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je fus assez surprise pour trébucher et provoquer la chute d’une quinzaine de ruraux, car c’étaient trois sols qui nous attendaient.

Les ruraux qui étaient tombés avec moi se relevèrent aussitôt, regardant tous autour d’eux pour découvrir qui avait provoqué leur chute. Je fis la même chose, affichant une expression perplexe… car survivre était important.

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je m’efforçai de ne pas me laisser distraire par la teinte vert mordoré de ses yeux. Ils étaient plus clairs que ceux de son frère, mais tout aussi renversants. Tous les sols avaient-ils des yeux aussi renversants ?

Il a failli te faire tuer. D’accord. Ses yeux craignaient. Il avait des yeux nuls et son frère aussi

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Je fus distraite de mes pensées lorsque mon sac tomba lourdement sur la terre près du chariot, faisant s’élever une fine volute de poussière. Une véritable exclamation d’horreur étouffée s’éleva en masse de l’assemblée alors que le choc suscité par ce que j’avais fait précédemment s’estompait. Enfin, voyons. Les gens ne pouvaient tout de même pas être surpris. Pensaient-ils que, du simple fait d’avoir été choisie, j’allais soudain égaler la grâce d’un sol ? Ç’aurait été sympa, mais j’étais une rurale plutôt pragmatique. La malédiction de la maladresse ne disparaîtrait pas. Je pris cependant un moment pour me féliciter de n’avoir ni tué quelqu’un ni abîmé le véhicule au point de le rendre complètement inutilisable.

— Willa, siffla Emmy, qu’as-tu donc dans ton sac ?

Je regardai de plus près les armoiries. Il y avait à présent une bosse juste au milieu. Le sceptre, auparavant droit comme un « I », était un peu de travers. Oups. Avançant de quelques pas et entraînant Emmy, j’empoignai à nouveau mon sac.

— Je pense que c’était la casserole, murmurai-je.

— Pourquoi y a-t-il une casserole dans ton sac ? demanda-t-elle en lançant un regard incendiaire au sac en question.

— N’en aurons-nous pas besoin pour cuisiner ?

Elle plaqua une main sur sa bouche, mais trop tard. J’avais surpris le début de son rire.

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“No kissing, no sex, and no corruption. Nothing that goes past friendship. From now on, we treat her like one of us. A sixth brother. A sixth girl-brother—”

“A sister?” Coen interrupted, his face creasing up in disgust.

“No.” Yael shook his head. “Fuck no. A girl-brother.”

“That sounds like a sister—”

“A girl-brother and that’s final!” Yael snapped.

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— Où vas-tu maintenant ? me chuchota Emmy tout en fonçant dans la cuisine, les bras chargés d’assiettes.

Je sortais, me dirigeant vers les salles de classe.

— Classe 346. Nous devons rester présents pour le cas où l’un des sols aurait besoin de nous pour se moucher ou se torcher le cul.

J’étais presque arrivée à la porte lorsque je dis cela, ce qui eut pour effet que ma voix porta plus loin que je n’en avais l’intention.

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À présent, le guide rangeait mon sac à l’arrière, non sans l’avoir au préalable fouillé avec suspicion. Il n’ouvrit même pas celui d’Emmy. Tu m’étonnes. Il suffisait de la regarder pour comprendre que la chose la plus illégale qu’elle soit capable d’introduire clandestinement au Bois des élus était une petite culotte avec un accroc accidentel. Même pas un accroc délibéré, non, accidentel.

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. Les ruraux vivaient sans doute une existence simple, ingrate et vouée au travail, mais nous étions plutôt en sécurité dans les villages. Dans le mien, ma malédiction était tout juste tolérée, toutefois il n’y avait rien qui puisse être fait pour se débarrasser vraiment de moi. La plupart des ruraux estimaient qu’en l’espace d’un cycle solaire, je réglerais moi-même le problème, en trébuchant et en tombant dans l’une des fosses remplies de piques qui bordaient le village afin de nous protéger des animaux sauvages, ou en m’aventurant par mégarde sur le territoire des aurochoïdes sauvages. Pff. J’y étais allée, je l’avais fait, je n’en étais pas morte pour autant.

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« — Arrête ! s’écria le sol attaché à l’arbre.

L’arbalète – et celui qui la tenait – marqua une pause. Le carreau frémit… et tout le monde se tourna pour me regarder, parce qu’il était à présent pointé droit sur moi.

— Ne fais pas attention à eux, me consola Jerath en faisant un pas en arrière.

— Tu me dis ça sérieusement, alors que tu t’éloignes de moi ? sifflai-je entre mes dents.

— Ce sont les frères Abcurse ou, en tout cas, deux d’entre eux. Coen possède le don de la Douleur et Siret celui de la Supercherie.

— Celui qui a le don de la Douleur… serait-il par hasard celui qui tient l’arbalète ?

— Ouais…

— Vraiment ? grommelai-je, même si mon cœur faisait tout un foin dans ma poitrine et que mes yeux restaient rivés sur l’agaçant carreau de cette arbalète. Je n’ai même pas survécu à un « pas » dans le Bois des élus. »

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« — Pierraille, tu es sourde ?

Je poussai un petit cri avant de m’élancer en avant et de donner un coup de tête dans le torse ferme d’un sol qui semblait avoir été debout devant moi. Le choc provoqua un bruit sourd, mais son corps ne sembla même pas bouger d’un pouce. Quant à moi, je fus projetée contre le mur où je m’écrasai comme un sac de – vous devinez quoi – pierres. Levant le regard à travers mes cheveux en bataille, je compris que je regardais l’un des frères Abcurse, mais aucun que je n’aie déjà vu. Il était doré. Il n’y avait pas d’autre mot pour le décrire. »

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« Certaines choses dans la vie étaient un fait acquis. C’était un fait acquis que les sols étaient le stade intermédiaire entre les ruraux et les dieux. C’était un fait acquis que certains d’eux deviendraient des dieux après leur mort, tandis que le reste d’entre nous redeviendrait poussière. C’était un fait acquis qu’ils seraient toujours plus importants et que les ruraux resteraient leurs esclaves jusqu’à ce qu’il ne reste plus de ruraux et que les sols aient pris le contrôle de tout.

C’était aussi un fait acquis que je ne serais jamais retenue pour aller à l’École du Bois des élus, parce que je n’ai jamais été retenue pour quoi que ce soit. Néanmoins, j’allais quand même me rendre à la cérémonie de sélection. Pour soutenir Emmy. Elle serait retenue. Elle était super intelligente et super chanceuse et les gens l’adoraient. Quant à moi, ils ne m’adoraient pas, ils me fuyaient comme la peste. Ce n’était pas que je sois une mauvaise personne ou un truc de ce genre. Seulement… il m’arrivait un tas d’accidents. Je ne parle pas d’accidents comme celui consistant à manger de la colle et à ensuite se faire pipi dessus régulièrement. Je trébuchais simplement plus que la moyenne. »

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