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Extrait ajouté par Paraffine 2020-04-10T16:16:04+02:00

1987

Quand Jocelyn ouvre les yeux, elle se sent désorientée et elle a la bouche sèche. Il fait grand jour dehors, et elle a l’impression d’avoir dormi très longtemps. Après avoir examiné les aiguilles du réveil sur sa table de nuit, elle conclut qu’il est 8 h 26. D’habitude, sa nanny Hannah vient la réveiller à 7 heures.

Elle bâille. Cille. Regarde les girafes grassouillettes qui gambadent par deux sur le papier peint de sa chambre, puis les peluches amoncelées au pied de son lit. Le cintre accroché la veille à la porte de la penderie par sa nanny est toujours là. Il était censé accueillir sa robe spéciale, celle que sa mère lui a achetée pour rencontrer les invités, mais elle n’y est pas suspendue, parce qu’elle a été salie. Cette pensée suscite en elle de la tristesse, de la culpabilité et surtout de l’incompréhension. Elle a beau savoir que ce qui s’est passé est grave, elle ne garde que des souvenirs fragmentés de la soirée, et elle s’efforce de les chasser de son esprit, car ils s’accompagnent d’un douloureux sentiment de honte.

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Extrait ajouté par anonyme 2020-04-01T17:03:52+02:00

Je ne peux pas détacher les yeux de mon reflet dans la glace. Il montre une version de moi-même outrancièrement fardée - déformée, comme tout le reste. Qui suis-je vraiment ? Cette créature peinturlurée ou la femme derrière le masque ?

Je ne sais plus qui je dois croire. Ni en quoi.

La porte s'ouvre soudain dans mon dos, me révélant dans le miroir l'image de ma fille, d'un bleu limpide. Parfait.

Je ne veux pas qu'elle me voit ainsi. Je ne veux pas qu'elle devienne comme moi.

- Va-t'en, dis-je.

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Extrait ajouté par LillyOrenda 2020-02-23T08:52:28+01:00

L'eau se referme sur le corps. L'engloutit. La barque cesse rapidement de tanguer. Son occupante, consciente de son souffle qui résonne étrangement fort dans le silence de la nuit, attend que les remous s'apaisent. Puis elle saisit les rames et s'éloigne d'un mouvement déterminé, ignorant la douleur dans les muscles de ses bras. Je ne peux pas croire que j'aie dû faire ça, pense-t-elle. Je ne supporte pas l'idée d'avoir fait ça. Parvenue devant le hangar à bateaux, elle laisse l'embarcation glisser à l'intérieur. Elle retourne ensuite à Lake Hall le plus discrètement possible, en regardant où elle pose les pieds. Elle se sent éreintée. L'eau était si froide… Quelle triste fin, se dit-elle. C'est malheureux, mais il n'y avait pas d'autre solution. Quand elle se faufile dans la maison, elle ne remarque pas que la brise agite les branches du saule pleureur, dont les extrémités semblent danser dans le noir à la surface du lac .

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