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De Thorn elle s'était attendue à tout. Brutalité. Mépris. Indifférence.

Il n'avait pas le droit de tomber amoureux d'elle.

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 — J’ai tué un homme.

Il avait jeté cela d’un ton nonchalant, comme une banalité, entre deux lampées de soupe. Les lunettes d’Ophélie blêmirent. A côté d’elle, la tante Roseline s’étrangla, au bord de la syncope. Berenilde reposa sa coupe de vin d’un geste calme sur la nappe de dentelle.

— Où ? Quand ?

Ophélie, elle, aurait demandé : « Qui ? Pourquoi ? »

— A l’aérogare, avant que je n’embarque pour Anima, répondit Thorn d’une voix posée. Un disgracié qu’un individu mal intentionné m’a dépêché aux trousses. J’ai quelque peu précipité mon voyage en conséquence.

— Tu as bien fait.

Ophélie se crispa sur sa chaise. Comment donc, c’était tout ?

« Tu es un assassin, parfait, passe-moi le sel… »

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" Passer les miroirs, ça demande de s'affronter soi-même, avait dit le grand-oncle. Ceux qui se voilent la face, ceux qui se mentent à eux-mêmes, ceux qui se voient mieux qu'ils sont, ils pourront jamais. "

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"Ecoute moi bien, fille...

Tu es la personnalité la plus forte de la famille, ma petite. Oublie ce que je t'ai dit la dernière fois. Je te prédis que la volonté de ton mari se brisera sur la tienne."

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Un mort, ce n'était pas seulement la perte d'un être cher. C'est une part entière de soi qui disparaissait dans le néant.[...] Oublier les morts, c'était comme les tuer une seconde fois.

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- Que faites-vous ainsi? demanda Bérénilde à Archibald.

Assis la tête en bas dans son fauteuil, il décrocha son narguilé de ses lèvres et souffla un ruban de fumée bleue. Son vieux haut-de-forme était tombé et ses cheveux pâles s'écoulaient jusque sur le tapis.

- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.

- Voyez-vous cela! Et qu'en déduisez-vous?

- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens. Et que cette position fait monter le sang à la tête, ajouta-t-il avec un sourire grimaçant.

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Votre sort est une réelle préoccupation pour moi.

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- Vous sentez-vous capable d'endurer cela?

Reposant la théière d'un geste sec, la tante Roseline se redressa dans toute sa dignité.

- Si c'est dans l'intérêt de ma nièce, je me sentirai même capable de récurer votre pot de chambre.

Ophélie mordit le sourire qui lui vint aux lèvres. La tante avait une façon très personnelle de remettre les gens à leur place.

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Je ne suis pas un grand bavard, dit-il enfin. J’ai toujours considéré que parler était une perte de temps, mais, j’espère que vous l’aurez remarqué, j’essaie d’aller à l’encontre de ma nature.

Ophélie tapota nerveusement la couverture de son livre. Où Thorn voulait-il en venir ?

– Vous n’êtes pas une pipelette non plus, enchaîna-t-il avec son accent trop dur. Si ça m’a soulagé au début, je vous avoue que vos silences ont maintenant plutôt tendance à m’embarrasser. Je n’ai pas la prétention de vous croire heureuse, mais au fond je n’ai pas la plus petite idée de l’opinion que vous vous faites de moi.

Thorn se tut, comme s’il attendait une réponse, mais Ophélie fut incapable d’articuler un mot. Elle s’était attendue à tout sauf à cette déclaration. Ce qu’elle pensait de lui ? Depuis quand s’en souciait-il ? Il n’avait même pas confiance en elle.

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-Parmi toutes les filles à marier, tu es celle que nous avons choisie.

-Il semblerait que M. Thorn n'apprécie guère votre choix, observa tranquillement Ophélie.

-Il devra s'en satisfaire. Les familles ont parlé.

- Pourquoi moi? insista Ophélie sans se soucier du visage catastrophé de sa mère Vous me punissez?

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