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Commentaire ajouté par Krysaline 2019-03-17T19:42:08+01:00
Or

Raz de marée ? Lame de fond ? Ce sont les premiers mots qui me viennent spontanément à l’esprit pour exprimer mon ressenti à propos de ce thriller aux accents du grand large et contre toutes attentes, j’ai été littéralement « emportée » dans cet univers. Pourtant pas ma « tasse de thé » à la base, ayant une phobie des milieux marins !

Alternativement embarqués dans l’Atlantique nord à bord d’un chalutier pour le présent puis « projetés » durant la guerre en Afghanistan avec différents « flash-backs » pour le passé. Un contraste saisissant et un grand écart permanent entre l’immensité de la « mer » et la brutalité de la « guerre ».

Après un prologue « choc », on passe à l’ile de Batz où une maison a entièrement brulée avec son propriétaire, Walter Colley, à l’intérieur. Puis retour sur le chalutier avec trois personnages centraux : Xavier, le SDF, Paul, le prêtre et Franck dont on ne sait pas grand-chose sur le moment… […]

Au départ donc, rien ne relie ces quatre hommes. Xavier ex-sergent du génie, Paul, aumônier des armées, Franck, ex-tireur d’élite et Walter, infirmer ; Tous quatre ont l’armée française et la guerre en commun. […]

Pour cet étrange équipage, composé de marins aguerris aux rudes conditions de la pêche en haute mer et de ces trois anciens militaires souffrant de Stress Post-Traumatique à la suite des combats, le tout accompagné d’un agent des services sociaux du Ministère de la Défense, le lieutenant Emily Garcia, ce sera loin d’être une croisière tranquille. L’enquêteuse des assurances rejoindra la croisière par la suite… mais ne s’amusera pas ! […]

Plume nerveuse, glaçante même (autant que l’est la mer du Nord) et redoutablement efficace. Sèche, brève, incisive et tranchante, elle fait ressortir à merveille le parallélisme que constitue la brutalité sauvage de la mer et celle de la guerre. Le style assez brusque, les successions de phrases courtes et percutantes transcrivent bien les esprits fracturés des « héros ». […]

Mise en route est un peu lente avec la « pose » du récit avec force détails pour les lieux et les personnages, mais ça permet de mieux les « visualiser » selon moi. On rejoint ensuite un rythme plus soutenu pour rencontrer de vraies scènes d’actions vers la fin : une recette correctement dosée à mon goût. J’ai juste trouvé le final un peu « capillotracté » …

Un grand merci @NetGalley et aux Editions Belfond pour cette belle découverte. Je m’en vais acquérir « IBOGA » de ce pas !

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Or

Ma chronique complète : https://vie-quotidienne-de-flaure.blogspot.com/2019/01/La-mer-qui-prend-l-homme-Christian-BLANCHARD.html

Le chalutier "Doux Frimaire", partit de Concarneau il y a 15 jours, dérive près des côtes du Finistère. Il y a une femme à bord hébétée. Où se trouve l'équipage et les 4 passagers ?

Une drôle d'ambiance sur le chalutier.

J'ai passé un bon moment mais je ne suis pas enthousiaste. Le récit, l'intrigue m'ont happée mais il me manque un petit quelque chose pour être emballée. Cela vient peut-être de la construction du livre, de l'écriture, du huis clos oppressant, de la fin "abracadabrante". Je n'arrive pas à le définir.

Roman noir.

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Diamant

Chronique de Diana :

https://followthereader2016.wordpress.com/2018/12/03/la-mer-qui-prend-lhomme-christian-blanchard/

Voici un récit qui va vous faire carburer les neurones à 100 à l’heure. On reste toujours dans l’attente du prochain indice qui nous guiderait pour comprendre l’intrigue un peu mieux. On oscille entre 3 lieux, une île Bretonne, un bateau de pêche et l’Afghanistan. Mais revenons au début du récit qui ne l’est pas vraiment.

Un bateau à la dérive, aucun cadavre, du sang partout, un chaos absolu et une seule survivante cachée en état de choc. C’est sur cette terrible image que nous lecteur, rentrons dans cette énigme.

Chaque personnage est liée de près ou de loin avec le conflit en Afghanistan sans qu’on arrive à faire le lien entre ceux sur le terrain et ceux à l’extérieur. On est baladé sans jamais trouvé un repère fixe qui nous ancre dans un début de piste. Walter infirmier, Xavier Kerlic, Franck le sniper et Paul un prêtre. Tous souffrent d’un PTSD (d’un choc post traumatique). Paul semble être celui qui vit le mieux la situation, se raccrochant à la religion en apparence. Franck revit son enfer au quotidien en ne pouvant échapper à l’horreur, reste Xavier et Walter qui sont des pièces du puzzle dont on comprend mieux l’implication au fur et à mesure du récit.

