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La Promesse de l'aube



Description ajoutée par feeclochettte 2012-05-19T21:03:47+02:00

Résumé

La promesse de l'aube est l'autobiographie de l'auteur , Romain Gary. (pseudonyme de Romain Kacew : 1914-1980) Il nous raconte son enfance et sa vie adulte. Il nous montre son arrivée en France , ses études d'aviation lors de la deuxième guerre mondiale et l'amour qu'il porte pour sa mère. Mais aussi : ses premiers amours, des histoires loufoques sur son passé, sa mère, où il lui rend un hommage profond tout au long du livre car il raconte ses habitudes, ses relations avec elle. Tous les faits sont exprimés avec l'humour poussé de l'auteur et sa magnifique d'écriture.

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Classement en biblio - 1 307 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par x-Key 2010-11-21T15:07:32+01:00

La vie est pavée d'occasions perdues.

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Commentaires les plus appréciés

Diamant

Romain Gary nous livre ici une autobiographie bouleversante et magnifique parce que ce n’est pas seulement la sienne mais également celle de sa mère chérie, aimée, fusionnelle, débordante d’amour et d’ambition pour son fils.

Ah que j’aime le style, l’écriture de Romain Gary. Encore une foi, j’ai été emporté par cette lecture émaillée de mille anecdotes pétillantes qui toujours désamorcent ses luttes contre l’adversité, sublime ses convictions profondes, son d’empathie envers les hommes et son amour pour notre terre et ses habitants. Je découvre à travers cette lecture que Roman Kacew ne serait pas devenu Romain Gary sans l’amour démesuré de Nina Borisvoskaia, sa mère. Cette femme extravagante, excessive, seule, donnera tout ; sacrifiera tout ; pour donner le meilleur à son fils. Je parlerai même de conditionnement afin que son fils réalise par procuration son rêve de reconnaissance, d’aisance…. Et donc devienne un homme grand, un Français, un artiste, un militaire, un diplomate. L’espérance est haute, le poids de cet amour exigeant pour un enfant qui jusqu’au bout de sa vie refusera de décevoir sa mère.

Spoiler(cliquez pour révéler)

« Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. »

Même adulte, même privé de cette mère, Romain Gary ne cessera de chercher ; à être à la hauteur de cet amour, de cette exigence. Cet aiguillon le poussera sans cesse à aller au delà de lui-même pour donner un sens à la promesse qu’il a faite à l’aube de sa vie à cette mère.

Spoiler(cliquez pour révéler)

« Encore aujourd’hui, plus de vingt ans après, […] je n’ai qu’à lever les yeux pour voir la cohorte ennemie qui se penche sur moi, à la recherche de quelque signe de défaite ou de soumission.

[…]

Il y a d’abord Totoche, le dieu de la bêtise, […] à chaque explosion nucléaire, son ombre se dresse, un peu plus haut sur la terre…

[…]

Il y a Merzavka, le dieu des vérité absolues […] celui-là est notre plus vieux seigneur et maître ; il y a si longtemps qu’il préside à notre destin, qu’il est devenu riche et honoré ; chaque fois qu’il tue, torture et opprime au nom des vérités absolues, relieuses, politiques ou morales.

[…]

Il y a aussi Filoche, le dieu de la petitesse, des préjugés du mépris, de la haine […] C’est un merveilleux organisateur de mouvement de masses, de guerres, de lynchages, de persécutions, habile, dialecticien, père de toutes les formations idéologiques, grand inquisiteur et amateur de guerres saintes…

[…]

Il y a d’autres dieux, plus mystérieux et plus louches, plus insidieux et masqués, difficiles à identifier ; leurs cohortes son nombreuses et nombreux leurs complices parmi nous ; ma mère les connaissait bien…

[…]

Nous sommes aujourd’hui de vieux ennemis et c’est de ma lutte avec eux que je veux faire ici le récit […] je m’étais promis de la dérober à cette servitude ; j’ai grandi dans l’attente du jour où j e pourrais tendre enfin ma main vers le voile qui obscurcissait l’univers et découvrir soudain un visage de sagesse et de pitié ; j’ai voulu disputer, aux dieux absurdes et ivres de leur puissance, la possession du monde, et rendre la terre à ceux qui l’habitent de leur courage et de leur amour. »

Cette pression, cette influence explique en partie la fin tragique de l’auteur. Au delà du refus de vieillir, d’accepter les fatalités du monde, il avoue avoir eu par trois fois la tentation de se tuer, avouant à demi-mot l’emprise de cette mère sur sa vie, et son bonheur. Mais avant ça il sera devenu un auteur reconnu. Il se verra décerné deux fois le prix Goncourt dont le second sous le pseudo d’Émile Ajar. Il sera au surplus, compagnon de la libération, diplomate.

