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La part d'ombre



Description ajoutée par Poljack 2017-01-18T11:58:49+01:00

Résumé

4e de couverture :

Marie avait 14 ans… Vincent à peine 15. Pourtant, il l’a sauvagement tuée après l’avoir violée. Cela aurait pu n’être qu’un simple fait divers. Mais le grimoire de son défunt mari − journaliste et écrivain − retrouvé par la veuve K. au fond d’un tiroir au grenier, recèle en réalité de lourds secrets.

L’évocation en alternance, opposition et effet miroir des souffrances de la mère de la victime et de la mère de l’assassin dans ce récit inachevé l’intrigue vivement et elle décide de partir enquêter en Limousin. Elle ne se doute pas qu’elle va involontairement conduire chacun des protagonistes de cette tragédie à dévoiler sa part d’ombre secrète, et qu’elle va être malgré elle la cause du drame absolu révélé par un épilogue totalement imprévu.

Inspiré de faits réels, ce roman à suspense nous interroge et nous interpelle sur des sujets aussi intemporels que d’une cuisante actualité.

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Classement en biblio - 4 lecteurs


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Une mise en abîme du roman poussant à la réflexion.

"Qu'aurais-je fait si j'avais su" ? Au-delà du titre, c'est une question que nous sommes tous plus ou moins en droit de nous poser. Si nous étions capable de savoir à l'avance tout ce qui peut nous arriver de négatif, que ferions-nous pour l'en empêcher ? Je sais que de mon côté, je ne ferais rien. J'aurai trop peur de comprendre tous les moments de bonheur qui se créent, même malgré les événements. C'est une morale assez simple, mais c'est la mienne. Parlons plutôt du roman, si vous le voulez bien. J'étais intriguée, parce que le résumé me laissait penser à une sorte de thriller, mais que le roman est classé comme "roman classique".

J'ai vraiment aimé le ton du roman. Un ton parfois cynique, ironique et dur, mais qui sait également être ponctué de quelques phases d'humour qui m'ont fait sourire. Bien que ça ne soit pas du tout ce que j'attendais d'un roman classé "classique", ça reste une lecture que j'ai apprécié. Je veux dire que quand je pense "romans classiques", je m'attends vraiment à des classiques, soit des vieux romans écrits au siècle dernier ! Mais en attendant, c'est un polar que j'ai beaucoup aimé lire, bien que ça ne soit pas mon genre de prédilection ! Surtout que plusieurs moments dans ce récit m'ont vraiment fait réfléchir, que ce soit sur la condition humaine ou même simplement sur le regard humain, notre façon de juger sans savoir, sans avoir les donnés, juste parce que ça nous paraît plus simple de ranger les gens dans des boîtes.

J'ai trouvé la manière de mettre en avant les dialogues assez étrange. Le texte est écrit en noir, en police probablement 14 ou 16, ce qui est agréable. Et les dialogues sont d'un coup en tout petit, type 10 ou 12 et en italique, ce qui les rend difficile à lire je trouve. C'est une manière de faire assez peu conventionnelle et je ne saurais dire si c'est normal, voulu par l'auteure ou si c'est juste ma liseuse qui a planté, mais ça rend la lecture plus compliqué, forcément. Mais hormis ce détail, je n'ai rien trouvé à redire sur la forme du texte en lui-même. Le reste est même vraiment agréable, avec les premiers chapitres qui placent le contexte et ensuite, on rentre directement dans le roman écrit par la romancière du livre, une sorte de mise en abîme du roman qui m'a amusé.

Je crois que ce roman m'a mis une claque. Le roman nous présente le point de vue de la maman d'un homme, un garçon, qui tue et viole des jeunes filles. En général, on voit plutôt les parents des victimes, avec lesquels on a de la sympathie... Mais les parents du coupable ? Est-ce leur faute ? Ou pas leur faute ? Qui est le responsable ? J'aime croire que chacun est responsable de ses actes, en dépit de l'éducation reçu ou du milieu dans lequel on vit. Mais tout le monde ne pense pas ainsi. Et présenter un roman, du point de vue de la mère d'un coupable, d'une mère perdue, qui se sent profondément trahie et déçue, peut choquer. Peut remettre en question certaines façons de penser. Mais à mon sens, c'est ce que j'attend d'un roman sérieux et noir. Qu'il me permette de réfléchir sur moi-même.

C'est donc une mission réussie pour ce roman, que j'ai pris grand-plaisir à lire et à chroniquer. Grâce à la maison d'édition, j'ai deux autres romans à lire de cette même auteure et je n'en attend pas moins des prochains !

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Or

CHRONIQUE DE NADINE :

Titre : LA PART D’OMBRE

Auteur : Marie-Françoise Chevallier Le Page

Parution : 01/03/2017 – Édition de la Safranède

189 Pages.

6 octobre 2005. Limousin

La veuve K arrive dans une propriété, où elle a réservé une chambre. Elle doit superviser le tournage d'un film sur son défunt mari qui était journaliste, et qui à l'époque, enquêtait et commençait à écrire un manuscrit sur le viol et le meurtre d'une jeune fille blanche de 14 ans et sur le tueur noir.