Pour les aider à dépasser ce stade, le lieutenant Emily Garcia leur propose une expérience de réhabilitation. Les mettre face à la mer et au danger pour gommer les stigmates de la guerre. Saadia rejoint ces militaires après le décès suspect de Walter pour essayer de répondre aux questions qu’elle se pose et aux interrogations face aux circonstances de la mort de Walter.

Les horreurs de la guerre prennent bien des formes et ne restent pas au final que la mort semée. N’oublions pas que la nature humaine se dévoile dans ses pires moments. Entre bonnes intentions premières et appât du gain il suffit de peu pour que tout bascule et que la spirale infernale débute.

Ce roman nous plonge dans la noirceur la plus totale, c’est prenant, intense, angoissant et surtout cruellement et tristement crédible. Ce récit n’est commun en rien, l’intrigue vous ronge comme nos héros, la folie l’emporte et le suspens est insoutenable jusqu’au bout.

L’interrogation reste : jusqu’où iriez vous pour absoudre vos pêchés passés et rétablir la justice par la vengeance ?

Ce thriller est mené magistralement, la plume géniale et la fin à couper le souffle. Une exploration machiavélique de l’esprit humain qui ne vous laisse pas indemne.

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Diamant

https://sissireadingbooks.wordpress.com/2018/11/13/jai-lu-la-mer-qui-prend-lhomme-de-christian-blanchard-24/#more-963

Une fois commencé, j’ai eu beaucoup de mal a lâcher ce roman. Ce thriller est très prenant du début jusqu’à la fin.

Christian Blanchard a une plume très captivante et un style noir. J’avais l’impression de vivre l’histoire et je l’ai trouvé très réaliste. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages, dont aucuns n’est réellement innocent. D’ailleurs l’auteur aborde un sujet très important le stress post-traumatique des soldats.

En conclusions, j’ai adoré ce thriller que j’ai trouvé très addictif et très bien construit. J’ai été beaucoup surprise par la tournure des événements et dont la fin qui est très surprenante ( je ne m’y attendais vraiment pas). Ce Roman a été une grande découverte pour moi ainsi que pour cet auteur. Il me tarde de découvrir un de ces autres romans qui est » Iboga « .

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Commentaire ajouté par sagweste 2018-10-18T14:31:48+02:00
Diamant

http://saginlibrio.over-blog.com/2018/10/la-mer-qui-prend-l-homme-de-christian-blanchard.html

Je remercie les Editions Belfond et Christian Blanchard pour m’avoir permis de lire ce nouveau roman. J’ai rencontré l’auteur au salon de Vannes en juin de cette année, et il fera partie de mes plus belles rencontres humaines autour de ma passion littéraire. Avec deux autres bloggeuses nous sommes restées presque 30mn avec lui alors que seule une d’entre nous avait lu son précédent écrit « Iboga » ( et non, ce n’était pas moi !). C’est un homme passionnant à écouter, plein d’humour avec un intérêt nous dissimulé pour notre fonctionnement de chroniqueuses. C’est donc avec un plaisir évident que j’ai reçu son tout dernier thriller dédicacé, une façon pour moi de le lire ‘enfin’ et de m’imprégner de sa plume. Mon mari, lui, a dévoré « Iboga » la semaine suivant ce salon, d’une part car il est breton comme lui et le thème l’intéressait énormément, même s’il était très dur.

Ici, nous ferons connaissance avec 3 ex-militaires ayant fait une campagne en Afghanistan ensemble : Kerlic, Lecostumer et Brive. Tous 3 diagnostiqués SPT (stress post traumatique), leur 4ème compagnon sera découvert mort dans sa maison sur l’île de Batz de manière anormale. Le lieutenant Garcia va vouloir entamer avec eux une thérapie spécifique, les amenant sur un chalutier pour éprouver la dureté du métier de marin et que leurs peurs vécues sur l’eau puissent annihiler leurs cauchemars.

L’auteur alterne les chapitres entre maintenant sur le chalutier, et il y a 6 ans en Afghanistan. Nous connaitrons ainsi comment ils se sont rencontrés et ce qui s’y est véritablement passé. De rebondissements en introspections, les relations interpersonnelles sont fortes mais biaisées. La tension montera crescendo sur le chalutier, car ces personnalités à part, quasiment borderline, surfe avec la violence et la folie.

Cette plongée dans l’esprit humain détruit par la guerre est puissante, elle régit tous les faits particuliers qui vont se dérouler au fur et à mesure. La lectrice que je suis est passée par plusieurs phases de ressentis, allant de l’empathie à l’antipathie, excusant puis détestant leurs gestes, éprouvant une certaine pitié mais voulant qu’il surgisse de leurs ténèbres une moralité même tenue.

J’ai refermé ce livre en étant scotchée par les révélations et une fin en apothéose. Que l’on cautionne ou pas, les comportements de chacun sont libres, imbriqués par une réalité qui leur est propre. Magnifique coup de cœur pour l’histoire et la plume ! Merci Christian de t’être souvenu de moi, ce chalutier de l’enfer m’a donné le mal de mer pour mieux vivre profondément ce qui a fait force pour eux.

Enjoy !

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