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Extrait ajouté par anonyme 2014-02-21T11:11:05+01:00

Les courtisanes, muettes, assistaient à la joute entre deux gorgées de thé.

- Et donc tu n'es pas sa maîtresse.

- Non.

- Ni sa favorite.

- Non.

- Ni sa concubine.

- Non plus.

Anamen hocha la tête. Son ton devenait moins hostile, presque amical, comme si Kaelyn avait gagné son respect.

- Je ne te crois pas, mais tu mens très bien.

- Je mens toujours plus facilement quand je dis la vérité.

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Extrait ajouté par Esperance 2014-05-12T14:14:03+02:00

- Explique-moi, dit-il. Qu'est-ce qu'une belle fille comme toi va faire d'un bataillon d'infanterie ? Tu vas leur apprendre à coudre ?

- Non, je ne sais pas coudre.

- La cuisine alors ? Il reprit d'une voix aiguë, supposé féminine : "Sergent, épluchez les oignons ! Soldats, coupez les carottes !"

Il lécha sensuellement la pomme à l'endroit où il l'avait croquée.

- Ou alors, tu leur feras des petites douceurs...

Kaelyn dégaina, un mouvement de hanches si foudroyant que le jeune capitaine n'eut que le temps d'écarquiller les yeux. Il sentit le vent de la lame effleurer son visage, entendit un craquement sec, et vit tomber deux quartiers de pomme à ses pieds. Les soldats alentour s'étaient tous figés, bouche bée, devant ce qui ressemblait à un numéro de cirque. Un numéro très dangereux, qui à un pouce près aurait pu se terminer dans une gerbe de sang.

- La prochaine fois que tu me manqueras de respect, fit Kaelyn, ce n'est pas la pomme qui prendra.

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Extrait ajouté par MissAnnabeth 2015-08-29T16:00:50+02:00

- Alors comme ça, tu es une ancienne esclave, susurra Anamen avec un sourire ingénu.

- Tout à fait.

- Une Rouge...

- Pas très longtemps puisque j'ai été capturée le premier jour de la guerre, mais oui, une Rouge.

- Et Hadrian t'a rendu la liberté.

- Oui.

- Et il t'a prise comme élève. Toi, une femme... Une Rouge.

- Oui.

- Eh bien, ma jolie... Tu as dû lui taper dans l'œil !

- J'ai surtout tapé dans les assassins qui voulaient tuer sa femme.

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Extrait ajouté par MissAnnabeth 2015-08-31T12:20:48+02:00

- Si s'intéresser à la guerre était une preuve d'intelligence, les hommes ne seraient pas ce qu'ils sont ! D'ailleurs, tu dois être la seule femme au monde à couloir manier l'épée pendant que les autres se font masser au miel de roche.

- Les massage au miel de roche n'ont pas beaucoup aidé Fenia le jour où on a tenté de l'assassiner...

- Au moins, elle serait morte détendue.

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Extrait ajouté par Fauva 2014-09-18T13:51:58+02:00

- Je n'ai pas besoin de toi pour me défendre, fit-elle d'un ton glacial. Maintenant laisse-moi, j'ai du travail.

- Kaelyn...

- Laisse-moi, je te dis ! Tu n'es pas mon père, je te rappelle.

Hadrian eut un petit rire.

- Tu as compris la leçon, maintenant on peut passer à autre chose.

Sans répondre, la jeune femme lui tourna le dos pour remplir une à une les vingts outres vides, qui empestaient la chèvre. Elle savait qu'Hadrian était toujours là, elle sentait son regard. Lorsqu'il se risqua à lui caresser doucement les cheveux, elle se cabra et - toujours sans le regarder - le repoussa sauvagement. Et, cette fois, il s'éloigna à grands pas.

[...] - je peux ?

Elle n'eut pas besoin de lever les yeux, elle savait qu'il allait revenir.

- je ne suis pas seul, murmura-t-il, et Kaelyn se retourna brusquement avec des éclairs dans le regard.

Il n'était pas accompagné d'Alrina mais de deux plats de viande qu'il agita sous son nez. Se maudissant d'être tombée dans le piège elle voulut dire " Je n'ai pas faim ", mais le mouton grillé sentait divinement bon.

- Donne, fi-elle. Et va manger ailleurs.

Bien sûr il s'assit près d'elle.

- Je t'ai dit d'aller manger ailleurs ! s'écria-t-elle. Qu'est ce que tu crois ? Que tu vas pouvoir t'envoyer toute la caravane et revenir me voir quand ça t'amuse ?

- Kaelyn...

- Quoi ? Tu regrettes, tu ne sais pas ce qui t'as pris, c'était un moment d’égarement, tu avais bu un coup de trop ? C'est ça ?

- Cesse de parler à ma place.

Kaelyn réprima un rugissement de frustration. L’œil implacable, les phrases courtes et assassines, la voix basse, légèrement rauque... Et cet insupportable sourire, indéchiffrable... Hadrian restait son maître, elle restait son élève. c'était plus fort qu'elle. Impossible de se résoudre à lui cracher au visage, comme elle s'était juré de le faire.

- Ca fait partie de ton entraînement... Apprendre à ne pas faire confiance. jamais. Ni à moi ni à un autre.

- Ben tiens, ricana-t-elle.

Il voulut enrouler son bras autour des épaules de la jeune fille, mais elle le repoussa rageusement.

- Non Hadrien. C'est trop facile.

