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La Mort selon Turner



Description ajoutée par lelette1610 2018-10-04T09:51:48+02:00

Résumé

Lors d’un week-end arrosé au Cap, un jeune et riche Afrikaner renverse en voiture une jeune Noire sans logis qui erre dans la rue. Ni lui ni ses amis ne préviennent les secours alors que la victime agonise. La mère du chauffeur, Margot Le Roux, femme puissante qui règne sur les mines du Northern Cape, décide de couvrir son fils. Pourquoi compromettre une carrière qui s’annonce brillante à cause d’une pauvresse ? Dans un pays où la corruption règne à tous les étages, tout le monde s’en fout. Tout le monde, sauf Turner, un flic noir des Homicides. Lorsqu’il arrive sur le territoire des Le Roux, une région aride et désertique, la confrontation va être terrible, entre cet homme déterminé à faire la justice, à tout prix, et cette femme décidée à protéger son fils, à tout prix.

Source : Lisez !

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Classement en biblio - 7 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par mimosette26 2018-10-17T13:30:41+02:00

« La fille n’avait pas plus de raisons de s’engager dans cette rue que dans une autre. Dans le labyrinthe humide du township de Nyanga, toutes les rues se ressemblaient. Ce n’était même pas des rues, juste des bandes de terre battue entre des rangées de cabanes et de containers rouillés transformés en habitations.

Si elle était déjà venue ici, elle ne s’en souvenait pas. Elle n’essayait même pas ; elle n’avait pas besoin de se souvenir. Moins elle se souvenait, plus le vide se faisait en elle, et plus les monstres qui la hantaient se mettaient en sommeil.

Elle ne savait pas quelle heure il était. Elle n’avait pas besoin de savoir l’heure. Les chiens avaient cessé de hurler et s’étaient endormis depuis longtemps. Il lui suffisait de savoir qu ele monde était calme et sombre et qu’il y aurait peu de gens.

Elle n’avait pas besoin des gens, de leur compagnie, de leurs sentiments, leur aide, leur inquiétude, leurs mensonges. Elle n’avait besoin que de ce qu’ils jetaient pour rester vivante. Même ici, il y avait assez de restes pour survivre, comme un rat. Elle aurait pu tenter d’obtenir plus, mais elle avait appris que ce petit plus ne valait pas le prix à payer en humiliation. Et parfois en danger.

Les rats s’en sortaient, et elle aussi. »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Maks 2019-01-09T11:43:39+01:00
Diamant

Tim Willocks m'offre tout simplement mon dernier coup de cœur de 2018 avec "La mort selon Turner", je dirais même l'un des meilleurs thrillers que j'ai lu.

C'est sombre et violent mais jamais gratuitement, Turner, le personnage principal possède un esprit très manichéen, il ne fait pas dans l'à-peu-près ni dans la demi-mesure, une seule chose compte, rendre justice, un peu à la manière d'un "Inspecteur Harry" (film culte avec Clint Eastwood) mais avec la subtilité en plus.

"Turner" est une vraie machine de guerre, non pas comme un lance grenade mais plutôt avec la justesse d'un fusil de sniper, il parle avant d'agir, laisse les personnages choisir leurs destins, leur laisse toujours une chance de faire le bon choix, mais attention, celui qui se dressera contre lui sera telle une proie acculée contre un mur.

Tim Willocks possède un style d'écriture très tranchant, une tension permanente et des chapitres courts permettent au lecteur de toujours rester plonger dans l'histoire et également vouloir savoir ce qui se cache dans les prochaines pages.

Pour couronner le tout, les décors sont superbement décrits et la fin est captivante. J'ai laissé passer quelques jours avant de faire cette chronique histoire de digérer et de réfléchir à ma lecture et cela me permet de me dire que je n'aurai pas voulu avoir une autre histoire, ni d'autres personnages, ni une fin différente.

Les amateurs de thrillers sombres peuvent se jeter sur ce roman sans hésiter c'est une valeur sûre.

Sur le blog :

https://unbouquinsinonrien.blogspot.com/2019/01/la-mort-selon-turner-tim-willocks.html

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-11-28T15:26:49+01:00
Argent

Mais quelle voix rauque, cette Turner ! Quel déhanchement ! Quels frissons elle me donne lorsqu'elle chante « GoldenEye »…

Mille excuses, on m'annonce dans l'oreillette qu'il y a un Ike dans le potage et que ce n'est pas de Tina Turner que l'on parle dans ce roman mais d'un flic têtu et bourré de violence qui ne demande qu'à sortir si on vient lui chercher des poux dans la tête.

L'Afrique du Sud, sans ses vuvuzelas, mais bien ses Township, sa misère crasse, pour ne pas dire noire puisque là-bas, c'est Le Blanc qui régna en maître et qui règne toujours.

Une femme pauvre et miséreuse qui se fait écrabouiller contre un container de poubelles et qui meurt dans d'atroces souffrances 30 minutes après, ça ne devrait même pas faire lever la tête des flics du Cap, la ville qui a un taux de criminalité à faire pâlir Tijuana, mais loin derrière la ville de Los Cabos.

