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La Peine du bourreau



Description ajoutée par annick69 2020-10-02T10:43:01+02:00

Résumé

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451. Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l'injection létale. Quatre heures dans l'isolement de la prison de Walls. Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions. Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy. Quatre heures pour jouer le sort d'un homme. Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d'exécution.

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Classement en biblio - 24 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2021-01-02T23:01:28+01:00

L'emprisonnement n'est pas une maladie qui rend stérile. Le cancer l'était. Le cancer qui avait abimé Shelby à tel point qu'il les avait privés d'enfants. Cette femme n'avait pas le droit de tout confondre, de tout mettre au même niveau. De bafouer les malades, les familles de victimes, les familles de détenus, certains détenus eux-mêmes, le travail des militants contre la peine capitale, le travail des forces de l'ordre et de la justice en tenant de tels propos pour mieux se mettre en scène, faire la promotion d'un livre et ne parler, au fond, que d'une chose : d'elle-même. Il ne supportait plus tous ces parasites qui prospéraient sur la misère et la souffrance des autres...

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par F-D-L 2021-01-07T10:47:43+01:00
Argent

Un huis clos. Trois hommes et quatre heures pendant lesquelles se joue la vie d'un homme : le condamné à mort, Ed (Ed 0451) ; le gouverneur de L'État du Texas, le seul homme pouvant le gracier et le vieux bourreau, McCoy, pour la dernière exécution avant sa retraite, narrant à celui-ci les exécutions effectuées durant sa longue carrière.

Le condamné 0451 se trouve dans le couloir de la mort depuis dix ans en conséquence de la commission de cinq assassinats. Son exécution est imminente. Ed n'a jamais voulu rien dire sur les motivations de ses actes. C'est pourquoi, le gouverneur de l'État du Texas, fait exceptionnel, exige de rencontrer son bourreau avant de se prononcer sur une grâce éventuelle.

Né dans une famille de texans ségrégationnistes, racistes et favorables à la peine de mort, dans laquelle il n'a jamais trouvé sa place, regardé comme un raté, brutalisé, Ed, obsédé par l'idée de plaire à son père et à son frère vétérans de guerres, manifeste à son tour des dispositions xénophobes et violentes.

Plus tard, il se marie et se libère du mépris familial. Un jour, il vient au secours d'une petite fille noire victime de brutalités racistes. Pour autant, depuis cet instant, Ed s'est-il transformé en un homme meilleur, s'est-il affranchi du poids de sa famille et de son éducation ? Un fait est certain - par cette action, il s'est abouché avec son destin : en effet, Ed a encore assassiné cinq personnes.

Un huis clos : quatre heures pour cinq crimes qui provoquent de violentes manifestations aux abords de la prison et passionnent l'opinion publique.

Aussi, le directeur de l'établissement pénitentiaire presse le gouverneur de se décider rapidement sur la grâce éventuelle du condamné. Pour autant, jusqu'à la dernière minute, le représentant de l'État du Texas ne quitte pas la cellule. Il écoute McCoy qui, telle Shéhérazade dans le comte des « mille et une nuit », égrène les récits des exécutions, les plus effrayantes, monstrueuses et injustes, qu'il a accomplies durant sa longue fonction de bourreau.

Ed demeure invariablement silencieux jusqu'au bout, tout comme il l'a toujours été à propos des motivations de ses assassinats.

À minuit, à l'abri des manifestants, le gouverneur quitte la cellule par une porte dérobée, puis le couloir de la mort. Dans la salle d'exécution, Ed est allongé et sanglé ; il est prêt pour recevoir l'injection. Mais le téléphone dont la ligne est reliée au gouverneur retenti. Celui-ci souhaite personnellement annoncer la décision qu'il a prise…

« La peine du bourreau » (éditions Taurnada) est le cinquième ouvrage d'Estelle Tharreau après « Orages (2016), « L'impasse » (2017), « de la terre dans la bouche » (2018) et « Mon ombre assassine » (2019).

