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Extrait ajouté par ChanceMary 2018-08-03T10:03:48+02:00

« Il y a trop de douleurs. Trop d’épreuves.

J’ai l’impression qu’aussi fort que je me batte, aussi loin que j’aille, ce ne sera jamais suffisant.

Je suis épuisé de croire. Fatigué de faire semblant. Je me bats depuis trop longtemps. J’essuie leur mépris depuis une éternité.

Je suis en train de me noyer, Sharon. Je tends la main et personne ne me porte secours. Me voient-ils seulement ?

La souffrance ne me lâche pas une minute.

J’ai peur. Je vais mourir, je le sais.

Je n’ai pas envie de partir, mais ils vont me tuer.

Je ne trouve pas les mots pour t’exprimer ce que je ressens…

Tu es la seule qui me connaît vraiment. Tu as toujours été là. Notre lien est immortel, indestructible comme toi.

Je ne veux pas te quitter.

Je te demande une chose, une seule, parce que je sais que tu ne m’abandonneras jamais et que tu ne laisseras rien ni personne te faire obstacle :

Promets-moi de me retrouver, Sharon. Ne t’arrête jamais de me chercher.

Promets-le-moi.

Je t’attendrai le temps qu’il faudra, là où je serai perdu. »

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Extrait ajouté par Allyssahp 2019-01-20T09:22:09+01:00

C’etait fait. Décidé. Sans retour possible.

Elle avait signé.

En reposant le stylo, Sharon eut soudain pleinement conscience des conséquences de cet acte anodin. Les mots de Billy lui revinrent en tête, tels des boulets de canon.

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Extrait ajouté par Folize 2020-10-14T16:31:03+02:00

Sous la pluie battante, sa lampe torche coincée dans la bouche, la tente à bout de bras, vêtue d’un simple tee-shirt et d’un pantalon, elle ne se trouvait pas dans la position la plus confortable. Lorsque son sac de couchage, qu’elle avait oublié à l’intérieur, glissa à son tour dans l’immense flaque d’eau mêlée de boue, Sharon perdit son sang-froid. Dans un cri de rage, elle balança son abri sur plusieurs mètres !

Les poings serrés, trempée jusqu’aux os, la jeune femme évalua brièvement la situation : elle n’avait plus de toit, plus de sac de couchage, il pleuvait à torrents, il faisait froid, et la nuit n’était manifestement pas terminée. Tout compte fait, avoir jeté la tente n’était peut-être pas ce qu’elle avait fait de mieux ! Il apparaissait toutefois difficile de la récupérer, car la toile s’était envolée et coincée dans un arbre immensément haut. Désespérée, malmenée par les bourrasques glaciales et arrosée par le déluge, Sharon resta un long moment immobile à méditer sur son sort.

- Qu’est-ce que tu fous là ?? chuchota le lieutenant Parker, étonné de trouver quelqu’un sous la pluie à cette heure-ci.

Sharon tourna son visage ruisselant et désabusé vers lui.

- Je suis dans la merde, avoua-t-elle, en toute honnêteté.

En premier lieu, l’instructeur pensa à du somnambulisme. Il avait été confronté à plusieurs cas durant ses nombreuses formations. Il retira sa veste et la plaça sur les épaules de la jeune femme, tremblante. Néanmoins, John avait beau chercher son abri, à l’intérieur duquel il comptait la raccompagner, aucune toile libre n’apparaissait dans le faisceau de sa lampe torche.

- Où est ta tente ? demanda-t-il pour lui-même, tout en sachant qu’un somnambule ne risquait pas de lui répondre.

Il ouvrit des yeux ronds en la voyant désigner un arbre lointain.

- Elle est là-bas, expliqua-t-elle, blasée. Enfin, un morceau est en haut, j’ai vu l’autre voler vers la rivière.

Incrédule, le lieutenant Parker continuait à la fixer.

- Tu es réveillée ?? s’étonna-t-il.

Sharon leva un sourcil, méfiante.

- Vous êtes saoul ?

Après s’être tous deux longuement dévisagés, chacun décida sagement de passer à autre chose.

- Qu’est-ce que tu as fabriqué avec cette tente ?! s’exclama John.

- Mais rien ! Je me suis réveillée et elle était pleine d’eau ! J’ai essayé de la vider, mais à force, ça m’a énervée alors je l’ai jetée!

Le formateur était abasourdi.

- Tu l’as « jetée » ?

- Ouais.

Il était rare que John Parker ne trouve plus rien à dire, mais à cet instant, c’était le cas. Loin de de la sidération de son instructeur, Sharon renchérissait d’audace.

- Je ne pouvais pas savoir qu’elle allait voler si loin ! s’écria-t-elle.

Ne notant toujours aucune réaction de la part de son supérieur, Sharon préféra anticiper :

- Quoi ? Vous allez me passer un savon pour une tente pourrie qui a gâché ma nuit ?!

En réalité, John ne réfléchissait ni à la parfaite réprimande, ni à une punition, mais au moyen de résister à l’irrépressible envie de l’assommer.

- Tu es une emmerdeuse comme jamais j’en ai croisée dans ma vie, dit-il finalement. Vraiment, tu les surpasses toutes, et de très loin !

- Eh ! se renfrogna Sharon, vexée. Les gens sont censés être sympas et compréhensifs avec les victimes ! Et je ne sais pas si vous avez vu ma tête, mais j’en suis une justement ! J’ai déjà le crâne prêt à exploser chaque seconde de ma putain de journée, alors ce serait cool de me lâcher la grappe, au moins pour cette nuit !

Consterné, John secoua la tête négativement. Il tenta de se tempérer, seul.

- Elle cherche à te pousser à bout, mon pote, reste calme…

Sharon hocha la tête de la même manière que son formateur.

- Ce n’est pas très bon signe de se parler à soi-même… affirma-t-elle.

Incapable de se retenir, cette fois, John explosa :

- Mais ta gueule, merde !!!

Las, le jeune homme décida qu’il était grand temps de mettre un terme à cette exaspérante discussion.

- Oh et puis, débrouille-toi ! décida-t-il.

Légèrement décontenancée, Sharon observa son lieutenant regagner sa tente, en se demandant ce qu’elle avait bien pu dire pour le faire ainsi fuir.

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