Pourtant, Turner, lui, veut le résoudre, ce crime crapuleux et trouver ces Blancs qui n'ont même pas pris la peine d'appeler les secours, même s'ils auraient été inutiles.

Dans ce roman, on commence à l'envers puisque la scène d'ouverture est une de celles qui se passeront à la fin. Ça donne déjà envie de savoir comment Turner s'est retrouvé dans cette merde et une fois que l'on est revenu au point de départ, on n'a plus qu'une envie, tracer sa route et savoir.

Le suspense ne sera pas important niveau coupable puisque nous savons quasi qui a fait le coup, ne reste plus qu'à le prouver et traîner des Blancs riches et puissants devant les tribunaux, et vous savez que c'est là que ça va se corser, comme disaient les Romains face à Ocatarinetabellatchitchix.

Dans ce roman surchauffé et bourré de corruption, pas de manichéisme, personne n'est tout blanc ni tout noir, même celui qui a écrasé la pauvre fille et l'a laissé agoniser sur le bitume. Quant à Turner, malgré le fait qu'il soit incorruptible, quand on le cherche, on le trouve et généralement, on bouffe son acte de naissance jusqu'à la racine.

Un roman noir survolté, un roman où l'Afrique du Sud et son racisme est bien présent, un roman où les exactions de l'Homme sont bien décrites, sa cupidité aussi, ainsi que le fait qu'on ne bâtit pas une fortune en jouant aux Bisounours.

Un roman où une scène terrible m'a fait sauter des lignes, tant elle était horrible mais pourtant, nécessaire à la survie.

Un roman où les personnages sont si proches qu'on pourrait presque les toucher, un roman où la frontière entre le bien et le mal est ténue et où la ligne rouge est facile à franchir dès qu'on pense qu'on agit dans ses droits ou qu'on s'arrange avec sa propre conscience.

Un roman où l'écrasement d'une pauvresse déjà condamné au Cap va déclencher un tsunami de morts dans une ville (Langkopf) encore plus paumée que le trou du cul de l'anus monde (aux portes du Kalahari).

Non mais les gars, est-ce que ça valait la peine de faire tant de mort pour si peu ? Aux lecteurs de juger… En tout cas, voilà un thriller policier qui envoyait du lourd et dans lequel on n'a pas le temps de s'ennuyer.

PS : Mention spécial aux personnages de Turner, Simon, Hennie et Mokoena et de Mimymathy… Pardon, Iminathi !

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Commentaire ajouté par Joyeux-Drille 2018-10-31T23:29:11+01:00
Lu aussi

De prime abord, un western moderne de facture très classique, transposé dans le désert d'Afrique du Sud. Mais, ensuite, on se rend compte que Willocks brouille allègrement la frontière entre le bien et le mal et évite l'écueil du manichéisme facile. Un roman tendu, (très) violent et visuel, porté par un personnage formidable, Radebe Turner, flic intègre et intraitable, métamorphosé en justicier.

https://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.com/2018/10/un-type-bien-aborde-le-chaos-avec-sang.html

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Commentaire ajouté par mimosette26 2018-10-17T13:30:12+02:00

Un soir ordinaire dans un des pires townships du Cap, une bande de jeunes Blancs aisés venus s'encanailler et se saouler à l'alcool de pêche, une fille, rongée par la misère et les pathologies qui vont avec, qui fouille les poubelles afin d'y dénicher de quoi voir le lendemain et une bagnole conduite par un des Blancs bourrés qui part malencontreusement en marche arrière et l'écrase contre le container. Vraiment pas de quoi s'énerver pour la police locale, elle n'avait de toute façon que peu d'espérance de vie, un peu plus tôt, un peu plus tard, ça ne change rien à la marche du cosmos. Certes elle était encore vivante quand le gros 4X4 rutilant est parti, conduit par un accompagnateur sobre, mais il en meurt des dizaines comme elle tous les jours dans le coin, et tout le monde s'en fout.

Sauf Turner. La devise de ce flic zoulou, c'est un peu celle de Harry Bosch : toutes comptent ou aucune. C'est un guerrier obstiné, un molosse qui ne lâche jamais rien, suivant un code de conduite qui lui est propre, le dernier rempart qui le protège de la folie furieuse. Il a milité pour l'ANC avant la fin de l'apartheid, il a morflé, plus qu'on peut l'imaginer, ça ne l'a pas empêché de devenir flic sous les ordres des Blancs, pourtant il n'est pas prêt à toutes les concessions. À aucune d'ailleurs lorsqu'il s'agit de son éthique. Ce délit de fuite, homicide involontaire devient son affaire, cette jeune femme mérite que justice lui soit rendue, et il ira chercher les coupables où qu'ils se trouvent. La loi est la loi, il n'y a pas de passe-droit pour Turner, peu importe le statut social du criminel ou de la victime.