Le roman d'Estelle THARREAU, incontestablement un thriller psychologique de grande qualité littéraire, n'est ni un plaidoyer en faveur ou contre la peine de mort, ni un témoignage sur le système judiciaire pénal en vigueur aux États-Unis d'Amérique ou, encore moins, un témoignage sur le racisme in genere. Mais force est de constater que dans le monde occidental démocratique, les États-Unis est (1) le seul État où, à notre connaissance, la peine de mort est toujours en vigueur (2). L'auteur ne se départit, à aucun moment, d'une objectivité sans réserve. Dans la discussion, entre le gouverneur et le bourreau McCoy, où vont s'affronter, durant quatre heures, la justice, d'une part - Ed est un assassin sanguinaire, il a été loyalement et démocratiquement condamné, sa peine doit être exécutée – et, d'autre part, la morale - quelles ont été les motivations du condamné ?, le gouverneur, pressé par ses électeurs de refuser la grâce, au risque de perdre les élections, et les troubles causés par les partisans des deux camps à l'ordre public, veut, toutefois, comprendre les raisons du mutisme d'Ed 0451 avant de prendre sa décision.

Malgré le silence d'Ed, et grâce à l'utilisation des divers modes de narrations mis à la disposition de l'auteur et à l'alternance des chapitres, le gouverneur connaitra aussi bien la vie du condamné que les exécutions commises - les plus effroyables et rocambolesques, injustes et injustifiées, et souvent ratées (volontairement ?) accomplies par le bourreau McCoy.

Mais si l'auteur n'entend pas se prononcer pour ou contre la peine de mort aux États-Unis, - mais présenter la question toujours très actuelle - c'est parce qu'elle est toujours en vigueur, au premier chef au niveau fédéral, et que la question des injustices sociales et raciales face à celle-ci est posée, en conséquence, avec autant d'acuité qu'ailleurs pour n'importe quelle autre question sociétale. Il est vrai que ce pays symbolise, plus que nul autre, le territoire de la puissance extrême des médias, des réseaux sociaux, de l'opinion publique et, par voie de conséquence, de son cortège de mauvaises influences. Bien entendu, la justice n'est pas épargnée par l'hydre des complots et des extrêmes de tous bords.

Enfin, le roman est admirablement bien bâti. Aussi bien au fond, plus particulièrement le personnage d'Ed dont l'évolution est un modèle de réussite, à savoir celui qui tire les leçons de ses expériences passées.

Par surcroit le livre est très bien écrit ; ses qualités littéraires sont indéniables. le suspense n'est pas absent du récit ; tout au long du livre l'auteur ménage une angoisse psychologique remarquable avec une fin qui réserve une surprise aussi inattendue qu'émouvante.

Je conseille ce livre sans aucune réserve comme tous ceux de cette maison d'édition de très grande qualité.

Bonne lecture.

Michel https://ureur-de-lire.blogspot.com

1) J'emploie volontairement le singulier (« Les États-Unis est ») dans la mesure où cette nation, au niveau fédéral, se considère (est) suffisamment intégrée pour être une et non la somme des États fédérés qui la composent, malgré leur autonomie. C'est Lincoln, dans son discours en 1862, qui décida de recourir au singulier. Depuis, seules les mauvaises traductions emploient le pluriel.

2) La peine de mort aux États-Unis est en vigueur et appliquée au niveau de l'État fédéral. Aussi tout crime fédéral, passible de la peine de mort, peut être prononcée et exécutée dans tout État fédéré, même si dans ce dernier, la peine de mort est abolie ou n'est plus effective.

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2021-01-02T22:59:23+01:00
Argent

Je remercie la maison d'éditions Taurnada pour cette nouvelle lecture. Une couverture qui nous emmène déjà dans les couloirs de la mort sans avoir besoin de tourner la première page. Le début est une "mise en garde" de l'auteur sur les criminels que nous trouverons dans le récit : ils n'ont pas existé ! Par contre, les prisons mentionnées existent et le fonctionnement décrit est le bon. Cela fait déjà froid dans le dos d'imaginer ce système carcéral.