Rassurez-vous le livre se termine sur une note plus légère, au bord de l’océan, sur la plage de Big Sur et sur une vision qui prend encore plus de sens aujourd’hui : « que l’homme prenne la protection de la nature dans ses propres mains ».

Difficile de fermer ce livre, tant il est beau et cruel, hymne à l’amour d’une mère, berceuse de fraternité, chant de justice dans une France idéalisée ; témoignage d’un homme hanté par l’absolu, par l’idéal, par la bonté des dieux et des hommes en quête de compréhension du monde. Lecture que je n’oubliera pas non plus parce que l’auteur me touche au cœur par sa sensibilité, sa fragilité, son parcourt et sa fin tragique.

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Lu aussi

Une oeuvre remplie de tendresse maternelle et de promesse d'avenir, où l'on suit le chemin tortueux d'un futur écrivain.

Un bon livre.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Marji 2022-04-03T20:26:57+02:00
Argent

La Promesse de l'aube est un roman en hommage à sa mère que nous fait Romain Gary. Tantôt avec ses yeux d'enfant il nous raconte des bribes de son passé, et l'adulte nous laisse voir tout le respect et l'amour qu'il ressentait pour sa mère.

D'un point de vue extérieur, cette relation peut être perçue comme abusive, pourtant romain n'en retient que le meilleur : la volonté d'une mère de voir son fils devenir quelqu'un d'important et de réussir sa vie.

Cette relation si forte sera présente jusqu'au bout de la vie de l'auteur, en effet il aura toujours l'impression d'avoir un ange gardien par-dessus son épaule où qu'il aille en la personne de sa mère.

Dans cette autobiographie romancée la plume de l'auteur et émouvante touchante, plein d'humour et d'autodérision.

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Commentaire ajouté par sofiajeje 2022-02-07T16:21:28+01:00
Lu aussi

La Promesse de l'Aube est un des rares livres que j'ai connu grâce à son adaptation cinématographique. J'ai adoré le film et est donc attendu quelques années avant de découvrir le livre (de manière à oublier le film). Le film m'a, de mémoire, émue et était rythmé.

A contrario du film, j'ai été assez déçue par le livre. J'ai trouvé le scénario long et lourd à certains endroits. La plume de l'auteur est atypique, et parfois difficile à suivre. J'ai remarqué dans plusieurs chapitres des répétitions qui ne faisaient pas avancer le récit. J'ai, par contre, mieux aimé la troisième partie du livre qui, à mon sens, était beaucoup plus rythmée et fluide.

En bref, mon avis est assez mitigé pour un livre que je considère comme étant un classique de la littérature contemporaine.

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Commentaire ajouté par TightropeWalker 2022-01-18T21:07:19+01:00
Argent

L'amour maternel. Le vrai, c'est celui qui définit la vision que l'enfant aura du monde. R. Gary a eu, de toute évidence, un exemple difficile à suivre. S'il est aisé de vivre dans un espace mental romanesque, rempli de poésie et de sens, appliquer cette idylle à un monde fait de guerre et d'anonymat demeure la véritable complexité.

C'est le portrait d'un homme décalé, confronté à ses promesses et à ses limites.

Si la période à laquelle se déroule l'histoire est bien précise, les thèmes abordés demeurent intemporels. Rien n'est plus semblable à tous les hommes que l'amour ou l'amour absent d'une mère.

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Commentaire ajouté par Azza9 2021-12-29T11:42:49+01:00
Argent

Depuis que j'avais vu le film avec l'excellent Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg, j'attendais de trouver le livre pour le lire. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire cette écriture si soignée et agréable, pleine de cette tendresse existante entre l'auteur et sa mère. J'ai été très touchée de lire cet amour exigeant et total de cette mère, et ce besoin irrépressible de le récompenser de l'auteur, prêt à devenir ce que sa mère veut qu'il soit. Enfin, j'ai été très émue par cette fin, Spoiler(cliquez pour révéler) lorsque l'on comprend que sa mère, même avant de mourir, s'est assurée d'être là pour son fils ; pour le soutenir en temps de guerre.