Dirk le Roux, le conducteur ivre, n'est même pas au courant du tragique accident et de ses conséquences dramatiques, il était plus qu'à moitié comateux lors des faits. Hennie, son beau-père et garde du corps, ancien mercenaire, lui a soigneusement caché. Ils étaient quatre ce soir là et nul ne s'est soucié de dissimuler particulièrement leurs traces, sûrs de leur impunité. Ils font partie du clan de Margot le Roux, riche propriétaire de mines de manganèse dans le nord-est du pays. Un coin désertique où rien ne pousse, sauf le vice et la colère, la richesse étant sous le sable pierreux. Elle s'est taillée un empire au milieu du néant et tient la région par son fric et ses hommes de main, si son entreprise coule, il n'y aura réellement plus rien. Dirk est son bien le plus précieux et elle est prête à tout pour le protéger. Comme Turner est prêt à tout pour punir le coupable. L'affrontement entre les deux est inévitable.

Envoyé dans le nord pour résoudre son enquête, Turner va se trouver en butte à une hostilité générale et une corruption qui touche tous les niveaux de la société. La violence est le pain quotidien de ces terres arides. Violence de la nature qui ne fait aucun cadeau, violence contre les travailleurs, les mineurs surexploités et éliminés au moindre problème, envers les femmes, violence des sentiments et des comportements. Turner va apporter avec lui le chaos et la mort pour tous ceux qui tenteraient de s'opposer à l'accomplissement de ce qui devient vite une mission presque mystique.

Le flic ne peut compter sur aucun soutien, la police locale est aux mains de Margot, les habitants également. Il va pourtant recevoir l'aide d'Iminathi, jeune femme noire, secrétaire-femme à tout faire de Mokoena, le chef du commissariat. Celle-ci a eu une idylle avec Dirk et Margot ne le voyait pas d'un mauvais oeil, ravie de voir son fils s'amuser, fusse avec une caffre, terme dédaigneux désignant les Noirs, mais elle s'est employée à l'écarter de la vie de son fils dès qu'il fut question de mariage. Il ne faut pas exagérer tout de même.

Dans une atmosphère de western sauvage, les cadavres vont se multiplierà un rythme époustouflant, Turner n'est pas là pour faire dans la dentelle et Tim Willocks non plus. Il sait pousser ses personnages au paroxysme comme personne, tirer toutes les conséquences de leurs personnalités, ne reculant devant aucune sauvagerie ou veulerie parce que l'être humain ne recule que rarement devant le pire. Certains passages sont abominables mais ne sont pas là pour décorer, ils servent le propos et appuient là où ça fait mal. Turner est le produit d'une société viciée depuis des siècles, il est parvenu à remettre un peu d'ordre dans sa tête et à se fixer une ligne de conduite, rien ne l'en fera dévier, quitte à transgresser tous les tabous pour y parvenir. Margot et lui sont les deux faces d'une même pièce, la même obstination totale, la même détermination à sauver leur essentiel, pour elle son fils, pour lui sa conception intégriste de la justice.

La mort selon Turner est un opéra cruel, un duel entre deux êtres que tout sépare, mais finalement très semblables, trahis tous deux par leur entourage, qui ne peuvent se séparer sur une paix des braves. Aucun des deux ne cédera, peu importe les dégâts collatéraux causés par leur affrontement.

Un très très grand roman noir, au-delà de toutes les limites, un voyage effarant dans les contrées les plus noires de l'âme humaine, dans le décor époustouflant du désert sud-africain.

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Commentaire ajouté par Delphine-42 2018-10-14T17:45:59+02:00
Diamant

Une très belle claque que ce thriller très noir se passant en Afrique du Sud.

Turner se pose en personnage intègre, droit dans ses bottes et totalement incorruptible.

Ce thriller utilise tous les codes du western :

L'étranger venant défendre une cause perdue dans une communauté totalement corvéable au "seigneur" du coin bien qu'ils ne soient pas forcément d'accord avec ses agissements.

De nombreux duels et des tours de force où les personnages se respectent quel que soit leur côté...

Chaque personnage a ses raisons d'agir comme il le fait et campe sur ses positions quoi qu'il arrive...

J'ai vraiment eu un coup de cœur pour le personnage de Turner, héros dont on sait peu de choses finalement mais dont la force de caractère impose le respect et l'empathie.

Très cinématographique, ce roman entraîne le lecteur du début à la fin dans une quête de justice éperdue dans un monde où l'injustice arrive toujours à ses fins.

La mort selon Turner est un roman très noir où les morts se succèdent au nom de l'entêtement des deux parties. Une sorte de combat entre le Bien et le Mal, même si le Mal, ici représenté, n'est pas manichéen mais cherche juste à défendre son intérêt.

Un roman haletant, prenant et rythmé qui vous entraînera par son souffle puissant. Un drame en trois actes, totalement hypnotique et épique.

Une lecture que je vous recommande vivement bien sûr :)

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Date de sortie

Sortie récente

"La Mort selon Turner" est sorti 2018-10-11T00:00:00+02:00
background Layer 1 11 Octobre

Date de sortie

La Mort selon Turner

  • France : 2018-10-11 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 7
Commentaires 5
Extraits 1
Evaluations 4
Note globale 8.75 / 10

Évaluations

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