En pleine nuit, le Gouverneur Thompson arrive à la prison de Walls afin de passer 4 heures, les 4 heures avant l'exécution d'un certain Ed 0451. Ce même homme qui vient de débarquer en pleine nuit pour terminer sa vie entre ses quatre murs durant quelques heures avant de s'allonger sur son dernier lit. Thompson a une demande particulière au moment où Ed 0451 entre dans sa cellule : il demande à McCoy, un vieux bourreau de lui raconter sa vie. Ô pas la vie privée, non, mais comment il vit le fait d'avoir été un bourreau durant tant d'années. Un récit s'engage d'après ses souvenirs, les plus vieux en démarrant avec le tout premier qui a été sur la chaise électrique, jusqu'au dernier. Tous ne seront pas passés au crible, mais chacun à sa propre histoire, son vécu pour avoir atterri dans cette prison à un moment donné pour en terminer totalement.

42 ans passées dans les couloirs de la mort, cela fait une moitié de vie d'homme, une de celle qui a vu passer de vie à trépas pour un certain nombre d'hommes qui ont vu leur vie s'arrêter de manière plus ou moins propre, plus ou moins digne. Il n'y a pas de belle mort pour quiconque, que ce soit un meurtrier ou non. Je ne vais pas faire un débat ni en lancer un sur la peine de mort, j'ai mon idée sur la question. Ici, le récit est basé sur les deux côtés, ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Mais il y a toujours cette part d'incertitude dans les deux "camps", à savoir est-ce que c'est bien ce qu'ils pensent ? La mort d'un homme soulage une famille pour en détruire une autre. La mort d'une personne apaise les souffrances d'une autre et au contraire apporte de nombreux tourments à d'autres. Je me fais l'avocat du Diable sans dire si c'est bien ou non.

Le récit est également basé sur les journalistes qui sont à l'affût de la moindre miette d'information. Certains chapitres montrent leur façon de demander des éléments, d'amener les gens à parler d'une certaine manière pour attendrir ou non les foules. Et puis il y a aussi la façon de mettre en scène les personnages pour mieux se les approprier. Entre ces flashs d'informations montrant la foule en délire à la sortie de la prison, les opposants et les partisans de ce Ed entre autres, mais aussi en fonction de leur idéaux. C'est à la fois passionnants, déstabilisants et "détrompeur" de comprendre qu'il y a du monde, tout comme dans l'ancien temps où le peuple descendait dans les rues pour voir l'homme ou la femme mourir par pendaison. Le travail de bourreau est toujours le même : donner la mort à un être humain qu'il soit d'accord ou non.

Le Texas a encore des principes qui donnent envie de vomir. Oui, ici je montre ma position, les personnes de couleur sont écrasées, vu comme des malpropres, indignes de fouler la même terre que les blancs qui se pensent supérieurs en tout. Le racisme est bien présent et pas que dans le Texas, mais dans ce récit nous restons dans ces lieux et les langues se délient. Entre le premier qui est passé sur la chaise électrique qui a eu une vie très courte et une mort atroce et le dernier qui va sourire à cette mort, nous avons de nombreuses explications et ressentis de McCoy sur son travail et tout ce qui l'entoure. Mais aussi de la vie de ce Ed 0451. Un homme en apparence normale qui a eu une enfance particulière avec un père qui n'hésitait pas à faire ce qu'il faut. Un homme, doit être un homme et faire des choix qui feront de lui un vrai homme. Le passé d'Ed est pavé d'embûches et aucunement de tout repos, que ce soit dans sa vie privée ou professionnelle. Tout comme McCoy qui a effectué son travail sans jamais rien dire, ou presque, mais qui a emmagasiné de nombreuses émotions durant ses 42 ans dans ce couloir.