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Commentaire ajouté par Dorilys 2021-10-14T22:28:25+02:00
Pas apprécié

C'est intéressant car j'ai appris vraiment beaucoup de choses sur comment la vie se déroulait à l'époque etc... Mais comment dire... Les vibes de ce livre sont pas oufs. C'est pas sa faute, sa vie était pas la plus gaie. De plus, j'ai trouvé ça terriblement long...

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Commentaire ajouté par Lexiie 2021-08-05T20:22:21+02:00
Argent

Dans un roman autobiographique illustrant la complexité des relations filiales dans toute leur splendeur, Romain Gary nous livre une histoire à la fois touchante et déroutante, en tout cas pour qui n’a jamais eu de liens aussi fusionnels - à la limite du toxique - avec sa mère. La vie du jeune homme, loin d’être toujours aisée, donne ainsi matière à écrire ; de Wilno, en Pologne jusqu’à Nice en France, c’est l’accomplissement du rêve maternel qu’il s’efforce d’atteindre : il sera un grand écrivain, et ambassadeur de France. D’écrivain, Romain Gary a tout d’accompli : c’est d’une écriture touchante, ciselée, maniant l’humour et l'autodérision à la perfection qu’il nous livre ce récit.

Cet amour inconditionnel de la mère pour le fils, du fils pour la mère est très poétique, très littéraire, et cela fait un beau sujet de roman. Mais enfin, à la lecture, j’ai eu tout de même bien du mal à étouffer en moi un sourd mal-être, un immense écœurement. À la fois je ressentais une profonde pitié pour cette mère désœuvrée qui se rattache à son fils comme à une bouée en plein océan, à la fois je m’indignais résolument par compassion pour le petit. Je me suis toujours âprement opposée à cette idée que les enfants devaient servir de bouée de sauvetage aux parents, qu’ils leur devaient quoi que ce soit. Le syndrome de réussite par procuration me répugne au plus haut point, car ce n’est pas le rôle d’un gamin que de parvenir aux aspirations manquées de sa mère. Ainsi, au lieu de lire un beau roman d’amour, j’avais l’impression de lire un manuel sur la meilleure façon d’entretenir des générations infinies de névrosés sur Terre. S’il y a bien une citation de Romain Gary qui illustre ce problème, c’est celle-ci :

« Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. »

Mon affinité avec ce roman a donc été fortement entravée par ce dégoût profond que j’ai pour ces mères qui donnent trop et qui enlèvent tout à leurs enfants.

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Commentaire ajouté par Amaya526 2021-07-27T16:21:32+02:00
Lu aussi

Un classique que j'avais dans ma bibliothèque depuis longtemps.

J'avoue avoir eu du mal à accrocher avec le style d'écriture assez lourd de l'auteur, ainsi qu'avec son côté très "moi je" qui sonne faussement humble.

C'est toutefois une œuvre qui mérite d'être découverte.

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Commentaire ajouté par Audiber 2021-06-26T16:21:48+02:00
Or

Dans tous les livres de Romain Gary/ Emile Ajar, même sur les sujets les plus durs, on y trouve de l'humour!

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Commentaire ajouté par LaikaSarah 2021-03-28T16:36:40+02:00
Or

Une excellente lecture où une relation mère-fils incroyable est dépeinte. Un scénario excellent, des personnages bien complexe comme je les aimes, d'où leur petit nombre. Une écriture qui vous laisse vert de jalousie par son fabuleux pouvoir de sublimation. Des métaphores là où il faut, des émotions par centaines, un humour et une autodérision omniprésentes, oui vrmt, une très bonne lecture et une pépite.

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Commentaire ajouté par Pemberley 2021-03-08T15:59:47+01:00
Or

J'ai été tellement surprise par cette lecture, je l'ai commencée sans en attendre grand chose. Mais la plume de Romain Gary est vraiment très belle et captivante, et son humour nous accompagne sur des événements de sa vie qui ne prêterait pas au rire en temps normal.

Je ne peux pas terminer ce commentaire sans parler du lien extraordinaire de l'auteur avec sa mère, un amour sans pareil et fusionnel. C'est fou d'aimer autant, sans limite, et de croire en quelqu'un ainsi !

Je suis ravie d'apprendre que Romain Gary est intégré aux pléiades, un aboutissement dont sa mère serait fière. Également, il est au programme de français des troisième cette année, et je ne sais pas si c'est parce que j'ai grandi, mais je trouve que c'est un livre tellement plus interessant que ce que j'ai eu à lire au collège.

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Date de sortie

La Promesse de l'aube

  • France : 2014-04-25 - Poche (Français)

Activité récente

Vanget l'ajoute dans sa biblio or
2022-05-09T10:05:54+02:00

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