La veuve K veut compléter et finir ce manuscrit afin de le publier ! Elle va donc enquêter à son tour et rencontrer la mère de la victime, puis celle du coupable.

De révélations en révélations, on va découvrir ce qui s'est vraiment passé ! Est-ce leurs fautes ? Que s'est-il vraiment passé ? Pourquoi eux ? Est-ce dû à leur éducation ?

Auraient-elles pu éviter tout ça ?

Marie-Françoise, avec ta plume d'un autre temps, tu nous décris à la perfection les sentiments, les interrogations, les ressentis de ces femmes meurtries par la vie. Des phrases remplies de poésie et déroutantes. Les secrets de la naissance du tueur né noir alors que ses parents sont blancs ! Une recherche sur les racines de la mère du tueur, qui elle-même a été adoptée. La descente aux enfers de la mère de la victime.

Un roman psychologique, noir qui va vous ébranler, vous secouer et vous fera sortir de votre zone de confort. J'ai été déstabilisée par cette lecture, des sentiments contradictoires sur ces femmes. J'ai pris le parti de l'une puis de l'autre et enfin des deux ! Et cette fin qui m'a brisé le cœur !

Et vous qu'auriez-vous fait si vous aviez su ? Peut-on changer les choses ?

Un roman dur à lire.

Résumé :

Marie avait 14 ans… Vincent à peine 15. Pourtant, il l’a sauvagement tuée, après l’avoir violée. Cela aurait pu n’être qu’un simple fait divers. Mais le grimoire de son défunt mari − journaliste et écrivain − retrouvé par la veuve K. au fond d’un tiroir au grenier, recèle en réalité de lourds secrets.

L’évocation en alternance, opposition et effet miroir des souffrances de la mère de la victime et de la mère de l’assassin dans ce récit inachevé l’intrigue vivement et elle décide de partir enquêter en Limousin. Elle ne se doute pas qu’elle va involontairement conduire chacun des protagonistes de cette tragédie à dévoiler sa part d’ombre secrète, et qu’elle va être malgré elle la cause du drame absolu révélé par un épilogue totalement imprévu.

Inspiré de faits réels, ce roman à suspense nous interroge et nous interpelle sur des sujets aussi intemporels que d’une cuisante actualité.

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Argent

Mon avis :

C’est un polar un peu hors norme que nous propose Marie-Françoise Chevallier Le Page. Sur le fond : il s’agit bien d’une enquête, mais elle se déroule longtemps après le drame et s’attache à en révéler les « à-côtés », les « dommages collatéraux », plutôt que de revenir sur des faits établis. Ce n’est pas le crime en lui même qui est ausculté, mais ce qu’il a provoqué dans l’entourage des protagonistes. Le personnage principal, la narratrice, sort aussi des sentiers battus, bien que n’étant pas le premier du genre dans la littérature policière. Il s’agit d’une dame que l’on devine d’un certain âge, qui a cette particularité de dialoguer avec son défunt mari, et même d’autres morts dont elle n’a pas vraiment conscience, au début, de leur état de trépassés. Cela amène des scènes un peu surréalistes et des quiproquos assez drôles.

Dans la forme, plus d’une chose le singularise : d’abord, c’est une espèce de mise en abyme, puisque l’auteur fait parler un auteur (la veuve K) qui donne la parole aux mères de la victime et de l’assassin (ou supposé comme tel). Ensuite, l’écriture, très travaillée, avec un vocabulaire étendu, possède un phrasé qu’on ne s’attend pas trouvé dans un roman de cette catégorie. Du moins au vingt-et-unième siècle ! Bien qu’utilisant un langage tout à fait moderne, il y a en effet quelque chose d’intemporel, un peu dix-neuvième siècle ou début vingtième, dans ces phrases longuement développées, enrobées de circonvolutions, riches comme une cuisine en sauce…

Le rythme, aussi, donne un ton particulier. À ma connaissance, Marie-Françoise Chevallier Le Page n’a pas édité de poésie, mais à la lecture de ce roman, on a l’impression qu’elle en a beaucoup écrit. Dans ce texte, une grande partie des phrases sonnent comme des demi-alexandrins (je dis « demi » parce que l’alexandrin n’est pas toujours complet). Cela pourrait être perturbant, mais finalement participe au rapprochement de la souffrance des deux mères, uniformisant ainsi le ton de leur complainte. Effet réussi, donc, puisque revendiqué, d’une certaine façon, par la veuve K. qui cherche à comprendre ce que ces deux femmes ont vécu, après le drame.

Un roman pas très moderne, si on le compare aux best-sellers de la littérature policière d’aujourd’hui, mais qui réjouira ceux qui apprécient une belle utilisation de la langue française. Il régalera également ceux qui ne supportent plus la violence et les descriptions complaisantes de la cruauté dans les polars d’aujourd’hui. Avec La part d’ombre, Marie-Françoise Chevallier Le Page ne signe pas un polar « pur et dur », mais laisse la part belle au texte pour une enquête prise sous un angle original.

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Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 4
Commentaires 4
Extraits 0
Evaluations 1
Note globale 9 / 10

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