Le fait que Thompson pose des questions apportent un regain d'énergie entre chacun des récits. Il cherche à comprendre et c'est lui qui doit prendre la décision de gracier ou non le criminel. La chaise électrique d'abord, l'injection létale maintenant mais toujours le même résultat. La peine capitale est au cœur des événements avec la conscience des gens. Nul ne sait vraiment ce que pense un bourreau et c'est l'occasion pour nous d'en avoir une parcelle. La psychologie est un point essentiel dans ce roman, celle des condamnés, celle des familles des deux côtés, celle des agents de la sécurité, celle des hommes politiques, celle du bourreau. Rien n'est épargné pour quiconque. Le sujet est délicat, car il appelle à sa propre conscience, à ses propres idéaux. La mort est pour tous, mais comment ? Un crime reste un crime, un mort ne se relève pas, mais il y a ceux qui restent avec leur regret, leur attente, leur espoir de voir la vérité jaillir, l'espoir que tout s'arrête un jour.

Le bourreau est un être humain qui vit avec ce qu'il fait, il est payé, c'est son métier et il en faut, malheureusement des gens comme lui, comme dans tous métiers. Comme le croquemort qui s'occupe d'enterrer les morts sachant qu'un jour il sera à cette place. Nous mourrons tous un jour, nous serons tous dans un pot ou un trou, à la même enseigne que nous soyons riches, pauvres, gentils ou non. et l'auteur nous le montre bien, avec tout ce que cela comporte. L'écriture est un peu plus complexe, car nous sommes dans la tête des personnages jusqu'à la plus grande noirceur de l'humanité. Tuer pour sauver un être, tuer par envie, tuer tout court avec n'importe quelle raison n'est pas acceptable. Qui est vraiment la victime ? Ce n'est pas forcément celui que l'on croit. L'auteur nous fait nous poser de nombreuses questions. C'est un texte qui est profondément humain avec toutes les relations qui se font et se défont par la même main. Je ne connaissais pas la plume de l'auteur et je dois dire qu'elle en vaut la peine et je continuerais à la lire.

Un petit mot, enfin quelques phrases pour le final. Au vu de la façon dont l'auteur décrit tout ce qui s'est passé, tout ce que le bourreau a vécu et a raconté sur les passages dans le couloir de la mort, je n'avais pas vu réellement ce qui se passait. C'est une surprise de taille qui nous fit réfléchir encore plus. Ce n'est pas un livre de tout repos avec un sujet bien précis : la mort. Tout ce qui se passe autour de l'arrêt définitif d'une vie est aussi important que la mort en elle-même. Tout est lié, c'est véritablement être plus qu'un spectateur, c'est être un participant que l'on bouge ou non, que l'on soit d'accord ou non.Le fait même d'avoir une pensée envers des criminels qui sont dans ce couloir de la mort nous engage dans ce processus.

En conclusion, il s'agit d'un livre qui va bouleverser le lecteur d'une manière ou d'une autre. Il faut avoir du courage pour terminer la lecture et encore plus en sachant qu'il y a une surprise au bout du couloir.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/la-peine-du-bourreau-estelle-tharreau-a204966366

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Commentaire ajouté par Aelurus 2020-12-09T09:06:53+01:00
Lu aussi

Ce genre de sujet je ne l’avais encore jamais lu. Et il fallait oser. Donner la parole à un homme juste avant qu’il se fasses exécuter.

Ce roman se lit très vite. Le lecteur est vite mis dans l’ambiance et comme le procureur écoute religieusement la vie de cet homme, ancien bourreau de prison.

Au départ méfiant vis à vis du condamné, le lecteur fini presque par rallier sa cause à la fin et avoir de la peine pour lui, cet homme pour à qui la vie n’a pas été tendre, celui qui a vu plus d’horreurs que de beautés dans son travail.

Un roman qui donne à réfléchir sur la peine capitale.

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Commentaire ajouté par Jenna95 2020-11-22T12:56:42+01:00
Argent

Deuxième livre que je lis de cette auteure, après "Mon ombre assassine" est encore une fois, j'en ressors bluffée.

