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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-20T22:41:41+01:00

Qu'est-ce donc que la vie humaine sinon un collier de blessures que l'on passe autour de son cou ? A quoi sert d'aller ainsi dans les jours, les mois, les années toujours plus faible, toujours meurtri ? pourquoi faut-il que les lendemains soient toujours plus amers que les jours passées qui le sont déjà trop ?

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-17T13:40:13+01:00

Quand ils sortent du café, Monsieur Bark prend par l’épaule Monsieur Linh et le raccompagne jusqu’à la porte de l’immeuble où se situe le dortoir, comme il le fait tous les jours désormais. Et puis là, les deux hommes se disent longuement au revoir en se disant bonjour.

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Extrait ajouté par myra44 2014-04-29T22:59:50+02:00

Je suis ton grand-père, lui dit Monsieur Linh, et nous sommes tous les deux, les deux derniers. Mais je suis là, n'aie crainte, il ne peut rien t'arriver, je suis vieux mais j'aurai encore la force, tant qu'il le faudra, tant que tu seras une petite mangue verte qui aura besoin du vieux manguier.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-20T22:41:41+01:00

Cette source n'est pas une source ordinaire, dit Monsieur Linh au gros homme. On raconte que son eau a le pouvoir de donner l'oubli à celui qui la boit, l'oubli des mauvaises choses. Lorsque l'un d'entre nous sait qu'il va mourir, il s'en va vers la source, seul. Tout le village sait où il va, mais personne ne l'accompagne. Il faut qu'il soit seul à faire le chemin, et seul à s'agenouiller ici. Il vient boire l'eau de la source et aussitôt qu'il l'a bue, sa mémoire devient légère : ne restent en elle que les jolis moments et les belles heures, tout ce qu'il y a de doux et d'heureux. Les autres souvenirs, ceux qui coupent, ceux qui blessent, ceux qui entaillent l'âme et la dévorent, tous ceux-là disparaissent, dilués dans l'eau comme une goutte d'encre dans l'océan.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-20T22:41:41+01:00

Il se dit qu'un pays où les prénoms ne signifient rien est un bien curieux pays.

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La nuit a fait éclore dans la ville des milliers de lumières qui scintillent et paraissent se déplacer. On dirait des étoiles tombées à terre et qui cherchent à 'envoler de nouveau vers le ciel. Mais elles ne peuvent le faire. on ne peut jamais s'envoler vers ce qu'on a perdu.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-17T13:44:58+01:00

Les mots viennent sur les lèvres de monsieur Linh, ses vieilles lèvres, minces et craquelées. Et les mots sont un baume qui adoucit ses lèvres ainsi que son âme. Les mots de la chanson se jouent du temps, du lieu et de l'âge. Grâce à eux, il est facile de revenir où l'on est né, où l'on a vécu, dans la maison de bambou au sol à claire-voie, tout imprégnée de l'odeur des feux sur lesquels on cuit le repas tandis que la pluie égoutte sur le toit de feuilles son pelage clair et liquide.

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Extrait ajouté par Didie6 2014-11-17T13:43:08+01:00

Il écoute la voix du gros homme, cette voix qui lui est si familière même si elle dit des choses qu'il ne comprend jamais. La voix de son ami est profonde, enrouée. Elle paraît se frotter à des pierres et à des rochers énormes, comme les torrents qui dévalent la montagne, avant d'arriver dans la vallée, de se faire entendre, de rire, de gémir parfois, de parler fort. C'est une musique qui épouse tout de la vie, ses caresses commes ses âpretés.

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J'avais 20 ans. Qu'est-ce qu'on sait à 20 ans? Moi, je ne savais rien. Je n'avais rien dans ma tête. Rien. J'étais encore un grand gosse, c'est tout. Un gosse. Et on a mis un fusil dans mes mains, alors que j'étais presque encore un enfant. J'ai vu votre pays, Monsieur Tao-Laï, oh oui, je l'ai vu, je m'en souviens comme si je l'avais quitté hier, tout est resté en moi, les parfums, les couleurs, les pluies, les forêts, les rires des enfants, leurs cris aussi."

Monsieur Bark tourne son regard noyé vers le ciel. Il renifle fort.

"Quand je suis arrivé, que j'ai vu tout cela, je me suis dit que le paradis devait y ressembler, même si le paradis, je n'y croyais déjà pas trop. Et nous, ce paradis, on nous a demandé d'y semer la mort, avec nos fusils, nos bombes, nos grenades..."

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-20T22:41:41+01:00

Toujours il y a le matin

Toujours revient la lumière

Toujours il y a un lendemain

Un jour c'est toi qui seras mère.

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