminerai en ajoutant qu’il faut vous attendre à une belle surprise et de magnifiques retournements de situation mais pour en savoir plus, vous devrez lire le livre.

Jean-Marc Dhainaut a su me captiver de la première à la dernière page et j’ai vraiment fermé ce livre à regret. J’étais à la fois triste et heureuse pour ses personnages. Un livre que je recommande vivement.

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Commentaire ajouté par Elodiebooks 2017-07-25T04:00:37+02:00
Or

Cette histoire qui se passe en 1985 va nous plonger dans du pur surnaturel: une maison hantée, un chasseur de fantômes, une famille à bout des phénomènes paranormaux qui se passent dans leur maison, une ambiance sombre tout y est.

Le personnage principal Alan Lambin est notre chasseur de fantômes, à savoir que lui-même a du mal à croire à tout ce qui est paranormal, jusqu'à ce qui va se passer dans cette fameuse grande et belle ancienne maison victorienne qui se trouve à Villers Bretonneux dans la Somme.

Alan va recevoir un message vocal d'Hélène Anneraux la propriétaire de cette maison bien connue à Villers Bretonneux. Elle va lui demander de l'aide et Alan va l'appeler pour accepter de venir. Seulement il y a un hic avec cet appel et ce message vocal, le son grésille et est très lointain, pour entendre et comprendre le message Alan est obligé de monter le son à fond. Pourquoi ? Et bien, ça on le sait bien plus tard et rien que pour cela, pour ce retournement de situation et ce final de folie, je vous incites vraiment à lire ce livre mais vraiment foncez, car vous ne vous attendrez pas à la conclusion de cette histoire qui est juste dingue.

Jean-Marc Dhainaut a une plume très fluide ce qui permet une lecture, rapide et agréable. Il réussit à mêler paranormal, émotions et histoire c'est un très bon combo qui rend l'histoire très addictive !

Pour conclure, je ne peux que vous dire de foncez, vous ne le regretterez pas.

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Commentaire ajouté par Maks 2017-07-24T22:58:13+02:00
Or

La maison bleu horizon, un titre qui interpelle, c'est ce qui m'a d'abord intrigué, assez étrange comme titre pour un récit fantastique orienté vers le paranormal et les fantômes. Ce n'est que lors de la lecture que l'ont comprend enfin, à cet instant on ne peut y voir finalement qu'une évidence, le titre est parfait.

En ce qui concerne les personnages, j'ai réellement apprécié le "chasseur de fantômes" Alan, avec ses faux airs de commissaire, pragmatique et posé, conscient que tout le monde ne crois pas aux fantômes.

Les autres personnages (dont je tairais les noms et rôles pour le bien de l'histoire sont tout aussi travaillés, surtout côté caractère, chacun est assez atypique ou du moins assez développé pour que nous nous y intéressions.

La partie frisson est bien dosée sans faire dans le gore mais plutôt dans la suggestion et le suspense, personnellement je n'ai pas eu beaucoup de frissons mais ma vie de lecteur s'étant faite auprès (entre autres) de Clive Barker, Richard Matheson ou encore James Herbert, je pense que je suis rodé, par contre les personnes non habituées au genre sursauterons plus d'une fois. Ce qui m'a plus dans la partie fantomatique c'est l'émotion qui émane de chaque "spectre".

L'auteur nous décrit également du matériel réellement utilisé dans les chasses aux fantômes (que j'ai aimé suivre à une période sur des chaînes télé comme Planète + dans l'émission RIP Recherches, investigations, paranormal)

La maison bleu horizon est aussi un roman ou l'histoire rentre en compte, et de belle manière, ici encore je ne détaillerai pas pour garder l'intrigue intacte, mais sachez que j'y ai appris des choses et que l'auteur connait sont sujet. Vous pouvez aller voir sur son blog, mais seulement après avoir lu le roman, pour comprendre pourquoi il a exploré cette partie historique : http://www.jmdhainaut.com/article-11-les-origines-de-la-maison-bleu-horizon.html

Pour conclure, les éditions Taurnada ont fait un bon choix d'édition avec ce roman de Jean-Marc Dhainaut, c'est une histoire qui tient en haleine de bout en bout.

Voir la chronique sur mon blog :

https://unbouquinsinonrien.blogspot.fr/2017/07/la-maison-bleu-horizon-jean-marc.html

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Commentaire ajouté par LeMondeDeMarie 2017-07-19T06:52:49+02:00
Diamant

Une histoire qui, dès les premières pages, nous plonge dans une ambiance pesante, angoissante. Tous les éléments sont réunions pour nous offrir une histoire de fantômes efficace. Un décor cliché que même Alan, le chasseur de fantôme, qualifie comme tel. Un homme qui y croit mais qui, et c'est ce qui fait une des forces du récit, tient d'abord à rationaliser les faits avant de parler de fantômes. Il n'est pas le genre de chasseur à être obnubilé par les spectres, à en voir partout. Il sait que l'imaginaire, le subconscient de chacun, peut faire imaginer des choses. Du coup, lorsque même lui ne peut plus nier l'évidence, nous, en tant que lecteur, ne le pouvons plus non plus. On se retrouve happé par un récit dont l'intrigue et le décor sont terriblement efficaces pour vous donner bien des frissons.

Le récit est très bien construit et laisse toujours planer le mystère. Totalement prise par l'histoire, je n'ai pas vu venir les divers rebondissements. Surtout le final qui m'a totalement prise au dépourvu. Pourtant, tout au long de la lecture, on sent que tout n'est pas dit, que les choses ne sont pas aussi simples qu'il n'y parait. Et même si l'auteur laisse des indices, de petites indications, je n'aurai jamais pu deviner une telle chose.

Au-delà du côté paranormal, l'histoire m'a beaucoup touchée. Beaucoup d'émotions, de sentiments, font que même les fantômes deviennent attachants. Ils ont une histoire à raconter, ils ne sont pas là par hasard. Un petit côté historique sur la première guerre mondiale. Une vision de ce qu'était la vie au front, la souffrance des proches et ici, l'injustice d'un homme qui souhaite prendre du galon. L'auteur nous relate les faits avec beaucoup de justesse et nous donne l'impression d'y être.

Une fin qui m'aura mis les larmes aux yeux, une histoire qui m'aura donné bien des frissons mais que j'ai également trouvée très belle. Un gros coup de cœur.

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