Le cadre est pas banal tout d'abord, et on le sent bien, très bien documenté et renseigné. L'auteure nous emmène dans le milieu carcéral américain avec tous ces processus et protocoles. La vie dans la couloir de la mort, à la fois comme condamné à mort, mais aussi comme bourreau. Et tout ça, c'est vraiment fascinant. C'est un milieu auquel on n'est pas forcément souvent confrontés dans la fiction, et en plus de ça, c'est hyper bien fait et réaliste.

Mais la narration, elle aussi, est bien amenée. On a d'un côté un dialogue entre le gouverneur et un bourreau, qui en service depuis des années a beaucoup d'exemples et d'anecdotes à nous apporter, à travers ses différents souvenirs. Réflexions intelligentes sur le thème de la peine de mort, et le combat abolitionniste, tout en nuance, jamais dans l'excès.

De l'autre côté, la vie du condamné à mort (peut-être gracié), comment il en est arrivé là, et pourquoi il a tué ses victimes. Une narration pas trop linéaire, comme on aime, pour résumer, et le tout avec une ambiance bien particulière et oppressante qui nous donne du mal à lâcher ce roman avant de l'avoir terminé.

Mention spéciale au petit twist final, tellement bien amené, qui conclut avec brio un récit déjà poignant et haletant.

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Diamant

Estelle Tharreau signe un nouveau thriller terriblement bluffant. Un huis clos immersif qui vous secouera viscéralement. Bienvenue dans le couloir de la mort, il ne vous reste plus que quatre heures pour tenter l’impossible et espérer que la justice illogique prenne un sens raisonnable.

Couloir de la mort, austère, inhospitalier, il se tient devant cette cellule de l’autre côté qui lui garantit la liberté. Face au gouverneur Thompson, le détenu et le gardien, mutiques, effacés, ils tentent de trouver une raison logique à sa présence. Le gouverneur interroge et les souvenirs du gardien surgissent. Mémoire vivante de l’abominable et de l’injustice, le débat n’est pas vain , n’est pas stérile. La vie d’un homme tient entre ses mots. Il dépeint la violence,, l’humilité, la psychose, la réalité qui hantent ses murs, ses grilles. Mots après mots, les prisonniers prennent vie. Certains effrayent d’autres méritent notre compassion. Au cœur d’un état, le Texas, ségrégationniste et où la peine de mort est encore en vigueur, la justice condamne beaucoup, beaucoup trop, à tort, les gens de couleurs.

Le couloir de la mort connaît ses peines, ses doutes, ses craintes et ses petits moment de joie. Porte-parole délétère, garant de la vérité, le gardien est l’âme en peine d’une vie qui sombre sans cesse.

Quatre heures de délivrance. Quatre heures d’immersion dans les abysses carcérales où l’homme n’est rien d’autre qu’un matricule. Huis clos surprenant où les images en noir et blanc défilent cadencées par le son macabre de la trotteuse. Quatre heures pour une ultime respiration.

Estelle Tharreau revient en force avec un thriller psychologique totalement brillant. Outre le contexte historique lié au monde carcéral et à sa relative évolution, Estelle Tharreau surprend par l’intensité psychologique des personnages. Un gouverneur assis sur deux chaises qui doit prendre une solution radicale. Un gardien bavard. Un condamné qui se souvient de sa vie. La plume incisive m’a plongée au cœur d’une atmosphère anxiogène. Un scénario implacable et impitoyable qui n’a de cesse de vous pousser aux abords du gouffre. Un thriller immersif duquel il est difficile de s’en détacher. J’adore, j’adore …. et la fin j’adore davantage. Une lecture coup de cœur, sans hésitation !

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Commentaire ajouté par Kmydaukho 2020-10-29T17:44:11+01:00
Lu aussi

Un thriller psychologique pas banal mais qui a vraiment bien fait son job !

Un huit clos dans le couloir de la mort, avec une course contre la montre pour définir le sort d’Ed 0451, le condamné à mort.

Nous suivons le gouverneur et le bourreau Mc Coy qui durant ces 4 heures, vont dialoguer, exposer tour à tour leurs arguments, faire un retour dans le passé d’Ed pour décider si la grâce lui est accordé ou non.

