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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:43+02:00

  Les servantes applaudirent, ravies. Kirisha, les yeux brillants, demeurait figée. Makéda se laissa glisser au fond de la vasque, les paupières closes et son petit corps nu ondoyant sur la pierre rose comme une algue sombre et dorée. Elle s’y maintint si longtemps que Kirisha tendit une main pour la tirer du bain. Dès qu’elle la frôla, Makéda jaillit, lui agrippant le bras, murmurant en la regardant bien en face : — Ce n’est pas pour la poupée, c’est pour toi que j’invente ces chansons

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:36+02:00

Entourée de servantes et sous l’œil attentif de Kirisha, Makéda prenait son bain dans la vasque de pierre rose de la salle des thermes. Elle n’était pas très profonde, à peine une demi-hauteur d’homme, mais assez large pour contenir une douzaine de personnes. Makéda y chantonnait, jouant avec une poupée de bois peint. Ses doigts caressaient les minuscules gemmes du collier et le diadème d’or incrusté dans la chevelure réalisée avec ses propres cheveux. Les servantes la regardaient, attendries. Elles se laissaient bercer par ses chansons qui les faisaient rêver. Makéda n’était encore qu’une fillette, son corps ne portait qu’à peine les promesses de la femme qu’elle deviendrait. » Pourtant, la fille de leur seigneur n’était pas une enfant comme les autres, et elles en étaient fières

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:25+02:00

Le silence et l’immobilité du sage n’étaient pas une protestation. Himyam avait dit ce qu’il avait à dire. Le choix d’Akébo était le choix de son maître. Il ne le disputerait pas. Ainsi allait le respect entre eux. Himyam, déjà, devait réfléchir aux conséquences de cette décision et s’y préparer. Akébo passa une nouvelle fois les deux doigts de sa main amputée sur ses joues que la lame n’avait pas rasées depuis plusieurs jours. — Le conseil se réunira comme il est prévu, ordonna-t-il d’une voix sourde

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:18+02:00

Himyam frappa durement son bâton sur le sol, coupant la parole d’Akébo sans plus de politesse. Le regard intense, il s’approcha de son roi à le toucher, chuchotant avec force : — Écoute-moi donc ! Les clans du Nord ont envoyé des hommes dans la ville. Depuis des jours. Peut-être depuis plus d’une lune. Certains ont travaillé au chantier du temple. En racontant discrètement la même histoire à qui voulait l’entendre : la mort de ton épouse Bilqîs était une punition d’Almaqah. Une punition dont tu ne tiens aucun compte. Et ce sanctuaire est une provocation. Almaqah va déchaîner sa colère sur Maryab. Ils rappellent aussi que ta lignée vient de l’autre côté de la grande mer, du pays de Kouch. Tu n’es qu’un usurpateur qui va attirer le malheur sur Maryab !

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:10+02:00

 Je n’ai jamais rien promis aux clans du Nord. Himyam opina avec un rire sec. — C’est vrai. Tu as seulement laissé filer les rumeurs. Mais une fois devant l’auge, même les ânes savent reconnaître le son coupé de poussière. Les seigneurs de Kamna et les mukaribs ne doutent plus de tes intentions véritables. Tu vas tuer le taureau de Bilqîs pour faire de ta fille la future reine de Saba. Kirisha ne sera jamais ta seconde épouse. — Nous parlerons, grogna Akébo avec un haussement d’épaules. Ils ne veulent pas mon sang, seulement la richesse de Maryab. Et ce sont des pleutres

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T20:00:03+02:00

 Oserais-tu dire que je suis en dette envers mon dieu ? Akébo avait grondé, fronçant les sourcils. La colère pinçait ses lèvres. Himyam demeura imperturbable. Akébo prit sur lui pour poursuivre calmement : — Laisse-moi tuer le taureau dans l’enceinte sacrée et faire mon offrande. Ensuite, nous en reparlerons. D’ici là, je n’ai qu’une épouse dans mes pensées. Himyam secoua la tête. Le sourire grimaçant plissait ses joues aux poils épars

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T19:59:55+02:00

Le visage d’Akébo se referma. Sans répondre, il attrapa la cotte de cuir aussi souple qu’une peau d’enfant qu’on lui tendait. Il l’endossa, ceignit une large ceinture à passementerie d’argent, agrafée à un baudrier. Le manche d’or, large et plat, d’une dague à double tranchant dépassait. Toujours silencieux, il congédia les serviteurs, refusant le plateau de boissons et de nourritures que des femmes apportaient. Effleurant l’enceinte de terre cuite de sa main mutilée, il fit le tour de la maquette comme s’il voulait en tirer les mots dont il avait besoin. Son corps de guerrier était si tendu que cela était palpable dans l’air.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T19:59:37+02:00

De son bâton d’ébène torsadé dont il ne se séparait jamais, Himyam invita une belle jeune femme respectueusement en retrait de l’alcôve à s’approcher. — Il est temps que Kirisha prenne soin de ta fille, seigneur, dit-il avec un regard entendu vers Makéda. — Je me doutais bien que tu viendrais me chercher, répliqua la fillette sans se laisser impressionner. — C’est donc que tu savais que tu étais en faute. — Ou qu’il n’est pas bien difficile de deviner ce que tu vas

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T19:59:27+02:00

 Moi, Makéda, fille de Bilqîs, fille d’Akébo le Grand, fils de Myangabo, moi, Makéda, princesse de Saba, je suis devant ton sanctuaire, ô Almaqah, Tout-Puissant de la vie, Tout-Puissant de la colère du ciel. Mon père est ton sang sur terre. Il te fait l’offrande de ma naissance comme il te fait l’offrande de ce temple pour que ma mère Bilqîs, ta bien-aimée servante, demeure assise à la droite de ton trône. Pour toujours et toujours… Makéda avait lancé ses derniers mots en cherchant le regard d’Akébo. Ses yeux brillaient d’une émotion qu’elle s’empressa de vaincre. Elle retira le taureau de bronze de la maquette et le brandit vers le visage de son père.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-06-07T19:57:27+02:00

 Il n’y a que nous qui pourrons nous approcher… Un péristyle riche de trente-deux colonnes de granit alignées par rang de huit. Chacune serait alors flanquée d’une statue de bronze à l’image des puissants de Saba. — Les porteurs des statues iront se mettre en rangs devant les vasques d’offrandes. Himyam fera signe aux prêtresses et elles allumeront les feux de parfums… Elle posa son doigt à l’ouest du sanctuaire. — Moi, je me mettrai là, à la place de l’étoile jeune, et toi – elle posa un doigt à l’angle opposé du sanctuaire –, toi, tu conduiras le taureau à la place de la vieille étoile

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