- Regarde-toi, Kaelyn. Il a suffi que je couche avec une autre fille pour te fragiliser... Tu prends des risques en restant seule à l'arrière, tu t'isoles, tu te bats avec le second de Haïram... Tu perds le contrôle.

- Je ne perds pas le contrôle ! Je n'ai juste pas envie de me retrouver dans la peau de la fille qui...

- tu mises trop sur moi, coupa le maître de guerre. Si je disparais demain - et c'est très possible -, tu seras comme une gamine sans défense. C'est ce que tu veux ? J'en doute.

Insidieusement, Kaelyn commençait à le croire, et pour cela elle se maudissait.

- Si j'avais voulu une autre femme, reprit-il après un moment de silence, je l'aurais choisie jolie.

Le regard perdu au loin, Kaelyn affecta de l'ignorer quelques instants encore, peut-être pour se donner l'impression qu'elle aussi contrôlait le cours des choses. Hadrian soupira, posa sa gamelle - à laquelle il n'avait pas touchée - et ramassa ses deux épées. Lorsqu'elle entendit ses pas crisser sur les graviers, elle eut un sourire imperceptible et le rappela.

- Ça va, reviens. je n'aime pas manger seule.

Elle ne le regardait toujours pas, mais son cœur s'allégeait, libéré d'une cape de plomb. Le seul fait de le sentir s'asseoir près d'elle, si près que leurs épaules s’effleurèrent, lui procura un délicieux frisson de soulagement. Il lui avait manqué, terriblement. Et il avait raison : Elle dépendait trop de lui.

- Si tu veux la vérité, murmura Hadrian, je n'aurais pas dû te regarder ni t'adresser la parole pendant des jours. Tu aurais perdu tes repères. Tu m'aurais détesté, au point de garder ce souvenir toute ta vie, tu te serais méfiée de moi.

- c'est ça ce que tu veux, que je me méfie de toi ?

- Oui.

Elle l'empoigna par le col, l'attira à elle et lui mordit le lobe de l'oreille.

- Eh bien tu as gagné, Hadrian Khan je me méfie de toi : tu es imprévisible, têtu comme une mule, et incapable de comprendre une femme.

- Sans doute, répondit-il en délaçant lentement le haut de sa robe.

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Extrait ajouté par MissAnnabeth 2015-08-31T12:23:44+02:00

Ainsi, l'homme qui avait montré la plus grande indifférence devant une flèche d'acier plantée dans sa cuisse appréhendait de parcourir seul les trois mètres qui le séparaient de son lit. Le pouvoir de l'eau-de-vie avait de quoi faire peur.

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Extrait ajouté par MilieP 2018-02-17T09:50:24+01:00

« Les crocs entamèrent la chair sans trouver la carotide. La jeune femme sentit le sang couler le long de sa gorge tandis que ses forces l’abandonnaient. Dikaon, ses yeux blancs soudain injectés, rouvrait la bouche pour mordre, exhibant ses dents ensanglantées. Kaelyn se tordit comme un ver pour saisir le pied d’une torchère, tira de toutes ses forces et ferma les yeux. Par miracle, la torche tomba sur les jambes de Dikaon, mettant le feu à son pantalon de cuir. D’instinct, il étouffa le feu de ses mains blessées, mais lorsqu’il se retourna, Kaelyn se traînait, à quatre pattes, vers son épée. »

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Extrait ajouté par Cavaliere-de-Xy 2018-06-17T22:54:59+02:00

- Je suis maître de guerre, je forme des généraux, des stratèges, des champions et même des rois. Je leur enseigne les armes, le combat à cheval, le commandement, la stratégie, la diplomatie militaire.

- ça me va très bien !

Hadrian haussa les épaules et retourna à son sac. Kaelyn sentit que la conversation était terminée mais refusa de baisser les bras.

- j'ai sauvé votre femme, insista-t-elle. C'est quelque chose d'important pour vous, non ?

- Et je t'ai rendu la liberté. Il n'y a pas mieux pour une esclave.

-Si, il y a mieux. J'ai changé votre vie, changez la mienne.

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Extrait ajouté par MilieP 2018-02-17T09:51:12+01:00

« Ce cri aigu dans le silence brisa la concentration de Kaelyn, qui n’évita que d’un mètre un monstrueux coup de hache. La mosaïque éclata sous la lame, pulvérisant l’image d’un cavalier azmanien. Dans une pluie de céramique, Dikaon poursuivit sa course, réarmant si vite que Kaelyn ne put contre-attaquer. Par bonheur, le second coup, au visage, ne rencontra que le vide. Emporté par son élan, Dikaon frappa encore, sans penser à se protéger. Kaelyn vit deux ouvertures : une à l’aine, l’autre à la gorge, mais, impressionnée par la masse en mouvement, elle préféra esquiver. »

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Extrait ajouté par MilieP 2018-02-17T09:49:20+01:00

« Kaelyn enjamba le corps d’un autre valet, égorgé. Et, à la lueur d’une lampe posée au sol, elle aperçut un homme, petit et râblé, le visage marqué de tatouages, qui tenait une lame effilée dans chaque main. Il se tenait dans le couloir, tandis que, dans la chambre, on entendait des cris. Combien étaient-ils ? Cela n’avait plus d’importance.

Le tueur hurla une phrase incompréhensible et se jeta sur elle, ses deux lames levées. Les leçons de Horn revinrent comme l’éclair : il fallait profiter de son absence de garde. Et frapper droit à l’abdomen. Soit le coup portait, soit elle était morte. »

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