Sous formes de flash-back, nous en apprenons plus sur la vie personnelle du condamné mais également sur les crimes qu’il a commis, sur l’identité des personnes qu’il a tué et les raisons qu’ils l’ont poussés à commettre ces meurtres.

Je ne vous dis pas tout et c’est volontaire. Le livre est complet et a été travaillé, cela se voit.

Les personnages sont fictifs mais l’histoire est inspirée de la réalité. La peine de mort existe toujours, notamment au Texas comme nous le raconte Estelle dans ce roman. Certains faits ont été édulcorés quand cela était trop violent et on peut le comprendre car certaines exécutions retourne le coeur.

La thématique est délicate mais a été bien traité.

Aucun détails n’a échappé à l’auteur, qui a tout bien pensé, pour faire de son cinquième roman, une réussite ! J’ai bien aimé !

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Commentaire ajouté par Delphine-42 2020-10-26T00:33:32+01:00
Argent

Dans ce nouveau roman, Estelle Tharreau choisit de nous plonger dans un huis clos psychologique où une véritable course contre la montre s'opère pour jouer le sort d'un homme. L'exécution ou la grâce? Ce roman noir nous projette dans le couloir de la mort et nous détaille tous les rouages des procédures d'exécution.

Dans ce cinquième roman, l'auteure va instaurer un dialogue entre le gouverneur et le gardien de prison du couloir de la mort, qui a souvent eu le rôle de bourreau lors des exécutions. Ce dernier va lui narrer plus de 40 années de carrière, passées avec des morts en sursis, tantôt irrécupérables, tantôt de circonstances,... Des anecdotes sur son métier où il a pu croiser de vrais monstres, qui ne s'en sont pas si mal sortis, et des condamnés qui ont tué par accident mais pas la bonne personne ou d'autres pour protéger une tierce personne aux dépens de leur vie,...

Une discussion difficile pour faire comprendre au Gouverneur Thompson, que même si les meurtres du condamné 0451 déchaînent les passions, il est important de comprendre ce qui a pu motiver le condamné à commettre de tels crimes.

Au travers des anecdotes du "bourreau" McCoy et le descriptif des meurtres du condamné 0451, l'ambiance se tend entre les deux hommes, on sent le Gouverneur pris entre deux étaux : la politique car il semble vouloir briguer un second mandat et la vindicte populaire, totalement déchaînée et qui laissera des mécontents, quoiqu'il décide...

J'ai bien aimé ce roman en huis clos où chacun essayait de convaincre l'autre avec ses arguments, où les anecdotes plongeaient le lecteur dans l'histoire américaine de la peine de mort, son évolution au fil des décennies, ...

Un très bon roman noir, très prenant où le seul hic est qu'il ne m'aura pas surpris par son twist, mais je n'ai pas trouvé cela important.

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Commentaire ajouté par Lecturelle 2020-10-18T15:56:16+02:00
Argent

C'est un thriller psychologique et j'affectionne tout particulièrement ce genre de roman car je trouve que la coté psychologique apporte plus de tension à l'histoire et surtout je suis impressionné par le pouvoir que peuvent avoir certaines personnages vis à vis des autres et puis quel imagination ont les auteurs pour faire ce genre de roman.

Pour ce roman, l'auteure m'a emmené dans les couloirs de la mort ou le gouverneur Thompson rend visite à Ed un condamné à mort pour savoir s'il peut avoir une grâce et pour prendre sa décision le gouverneur va interrogé le bourreau et ils vont revire ensemble les plus grands crimes.

Je dois dire que j'ai eu du mal a rentré dans l'histoire car l'auteure a choisi de la raconté sous forme de flashback et d'habitude ça ne me dérange pas car se sont que certains passages et à coté de ça il y a une vrai histoire à suivre alors que là tous est expliqué par des souvenir sans vraiment rentré dans la vie d'Ed.

Par contre, les détails sur les exécutions, les crimes et la prison sont extra et certains passages m'ont ému et d'autres m'ont révolté et puis arrive la fin est là j'ai été bluffé, je ne m'attendais pas à ça.

Pour les personnages, ils sont à l'image de l'histoire un peu énigmatique mais avec les souvenir d'Ed j'ai très vite compris pourquoi il est arrivé à commettre ces crimes car il n'a pas eu une enfance chaleureuse et une vis d'homme compliqué dans une époque ou nous étions pas tous égaux.

Au final, j'ai aimé la coté psychologique de l'histoire mais la façon dont elle a été raconté m'a beaucoup déstabilisé du coup je suis un peu mitigés. 

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Commentaire ajouté par Waterlyly 2020-10-07T19:19:04+02:00
Or

Texas. Ed, condamné pour cinq meurtres, se retrouve dans le couloir de la mort. Alors qu’il ne reste que quatre heures avant sa condamnation à mort, le gouverneur demande à s’entretenir avec Mc Coy, afin que ce dernier lui raconte son quotidien de bourreau au sein de ce pénitencier.

J’ai souvent lu les romans d’Estelle Tharreau er j’avoue avoir eu toujours un peu de mal, que ce soit avec son écriture comme avec le fond de ses intrigues. Ici, je dois avouer que je ressors bluffée de par la maîtrise dont elle a su faire preuve sur un sujet très délicat.

Ce roman, qui à mon sens s’apparente davantage au roman noir qu’au thriller, est une longue réflexion sur une thématique qu’il est très difficile d’aborder et que finalement, j’ai très peu vu passer dans mes lectures. Estelle a dû énormément se documenter et son travail se ressent tout au fil des pages.

Peu à peu, l’auteure égrène l’histoire personnelle du condamné qui s’entremêle avec les souvenirs du bourreau. Estelle a réalisé ici son roman le plus abouti jusqu’à maintenant, prenant des gros risques avec une thématique très compliquée et délicate.

La plume de l’auteure m’a davantage plu que lors de ses précédents écrits. Tout comme le fond de l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle avait gagné en épaisseur et avec un rythme beaucoup plus posé mais fort, elle a su tisser une intrigue noire et profonde.

Un roman d’une grande maîtrise, traitant d’une thématique très difficile à aborder. L’auteure le fait avec brio, au travers de personnages forts. Le roman le plus abouti d’Estelle et je vous le recommande vivement.

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Commentaire ajouté par Chantal-28 2020-10-05T15:40:09+02:00
Or

Je remercie les éditions Taurnada et l'auteure Estelle Tharreau pour ce service presse. J'avoue qu'ils auront ma peau, comment faire autrement me dirais vous ? Very Happy Chacun de leurs livres est une pépite qui me rends dingue.

Le condamné Ed0451 qui est dans la chambre d'exécution, il a assassiné de sang froid 5 personnes différentes. Mais ces meurtres ont tous une raison d'être, il ne les a pas choisi au hasard.

J'ai beaucoup aimé connaître l'histoire d'Ed, du bourreau, de la façon et la raison pour laquelle il l'ai tué et comment se passait la peine de morte avant 1984. Il faut savoir qu'au Texas où il y a toujours la peine de mort, depuis 2002 si un condamné est reconnu malade mental, il ne tombe plus sur la coup de la peine de mort. On va apprendre des tas de choses en l'espace de 4h ou le gouverneur devra faire un choix terrible. Sois le gracié, sois le condamné à la prison à vie, sois l'injection létale. Pendant tout ce temps, Ed0451 ne prononce pas un mot, rien, il est muré dans son silence mais c'est son bourreau raconte sa propre histoire.

Il y a une phrase qui m'a hanté tout le long du livre : "Ed mais qu'est-ce qui t'a pris" Filament à la fin, j'ai eu le fin mot de l'histoire et quel fin !! Lisez et vous comprendrez pourquoi j'ai rien vu venir.

Finalement la question se pose, pour ou contre la peine de mort ?

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Activité récente

fabile le place en liste or
2020-11-17T16:15:28+01:00

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lecteurs 24
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